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d'écor REVUE PRATIQUE DE L'HABITATION d'aujourd'hui --- 23e année Publication périodique n° 100 Vente en Belgique : SOUMILLON Av. Massenet BRUXELLES C.P. 690-21 Numéro : 60 FB Conseil 1 an (N°) : 390 FB Prix : 350 F
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d'écor REVUE PRATIQUE DE L'HABITATION d'aujourd'hui --- 23e année Publication périodique n° 100 Vente en Belgique : SOUMILLON Av. Massenet BRUXELLES C.P. 690-21 Numéro : 60 FB Conseil 1 an (N°) : 390 FB Prix : 350 F
LES MAGASINS PILOTES RÉGION NORD 124 bis, Boulevard Magenta PARIS - GARE DU NORD RÉGION SUD 104, Av. du Général-Leclerc PARIS - XIV° --- Sélection de meubles contemporains Ensembles mobiliers pour salle, séjour, bureau, chambre d'entrée créations claude vassal --- RELAIS DES MAGASINS PILOTES EN FRANCE ET UNION FRANÇAISE - ALGER - COVEX - 27, Boulevard Carnot - ANGERS - LEFROID - 16, Rue d'Alsace - AUXERRE - CORREZE - Place Hôtel-de-Ville - BEAUVAIS - DALLONS - 26, Rue Sadi-Carnot - BORDEAUX - AMEUBLEMENT DU SUD-OUEST - 38, Rue Dr. Charles Nancel Pénard - CAEN - NOYON - 46, rue Ecuyère - DIJON - AU CONFORTABLE - 73, Rue Chabot-Charny - DOUAI - RAMBOUX - Place d'Armes - EPERNAY - HEUGUET - 16, Rue de Chalons - LAON - WAENDENDRIES - 2, Rue Chatelaine - LA ROCHELLE - GALERIES DU MOBILIER - 40, Rue des Merciers - LE MANS - RABINEAU - Place des Jacobins - LORIENT - MOYSAN - 2, Avenue Anatole-France - MARSEILLE - BLANC - 54, Rue Paradis - METZ - VIRRION - 3, Rue Dupont-des-Loges - MONTPELLIER - K'NEUR - 15, Bd Jeu-de-Paume - MOULINS - BU VAT - 12, Rue Gambetta - MULHOUSE - GROLLIMUND - 25, Pl. de la Réunion - NANTES - BOEFFARD - 8, Rue Mercœur - NEVERS - BU VAT - 3, Rue St-Martin - NICE - BUSSIENNE - 10, Avenue Felix Faure - PAU - LAPEYRE - 6, Cours Bosquet - PERPIGNAN - SIRE - 5, Rue de la Fusterie - RENNES - HAREL - 26, Rue Le Bastard - ROUEN - ASPECT - 20, Place Saint-Marc - SAINT-ETIENNE - FRAPPA - 17, Rue Gambetta - SOISSONS - WAENDENDRIES - 1, Rue du Commerce - TOULOUSE - LEMESRE - 11, Place Esquirol - TOURS - DORE - 180, Avenue de Grammont - TROYES - GUILLIOU-BLANCHARD - 8, Rue République - VALENCE - ROCHEGUEDE - 26, Avenue Victor-Hugo
le décor d'aujourd'hui revue pratique de l'habitation SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 3400000 FRANCS DIRECTION, RÉDACTION, VENTE, ABONNEMENTS 2, RUE DU COLONEL-DRIANT - PARIS (1er) - CENTRAL 22-90 REGISTRE DU COMMERCE SEINE 257-489 B. COMPTE CHEQUE POSTAL PARIS 1752-84 Directeur : JACQUES DE BRUNHOFF Rédacteur en chef : MICHEL DUFET Secrétaire de la Rédaction : MADELEINE FUCHS PUBLICITÉ : SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE RÉGIES Directeur : Guy DUVERNE, 2, rue du Colonel-Driant - PARIS (1er) - CEN. 86-15 PRIX Le numéro (France et Union Française) franco 350 F. Abonnements : Un an (8 numéros), France et Union Franco 2 300 F ; recommandé 2 500 F. Etranger : 3 000 — — 3 300 — 6 mois (4 numéros), France et Union Franco 1 150 F ; recommandé 1 300 F. Etranger : 1 500 — — 1 650 — En cas d'augmentation de prix les abonnés seront servis jusqu'à concurrence de la somme à leur crédit --- N° 100 1956 sommaire - Eloge de la machine, par Michel Dufet... 51 - C'est ici l'une des plus vieilles maisons de Paris (Rue Git-le-Cœur)... 52 - Ces tapis de laine ont été exécutés par des artisans de l'Equateur... 56 - Derrière ce mur aveugle, à Neuilly, habite Max Ingrand... 58 - Des tables en céramique de Madoura... 65 - Dans le patio d'une banque, à Tunis (Pierre Vago, arch.)... 66 - Dans la ceinture verte, un appartement meublé par Landault... 70 - Dans cet ensemble jeune, fait pour des jeunes, survit un souci d'élégance et de distinction (chez Mme Thorel-Arbus... 73 - Le confort dans une pièce unique (Mme Klotz-Gille, décoratrice)... 76 - Les cactées peuvent vous donner des fleurs éphémères et odorantes, par Madeleine Fuchs... 78 - Cette luxueuse sobriété est l'apanage de Marc du Plantier... 81 - Lise Delamare a meublé, et fort bien, son appartement... 84 - Composez vous-mêmes les ensembles les plus variés (Meubles E.F.A.)... 86 - La grande série démocratise la télévision aux Etats-Unis... 90 - C'est une technique nouvelle d'architecture intérieure qu'instaure le Flexwood... 91 - Voilages de coton... 93 - Cette salle de séjour est devant la mer (Buffet et Debaigts, décorateurs)... 97 - L'acier inox va régner dans nos cuisines... 100 --- NOTRE COUVERTURE photo Collas Ce sont des meubles E.F.A. qui composent ce coin de salle de séjour dans un confort agréable, bien étudié pour la vie d'aujourd'hui. C'est le principe même des meubles E.F.A. que d'encastrer dans une ossature de métal des blocs de volume variable pouvant être réalisés sur la demande en quatre espèces de bois : l'acajou, le chêne, le noyer ou le merisier. Le coffre supérieur du meuble de rangement contient le bar, qui s'ouvre par un abattant; tandis qu'au-dessous les portes de l'autre coffre, garnies d'Isolac, sont coulissantes. Sur la droite, un coffre-pla-card. Le fauteuil confortable et le divan sont revêtus de tweed rouge ou bleu; l'un et l'autre sont équipés de coussins en mousse de latex.
c'est ici une des plus vieilles MAISONS A gauche. C'est ici un coin du grand salon avec son beau sol en céramique de Jacques Lenoble. Comme les écailles, ces éléments s'encastreront les uns dans les autres et parent le sol d'une sobriété calme dont la matière est incomparable. Les double rideaux sont or et gris, le mobilier Restauration, amusant et recherchant de l'esprit dans cet intérieur. Ci-dessous, la salle à manger a gagné ses poutres apparentes et l'irrégularité du plafond crée un effet pittoresque de plus. La cheminée de pierre a été achetée dans un vieux château d'environ 1800s de Paris et, placée sur l'axe de la porte d'entrée, elle retrace cette petite pièce majestueuse. Deux placards, avec des portes anciennes sculptées en pointe de diamètre, sont situés au-dessus de la salle. toutes les plafonds RUE Git-le-Cœur, cette maison, l'une des plus vieilles de Paris, ne remonte pas en ligne directe à l'époque de Lutèce, seules ses caves voûtées sont les authentiques vestiges qui lui assurent cette ancienneté. Néanmoins, quelle qu'ait été la complexité de ses générations, elle est là, fidèle à sa racine; remise en état par Mme H... qui, après avoir refait presque tous les gros œuvres, se devait aussi d'en faire valoir l'éternelle poésie, elle reste la plus charmante demeure, avec ses quatre étages et un décor vigoureux et sobre qui ne la dépayse pas.
Éloge de LA MACHINE JEAN DUCHÉ a su raconter à Juliette une histoire de France farcie d'amusantes anecdotes, enfin dépouillée de la robe ennuyeuse dont les cuistres l'ont affublée. Il a réussi cette gageure d'enseigner en distrayant, de marquer dans le souvenir des traits inoubliables en projetant sur les abstractions historiques de jadis, les plus chatoyantes lumières. Dans une grande revue féminine, il examine le problème que pose, dans la société d'aujourd'hui, la situation des femmes qui, lasses des besognes auxquelles on les a, de toujours, astreintes, ont cherché la liberté dans un travail hors de la maison. Curieuse libération, constate-t-il, que celle qui consiste, après avoir passé une fatigante journée de vendeuse ou de dactylo, à rentrer au foyer pour faire le diner, laver et coucher les gosses, faire la vaisselle, etc. « Vous avez fui un esclavage pour tomber dans un autre qui s'y ajoute... En saine logique, conclut-il, je ne vois qu'une solution : que le mari s'initie au maniement du balai et aux travaux de couture. » Puis-je rappeler que cette initiation est déjà faite pour beaucoup de Français qui, lors de leur service militaire, ont dû se familiariser avec tant d'activités ménagères, depuis l'exact parallélépipède rectangle que doit représenter le lit après sa réfection matinale opérée à une vitesse record jusqu'à l'épluchage des patates, en passant par l'astiquage des boutons et des cuirs. Mais est-il certain que la maîtrise à laquelle l'homme parvient dans ces différents domaines et qui dépasse souvent celle à laquelle pourra parvenir sa femme, quelle que soit son agilité, soit efficace aujourd'hui et réponde à des préoccupations bien actuelles ? Dans un moment où l'on parle beaucoup d'« Arts Ménagers » ne conviendrait-il pas mieux d'initier le mari à l'équipement mécanique de sa maison ? A remplacer le balai par un aspirateur et la couture par l'emploi de ces vêtements tissés en matières plastiques, nylon, etc., qui suppriment tout raccommodage ? A profiter en un mot des leçons qu'a prodiguées ce fameux congrès de l'« automation », lesquelles tendent à remplacer la « malédiction des travaux monotones tous les jours à recommencer » par l'emploi d'ustensiles « presse-bouton » ? Pour ma part, j'invite toutes les femmes à chercher dans un travail extérieur une rémunération supplémentaire. Car si, grâce à son salaire ajouté à celui du mari, la femme peut accéder plus vite à l'équipement le plus rationnel et le plus pratique des instruments ménagers, c'est bien le plus grand pas qu'elle aura accompli vers sa libération. Quand cessera-t-on de crier à l'inhumain dès qu'on parle « robot » ? Lorsqu'on pourra lui confier toute cette « malédiction des travaux monotones tous les jours à recommencer », peut-être aura-t-on le loisir de songer, que l'on soit homme ou femme, à cultiver mieux son esprit. Peut-être les émissions les plus intolérables de notre T.S.F. où fleurissent, avec l'accumulation des calembours les plus éculés, la niaiserie et la vulgarité, n'auront-elles plus le nombreux et enthousiaste public qu'elles réunissent aujourd'hui. Par ses incidences sur le niveau de la culture et de l'éducation, en nous libérant des besognes stupides, l'importance humaine du robot doit être immense et ses bienfaits incalculables. S'il existe une libération possible de la femme comme de l'homme, c'est par la machine qu'il les faut convaincre de la chercher, non en leur conseillant de pousser à deux le balai ou l'aiguille. MICHEL DUFEt.
Ci-dessus. Tous les murs de ce charmant boudoir sont revêtus de rabane. Et, au-dessus de l'amusant lit de la chaise d'un petit paravent chinois du XVIIIe siècle, or et gouache est encadré comme un tableau. Le sol est en dalles marbre noir, moucheté de blanc. Une chaise et une table basse en bois doré, une bibliothèque et un secrétariat en acajou, sont les meubles que Mme H. a choisis pour cette pièce si féminine et si intime. Rideaux ivorés. Ci-dessus. Trois enfants vivent dans cette chambre et l'aiment. Avec des meubles bien à leur taille, soit pour l'étude, soit pour le jeu, ils se sentent chez eux. Au fond, dans une alcôve, les lits gigognes. La cheminée au chambranle de bois est bâtie de pierres. Ci-contre, la chambre des parents s'ouvre sur la rue Git-le-Cœur. Choix des objets, originalité des meubles, sol de marbre noir, en marquent le raffinement dans le style du XVIIe.
PARIS s de ces époque photos j.-p. sudre C'est entre des murs ocre rosé que la salle à manger s'organise, enno- blie par la réelle distinc- tion de ses meubles et la belle architecture de sa cheminée Louis XIII sculptée dans la pierre. Les chaises Louis XIII sont groupées autour d'une table au piète- ment de fer, forgé par Poillerat, son plateau est découpé dans une seule et épaisse dalle d'ar- doise. Les rideaux de damas à fond clair évo- quent le style de l'époque.
ces tapis de laine Un champ de bataille bien sympathique ci-dessus, où le corps à corps n'est pas trop redoutable. C'est l'amusante ornementation d'un tapis exécuté par des artisans de Quito (Équateur). Dessin asymétrique assez habile pour être lisible dans les deux sens. A gauche. Ces personnages traités en silhouettes à chaque extrémité d'un tapis long évoquent une scène de paysannerie, sans effet d'exotisme exagéré. Au centre, pour moucheter la partie unie, un léger dessin stylise sans doute quelques cactées, semées çà et là. AU décor d'un tapis on connaît l'imagination du pays. Ces tapis ont été dessinés et tissés en laine par des artisans de l'Équateur. Un charmant bavardage les animaux et les scènes naïves qu'ils contiennent inspirées de la vie des troupeaux de là-bas ou des combats légendaires des héros populaires et d'amusantes ornementsations, trop anecdotiques, ni trop folkloriques. Ces merveilleux artistes ont su redécouvrir le vrai rythme dépouillé, stylisé, c'est-à-dire avant tout celui des contrastions de tonalité et des douceurs coloris, dans une composition asymétrique sur laquelle l'a se pose, aussi bien que les p pour s'y enchanter.
Voici la belle chambre à coucher de M. et Mme H. Le lit à demi-colonnes appartient au XVIIe siècle portugais; il est en palissandre. Une vaste tapisserie des Flandres, datant de la fin du XVIe siècle, le domine au fond et figure la création d’Eve dans un style vigoureux et sensuel. Sur le sol dallé de marbre noir, un tapis au petit point, avec décor de fleurs, trace une surface heureuse. Les rideaux et le dessus de lit sont en tissu rayé vert et blanc. photos jean-pierre sudre
derrière ce mur aveugle, à Neuilly habite MAX INGRAND photos jahan MAX INGRAND, dont on ne connaissait le talent si ne qu'à travers la lumière des vitraux dont il orne à l'églises ou cathédrales, s'ave aujourd'hui comme l'architecte décorateur le plus averti des problèmes si complexes que cette double profession impose. La maison qu'il vient de construire à Neuilly pour lui-même compte parmi celles où s'accusent de façon la plus évidente les meilleures tendances de notre époque. Une façade aveugle, en moelle bruts à joints creux, accueille avec une rude brusquerie le visiteur. Il entre par le seul trou. La maison de Max Ingrand à Neuilly est un exemple à peu près unique, d'une œuvre pensée, construite, aménagée et art. On aimerait l'ouvrir toute grande détracteurs empoussiérés de l'art moderne, pour qu'ils sachent comment la vie neuve s'organise dans un décor choisi, et comment on peut aussi concilier la vie de famille et la vie d'artiste. A gauche. Comme une forteresse avec muraille de moellons, la maison de Max Ingrand dresse sa façade aveugle sur la ville. C'est évidemment une excellente façon de se dérober au bruit et à la curiosité des voisins. A l'intérieur de rempart étanche, la maison propre dite est blottie, ouverte au soleil. La porte d'entrée en verre perce ce
L'ÉQUATEUR Exécutés par des artisans de l'équateur Ci-dessous. Deux tapis originaux et « abstraits », comme diraient les amateurs de fleurettes. La cocasserie, l'invention de ces dessins très libres, l'audace à les réaliser franchement, nous plaisent spontanément tant il est séduisant de voir enfin certains décors dits sérieux, comme le sont en général ceux des tapis, retrouver leur poésie naïve et leur pouvoir de rêverie et d'évasion. Ci-dessous. Voici encore une bien attachante composition, inspirée de la vie des troupeaux. Naïf bestiaire qui devient prétexte à une ronde familière presque enfantine. Avec quelle vivacité, quelle gentillesse spontanée, l'artiste a découpé son dessin dans un mouvement de taches sombres et claires.

Cette publication, numéro 100 de la collection « Le Décor d'Aujourd'hui », est une revue pratique de l'habitation. Elle présente une sélection de meubles contemporains et des ensembles mobiliers pour diverses pièces. Le contenu aborde des sujets variés tels que l'architecture intérieure, le mobilier, la décoration, et des réflexions sur la place de la machine dans le foyer moderne.