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ART & DECORATION REVUE MENSUELLE D'ART MODERNE ÉDITIONS ALBERT LÉVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS JUIN 1931 2, RUE DE L'ECHELLE, PARIS --- CE NUMÉRO FRANCE : 106.
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ART & DECORATION REVUE MENSUELLE D'ART MODERNE ÉDITIONS ALBERT LÉVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS JUIN 1931 2, RUE DE L'ECHELLE, PARIS --- CE NUMÉRO FRANCE : 106.
VIENT DE PARAITRE TENDANCES NOUVELLES DU THÉÂTRE PAR LÉON MOUSSINAC AUCUN des ouvrages spéciaux qui ont été publiés ces dernières années sur le Théâtre contemporain en France et à l’Etranger, ne remplit l’objet des TENDANCES NOUVELLES DU THÉÂTRE. Il s’est agi, cette fois, de composer un ouvrage qui fournisse non point une documentation plus ou moins abondante sur les différentes mises en scène en honneur dans divers pays ou dans un théâtre particulier, mais de choisir parmi ces mises en scène les plus représentatives, celles qui ont eu, sinon le plus de succès, du moins le plus d’influence sur les directions générales de l’art du Théâtre depuis quinze ans dans le monde. Ce travail considérable de sélection a permis de dégager le sens et de fixer les caractères généraux des résultats obtenus, dans ce domaine, par les plus grands artistes d’aujourd’hui. Mais, pour arriver à ce résultat, il a fallu réunir tout d’abord une complète documentation intéressant exclusivement les mises en scène préalablement choisies et ne retenir de cette documentation que l’essentiel. On a présenté de la sorte, le mieux qu’il était possible, en une ou plusieurs planches, en couleurs si cela était nécessaire, les divers éléments du spectacle (décors, costumes, détails de scène, masques, maquillages, plans, etc...) d’après les maquettes originales des artistes, les dessins et les photographies. C’est pourquoi la préparation des TENDANCES NOUVELLES DU THÉÂTRE a demandé à son auteur plusieurs années de recherches et des concours nombreux dans tous les pays. Ainsi point de documents isolés ou hasardeux, mais une présentation de chaque mise en scène qui constitue dans son ensemble l’essentiel d’une étude particulière, avec appui de textes succincts qui éclairent sur l’esprit des recherches, les tendances des artistes, les théories, les systèmes et qui donnent les renseignements historiques indispensables (dates, noms des collaborateurs, etc...). Des remarques sur l’art du Théâtre précèdent les planches et sont illustrées par des documents qui complètent utilement la présentation générale. L’ouvrage, de format in-4° jésus (0,28×0,38), broché, comprend 124 planches en héliotypie reproduisant plus de 500 documents dont 150 en couleurs. Le tirage est limité à 600 exemplaires numérotés. Prix .. Frs 800. » Demander prospectus-spécimen aux ÉDITIONS ALBERT LÉVY, 2, RUE DE L’ÉCHELLE, PARIS
ART ET DÉCORATION et L'ART DÉCORATIF, 35e ANNÉE. RÉD' EN CHEF : LOUIS CHÉRONNET. TOUS LES DROITS SUR LES ARTICLES ET LES REPRODUCTIONS SONT RÉSERVÉS POUR TOUS PAYS ; LES MODÈLES PUBLIÉS SONT ET DEMEURONT LA PROPRIÉTÉ DE LEURS AUTEURS ; TOUTES LES REPRODUCTIONS OU IMITATIONS, MÊME PARTIELLES, SONT INTERDITES, ET SERONT POURSUIVIES PAR LEUR AUTEURS. PRIX, FRANCE : LE NUMÉRO 10 FRANCS. L'ABONNEMENT ANNUEL (12 NUMÉROS) 100 FRANCS. PAYS A TARIF POSTAL RÉDUIT : AFRIQUE DU SUD (UNION DE L'), ALBANIE, ALLEMAGNE, ARGENTINE, AUTRICHE, BELGIQUE, BRÉSIL, BULGARIE, CANADA, CHILI, COLOMBIE, CONGO BELGE, CUBA, ÉGYPTE, ÉQUATEUR, ESPAGNE, ESTHONIE, ÉTHIOPIE, FINLANDE, GRÈCE, GUATEMALA, HAÏTI, HONGRIE, LETTONIE, LIBÉRIA, LITHUANIE, LUXEMBOURG, MAROC (ZONE ESPAGNOLE), PARAGUAY, PAYS-BAS, PERSE, POLOGNE, PORTUGAL ET SES COLONIES, ROUMANIE, SALVADOR, TCHÉCOSLOVAQUIE, TERRE-NEUVE, TURQUIE, U. R. S. S., URUGUAY, VENEZUELA, YOUGOSLAVIE). LE N° 12 FR. 50 L'ABONNEMENT ANNUEL 125 FRS. AUTRES PAYS : LE N° 15 FRS, L'ABONNEMENT ANNUEL 150 FRS. EMBOÎTAGES CONTENANT UN SEMESTRE : 12 FRS (PORT EN SUS : FRANCE 3 FRS, ÉTRANGER 4 FRS). COMPTE CHÈQUE POSTAL : PARIS 66-90. TÉL. LOUVRE 33-87. TÉLÉGR. EDALYVDE-PARIS III. PARIS, 2, RUE DE L'ÉCHELLE LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS LES ÉDITIONS ALBERT LÉVY --- SOMMAIRE JUIN 1931 UNE VILLA A SAINT-CLOUD par Jean Porcher. LA COMPAGNIE DES QUINZE AU VIEUX-COLOMBIER par Bernard Champigneulle. NOËMIE SKOLNIK par L. M. LES TISSUS DE PAULETTE WEIL par René Chavance. DEUX BOUTIQUES NOUVELLES par Raymond Cogniat. --- CHRONIQUE. — LE SALON DE LA NATIONALE ET LE SALON DES ARTISTES FRANÇAIS. — LES EXPOSITIONS. — RÉPONSE À UNE ENQUÊTE. — ÉCHOS ET NOUVELLES. — BIBLIOGRAPHIE. — DISQUES PAR DARIUS MILHAUD. --- LUMINAIRES MODERNES VITRAUX Établissements Damon 4, av. Pierre Ier de Serbie - - PARIS (16°) - - Passy 61-46 Ateliers A BOULOGNE (Seine) --- LES CREATIONS DE G. POILLERAT SONT EDITEES PAR LES ETABLISSEMENTS BAUDET DONON & ROUSSEL 139 RUE SAUSSURE
ART ET DÉCORATION A L'OCCASION DE L'EXPOSITION COLONIALE RÉIMPRESSION LE JARDIN ET LA MAISON ARABES AU MAROC, par JEAN GALLOTTI. Les jardins et les maisons arabes du Maroc, presque inconnus encore, ont une originalité qui les différencie nettement des autres types de jardins et de maisons, d'influence orientale, dans le bassin méditerranéen. C'est que chaque habitant s'isolant du dehors, pour des raisons de climat et de mœurs, s'évertue à réaliser, à l'intérieur de sa maison, dans une cour ou un jardin, un paysage clos d'une délicieuse fraîcheur, orné de fontaines, de mosaïques et où s'élèvent des kiosques charmants, eux-mêmes décorés de plâtres ciselés, de peintures, et ouvrant sur d'aimables perspectives ; tout ce qui peut enfin contribuer à faire oublier les rigueurs ou les dangers de l'extérieur et à rendre la vie agréable. La multiplicité des détails, des trouvailles ingénieuses dans la composition, l'aménagement, la décoration de ces maisons et de ces palais provoque un étonnement ravi. Pour la première fois, les éléments originaux de la construction et de la décoration du jardin et de la maison arabes au Maroc sont mis entre les mains de l'architecte qui peut y découvrir de nouvelles et pures données d'inspiration pour tout ce qui concerne le type d'habitation méditerranéen ou colonial. L'abondance des documents, leur beauté, leur précision, leur choix, leur attrait d'inédit font de ce travail un recueil d'une puissante et délicieuse originalité. Un texte remarquablement averti et savant de M. Jean Gallotti, qui eut à charge, pendant de nombreuses années, l'inspection des monuments historiques et des arts indigènes au Maroc ; des croquis d'ensemble ou de détails, des plans de l'architecte Albert Laprade, qui étudia longuement sur place l'architecture marocaine : 136 planches hors texte, reproduisant en héliogravure les admirables clichés réunis par Lucien Vogel, complètent cet ouvrage qui renseigne l'historien, documente l'architecte et l'artiste, et nous invite au plus passionnant des voyages. Unissant donc la beauté de l'image à la précision technique du document et à la science du texte, ce recueil — qui mérita une lettre-préface de M. le maréchal Lyautey, — est appelé à figurer dans la bibliothèque de tous ceux qui s'intéressent à l'aménagement des jardins et des maisons de campagne et de tous ceux qu'a si justement retenus la civilisation orientale et l'art marocain. L'ouvrage forme deux très beaux volumes cartonnés, imprimés sur alfa de luxe, comprenant plus de 200 pages de texte, 160 dessins et 136 planches hors texte en héliogravure, reproduisant un grand nombre de photographies inédites. Son prix est de 250 francs. AUX ÉDITIONS ALBERT LÉVY, 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS
Photo Sartony Vue d'ensemble de la façade sur jardin de la villa de M. B..., à Garches UNE VILLA A GARCHES PAR GABRIEL VEISSIÈRE Il est rare qu'un architecte dispose d'un terrain aussi favorable; rare aussi qu'il ait affaire à un propriétaire d'esprit aussi entreprenant, qui lui permette, qui lui demande même, de tirer de ce terrain tous les effets de plan qu'il comporte. Ayant à agrandir une maison située à l'extrémité d'un plateau, au bord d'un vallon, M. Veissière avait à choisir : construire sur le plat ou descendre. Il a préféré descendre; de sorte qu'en arrivant par l'entrée principale on ne voit rien que la maisonnette primitive, d'ailleurs transformée, et que c'est après être entré seulement que la réalité se découvre, et que l'on aperçoit en contre-bas tout un système de terrasses, de gale- ries, de loggias, de jardins, enfin une demeure considérable. Mais ce n'est pas pour le vain plaisir de ménager cette petite surprise que l'architecte a mené sa construction de la sorte; laissant libre le plateau, il n'enlevait pas un pouce au parc, n'abattait pas un arbre, alors que le vallon lui donnait le moyen de disposer une cour centrale, un terrain de jeu en plein soleil, largement ouvert à l'est sur une vue magnifique, terrain autour duquel se groupent tous les éléments de la villa et qui reçoit un supplément de chaleur et de lumière des murs blancs qui le bordent. On peut dire, voyant le résultat, que le parti s'imposait; mais c'est le propre
ART ET DÉCORATION des plans ingénieusement conçus que de paraître toujours nécessaires. Ajoutons qu'il permettait d'agrandir la demeure au besoin, par des constructions successives, sans nuire à l'ordonnance ni à l'aspect général. Le terrain de jeu est flanqué de deux pavillons au nord et au sud, couvert en terrasses, réunis à l'ouest par un corps plus bas. Le pavillon nord, pavillon d'en- trée, accroché au bord du plateau, se pro- longe vers l'est par un jardin suspendu et un potager; il contient la réception : hall, salon, salle à manger, cuisine, et, en sous-sol, mais de plain-pied avec le terrain de jeux, deux chambres avec leurs dépendances. La situation de la salle à manger est curieuse : elle ouvre par une loggia sur la terrasse qui couvre le corps ouest, mais légèrement en contrebas de celle-ci; cette terrasse, praticable, à laquelle on accède par trois marches, est bordée vers le fond, contre le pavillon sud, par une paroi de grès émaillé formant fontaine, et, de chaque côté, par une rainure où l'eau s'écoule pour venir s'abattre en cascade devant la fenêtre de la salle à manger. La pièce en reçoit une lumière un peu voilée, calme et fraîche, et prend ainsi, dans cette demeure organisée en fonction du soleil, un aspect très parti- culier. De la cuisine et de l'office, usine perfectionnée pourvue de tout l'attirail né- cessaire à la fabrication du chaud et du froid, un long escalier voûté mène direc- tement au quartier du personnel et aux services (chaufferie, cave, buanderie). Les chambres sont réparties dans le pa- villon sud et dans le corps de liaison. Telle est la disposition d'ensemble. On le voit, elle est commandée par la cour ou mieux le terre-plein central : toutes les pièces donnent sur ce réceptacle de lumière et les formes mêmes, par leur aspect méri- donal, semblent destinées à rappeler sans Hall-salon de musique
UNE VILLA A GARCHES Meubles de LELEU — Photo Sartony cesse le souvenir des pays où le printemps, l’été sont autre chose que des mots. Je ne sais si l’architecte a exactement voulu cela ; toujours est-il que l’impression est produite, et que voilà une formule excellente pour la villa d’un homme d’affaires : le midi à 10 minutes de Paris. Non pas un midi de pacotille, un chalet basque ou provençal, qui rendraient, par contraste, nos brumes plus humides et plus ternes. Une allusion seulement, impossible à fixer, secrète et partout présente, dans le plan, la disposition des masses, les couleurs. Les architectes disposent d’une puissance de suggestion redoutable, dont peu mesurent l’étendue, et dont moins encore savent se servir. Fonction sociale, dit-on de la leur; certes, et plus qu’on ne l’imagine. Ils ne nous logent pas seulement; ils créent une ambiance que leur talent peut faire salubre ou leur maladresse insupportable. Peut-être est-ce à la situation de la villa surtout qu’il faut attribuer l’impression de dépaysement qu’elle produit; on l’aperçoit tout à coup, sans y être préparé, dissimulée qu’elle est dans son ravin; et de l’intérieur, sauf la vue lointaine vers Paris, on ne voit plus qu’elle. Elle forme une petite cité à part, accrochée au bord du monde extérieur, indépendante de lui. Conception bien différente de celle de la plupart des architectes modernes qui cherchent au contraire à séparer le moins possible les demeures qu’ils construisent de la nature qui les entoure, à donner aux habitants le sentiment que, chez eux, ils sont encore dans le jardin, sur la route, dans le bois voisin. Conception plus logique peut-être, qui ménage l’avenir en tous cas : car si l’heureux village de Garches s’étale encore au milieu de vergers et de prairies, nous ne savons que trop ce qu’il sera dans dix ans, et déjà la route qui mène à la villa de M. Veissière s’orne de castels, de cottages et de « Sam Suffi », qui ne disent rien de bon. Mais le propriétaire est tranquille : il ne
ART ET DÉCORATION Entrée principale de la villa - Photo Sartony
UNE VILLA A GARCHES Vue des terrasses supérieures
ART ET DÉCORATION Terrasse et pergola au-dessus des jardins
UNE VILLA A GARCHES Terrasse du corps principal — Photo Sartony —

Cette publication mensuelle d'art moderne, "Art et Décoration", présente dans son numéro de juin 1931 des articles sur une villa à Saint-Cloud, la Compagnie des Quinze au Vieux-Colombier, Noémie Skolnik, les tissus de Paulette Weil et deux nouvelles boutiques. Elle inclut également des chroniques sur les salons d'art, des expositions, des nouvelles, une bibliographie et des critiques de disques par Darius Milhaud. Le numéro met aussi en avant des luminaires modernes et des vitraux de la maison Damon, ainsi que les créations de G. Poillerat.