Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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L'ART VIVANT LE GUIDE ARTISTIQUE DANS LES MUSÉES LES MUSÉES NATIONAUX - Musée du Louvre. — Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 10 à 17 heures. Des visites d'ensemble du Musée, sous la conduite de guides autorisés, ont lieu tous les jours à 10 heures et à 14 heures (prix 10 fr.). Visites privées sur demande. - Musée de l'Orangerie (terrasse des Tuileries). — Exposition de la première partie de la décoration de la Casa Amarilla (Palais des Affaires Etrangères du Venezuela à Caracas) par O. D. V. Guillonnet. Tous les jours, sauf le lundi, de 10 à 17 heures. - Musée des Arts Décoratifs (Pavillon de Marsan, 107, rue de Rivoli). — Tous les jours, de 10 à 17 heures. - Musée de l'Armée (Hôtel des Invalides). — Tous les jours, de 13 à 16 heures. - Musée du Luxembourg (19, rue de Vaugirard). — Tous les jours, sauf le lundi, de 10 à 17 heures. - Musée du Jeu de Paume (Place de la Concorde et rue de Rivoli). Annexe du Musée du Luxembourg pour les peintures, sculptures et dessins d'artistes étrangers contemporains. — Tous les jours de 10 à 17 heures, sauf le lundi. - Musée des Thermes et de l'Hôtel de Cluny (24, rue du Sommerd). — Tous les jours de 10 à 17 heures, sauf le lundi. - Musée Guimet (6, place d'Iéna). Arts et religions de l'Orient et de l'Extré-Orient. — Tous les jours, de midi à 16 heures, sauf le lundi. - Musée de Versailles et des Trienons. — Tous les jours de 10 à 17 heures, sauf le lundi. - Musée de la Révolution (Salle du Jeu de Paume, à Versailles). — Ouvert aux mêmes heures que le Musée de Versailles, dont il dépend. - Musée des Antiquités Nationales (Château de Saint-Germain-en-Laye). Collections d'archéologie nationale et préhistorique. — Tous les jours, de 10 à 17 heures, sauf le lundi. - Musée de Maisons-Laffitte (Château de Maisons-Laffitte). — Tous les jours de 10 à 17 heures, sauf le lundi. - Musée de Malmaison (à Rueil). — Collections d'art et d'histoire de l'époque napoléonienne. - Musée de Fontainebleau (Palais de Fontainebleau). — Tous les jours, de 11 à 16 heures. - Musée de Compiegne (Palais de Compiegne). — Collections d'objets d'art et d'aménagement de style. Ouvert tous les jours de 11 à 16 heures. - Musée de la Voiture et du Tourisme. — Collections de carrosses, traîneaux, gravures, etc. Annexe du Musée National de Compiegne. Mêmes heures d'ouverture. - Musée National et Château de Pau. — Collections des souvenirs d'Henri IV et de tapisseries, ouvert tous les jours de 10 à 12 heures et de 13 heures 30 à 16 heures. MUSÉES DE LA VILLE DE PARIS - Musée Galliera (10, Avenue Pierre Ier de Serbie). — Tous les jours de 10 à 17 heures, sauf le lundi. Exposition du Décor Moderne de la Table. - Maison Victor Hugo (6, Place des Voges). — Tous les jours, de 10 à 17 heures, sauf le lundi. Exposition Victor Hugo par l'image, jusqu'au 15 octobre. - Musée Carnavalet (23, rue de Sévigné). — Tous les jours, sauf le lundi, de 10 à 17 heures (le mardi à 12 heures 30 et le jeudi à 12 heures). Archéologie et histoire de Paris. - Musée Cernuschi (7, avenue Vélásquez). — Collections Sino-Japonaises. Tous les jours, sauf le lundi, de 10 à 17 heures, et le mardi à partir de 12 heures 30. - Musées Ethnographique et de Sculpture comparée (au Palais du Trocadéro). — Ouverts les dimanches, mardis et jeudis de 12 heures à 16 heures. - Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris (Petit Palais). — Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 10 à 17 heures et le mardi à 13 heures. - Musée Rodin (Hôtel de Biron). — Tous les jours, de 13 à 16 heures. L'ENSEIGNEMENT DANS LES MUSÉES Tableau Horaire des Visites-Conferences - Musée des Arts Décoratifs. - Mercredi 1er, 14 h. 30. Mme DURAND-LEFEBVRE : Les faïences françaises, Bernard Palissy. - Musée du Louvre. - Jeudi 2, 10 h. 30. M. IBELS: Les Egyptiens. Arts, religion, mœurs, coutumes, costumes. --- Musée du Louvre - Samedi 4, 14 h. 30. Mlle RUTTEN: Antiquités Orientales. Architecture et décoration du métal. Les bijoux et les bronzes. - Lundi 6, 10 h. 30. Mme CHEVALLIER-VEREL: Les débuts de l'art grec. Origine et formation des types plastiques. - M. GILLES de la TOURETTE: Cimabue et Giotto. - M. BAZIN: La révolution esthétique à la fin du XVIIIe siècle. - Mlle GAGNE: Jean Van Eyck, Memling and others (in English). - Lundi 6, 14 h. 30. Mlle PUY LE BLANC: La primitive Egypte et la formation du royaume. - Mme MASSOUL: Les formes et la destination des vases anciens. - Mlle JALABERT: La sculpture romane et les débuts de la sculpture gothique. - Mme BOUCHOT-SAUPIQUE: Les Primitifs français (I). La peinture française à la fin du XIVe siècle. - M. LANSON: La peinture française à la fin de l'ancien régime. - Mlle LEJEAUX: Les primitifs flamands (I). Van Eyck, Roger Van der Weyden. - Mrs. TAYLOR: Millet and the Barbizon painters (in English). Musée du Trocadéro - Mardi 7, 10 h. 30. M. IBELS: Les éléments décoratifs et architectoïques de l'antiquité, l'art roman. Musée des Arts Décoratifs - Mercredi 8, 10 h. 30. Mlle GAGNE: The conditions of private life and the arts of the home in the Middle-Ages (in English). - Mercredi 8, 14 h. 30. Mme DURAND-LEFEBVRE: Le décor caricatural dans les faïences de Nevers et de Moutiers. Musée du Louvre - Jeudi 9, 10 h. 30. M. IBELS: Les Chaldéens et les Assyriens. Arts, religion, mœurs, costumes. Musée du Trocadéro - Vendredi 10, 14 h. 30. Mlle JALABERT: La sculpture romane. Ecole languedocienne. Musée Guimet Mlle PUY LE BLANC: La vie des anciens Egyptiens d'après la décoration de leurs tombeaux. Musée du Louvre - Samedi 11, 14 h. 30. Mlle RUTTEN: Antiquités Orientales. Les principaux monuments religieux et les principaux monuments épigraphiques. - Lundi 13, 10 h. 30. Mme CHEVALLIER-VEREL: L'art en Ionie et dans les îles de la mer Égée au VIe siècle avant J.-C. - M. GILLES de la TOURETTE: Les élèves de Giotto et Paolo Ucello. - M. BAZIN: Un volontaire: David contre lui-même. - Mlle GAGNE: Great painters of the Flemish School in the XVIIth Century (in English). - Lundi 13, 14 h. 30. Mlle PUY LE BLANC: Les animaux sacrés et leur culte dans l'ancienne Egypte. - Mme MASSOUL: La fabrication des vases grecs et étrusques. - Mlle JALABERT: La sculpture gothique au XIIIe siècle. - Mme BOUCHOT-SAUPIQUE: La peinture française au XVe siècle. Jean Fouquet et le Maître de Moulin. - M. LANSON: La peinture française sous la Révolution et l'Empire. La révolution davidienne, les survivances au XVIIIe siècle. - Mlle LEJEAUX: Les primitifs flamands (II). Memling, Gerard, David. - Mrs. TAYLOR: Courbet, Manet (in English). Musée Rodin - Mardi 14, 10 heures. Mlle LEJEAUX: Les premières œuvres de Rodin, l'Age d'Airain, le saint Jean-Baptiste, la porte de l'Enfer. Musée du Trocadéro - Mardi 14, 10 h. 30. M. IBELS: Les trois périodes de l'art gothique. Musée de Cluny - Mercredi 15, 10 h. 30. Mlle CAGNE: Furniture and decoration the XVIIth century (in English). --- Musée des Arts Décoratifs - Mercredi 15, 14 h. 30. Mme DURAND-LEFEBVRE: Les faïences provenantes à formes animales ou végétales. - Le droit d'entrée à chaque visite-conférence est de 10 francs. - Une réduction de 50 % est accordée à tout élève suivant un cours d'enseignement supérieur, sur le vu de une carte d'immatriculation, et à tout élève d'un établissement d'enseignement secondaire public, sur le vu d'une attestation du chef d'établissement. - Des cartes valables pour une année, et donnant droit d'assister à toutes les conférences, sont délivrées au prix de 200 francs. - Une réduction de 20 % sur les cartes d'abonnement est accordée aux membres de la Société des Amis du Louvre et aux membres des Sociétés d'Amis des autres Musées Nationaux; une réduction de 50 % est accordée aux élèves de l'Ecole du Louvre. - Pour les conférences faites au Musée Rodin, le droit d'entrée (2 francs) est exigible, en plus du droit de conférence. Ce droit d'entrée est réduit de 50 % pour les élèves de l'Ecole du Louvre, sur la présentation de leur carte scolaire de l'année. - Pour tous renseignements, s'adresser au Musée du Louvre, grand vestibule, entrée Porte Denon ou Porte Barbet-de-Jouy, 36, quai du Louvre. - Musée Guimet.—Des conférences publiques et gratuites accompagnées de projections ont lieu le dimanche; nous en publierons le programme ultérieurement. --- COURS GRATUIT D'HISTOIRE GÉNÉRALE DE L'ART Ce cours est professé d'octobre à juin en trente leçons, qui sont répétées deux fois en deux séries distinctes. Les leçons de la première série sont données le dimanche matin à 10 heures, celles de la seconde série le jeudi à 20 h. 45. Les dix premières conférences de chaque série sont consacrées à la préhistoire et à l'histoire de l'archéologie égyptienne, orientale, grecque et romaine; les vingt dernières sont consacrées à l'histoire des arts du Moyen Age, de la Renaissance, des Temps modernes et de l'époque contemporaine. Pour chacune de ces séries, des cartes spéciales sont distribuées. Les leçons sont illustrées de projections d'après les monuments et les œuvres composant les collections des Musées français et des Musées étrangers. Le cours est professé dans un local spécialement aménagé à cet effet, au Louvre (Pavillon de Flore, Porte des Lions, 4, quai des Tuileries). Les inscriptions sont reçues à partir du 1er octobre, au bureau de renseignements du Musée du Louvre, Grand Vestibule (entrée porte Barbet-de-Jouy, 36, quai du Louvre, ou porte Denon), tous les jours, de 10 à 17 heures, sauf le dimanche. Un droit d'inscription de dix francs est perçu au moment où la carte est délivrée. Les cours commenceront le dimanche 19 octobre. Nous en publierons le programme. --- L'ÉCOLE DU LOUVRE Palais du Louvre Porte Lefuel, 38, quai du Louvre Fondée en 1881, l'Ecole du Louvre a pour objet l'enseignement de l'archéologie et de l'histoire de l'art. Elle s'attache à répondre dans le public des notions générales sur les collections des Musées. Son but spécial est de former un personnel capable d'être employé dans les Musées français ou dans les missions savantes. Seuls peuvent être suivis, sans distinction de nationalité, par des élèves et par des auditeurs libres. Les auditeurs libres suivent les cours sans obligation d'examen. Pour les élèves, inscrits sur leur demande à un ou plusieurs cours, la durée des études est de 3 ans.

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L'ART VIVANT A la fin de chaque année, l'éleve doit passer un examen sur les matières du ou des cours choisis, l'examen des élèves de première année étant précédé d'un examen éliminatoire sur l'histoire générale de l'art. Après l'examen de troisième année, l'éleve doit pour obtenir le titre d'éleve diplômé de l'Ecole du Louvre, présenter et soutenir une thèse. Les inscriptions sont reçues au Secrétariat de l'Ecole, 38, quai du Louvre, pendant le mois de novembre et éventuellement pendant toute l'année. Le droit annuel d'inscription, pour les auditeurs libres comme pour les élèves, est de 110 francs. Nous publierons le programme des cours. LES EXPOSITIONS A PARIS Galerie d'art contemporain (55, boulevard Raspail). — Œuvres d'artistes contemporains et librairie d'art. Galerie d'art du Montparnasse (132, Boulevard du Montparnasse). — Artistes contemporains. A. Barreiro (30, rue de Seine). — Artistes contemporains. Georges Bernheim (76, rue du faubourg Saint-Honoré). — Tableaux modernes. Bernheim-Jeune (83, faubourg Saint-Honoré). — Tableaux modernes. Marcel Bernheim (2 bis, rue Caumartin). — Maîtres impressionnistes et contemporains. Du 17 au 31 octobre: exposition Ladureau. Bernier (8, rue Jacques-Callot). — Œuvres de Raoul Duly, Othon Friesz, Kars, Laprade, Vlaminck, etc... Bignou (8, rue de La Boëtie). — Tableaux modernes. Billiet (30, rue La Boëtie). — Du 10 au 28 octobre: exposition de maquettes de décors et costumes exécutés pour la Compagnie des Ballets Russes de Serge de Diaghilew. Bing (20 bis, rue La Boëtie). — Peintures modernes. Jacques Bonjean (34, rue La Boëtie). — Exposition de dessins de Tchelitchef. Th. Briant (32, rue de Berri). — Peintures Modernes: Ceria, Coubine, Degaine, Sigrist, Bompard. Bru (14, rue de Clichy). — Galerie ouverte de 9 heures du matin à minuit: peintures modernes. Galerie d'art du Bon-Marché. — Jusqu'au 18 octobre, peintures de Lucien Péri, Romanet, Roger Schardner. Jeanne Bucher (5, rue du Cherche-Midi). — Peintures modernes. Cardo (61, Avenue Kléber). — Maîtres impressionnistes et contemporains. Carmine (51, rue de Seine). — Du 16 au 31 octobre, exposition de peintures de Mme Luciane. BELA KASPAROVA, FIGURES, Jeane Castel (1, Avenue de Messine). — Peintures modernes. Castelucho-Diana (16, rue de la Grande-Chaumière). — Peintures modernes. Jean Charpentier (76, faubourg Saint-Honoré). — Du 1er au 15 octobre: exposition des œuvres d'Elisabeth Curtis et de Szekely-Kovacs. Armand Droux (35, rue de Seine). — Jusqu'au 14 octobre, exposition de peintures récentes de Feder. Dru (11, rue Montaigne). — Du 15 octobre au 3 novembre exposition de peintures de Barbier, Camin, Fournier, Gerbault; céramiques de Massoul. SZÉKELY-KOVACS, NU. Druet (20, rue Royale). — Du 6 au 17 octobre : trois artistes lorrains, E. Ventrillon, G. Ventrillon, Bachelet. Exposition d'œuvres récentes de A. Fabre. Fermé-la-Nuit (41, quai de l'Horloge). — Peintures modernes et librairie. De Frenne (41, rue de Seine). — Œuvres de Bonnard, Vuillard, Utrillo, Modigliani, Boushard, Vlaminck, etc. Galerie de France (1, rue de l'Abbaye). — Peintures modernes. Gerbo (93, Avenue de la Muette). — Peintures de Reignier, Modesti, Marcel Bach, etc. Gilbert (Rue Madame). — Peintures modernes. Charles-Auguste Girard (1, rue Edouard-VII). — Du 11 au 22 octobre, peintures récentes d'Arapoff. Graat (12, rue de Sèze). — Maîtres du XIXe siècle et peintres contemporains. Katia Granoff (19, quai de Conti). — Peintures modernes. Blanche Guillot (17, place du Terre). — Peintures modernes. Galerie ouverte jusqu'à minuit. A.-A. Hebrard (8, rue Royale). — Sculptures de Degas. Wladimir Hirshman (265, rue Saint-Honoré). — Exposition d'œuvres des peintres russes Albert Benois, O. Braz, Beloborodoff, Gauche, Gainerin, De Gumont, Grigorieff, Gloutchenko, Choukhaeff, Somoff, Serebiakoff, Korovine, Millioti, Flurens, Ouline, Ostrooumova-Lebedeva, Zilloty. Javal et Bourdeaux (44, rue de Villejust). — Du 18 octobre au 6 novembre, exposition des originaux des illustrations de P. Jouve, pour la Chasse de Kaa, de Rudyard Kipling. Kleinmann (4, rue de Seine). — Du 15 octobre au 1er novembre, exposition d'œuvres récentes de Gimel. Kolbert « Le Studio » (27, avenue Bosquet). — Peintures modernes. Le Goupys (5, boulevard de la Madeleine). — Exposition de gravures, dessins et peintures de Georges Le Meilleur. Alice Manteau (rue Jacques-Callot). — Peintures de Mintchine, Eve, etc... Henri Manuel, 27, Faubourg Montmartre. — Du 1er au 15 octobre. Toiles de Bourgogne de Pierre Garnier. G.-L. Manuel Frères (12, rue de Presbourg). — Salon du Livre d'Art français et exposition de peintures modernes : Vision de vacances, jusqu'au 10 octobre. Du 15 octobre au 15 novembre, peintures, dessins, gravures et livres : la Chasse, jadis et aujourd'hui. Marseille (7, quai Voltaire). — Œuvres de Boussingault, de La Fresnaye, Lotiron, Luce, Marchand, Segonzac, Signac, etc... Malhot (91, rue des Martyrs). — Peintures modernes. Nouvel Essor (40, rue des Saints-Pères). — Aquarrelles, dessins et gravures modernes. Paquerneau (rue Mazarine). — Peintures modernes. Galeries Georges Petit (8, rue de Sèze). — Peintures modernes. Galerie Pierre (2, rue des Beaux-Arts). — Peintures modernes. Le Portique (99, boulevard Raspail). — Peintures modernes. Quatre-Chemins (18, rue Godot-de-Mauroy). — Dessins et lithographies de Matisse, Marie Laurancin, Modigliani, Picasso, etc... Renaissance (11, rue Royale). — Jusqu'au 28 octobre : Exposition de la Soie artificielle de Camais. A.-M. Reitlinger (12, rue La Boëtie). — Du 17 au 31 octobre : Exposition des Anciens Élèves de l'Ecole A.B.C. de Dessin. Santiago (10, rue des Beaux-Arts). — Exposition d'œuvres récentes de Marie Vassilieff Gross, Sine Mac Kinnon, Zina Gauthier, Kaye, Durand-Rose, Scott, Velez, Brenson et Romulo Rozo. Galerie du Sénat (28, rue de Vaugirard). — Jusqu'au 10 octobre : Mas et Portraits; du 13 au 23 Paysages de France. Au Singe peignant (31, rue de Richelieu). — Tableaux anciens et modernes, bibelots. Sloden (43, faubourg Saint-Honoré). — Peintures et dessins de Corot, Picasso, Derain, Vlaminck, Utrillo, etc... Sculptures de Bourdelle, Tsapline. Vanleeer (41, rue de Seine). — Peintures modernes. Vignon (17, rue Vignon). — Œuvres de Picasso, Braque, Rouault, Utrillo, Chirico, etc. Colette Weil (71, rue La Boëtie). — Du 17 octobre au 5 novembre : œuvres récentes de Foujita. Yvangot (29, rue de Penthievre). — Œuvres de Bombois, Braque, Chagall, Derain, Dufy, etc... Zak (16, rue de l'Abbaye). — Peintures modernes. ESTAMPES André (3, rue des Saints-Pères). — Eaux-fortes modernes. Doré (33, rue de Richelieu). — Pointes sèches et eaux-fortes originales modernes; reproductions de musées. BELA KASPAROVA, FIGURES, BELO KASPAROVO, FIGURE.

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PEINTRES DE NOTRE TEMPS FORAIN — Depuis que je suis dans les moins de quatre-vingts ans, me dit Forain, je sens que ma mémoire s'en va. C'est une boutade... que je me garde de prendre au sérieux. Pourtant, il parle lentement, d'un ton lassé. Il commence des phrases qu'il n'achève point, reprend sa conversation, puis s'arrête brusquement. Il semble chercher dans sa mémoire comme s'il hésitait à puiser dans le fond inépuisable de ses souvenirs. Je l'ai surpris chez lui, en plein travail, dans l'hôtel qu'il s'est fait bâtir, voici trente-cinq ans, rue Spontini, non loin de cette Porte Dauphine, où, comme l'a dit Jacques-Emile Blanche, « passent tous les acteurs de sa comédie ». Assis devant son chevalet, un chapeau mou sur la tête, il achève une toile de petites dimensions, sur laquelle de longs rubans de couleurs vives semblent retenir les formes, encore peu précises, du Christ et de la Samaritaine. Son dessin est resté mobile et expressif comme son visage, sa bouche ironique et ses yeux gris, dont le regard a conservé toute la vivacité et tout l'éclat de la jeunesse. Pour le mettre en verve, je lui parle des derniers " mots " qu'on lui attribue, de la légende qui s'est faite autour de lui, autour de sa vie... — On a dû vous prêter bien des mots ? lui dis-je. Il lève les bras, comme pour repousser un poids qui l'accable ; puis d'un ton mécontent : — On m'en a prêté de toutes les couleurs !... On a colporté des histoires absolument fausses... N'a-t-on pas écrit que j'avais couché sous les ponts, avec Carpeaux ! Or, Carpeaux avait vingt-cinq ans de plus que moi et il était dans toute sa gloire quand je l'ai connu. Là-dessus, le voilà qui s'anime, pose ses pinceaux, se tourne vers moi, et, me tenant sous le feu de ses regards, se met à me conter des souvenirs de sa jeunesse. Puis il en vient à me parler de ses voyages en Italie, en Grèce, en Palestine, du village de Tibériade et de son lac, limpide et doux « comme un œil bleu ». Il juge durement l'art contemporain. « Il est impossible de peindre le nu en plein air, me déclare-t-il ; les tons changent trop rapidement. D'ailleurs tout ce que l'on a peint ainsi a l'air d'avoir été fait après déjeuner... Les modernes se sont interdit l'usage du premier plan. Leurs tableaux ne sont que des fragments ; ils sont rarement composés et ne font jamais événement... Pour en revenir au nu, j'espère voir, un jour, un peintre nous donner un jugement de Paris. On peut, avec trois femmes, faire un chef-d'œuvre. Ce n'est pas le sujet qui est original, mais la façon de l'interpréter. » Pour bien pénétrer dans l'œuvre de Forain, il est bon de connaître sa vie. Cet œuvre, si complexe, est des plus vastes. A côté de ses estampes et de ses peintures, de ses dessins et de ses légendes, directement pris à la vie et souvent si cruels, si atroces même, il existe des lithographies, des eaux-fortes, des toiles rayonnantes de tendresse et de pitié, notamment des scènes religieuses. Au vrai, il y a deux Forain. Le grand artiste semble avoir hésité sans cesse entre le vice et la vertu, entre l'idéal et la réalité. On discerne à la fois en lui une intelligence des plus pénétrantes, un esprit sarcastique, impitoyable, négateur, et, d'autre part, un esprit enthousiaste, voire mystique. Peuple par sa verve gamine, il reste aristocrate par l'élévation de la pensée et par le goût. Son amertume l'a fait comparer à Becque, — car il faut le considérer lui-même comme un écrivain de grande race; — mais, ainsi que le reconnaît Henri Focillon, il y a chez lui un snobisme de férocité qu'il a tempéré « de compassion chrétienne ». * Jean-Louis Forain est né à Reims, le 23 octobre 1852. Son père, petit artisan, songeait à faire de lui un bourgeois ou, tout au moins, un employé. Ce qui ne souriait guère à l'enfant, dont la seule joie était de copier des dessins au musée du Louvre, surtout des dessins de primitifs. Un jour, — Jean-Louis avait environ quatorze ans et demi, — un vieillard, qui l'avait vu crayonner sur ses cahiers de classe, l'accompagne au sortir du Louvre ; et, comme il pleuvait, il l'abrite sous son parapluie. Sous ce parapluie, la conversation s'engage. — Je voudrais être artiste, dit Jean-Louis à l'inconnu, mais ma famille s'y oppose. Après avoir examiné longuement les essais du jeune homme, le vieillard dit à ses parents : — Confiez-moi votre fils. Je suis peintre ; je lui enseignerai les principes de mon art. Peintre, ce brave homme l'était, en effet, car il avait brossé, en son temps, des tableaux d'histoire dans le goût de Paul Delaroche. Il enseignait le dessin à Toulouse et il était venu à Paris pour le concours du Prix de Rome de son fils. Il se nommait Jacquesson de la Chevreuse et vivait chichement, rue Cassette, dans un modeste logement composé de deux mansardes. Pendant que Jean-Louis, assis dans une des mansardes, dessinait d'après des modèles de dessin, M. Jacquesson, toujours vêtu d'une redingote, rafistolait à la colle de pâte des livres d'heures qu'il avait achetés sur les quais. Jean-Louis allait lui chercher son déjeuner qui se composait invariablement d'une tasse de bouillon et de pain rassis. Homme très pieux, M. de la Chevreuse emmenait son disciple à toutes les adorations perpétuelles, tantôt à Saint-Sulpice, tantôt à Picpus ou à Ménilmontant. Maître et disciple partaient, chaque matin, vers six heures et se rendaient à pied dans une des quarante basiliques de Paris. Ce qui devait faire dire plus tard à Forain : « On ne prenait pas assez d'omnibus. » Jean-Louis vécut ainsi pendant près d'un an auprès de son protecteur, qui lui enseignait à la fois le dessin et la vertu. Mais de jeunes rapins, auxquels il était confié, se moquèrent de ses saintes résolutions et l'entrainèrent en des lieux... dont il avait jusqu'alors ignoré l'existence. Si bien que le disciple de M. de la Chevreuse manqua plusieurs adorations perpétuelles. Son maître en conçut un vif chagrin et, comme sa femme et sa fille venaient d'arriver à Paris pour visiter l'Exposition (de 1867), les leçons qu'il donnait à Forain furent interrompues. Privé de tout enseignement, Jean-Louis entre à l'Ecole des Beaux-Arts où il ne fait, du reste, qu'une très courte apparition, ne pouvant supporter l'enseignement qu'on y donnait et « l'ennui du modèle posé ». Il se remet alors à fréquenter le Louvre. Il dessinait, un matin, dans la Salle des Boîtes, d'après le Faune de Michel-Ange, lorsque le bruit d'une respiration, derrière lui, le fait se retourner. Il aperçoit un petit homme sec, nerveux, « les cheveux longs, moustache et barbiche à l'imperiale », qui le regardait. — « Mais ce n'est pas mal du tout ! lui dit notre curieux... Il y a bien quelques erreurs... Attends, je vais te recalcer ça. » Et, tirant un crayon de sa poche, il se met à redessiner le nez du Faune d'un trait aigu et net