Extrait
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MÉDITATION PENDANT L’ACTION
A près un admirable voyage vous êtes arrivé sur un sommet. Vous voici au centre d’un paysage prodigieux.
Les souvenirs de la route parcourue se pressent encore dans votre souvenir en images d’une diversité et d’une grandeur que vous croyez ne pouvoir être dépassées.
Cependant le point culminant où vous êtes monté vous présente un spectacle passionnant de richesse et de nouveauté. Mais vous éprouvez encore quelque peine à le bien comprendre. La flore offre d’autres colorations, d’autres formes. La lumière n’est plus celle à laquelle s’étaient habitués vos yeux. La récolte n’est point celle que vous attendiez, parce que la nature ne vous a pas demandé votre avis.
Vous regardez encore autour de vous, et vous ne pouvez décrypter la direction des routes, l’agencement des mouvements de terrains. Plus loin, à vos pieds, s’étendent les pays que vous aviez visités, d’où vous êtes venu, qui vous avaient, pas à pas pour ainsi dire, enseigné à vous servir de vos yeux et de votre esprit. En avant de vous, se découvrent d’autres espaces qui ne paraissent pas ressembler aux précédents.
Mais peu à peu vos regards s’accoutument à cette confusion qui vous environne. Vous démêlez les grandes lignes et les volumes logiques des sommets parmi lesquels vous vous croyiez perdu. Cela se relie si parfaitement aux horizons d’où vous venez et à ceux qui vous attirent que vous avez peine à admettre maintenant que vous ayez eu peur de vous débattre dans des régions contradictoires, sous un ciel absurde, avec des souvenirs gâtés et des surprises saugrenues. Tout s’est aplani.
Il a suffi pour cela d’un moment de méditation, d’un coup d’œil plus calme, d’un rappel de votre foi en la beauté et en la logique des choses.
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Nous sommes parvenus à ce point extraordinaire. Tout, autour de nous, est encore mouvement, nouveautés qui paraissent étranges, aspects habituels mais placés sous un angle insolite.
Rarement pareille position se rencontre sous les pas des voyageurs que nous sommes. Rarement générations se sont trouvées ainsi placées, non pas presque soudaine- ment, mais du moins avec assez de rapidité pour que celles qui se sont fatiguées sur la route puissent se sentir déconcertées, au milieu d’un présent en apparence chaotique, avec, en arrière, un passé qui n’est plus aussi bien connu, et, devant soi, des étapes qui ne sont pas déterminées encore.
C’est donc de ce moment merveilleux que nous devons profiter pour nous mettre plus sûrement en route de nouveau, et avec moins de défiance. C’est de ce sommet qu’est l’année 1925 et son immense récapitulation des efforts récents et des conquêtes passées que nous devons apercevoir les deux versants de la pensée, de l’art et de la vie.
Un moment de méditation est nécessaire autant qu’il est opportun. Nous convions ceux qui ont suivi cette Renaissance depuis sa fondation à s’y livrer avec nous. Cela est d’autant plus facile et plus fructueux que le plan qu’avait si lumineusement établi son fondateur à jamais regretté, se plaça toujours dans ce poste de double observation. Le culte des chefs-d’œuvre du passé n’allait pas sans sa contre-partie, la foi en les œuvres de l’avenir.
En même temps que cette Exposition affirmera avec un éclat, et disons sans fausse modestie, une supériorité incontestable dans le monde entier, tout ce qu’a fait, en cinq ou six ans la France renaissante, nous avons vu repasser devant nous des siècles et des mondes dont nous sommes issus.
On pouvait craindre tout d’abord que la manifestation fut, quoiqu’éblouissante, incomplète. La part n’avait point été réservée, en vertu d’un plan d’ailleurs établi très judicieusement et avec une parfaite netteté à l’élément que l’on nomme rétrospectif. Rien de semblable aux Expositions de 1889 et 1900, pour ne pas remonter plus haut. L’espace était tout juste suffisant dans ce cœur de Paris qui devait être, encore une fois, par destination et par prédestination, le champ d’expérience pour l’art d’aujourd’hui seulement, et encore, rien qu’à celui qui crée le décor de la vie, et en particulier de la vie de demain.
L’Art décoratif était le maître de l’heure, et de la parole. L’Art que nous avons appelé, pour quelque commodités, l’art figuratif ne pouvait que jouer le rôle, modeste et charmant, d’accompagnateur. Et surtout, à quoi bon, puisque nous possédons au Louvre, au Pavil-
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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE
lon de Marsan, dans nos vieux Palais, dans les collections, partout enfin, des occasions permanentes d'apprendre à connaître les traditions, ne fût-ce que pour mieux nous soustraire à leur esclavage, sans pour cela perdre leur leçon, à quoi bon mêler deux points de vue aussi différents, sous peine de créer d'inutiles conflits, et de perdre, en opposant deux objets, la faciliter de profiter du plus immédiat ?
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Mais il est une logique instinctive dans le développement des évolutions humaines. Cette rétrospective qui n'aurait été bonne qu'à faciliter des malentendus dans l'Exposition elle-même, rien ne s'opposait, il y avait même plaisir et profit, à ce qu'elle fût évoquée autour.
Aussi avons-nous dans Paris une immense et multiple Rétrospective, beaucoup plus complète et plus étendue que celle qu'on aurait pu souhaiter en ajoutant même le Champs-de-Mars et ses rives, aux Champs-Élysées et aux Invalides.
Ce fut d'abord l'admirable Exposition du Paysage français, qu'on a de la peine à se représenter disparue, tant elle avait fait partie de notre âme, tant elle avait été comme l'inventaire de notre Art national et la vérification solennelle de nos titres de noblesse.
De telles démonstrations ne s'éteignent point comme les illuminations d'une fête. Elles créent entre tous ceux qui les ont admirées et comprises des rapports inattendus. Cette Exposition de deux siècles et un quart n'a pas été seulement la confirmation de gloires passées et classées. Elle a, résultat vraiment beau et bienfaisant, créé un trait-d'union entre les ainés et les jeunes.
Dirai-je même que c'est sur les nouvelles générations qu'elle a produit les plus vives et, naturellement les plus durables impressions ? Naturellement, parce qu'ils en sont à la période ou les convictions se forment avec une vivacité et une sincérité que l'on ne retrouve plus en avançant en âge, et en doutes. Vives parce que ce que les artistes des jeunes ateliers, qui ont été vraiment émouvants d'ardeur et de bonne foi, se sont reconnus eux-mêmes dans les Maîtres du passé en ce que ceux-ci avaient été tour à tour des libérateurs.
Ainsi, voilà donc un des angles sous lesquels notre contemplation du haut de 1925 nous permettait de relier les lignes les unes aux autres, du versant de jadis à celui de bientôt.
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Une autre occasion des plus importantes, un des points de repère les plus saisissants qui n'a pas été sans risquer de faire s'entrechoquer les voyageurs qui avaient jadis fait la route et ceux qui la vont continuer, a été cette
Exposition des Cinquante ans de Peinture française à l'Union Centrale.
Exposition incomplète sans doute, comme l'est forcément une vue d'ensemble ; et qui n'était pas exempte d'une pointe de parti-pris sans lequel il n'est pas de bonne définition et démonstrations (car si on fait les parts strictement égales entre toutes les productions, entre toutes les tendances et même entre toutes les absences de tendances, on arrive à quelque chose d'analogie à la neutralisation des forces). Mais Exposition, encore entre toutes, qui a d'autant plus puissamment agi sur les générations nouvelles qu'elles avaient été appelées à se comparer, ou tout au moins à se reconnaître et leurs intentions, dans la personne de quelques-uns de ceux qu'elles ont désignés ou acceptés comme leurs représentants.
Sans que la gloire de Courbet, de Manet, de Renoir, de Cazin, de Fantin, de Degas en eût été atteinte bien au contraire, les routes n'ont point été coupées et il sembla, à entendre la plupart des derniers arrivants, qu'elles aient été rétablies à neuf.
Les désirs de construction dont il avait été si souvent question dans les discussions d'atelier, mais dont les témoignages avaient été de peu d'effet, se sont plus que jamais affirmés, et nous ne serons nullement surpris quand nous verrons certaines évolutions. Au surplus, n'avons-nous pas constaté aux Salons d'Automne, des Indépendants et du Palais de Bois, s'établir, ou se rétablir peu à peu cet accord, avec des tendances à l'élimination de tout de qui était par trop vieux, — et de ce qui était par trop jeune.
Enfin, l'on est obligé d'abrégier ou d'omettre d'autres très intéressantes vues sur le passé, qui ont été ouvertes avec une prodigalité dont la France était peut-être seule capable. Ne fût-ce encore que l'Exposition des Décorateurs de 1890 à Galliera. Mais tout cela a concouru à nous faire distinguer et à nous permettre d'accorder les oppositions, à premières vues disparates, de notre ascension. Il n'y a pas eu révolution, mais évolution. L'architecture a retrouvé la logique disparue jadis sous la profusion des ornements ; la peinture et la sculpture, comme nous le verrons prochainement, ont retrouvé, ou commencé de retrouver leur fonction décorative, sans que pour cela leur fonction intellectuelle ou émotive soit condamnée à mort.
Enfin les générations se sont mieux comprises, et se comprendront mieux encore. Et une des plus heureuses conséquences d'une aussi franche affirmation du présent sera de nous inspirer, sans que nous ayons à renier nos origines, une confiance joyeuse en nos destinées.
ARSÈNE ALEXANDRE.
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A L'EXPOSITION DES ARTS DÉCORATIFS
LE MÉTAL
SZABO. — GRILLE, FER FORGÉ ET BRONZE. — COUR DES MÉTIERS.
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CL. BERNES, MARONTEAU ET CIE
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C'est vraiment un monde que l'Exposition des Arts Décoratifs. On ne s'en aperçoit pas au premier coup d'œil, tant l'ordre et la mesure ont présidé au plan d'ensemble. Mais, dès qu'on essaye d'aller plus avant, d'interroger ces pavillons, ces galeries, ces stands français et étrangers, on se perd, on s'égaré, on désespère de pouvoir jamais tirer des idées générales de ce détail infini, — infini comme la vie moderne qui s'y exprime avec une si belle ardeur. — Car cette Exposition ne ressemble à aucune autre. Les témoins de 1900, de 1889, de 1878 même, se rappellent les classes divisées en compartiments comme les cases du jeu de l'Oie. On passait du fer au bois et du bronze à l'argenterie, et de numéro en numéro on arrivait au but, sans trop d'accident. On avait tout vu — ou du moins on pouvait se l'imaginer.
En 1925, à part les Galeries du Grand Palais, où la céramique, le bois, le métal, les parfums, les bijoux, les tissus, les dentelles, les papiers peints, et le reste, sont compartimentés par catégories, toute l'Exposition procède par « ensembles ». Un décorateur n'expose pas un meuble de salon. Il réalise le salon complet, prêt à être habité, grâce au concours du bronzier, du ferronnier, du céramiste, du verrier, du fabricant de tapis ou de tissus de soie. Chaque pavillon est une ruche, où tout un essaim a mis son labeur en commun.
Le visiteur n'a pas l'impression de parcourir des comptoirs de magasin. Il pénètre dans un intérieur élégant, dont, pour quelques instants, il peut se supposer l'hôte, et même le propriétaire.
La nouveauté de cette conception est plaisante. Elle complique singulièrement la tâche de celui qui, ne se contentant pas de visions brillantes, veut sous ce débordement de belle production, faire la part de chacun de nos métiers d'art. Il est pourtant nécessaire de s'y appliquer. Jamais nous n'aurons pareille occasion d'étudier les tendances de nos artistes, de nos artisans, de nos industriels et de constater les résultats obtenus par leurs efforts, qu'en cette année jubilaire de l'art moderne. Essayons donc, puisqu'il faut bien aborder le problème avec une méthode, même arbitraire, de rassembler nos remarques sous les rubriques de matières et de techniques, et commençons par le métal, comme les vieilles cosmogonies débutaient par l'âge du fer.
L'architecture ferronnière est loin de tenir en 1925 la place qu'elle occupait en 1900 et en 1889. Le budget de l'Exposition, trop maigrement doté, ne permettait pas d'élever des constructions métalliques comme la fameuse Galerie des machines. Si le fer intervient dans les édifices éphémères de l'Esplanade et du Cours-la-Reine, c'est à titre décoratif. Je crois bien que la grande
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CL. F. HARANT
EDGAR BRANDT. — PORTE EN FER FORGÉ. — MAISON DU COLLECTIONNEUR.
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CL. F. HARANT
EDGAR BRANDT. — PORTE EN FER FORGÉ. — PAVILLON DE L'ILLUSTRATION.
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EDGAR BRANDT. — ÉCRANS EN FER FORGÉ.
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PORTE EN FER FORGÉ DU PAVILLON DE LA COMPAGNIE ROYALE ASTURIENNE DES MINES. — GUILLAUME TRONCHET, ARCHITECTE. — VINANT, FERRONNIER.
PORTE EN FER FORGÉ DU PAVILLON DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES. — GUILLAUME TRONCHET, ARCHITECTE. VINANT, FERRONNIER.
métallurgie lorraine, dans le pavillon de Nancy, a seule fait appel au fer forgé et moulé pour les éléments constructifs de son pavillon. La Porte d'Honneur de Brandt et Favier, elle-même, n'a pu être présentée qu'en maquette. Il eût fallu des millions pour substituer le fer ou l'acier au staff.
En revanche, le nombre des grilles, des portes, des rampes, des balustrades, des devantures de boutiques, répandus dans l'Exposition, est surprenant. On se demande comment nos ferronniers ont pu suffire à la tâche ou plutôt on se rend compte qu'entre tous les métiers d'art, celui du fer est maintenant un des mieux organisés, et que, grâce à l'emploi des méthodes modernes de fabrication il a pris place dans la grande industrie, sans rien perdre de ses mérites artistiques. C'est vraiment pour tous ceux qui ont suivi, depuis vingt-cinq ou trente ans, l'ascension ininterrompue de notre ferronnerie française, depuis les premières pièces exposées par le bon maître Émile Robert jusqu'au magnifique épanouissement d'aujourd'hui, une satisfaction sans mélange, en face des beaux ouvrages de Brandt, de Subes, de Szabo, de Schenck, de Nics, de Kis, de Piguet, et des travaux exécutés dans toute l'Exposition par les grandes firmes ferronnières, comme Borderel, Schwartz-Haumont, Baguès, Vasseur, Vinant, collaborateurs des architectes ou des décorateurs et éditeurs eux-mêmes de modèles originaux. Le temps des copies de Lamour est passé. Les industriels se rendent compte enfin que pour faire de l'art, il est bon de s'adresser aux artistes.
On constatera d'aussi heureux symptômes dans une matière, qui, jusqu'à présent, est restée en dehors du mouvement de rénovation. Je veux parler de la fonte de fer. L'avilissement de ce matériau, qui connut au début du siècle dernier une vague indiscutable, a tenu beaucoup plus au mauvais emploi qu'en ont fait les
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fabricants, qu'à son caractère banal et économique. On a voulu l'utiliser pour reproduire, sans les modifier, des ouvrages de forge. Ce qui était très beau en fer est devenu affreux en fonte. Il fallait — et on en verra d'excellents exemples au Village français — composer des modèles adaptés à cette technique spéciale. On ne peut se passer de pièces à bon marché et interchangeables. Mais rien n'oblige à les faire laides.
Les «quincailliers» — on appelle ainsi les fabricants de serrurerie et de bronzes d'appartement — en sont une autre preuve. Depuis plus de cinquante ans, ces habiles industriels se contentaient de surmouler ou de copier les modèles de style, débris des belles demeures d'autrefois. Lorsque les décorateurs avaient besoin de bronzes pour garnir leurs meubles, de plaques de propreté, d'entrées de serrure, d'espagnolettes, de boutons de porte, ils en établissaient eux-mêmes les modèles à grands frais. Aujourd'hui les Fontaine, les Bricard, les Bezault, les Gigou présentent un assortiment de goût très moderne, composé par des décorateurs comme Sue et Mare, Dufrène, Prou, Le Bourgeois, Montagnac, Schenck, Malclès et le renouvellement est des plus heureux. Il n'est pas jusqu'au marteau de porte — dont le rôle aujourd'hui tient cependant plus du décor que de l'utilité — qui n'aît été l'objet d'intéressantes recherches. La maison Fontaine expose dans son pavillon des modèles, fondus à cire perdue, par Bourdelle, Maillol, Bernard ou Jouve. On ne saurait mieux s'adresser.
La fonte d'étain n'est pas représentée à l'Exposition et c'est justice. La faveur passagère que les œuvres de Charpentier, de Larche, de Baffier, de Brateau, de Ledru, lui avaient valu en 1900, n'a pas duré. Nous ne retrouvons pas non plus les somptueux ouvrages de bronze doré que Barbedienne, Linke, Soleau, Beau et leurs émules avaient exposés à la dernière Exposition universelle. Le coût des matières et de la main-d'œuvre n'est pas seul en cause: L'appartement moderne n'a plus sa physionomie d'autrefois, avec son centre d'attraction autour de la cheminée. Mais les bronzières ont encore un beau terrain à exploiter avec les appareils d'éclairage et avec la pendule — au moins jusqu'au jour où nous recevrons l'heure par T. S. F. Il serait injuste de ne pas reconnaître les heureux symptômes de renouvellement qui se manifestent dans cette classe du métal, au Grand Palais, où Georges Contenot prêche d'exemple, à côté
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CL. RENAISSANCE
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JEAN PROUVÉ. — PORTE EN FER FORGÉ PAVILLON DE NANCY.
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de Simonnet frères, Chazelet, Corpet, Cheret, Saglier, et bien d'autres, tout fraîchement orientés du côté des recherches nouvelles.
L'orfèvrerie a été longtemps rebelle au modernisme. On le conçoit. Les conceptions, parfaites en leur temps, des Meissonnier, des Germain, des Roettiers, des Forty, des Biennais, des Odiot, représentaient, aux yeux des industriels et de la clientèle, un répertoire consacré qu'il fallait respecter parce qu'on ne pouvait en surpasser la beauté. Rares, encore, sont les services d'argenterie de goût vraiment nouveau. Les orfèvres en renom se sont plutôt attachés à dépouiller leurs modèles des motifs de style qu'à créer des formes réellement originales. L'expérience de 1900 les rend timides, du moins dans les grandes pièces, car dans la petite argenterie — services à thé, à café, couverts à dessert et le reste — la fantaisie se donne libre carrière. Mais nous avons dès maintenant une école très vivante d'orfèvrerie française, avec Puiforcat, dont les travaux occupent presque tout un pavillon, avec Sue et Mare, dans leur Musée d'art contemporain, avec Béat, Daurat, G. Sandoz, Robert Linzeler, Templier, Cardeilhac, Hénin, Fouquet-Lapar, au Grand Palais. Quant au fondateur d'art A.-A. Hébrard, dont on admire cet été au Musée Galliera les belles créations argentieres de 1900, modelées par Bugatti, Péjac ou Becker, il n'expose au milieu des belles fontes de Bourdelle, Bernard, Patou, Pompon et Desbois que les orfèvreries de Jean Serrière. Mais les pièces au marteau de cet artiste si bien doué n'ont rien à craindre de ce redoutable voisinage.
Je mets volontairement à part la production de l'orfèvrerie Christofle. Elle s'impose en effet par l'ampleur de sa présentation dans son pavillon de l'Esplanade, aménagé par Georges Chevalier et Chassaing, et l'importance de son stand dans le Grand Palais. Mais elle mérite surtout un traitement de faveur par la place
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RAYMOND SUBES. — CACHE RADIATEUR FER FORGÉ AVEC MOTIFS DORÉS, DESSUS MARBRE. — E. BORDEREL ET ROBERT ÉDIT.
ED. SCHENCK. — SOCLE DE VITRINE FER FORGÉ ET CUIVRE POLI. — DESSIN DE ERIC BAGGE, ARCHITECTE. PAVILLON GOLDSCHIEDER.
ED. SCHENCK. — PORTE EN FER FORGÉ. MAISON DU MARBRIER AU VILLAGE FRANÇAIS. DESSIN DE BRACHET, ARCHITECTE.
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BAGUÈS. — LUSTRE EN BRONZE ARGENTÉ AVEC VERRES SATINÉS ET DES COURROIES DE CUIR À BOUCLES D'ARGENT (PAVILLON DE L'ÉLÉGANCE).
BAGUÈS. — LUSTRE EN FER FORGÉ MARTELÉ AVEC ADJONCTION D'ALBATRE ET DE VERRE (PAVILLON DE L'ÉLÉGANCE).