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LES ECHOS DES INDUSTRIES D'ART GROUPE CÉRAMIQUE "L'OFFRANDE" PAR LA BASSEE. SCULPT. ÉDITÉ PAR ANDRÉ FAU CÉRAMISTE N° 21 AVRIL 1927 8 Fr.
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
LES ECHOS DES INDUSTRIES D'ART GROUPE CÉRAMIQUE "L'OFFRANDE" PAR LA BASSEE. SCULPT. ÉDITÉ PAR ANDRÉ FAU CÉRAMISTE N° 21 AVRIL 1927 8 Fr.
REVUE DES ARTS DÉCORATIFS ET APPLIQUÉS MODERNES, PARAISSANT TOUS LES MOIS, PUBLIÉE PAR "LES ECHOS" LA GRANDE REVUE COMMERCIALE FRANÇAISE LES ECHOS DES INDUSTRIES D'ART RÉDACTION ET ADMINISTRATION: 2 ET 4, RUE MARTEL PARIS (10e ARROND). TÉLÉPHONE: 8 LIGNES PROVENCE 04-04 ET LA SUITE N DU CHÈQUE POSTAL 5559 Le Numéro: 8 Francs — Troisième Année — Le Numéro: 8 Francs ABONNEMENT donnant droit à 52 Numéros des “ECHOS” et à 12 Numéros des “ECHOS DES INDUSTRIES D’ART”. France, 100 francs par an. Étranger, 150 francs ou 200 francs suivant le pays destinataire aux “ECHOS DES INDUSTRIES D’ART” (seulement 12 Numéros par an) réservé aux artistes, collectionneurs, amateurs d’art, etc. France, 80 francs par an. Étranger, 120 francs ou 160 francs suivant le pays destinataire --- SOMMAIRE LA SALLE A MANGER, texte par René CHAVANCE. --- PAGES --- “LE DÉCOR DE LA TABLE” LES NAPPES, texte par JAN DE LA TOUR. --- SERVICES DE TABLE: FAIENCE, PORCELAINE. --- ORFÈVRERIE. --- LE GROUPE DES CINQ. --- L’ART DÉCORATIF RÉGIONAL À LA SAISON D’ART DE NICE, par René CHAPOULLIÉ, Inspecteur Général des Arts Appliqués. --- ÉCHOS ET NOUVELLES. --- TENTURES LAVABLES décorations LINOLÉUMS © LINCRUSTA-LORÉID 10, Rue de la Pépinière - Paris --- COMPAGNIE ROYALE ASTURIENNE DES MINES FONDÉE EN 1833 ZINCS 1 RUE DU CIRQUE, PARIS ---
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LES ECHOS DES INDUSTRIES D'ART La Salle à Manger Texte par René CHAVANCE Avec la chambre à coucher, la salle à manger est la pièce essentielle d'un appartement. Tandis que la première est consacrée à l'indispensable repos, la seconde est le laboratoire où nous rendons à notre organisme le combustible dont il a besoin. Le cabinet de toilette, adjoint à l'une, la cuisine s'ajoutant à l'autre, voilà les éléments nécessaires d'un intérieur. Le reste est du superflu, presque du luxe. Quand on prend un chez soi, on songe d'abord à le pourvoir d'une salle à manger. Le salon ne vient qu'après. Qui dira jamais combien d'ameublements en pseudo Henri II ou en prétendu gothique sont sortis des ateliers du Faubourg? Dès qu'il ont voulu rénover, les artistes contemporains ont appliqué leur invention à des projets de salle à manger. Même une mode récente a tendu, dans les installations modestes, à faire de la salle à manger une sorte de pièce à tout faire, un peu le living-room des Anglais. On s'y tient entre les repas, on y travaille et l'on y reçoit. A cela pourtant il y a des inconvénients : Soit que notre sens olfactif se soit affiné, depuis les siècles, pourtant somptueux où l'on dressait le festin PIERRE MONTAGNAC : SALLE A MANGER CHEZ M. C., A BAR-SUR-AUBE **
PIERRE CHAREAU : SALLE A MANGER, A PARIS dans les galeries d'apparat, voire dans les chambres à lit, soit plutôt que notre besoin de confort se soit développé, nous supportons mal l'odeur des aliments qui subsiste dans l'atmosphère après que notre faim est satisfaite. Réciproquement les fumées de tabac, que peuvent avoir répandu nos hôtes de la journée, risquent de nous couper l'appétit quand nous nous mettons à table. D'ailleurs les réceptions un peu importantes s'accomodent assez mal de ce régime. Il est gênant d'accueillir des invités devant un couvert mis et des assiettes vides. Et si l'on a soin d'isoler la table par un rideau qui la cache aux regards jusqu'au sacramentel "Madame est servie", le bruit que font, après le repas, les domestiques les mieux stylés, en emportant la vais-
selle, gêne les conversations digestives de la minute heureuse des liqueurs et du café. On en est donc revenu presque partout à la salle à manger franchement spécialisée, stricte, impeccable, un peu froide qui s'imposait au siècle dernier dans les maisons bien comprises. De ce type traditionnel, commandé par la destination, les décorateurs de ce temps ont conservé les grandes lignes. Mais ils ne se sont point fait faute d'y apporter leur esprit nouveau, logique, pratique, et les enrichissements de la technique et des visions modernes. Ils vont nous aider, par des suggestions directes ou par l'exemple de leurs œuvres, à dégager les caractères principaux des modèles contemporains. > La salle à manger doit offrir aux regards un aspect sobre et net, nous dit Mme Lucie Renaudot. J'envi- E. BOUCHET : BUFFET EN PALISSANDRE sage donc pour elle un décor très simple, des boiseries ou des tentures claires avec de rares tableaux pour faire aux murs, en bonne place, une tache agréable ; sur le sol, un tapis de tonalité neutre. En dehors de la table FRANCIS JOURDAIN: SALLE A MANGER CHEZ M. A. LANIQUE Photo Rep
SALLE A MANGER COMPOSÉE ET INSTALLÉE PAR DOMINIQUE LUCIE RENAUDOT: SALLE A MANGER ÉDITÉE PAR A. DUMAS
et des sièges, peu de meubles. On a déjà renoncé à l'encombrant buffet. Mais il faut une desserte assez ample pour contenir la vaisselle et la verrerie et remplacer l'office qui ne se rencontre guère dans les appartements moyens d'aujourd'hui. Un argentier, derrière les vitrines duquel trouvent place quelques pièces de choix, ajoute à propos une note d'élégance, et c'est assez". M. Dominique n'est point d'avis non plus de multiplier les peintures sur les panneaux qui doivent compter par eux-mêmes, mais il y verrait volontiers une décoration fine. "La table que je préfère, nous fait-il remarquer, est assez vaste pour accueillir un nombre respectable de convives et n'est pas extensible par le milieu. Si l'on y veut ajouter des rallonges, on les fixe aux deux extrémités. Les glissières à l'italienne, que SADDIER : SALLE A MANGER CHEZ M. J. S. acajou et loupe de thuya l'on emploie beaucoup, ne sont pratiques vraiment qu'avec du bois ciré, le vernis risquant de se rayer au fonctionnement. Quant aux sièges, j'estime qu'ils RENÉE KINSBOURG : SALLE A MANGER CHEZ M. AMSON Editée par les Arts de France Photo Bernès-Maroutneau
SALLE A MANGER COMPOSÉE ET RÉALISÉE PAR LAHALLE ET LEVARD, ARCHITECTES L'ameublement est en noyer et ronce de noyer. Les vitraux sont entièrement incolores, le jeu de lumières étant obtenu par des verres de matières différentes. Les murs sont peints en vert très clair et les panneaux sont garnis de papier de garde bleu. Sièges couverts de velours vert foncé ROB. MALLET-STEVENS : SALLE A MANGER CHEZ M. GAERTNER
doivent tenir à la fois de la chaise et du fauteuil, avec un dossier point trop volumineux pour laisser toute liberté aux gestes du maître d'hôtel, mais aussi avec des appuie-bras qui permettent de s'accouder. J'aime à les garnir de tissu de crins, matière solide, d'un contact agréable et d'un entretien facile. Comme tapis, je recommande souvent une mosaïque de moquette dont les morceaux raccordés font des dessins géométriques aux oppositions de tons plaisantes". Tel est le thème habituel sur quoi chaque artiste brode selon sa fantaisie, variant les formes et les couleurs, creusant le difficile problème des pieds de table, terreur des maîtresses de maison, ajoutant quelque meuble aux pièces rituelles que nous venons d'énumérer, mais sans jamais s'écarter beaucoup des normes imposées par la logique. Les uns, qui rénovent le fil interrompu de la tradition, nous montrent des ensembles d'un aspect fort proche des styles les plus récents. Ainsi MM. Lahalle et Levard dont les chaises rappellent sans les pasticher les ouvrages pareils, contemporains de Louis-Philippe ; ainsi M. Montagnac qui, par son juste sentiment des proportions, de la mesure, atteint aux meilleures réalisations de toutes les époques. On en peut dire autant de M. Léon Bouchet. Son bahut dessert, au ventre arrondi, bien assis sur ses jambes fines, est conçu de toute évidence dans un esprit très moderne. Pourtant il ne serait pas déplacé au milieu d'un ameublement Louis XVI. Certains ne redoutent point une certaine richesse de décor, témoin M. Majorelle qui mêle le fer forgé au bois de corail de la table et du grand buffet à vitrine auquel il est resté fidèle. D'autres se plaisent à de subtils arrangements de couleurs. Telle Mlle Kinsbourg, des Arts de France, pour la salle à manger de M. et Mme Amson. La table, à jeux de bois, ATELIERS SMITH Mobilier de salle à manger en acajou et ivoire Photos: Rep

Cette publication est une revue mensuelle consacrée aux arts décoratifs et appliqués modernes, intitulée "Les Echos des Industries d'Art". Le numéro d'avril 1927 présente des articles sur la salle à manger, le décor de la table, les nappes, les services de table en faïence et porcelaine, l'orfèvrerie, et l'art décoratif régional à la saison d'art de Nice. Il inclut également des nouvelles et des publicités pour des tissus d'ameublement, tapis, papiers peints et verreries d'art.