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Art et décoration NOVEMBRE 1920
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Art et décoration NOVEMBRE 1920
ON TROUVE : Les céramiques de Delaherche Decœur Lenoble Mayodon Avenard Les verreries de Lalique Decorchemont Goupy Les dinanderies de Dunand Chez GEO. ROUARD 34 Aue de L’OPERA --- feuillet d’art 11 rue / florentin paris LA PLUS BELLE REVUE DU MONDE FEUILLETS LITTÉRAIRES FEUILLETS DU THÉÂTRE FEUILLETS DES ARTS DU DESSIN FEUILLETS DE LA MUSIQUE FEUILLETS DE LA MODE pour la France le numéro ... ... ... 25 fr. l’abonnement ... ... ... 125 fr. étranger le numéro ... ... ... 35 fr. l’abonnement ... ... ... 200 fr.
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Art et Décoration Le 18 novembre s'est ouvert à la Galerie DEVAMBEZ 43, Boulev. Malesherbes, le deuxième Salon de l'ARAIGNÉE. On se souvient du succès obtenu l'an dernier par ce groupe d'humoristes, parmi lesquels exposent : - FORAIN, Abel FAIVRE. - SEM, Gus BOFA, - Pierre FALKÉ, ROUBILLE, etc., etc. GALERIE LÉON MARSEILLE Expositions d'œuvres de DUNOYER DE SEGONZAC O. FRIESZ, GUILLAUMIN, LUCE LEWITZKA, LEBASQUE DERAIN, LOTIRON JEAN MARCHAND LUC-ALBERT MOREAU ROUAULT, P. SIGNAC, VALTAT VAN DONGEN, etc. et de COURBET, CROSS, DEGAS GAUGUIN, PISSARRO, RODIN 16, Rue de Seine. Paris (VIe) TELEPHONE : GOBELINS 40-65 GALERIE NUNÈS & FIQUET 88 et 90, Avenue Malakoff. Paris Carrière, Constantin Guys, Corot, Delacroix, Degas, Daumier, Forain, Toulouse-Lautrec, Manet, Monticelli, Vignon, Whistler.
art et décoration REVUE MENSUELLE D'ART MODERNE Vingt-Quatrième Année — Numéro : 227 --- NOVEMBRE 1920 --- AU SALON D'AUTOMNE : La Peinture et la Sculpture . . . . . . . . . . Louis Hautecœur L'Art décoratif . . . . . . . . . . . . . . . . Guillaume Janneau PLANCHE HORS TEXTE TOILE IMPRIMÉE . . . . . . . . . . . . . . . ANDRÉ MARE Chronique : NOTES ET INFORMATIONS. — DONATIONS. — LE DROIT DE SUITE AUX ARTISTES. — CONCOURS. — ATELIERS D'ART SACRÉ, par René Chavance. — PRÉAPPRENTIS-SAGE ET COURS D'APPRENTIS. — LES EXPOSITIONS. — HENRI MATISSE, par Léon Deshairs. — Mme GALTIER-BOISSIÈRE. — LES ARTISTES ALSACIENS AU SALON D'AUTOMNE, par Léon Moussinac. — UN MONUMENT AUX MORTS DU CONSERVATOIRE. — AU MUSÉE DU LOUVRE. LIVRES ET REVUES. --- PRIX DE LA LIVRAISON France : 6 fr. — Étranger : 7 fr. PRIX DE L'ABONNEMENT France : 60 fr. — Étranger : 70 fr. De 1897 à 1914 : la livraison. 3 francs. En 1919 : 5 livraisons à 5 francs. L'Année : Brochée. 36 fr.; Reliée. 56 fr. --- LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, RUE DE L'ÉCHELLE — PARIS Ier COMpte DE CHèQUES POSTAUX, N° 6690. TÉLÉPHONE : LOUVRE 33-87
Art et Décoration LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS PARIS (1er) — 2, Rue de l’Échelle, 2 — PARIS (1er) --- Vient de Paraître: SOIERIES MAROCAINES LES CEINTURES DE FÈS Nous avons parlé des “Ceintures de Fès” dans un article sur les Arts Indigènes au Maroc paru dans le numéro de mars 1920 de “Art et Décoration”. Nous publions aujourd’hui un magnifique recueil consacré à ces ceintures de soie dont les coloris si riches et les décors si variés seront d’une grande utilité aux artistes et aux industriels d’art en quête de documents nouveaux et originaux. Il s’adresse à tous ceux qui ont admiré l’ouvrage similaire publié par nous, il y a quelques années, sur les Étoffes Japonaises. Un volume in-4° de 50 planches en couleurs (trichromie) reproduisant un très grand nombre de motifs décoratifs. PRIX, en carton . . . . . 250 Francs. UN PROSPECTUS SPÉCIMEN SERA ENVOYÉ SUR DEMANDE
Au soleil d'un beau dimanche. (Panneau pour une salle à manger). JULES FLANDRIN. AU SALON D'AUTOMNE La Peinture et la Sculpture L Salon d'Automne ressemble à ces révolutionnaires dont le séjour en des palais nationaux modère l'âge mûr. Cette année, c'est sur un palier délaissé que M. Gleizes cubistifie, en bas d'un escalier, que M. Picabia célèbre Dada. Si les personnages rhomboïdaux de M. Gernez nous rappellent les géométries d'avant-guerre, les simplifications de MM. Lhote et Mare s'éloignent du cubisme et les figures de M. Favory noient leurs formes dans un jus de tabac. Cubisme se meurt. Pourtant à l'analyse, nous retrouvons ses traces en quelques œuvres. Dans les paysages de M. Marchand, on aperçoit facilement l'influence de Cézanne : la manière dont les ramures sont peintes, les montagnes établies la décèle, mais le désir de montrer la solidité de ces maisons et la succession de ces plans, M. Marchand l'a rapporté de son séjour chez les cubistes. Les nus signés Edy Legrand permettent la même observation : le corps est décomposé en volumes, dont chaque face apparente est indiquée par un à plat d'une couleur épaisse. Le portrait de famille de M. Sabbagh est maçonné de cette même pâte qu'emploie encore dans ses paysages vigoureux M. Dunoyer de Segonzac. Plusieurs paysagistes ont cherché à concilier la simplicité des tons de l'affiche et la simplicité des formes du cubisme. Alors que les impressionnistes tentaient de rendre le frémissement multiple, le bruissement coloré des feuilles, eux veulent représenter la figure stable et unique de l'arbre ; ils le réduisent à une sphère, un cône, et se plaisent à cette géométrie descriptive qui reconstruit la nature sur le modèle des jouets de Nuremberg. Mais
Art et Décoration GEORGES D'ESPAGNAT. quelques-uns, autour de ces formes épannelées, ont su répandre la lumière : M. Le Bail est de ceux-là. M. Jacques Blot, qui est doué d'un œil sensible aux nuances (sa vue de la Salpétrière en est la preuve) établit aussi habi- lement des volumes et distingue dans cette allée toutes les masses des ramures. D'autres peintres indiquent moins le volume que le plan ; leurs objets semblent découpés comme des portants de théâtre. M. Crevel a simplifié à la fois les formes et les couleurs, mais il a simplifié les premières non plus comme un sculpteur mais comme un décorateur et il a simplifié les secondes comme un peintre verrier.
Au Salon d'Automne Sous la treille. H. LEBASQUE. Le souvenir du vitrail s'impose aussi, quand nous voyons certains artistes entourer leurs figures comme d'un fil de plomb. Cézanne avait employé ce cerne pour fixer une forme qui semblait échapper à son pinceau; ici le cerne est volontairement posé et dessine une arabesque. Regardez par exemple le nu de M. Picart Ledoux : vous verrez que la courbe des seins se prolonge par la courbe du deltoïde et que le corps entier est entouré d'un trait noir qui souligne l'ondulation de la hanche. Ce cerne noir vous le retrouverez dans les dessins pleins de caractère de M. Hémard, dans les natures mortes de M. Villart, dans les figures de M. Charlot, dans les paysages de M. Boutet de Monvel : les vieux toits du château de Nemours sont réduits à des cônes, mais le ciel orageux anime de sa lumière cette géométrie aux tons lourds. A cet héritage des cubistes et de Cézanne, la simplification, beaucoup d'artistes joignent l'héritage des impressionnistes, le chatoiement de la lumière. Est-ce pour témoigner leur fidélité à ces derniers maîtres qu'ils ont organisé cette année une rétrospective de Renoir, qui, mieux qu'aucun, sut faire danser sur la peau féminine les reflets et les ombres? Hélas! nous regrettons cette exhibition. La piété des disciples n'eut-elle pas été plus respectueuse du maître, si elle n'avait pas montré ses dernières productions? L'impressionnisme eut le sens de la lumière fugitive, éphémère, ondoyante. Est-il homme à ce titre plus impressionniste que M. Lebasque? Une femme vêtue d'une courte robe à raies noires et rouges, un enfant nu s'abritent du grand soleil dans la pénombre colorée d'une treille. Une moiteur semble épandue sur la pulpe de ces raisins, de ces fruits, de ces chairs. Peinture sensuelle, autant que la pein-
Art et Décoration Baigneuses. CH. CAMOIN. --- ture des cubistes fut intellectuelle, peinture qui jouit de la réalité autant que celle-ci la méprisait, peinture de peintre. A côté de lui, M. d'Espagnat expose un paysage printanier qu'animent deux enfants et une femme en rouge; les arbres sont en fleurs, le ciel est d'un bleu vif. Ces mêmes tons roses, nous les retrouvons dans les nus qui accompagnent cette toile. M. d'Espagnat ne cherche pas à décomposer les formes; il presse ses touches jusqu'à ce qu'il ait obtenu l'effet désiré : parfois ce système rend la chair comme cotonneuse, mais chez M. d'Espagnat l'harmonie des couleurs et des attitudes importe seule. Ce chatoiement des couleurs, nous le retrouvons chez des artistes qui veulent rendre à la fois la solidité de la forme et l'impalpabilité de la lumière. La toile où M. Ottmann a représenté une foule au Luxembourg est une des meilleures du Salon. Là encore une impression de grand soleil saisit le spectateur. Peut-être M. Ottmann a-t-il abusé un peu des couleurs mais le temps atténuera ces tons et comment ne pas négliger ces menues observations, lorsqu'on regarde par exemple le groupe à peine traité, mais si spirituellement indiqué, si joliment peint d'une nourrice bretonne et de deux enfants? M. Camoin laisse aussi jouer les reflets sur ses nus féminins. Nous estimons trop le talent de cet artiste pour ne pas regretter l'indifférence qu'il montre pour la construction des corps et sa propension à une facture lachée; il traite les feuillages à la manière de M. Laprade. Or, malgré toutes les qualités de décorateur que possède ce peintre, nous ne parvenons pas à goûter pleinement les toiles qu'il envoya cette année : la pâte y est lourde, les coups de pinceau sans signification, les couleurs, tels les rouges de ces fleurs, ne sont pas dans l'air. Les décorateurs sont nombreux en ce salon : les panneaux de MM. Denis et Flandrin sont les plus importants. La Bacchanale de M. Maupassant est également très appréciée. ---
Au Salon d'Automne Paysage. JEAN MARCHAND. Chemin de village. JACQUES BLOT.

Cette publication d'Art et Décoration, datant de novembre 1920, présente un numéro consacré aux arts décoratifs. Il inclut des articles sur la peinture et la sculpture au Salon d'Automne, ainsi que sur l'art décoratif, avec des mentions spécifiques à des artistes comme Delaherche, Decœur, Lalique, Dunand, et des analyses d'œuvres de Matisse et d'autres artistes contemporains. La revue aborde également les soieries marocaines et propose des collections d'albums sur des artistes célèbres.