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ART & INDUSTRIE V. Prove 1918.

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Les Arts Décoratifs à l'Exposition de Nancy Poids d'Horloge. (Bronze) NDEPENDAMMENT de la manifestation locale organisée par les artistes de l'Ecole de Nancy, une section spéciale ouverte a tous les producteurs d'Art décoratif français et étrangers a réuni un nombre assez considérable d'œuvres intéressantes. Sans vouloir tirer des conclusions comparatives sur ces deux groupes, il est utile de faire remarquer que la Section des Arts décoratifs n'apparaît pas avec la belle unité de l'Ecole de Nancy où les talents sont cependant très différenciés. Les recherches des exposants sont des plus méritoires incontestablement, mais on perçoit très bien qu'une idée maîtresse n'existe pas pour diriger les efforts. Nous aurons l'occasion dans la suite de développer cette idée sans qu'il soit besoin d'insister davantage aujourd'hui. Les architectes sont peu représentés, mais les projets exposés par MM. G. Munier et André méritent de retenir l'attention par leur construction logique, leurs façades sobres d'où l'originalité n'est pas exclue, leurs décors toujours recherchés avec beaucoup de souci d'harmonisation. De M. Emile André, nous devons citer tout particulièrement la maquette d'une banque en voie d'exécution à Nancy et dont les détails décoratifs ont été modelés par M. Cayette. M. G. Munier avant d'être un praticien, étudia avec une intelligence remarquable l'art architectural et l'art ornemental de l'Egypte ancienne et de l'art arabe du xvi° siècle. Il a rapporté de son voyage d'études une série d'aquarelles et de dessins d'une valeur inestimable tant par leur côté documentaire que par leur facture artistique. Fer à Repasser. (Bronze) Octobre 1909. — Exposition de Nancy 1.

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Lalique. — Peigne, deux bourdons, corne sculptée Lalique. — Peigne, deux hirondelles, corne sculptée et branche joaillerie Feuillâtre. — Vase argent Serpents ciselés, flammes découpées, repérées et cristal opale soufflé

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--- Rivaud — Pendant topazes, argent et roses Boucle de manteau, argent forge Collier d'après le fruit, tout argent ---

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Ch. Boutet de Monvel — Collier deux dragons (Or, perles, rubis, émeraudes, saphir) Citons encore parmi les dessins d'architectures, ceux de M. P. Selmersheim, de M. Déon, de M. Burtin, de M. Kalas, etc. Les bijoutiers parisiens sont les seuls artistes de la capitale qui ont osé faire un effort continu pour la rénovation de leur art. A leur tête se place M. Lalique qui, en combinant les matières précieuses les plus diverses et en mettant à contribution les innombrables modèles que la nature met à la disposition du décorateur intelligent et observateur, a su créer des objets et des parures de toute beauté. Il nous faudrait beaucoup de place pour dire ici toutes les impressions que ses bijoux peuvent produire sur une âme sensible à la séduction des formes et des couleurs. Autant M. Lalique se dépense en virtuosité, autant M. Rivaud recherche la simplicité. Son idéal est de faire apparaître la matière dans ses qualités naturelles. A peine les pierres qu'il utilise ont été dégrossies ; elles ont subi l'usure suffisante pour faire apparaître la limpidité de leurs tonalités, de même que le métal est travaillé avec le moins de complication possible. Cette façon de traiter les bijoux comme les anciens des plus glorieuses époques l'ont traité, n'est pas pour nous déplaire, surtout que la sincérité doit être avant tout la plus belle qualité de l'artiste. M. Boutet de Monvel n'exagère pas non plus la recherche dans l'exécution, il se plaît au contraire à une certaine allure barbare qui fait le charme de ses bijoux. Si d'une part la matière est respectée le plus possible, la forme des objets dérive toujours de celle des insectes, des reptiles ou des animaux marins, poulpes, crabes, étoiles de mer, etc. La fantaisie de M. Boutet de Monvel nous enchante parce qu'elle est toujours de bon aloi et que la valeur spécifique de l'or, de l'argent, des perles, des opales, des émeraudes et des saphirs est respectée scrupuleusement. Ch. Boutet de Monvel Peigne diademe, monnaie du Pape

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M. Vever donne plus d'importance aux effets produits par les perles et les émaux. Il en est de même de M. Dubret. Les expositions de ces deux artistes témoignent de beaucoup de goût et de recherches consciencieuses. Citons encore dans cette catégorie de productions les modèles, dessins et pièces de M. Peghoux, dont nous citerons particulièrement un bol à vin ; les colliers, bagues, broches, épingle de M. Oberlé, de Strasbourg ; les peignes, collier, coiffure et épingle à chapeau de M. Mangeant qui méritent mieux qu'une rapide mention. Nous avons admiré comme il convient les vases et les coupes en pâtes de verre de M. Décorchemont qui sait emprisonner dans une matière idéale les couleurs les plus savoureuses et les plus délicates. Comme ses objets sont précieux et semblent avoir la translucidité de corolles fraîchement écloses et parées de tous les enchantements ! Les émaux champêlés de M.Feuillâtre sont aussi très séduisants, a citer notamment parmi ceux qui sont exposés ici, un vase argent forme pavot sur lequel s'étalent trois plumes de paon ciselées et émaillées. Les ferronniers d'art sont représentés par M. Robert d'abord avec une porte d'entrée, un lustre, une console et une étager en fer forgé. M. Robert travaille le fer avec la belle assurance d'un artisan sur de son coup de marteau, comme les maîtres de la renaissance et du XVIIIe siècle savaient manier cet outil. Il a de plus le mérite d'interpréter avec goût les végétaux qui sont ses inspirateurs habituels. Robert. — Lustre en fer forgé d'après l'Eucalyptus Décorchemont. — Pâtes de verre. (Vases et Coupes)

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Robert. — Porte d'Entrée en fer forgé, dessin de Victor Prouvé, d'après la calla polustris et la sagittaire

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Desbois. — Coupe Champignon (Bronze de Hébrard)

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--- Poignée --- Entrée de Serrure --- Serrure --- Verrou --- Bourgouin. — Pièces de cuivrerie --- Puis viennent les frères Nics qui s'attaquent a des objets plus délicats, cadre de glace, vases, pendentifs, boucles, etc, également inspirés des divers membres des plantes, feuilles, fleurs, fruits. C'est ensuite M. Brindeau qui travaille spécialement le cuivre et qui le forge comme d'autres travaillent le fer. Ses peintures, poignée, couvert, porte-manteau, bec de canne, agraffes-boucles et aussi un lustre ou se mêlent le cuivre et le fer sont des œuvres d'une composition parfaite et d'une facture a l'abri de toute critique. Signalons enfin les pièces de cuivrerie, serrure, entrée de serrure, verrou, poignée de tiroir, bouton de porte de M. E. Bourgouin qui fait preuve d'un talent décoratif des plus méritoires. --- Paul Brindeau. — Entrée de serrure en cuivre forgé ---

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Les céramistes sont peu représentés, c'est d'abord M. Bigot, puis MM. Mougin frères, Gentil-Bourdet et Cytère, de Rambervillers, tous avec des objets très intéressants, mais peu nouveaux. L'Art du vitrail est limité aux reconstitutions si heureuses de M. Paul Simon, qui veut remettre en honneur la technique des artistes verriers du moyen âge et a un vitrail d'inspiration moderne de M. Jacques Gruber, acquis par l'État et dont nous donnons une reproduction en couleurs. La verrerie ne comprend que les pièces originales de M. Ringel d'Illzach qui a trouvé une technique nouvelle pour orner les flancs de ses vases. Robert — Lampe (Fer forgé) Octobre 1909. — Exposition de Nancy 2.