Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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REVUE DES ARTS DÉCORATIFS TOME XII

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MOBILIER (XIXe Siècle) CONCOURS POUR LA COMPOSITION D'UN MOBILIER DE SALLE A MANGER Projet de M. Georges Remon Laureat du Concours organisé par l'Union Centrale des Arts Décoratifs (Nov. 1891) Imp. Plast. ARON Frères, à Paris

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UNION CENTRALE DES ARTS DÉCORATIFS REVUE DES ARTS DÉCORATIFS DOUZIÈME ANNÉE 1891-1892 DIRECTEUR: VICTOR CHAMPIER PARIS PALAIS DE L'INDUSTRIE Porte VII.

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PORTEFEUILLE DE LA REVUE DES ARTS DÉCORATIFS LA DÉCORATION DES CHATEAUX (XIXe Siècle) GRAND VESTIBULE DU 1ER ÉTAGE DU CHATEAU DE CHANTILLY RÉSIDENCE DE Mme LE DUC D'AUMALE RESTAURATION PAR M. DAUMET, ARCHITECTE

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PORTEFEUILLE DE LA REVUE DES ARTS DÉCORATIFS LA DÉCORATION DES CHATEAUX (XIXe Siècle) CHATEAU DE CHANTILLY CABINET DE TRAVAIL DE MÔR LE DUC D'AUMALE

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REVUE DES ARTS DÉCORATIFS NOTRE NOUVEAU PROGRAMME --- AUX DESSINATEURS DE L'INDUSTRIE, AUX FABRICANTS-ARTISTES, AUX PROFESSEURS DES ÉCOLES INDUSTRIELLES, AUX AMATEURS ET COLLECTIONNEURS, ORSQUE la Société de l'Union centrale des Arts décoratifs fonda, il y a douze ans, la Revue des Arts décoratifs, c'était pour établir une sorte de lien moral entre ses adhérents et l'œuvre patriotique qu'elle poursuit. À ce moment commençaient à apparaître de toutes parts en France la préoccupation de la situation faite à nos industries d'art par la concurrence étrangère et la nécessité d'organiser chez nous un enseignement professionnel reconnu indispensable. La Revue des Arts décoratifs s'est appliquée à diriger de son mieux ce double mouvement. P.V. GALLAND 1888 Revue Spécialisée

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REVUE DES ARTS DÉCORATIFS Organe officiel de la puissante association qui s'est donné pour tâche d'instituer à Paris le musée des Arts décoratifs, et de faire revivre les glorieuses traditions qui ont valu, durant si longtemps, la suprématie de l'art et du goût à l'industrie française, la Revue des Arts décoratifs n'a rien négligé pour se tenir à la hauteur de son rôle. N'étant point une entreprise de librairie, ne cherchant nullement à réaliser des bénéfices matériels, mais ayant uniquement pour mission d'être l'instrument de propagande des doctrines de l'Union centrale, elle a, sans compter, distribué à ses lecteurs les exemples et les modèles qui semblaient de nature à répandre, parmi les riches amateurs comme parmi les ouvriers, la connaissance des chefs-d'œuvre les plus parfaits de l'art somptuaire. Elle a multiplié les moyens d'information; elle a organisé dans le monde entier un service de correspondants pour tenir les représentants des pouvoirs publics et les chefs de nos industries au courant des efforts que faisaient les étrangers. En même temps, elle obtenait des maîtres de nos industries, des spécialistes les plus éminents, des critiques d'art en renom et des professeurs de dessin, une collaboration assidue qui n'a pas été, assurément, sans influence sur la production des œuvres décoratives de ces dernières années, et sur les incontestables progrès qui ont été réalisés. En un mot, la Revue des Arts décoratifs s'est énergiquement appliquée à restituer aux arts qu'à notre époque, par une singulière méprise, on a appelé les Arts mineurs, leur ancien prestige. Ce sont ses collaborateurs qui sont parvenus à faire introduire cette année au Salon du Champ-de-Mars une section réservée aux artistes de l'industrie, dont le succès a été si vif auprès du public. Voilà pour le passé de la Revue des Arts décoratifs. La besogne est faite : qu'on la juge! Aujourd'hui, une nouvelle tâche s'impose. En effet, si, depuis quinze années, il s'est produit dans le public un heureux mouvement d'intérêt en faveur des arts mobiliers, si des écoles spéciales ont été créées, si les amateurs commencent — comprenant que les chefs-d'œuvre d'autrefois deviennent introuvables — à susciter la création d'œuvres originales empreintes du caractère moderne, il reste encore bien des batailles à livrer et bien des routines à vaincre pour parvenir au but. C'est pourquoi, la Revue des Arts décoratifs, s'efforçant d'aborder, avec une précision de plus en plus grande, les difficultés des problèmes à résoudre touchant la production des œuvres de l'art décoratif moderne, agrandit son programme de façon à donner à son action le développement suivant : 1° Pour les artistes de l'industrie, elle sera un organe permanent de propagande, s'attachant à mettre en lumière les œuvres des dessinateurs de talent, dont les noms restent fâcheusement inconnus du grand public. La Revue des Arts décoratifs prétend devenir un intermédiaire utile entre ces obscurs travailleurs et les amateurs, entre ces producteurs dont la réputation ne dépasse guère le rayon des manufactures auxquelles ils fournissent des modèles d'orfèvrerie, de meubles, de céramique, de tissus, de dentelles, etc., et les consommateurs qui ne savent pas, la plupart du temps, apprécier leurs mérites respectifs. Les artistes peintres et sculpteurs se sont formés en association : ils ont acquis ainsi une force qui a favorisé leur contact avec la foule, avec les acheteurs qui ont appris à les

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TAPISSERIE (XVIIe Siècle) PORTEFEUILLE DE LA REVUE DES ARTS DÉCORATIFS LES "CHASSES DE MAXIMILIEN" TAPISSERIE DE HAUTE LICE EXÉCUTÉE AUX GOBELINS VERS 1685 PAR JEAN DE LA CROIX

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NOTRE NOUVEAU PROGRAMME connaître et à les aimer. Pourquoi les artistes de l'industrie ne se grouperaient-ils point à leur tour? Quels avantages ne tireraient-ils pas d'une concentration qui, dans notre société moderne, est devenue une loi de défense, une nécessité absolue? La Revue des Arts décoratifs sera leur porte-parole et l'organe de leurs intérêts. Par elle, ils se sentiront moins isolés, et trouveront en elle un moyen d'échanger des idées et de communiquer entre eux. Elle sera une tribune toujours ouverte à leurs projets et à leurs espérances. 2° Aux fabricants, à ceux qui s'épuisent en incessants efforts pour lutter contre l'abus des imitations persistantes des styles du passé, la Revue des Arts décoratifs continuera à prêter son concours comme elle le fait depuis douze années. Elle donnera la reproduction des œuvres ayant un caractère bien tranché d'originalité et de nouveauté. Les critiques les plus autorisés signaleront régulièrement les tentatives intéressantes qui se produisent dans tous les genres : orfèvrerie, bijouterie, meubles, céramique, verrerie, tissus, passementerie, dentelle, broderie, etc. Comme jamais ce qu'on appelle « les articles réclames » ne sont admis dans notre recueil, les études publiées par la Revue des Arts décoratifs offriront à ses lecteurs toute garantie d'indépendance et de sérieuse compétence. 3° Quant aux professeurs de dessin et des écoles d'art décoratif, ils trouveront dans notre Revue toute une partie qui leur sera exclusivement réservée. Ils sont plus de trois mille en France, qui sont dispersés sur toute la surface du pays, sans lien entre eux d'aucune sorte, sans cohésion, à peine renseignés sur les modifications apportées constamment dans les méthodes, sur les résultats obtenus dans les établissements similaires... Tous comprennent l'utilité qu'il y aurait pour eux à être tenus régulièrement au courant de ce qui se passe dans les sphères administratives, des discussions qui se produisent pour l'adoption de tels ou tels programmes ou modèles, des mutations, mises au concours de places vacantes, etc. La Revue des Arts décoratifs s'entendra avec l'Administration des Beaux-Arts pour publier régulièrement les documents officiels relatifs aux services de l'enseignement et des écoles. En outre, elle insérera des études complètes sur les principales écoles d'art décoratif relevant soit de l'État (Paris, Limoges, Aubusson, Roubaix, etc.), soit de la Ville de Paris (écoles Boulle, Diderot, Estienne, etc.), soit des Municipalités et des Chambres de commerce. Elle donnera le texte de certaines leçons et des programmes de concours. Nous pouvons annoncer dès maintenant la publication d'une sorte de cours de M. P.-V. Galland, l'éminent professeur de composition décorative à l'école des Beaux-Arts, avec modèles à l'appui, spécialement dessinés pour la Revue des Arts décoratifs. Tous les professeurs, nous n'en doutons pas, apprécieront particulièrement cette dernière innovation. 4° Enfin, pour les amateurs et les collectionneurs, la Revue des Arts décoratifs tâchera d'être un guide suggestif et complet relativement aux divers problèmes de la décoration de la demeure moderne. Non seulement elle s'attachera à leur faire connaître les œuvres nouvelles produites en France; mais elle les renseignera exactement sur ce qui se fait à l'étranger.

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REVUE DES ARTS DÉCORATIFS Désirant obtenir des résultats essentiellement pratiques, et visant à un but d’utilité, nous nous adresserons spécialement aux femmes de goût, à celles qui, de plus en plus nombreuses, concourent à l’embellissement du foyer par de menus et délicats travaux de broderie, de peinture sur porcelaine et éventails, etc. A ce point de vue, nous préparons toute une série de reproductions des Hôtels Modernes, donnant des vues intérieures, non pas des vues architecturales, froides et fades, mais avec leur aspect de réalité vivante et familière, qui auront un caractère absolu de nouveauté. C’est de la comparaison que naissent souvent les idées. En voyant comment sont disposés les palais princiers, les appartements de nos élégantes les plus en renom, ou les intérieurs bourgeois simples et de bon goût, les lecteurs de la Revue des Arts décoratifs pourront utiliser dans la mesure de leur convenance des exemples pris sur le vif. Le Directeur, VICTOR CHAMPIER. ARCHITECTURE PEINTURE SCULPTURE HARMONIE