Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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16e ANNÉE Nouvelle Série NUMÉRO 21 NOVEMBRE 1921 L'ART ET LES ARTISTES FORAIN par GUSTAVE GEFFROY DIRECTEUR-FONDATEUR ARMAND DAYOT RÉDACTION ADMINISTRATION 23, Quai Voltaire, PARIS Revue d'Art de France et de l'Etranger

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L'ART ET LES ARTISTES Revue d’Art ancien, d’Art moderne, d’Art décoratif (paraissant dix fois par an) (chaque mois sauf en août et septembre) --- Abonnement $\left\{ \begin{array}{l} \text{FRANCE.. .. 60 fr.} \\ \text{d’un An : } \left\{ \begin{array}{l} \text{ÉTRANGER. 75 fr.} \end{array} \right. \end{array} \right.$ Directeur-Fondateur : ARMAND DAYOT Secrétaire de Rédaction : PIERRE LADOUÉ --- XVIe Année — SOMMAIRE DU NUMÉRO 21 (Novembre 1921) J.-L. FORAIN (32 illustrations) . . . . . . . . . . . GUSTAVE GEFFROY, de l’Académie Goncourt. L’ACTUALITÉ : Une première visite au Salon d’Automne. — L’Exposition Yasushi Tanaka. — La Maison de Chéret à Nice, par Pierre Borel. — Echos des Arts. — Les Expositions. — Les Livres. En hors texte : LA TOILETTE, par FORAIN. --- Prix de ce Numéro : 10 francs pour la France, 12 francs pour l’Etranger. (Envoi d’un Numéro spécimen contre mandat de 3 fr. 50) --- Tous droits de reproduction, de traduction et d’interprétation réservés pour tous pays. Les Articles publiés par L’ART ET LES ARTISTES deviennent la propriété de la Revue. --- Nous nous permettons d’aviser nos nombreux correspondants qu’il ne sera plus répondu désormais par l’Administration et la Rédaction de L’Art et les Artistes qu’aux lettres contenant l’affranchissement de retour. --- GALERIE HAUSSMANN G. DANTHON $\mathcal{O}\mathcal{O}\mathcal{O}$ TABLEAUX MODERNES — SCULPTURES 29, Rue La Boëtie Téléphone : ÉLYSÉES 12-14 --- La grande Liqueur Française Bénédictine --- Copyright by L’Art et les Artistes, 1921 L’administrateur-gérant : Georges COUTAREL

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"ARTES" 8, rue Tronchet Les Tapisseries modernes de Fernand Maillaud Les plus belles Galeries d'Art de Paris J. ALLARD & Cie LES MAITRES MODERNES ŒUVRES DE FORAIN 20, rue des Capucines, PARIS Tél.: CENTRAL 13-36 Adresse télégraphique: ALNO-PARIS L'ART ET LES ARTISTES publiera, entre autres articles, dans son prochain numéro une importante étude richement illustrée de M. L.-Ch. WATELIN sur l'Art décoratif au Salon d'Automne

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LA PREMIÈRE VOITURE FRANÇAISE CONSTRUITE EN GRANDE SÉRIE Avant d'avoir fait ses preuves la voiture fabriquée en grande série avait à supporter toutes les critiques. Après deux ans d'usage elle s'est imposée à tous par ses hautes qualités de résistance, d'élégance & d'économie --- LA 10 HP CITROËN A DÉSORMAIS CONQUIS L'ENTIÈRE SYMPATHIE DU PUBLIC 350 AGENTS ET SUCCURSALES USINES CITROËN CONFORT 115-143, QUAI SOUPLESSE 20.000 VOITURES EN CIRCULATION DE JAVEL - PARIS RAPIDITE. --- HOTCHKISS Usines à Saint-Denis-sur-Seine. Magasin de Vente et Exposition: 136, Champs-Elysées, Paris. La Voiture construite avec la même précision que la célèbre mitrailleuse: l'Arme de la Victoire

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J.-L. FORAIN L'HOMME ET L'ŒUVRE par GUSTAVE GEFFROY I. — Chez Forain. Rue Spontini, n° 30 bis, à Passy, dans un quartier spacieux et éclairé, de maisons nettes, bien râclées, où il y a encore pourtant quelques vieux murs à chevelures de lierre. C'est là qu'habite Forain, depuis vingt-cinq ans, avec sa femme et son fils. Il a connu la bohème artiste, la pauvreté, la misère. Il a supporté tout en blaguant et en travaillant. C'est le travail qui sauve. Il a travaillé sans cesse, fortement, âprement, et il a sauvé son talent et sa vie. Avec des feuilles de papier, équivalentes à des articles de journaux, il a conquis son droit de bourgeoisie, les feuilles de papier se sont changées en pierres, et il a édifié sa maison. Rien de plus louable et de plus honorable que les acquisitions du confort moderne ainsi opérées à la pointe du crayon et de la plume. Entrons, pour savoir si le camarade que je n'ai pas vu depuis tantôt dix ans, n'est pas trop changé par la guerre. Au coup de sonnette, un aimable valet de chambre vient ouvrir et nous convie, mon ami Achille Astre et moi, à attendre dans un vaste vestibule où je retrouve les choses à la même place qu'autrefois. Sur un grand panneau, une ruine romaine de la manière d'Hubert Robert fait un fond de décor de petit théâtre à la salle meublée de quelques sièges et dont les murs sont garnis de dessins, pour la plupart du maître du logis. Il y en a d'autres de Mme Forain, au vif talent de pastelliste, et je crois bien aussi, du jeune Forain Jean-Loup, né parmi les dessins et qui a obéi instinctivement à la vocation qu'il trouvait dans son berceau. Mais j'ai à peine le temps d'entrevoir les visages et les silhouettes aux crayons noirs et aux crayons de couleurs, un paysage de Daumier, une danseuse de Degas. Forain nous attend dans son atelier, en haut de la maison. Le voici, toujours fin et alerte, sanglé dans son veston, coiffé d'un léger chapeau mou, qu'il relève de temps en temps sur le haut de la tête. Il a toujours la poignée de main cordiale, le regard pénétrant, l'œil riant avec une flamme aiguë qui passe sans cesse, le FORAIN DANS SON ATELIER (Dernier portrait de l'artiste)

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L'ART ET LES ARTISTES sourire en coin de bouche, la parole un peu chercheuse et hésitante, mais avec le trait qui part toujours à temps et qui porte au but. Il a toutefois une nuance de sérieux plus marquée qu'autrefois, une espèce de lassitude d'en avoir tant vu. La guerre l'a marqué, bataille, l'armistice, l'entrée à Metz, l'entrée à Strasbourg, l'entrée à Mayence — et la paix à Versailles. Forain me montrera d'ailleurs tout à l'heure quelques impressions saisissantes des spectacles qu'il a vus, et tirera d'une armoire comme tous les hommes des générations d'aujourd'hui, d'hier et même d'avant-hier. Elle l'a même marqué deux fois, puisqu'aux jours de sa jeunesse, il a subi 70-71 et qu'il vient de subir 1914-18. — Je puis dire que j'ai vu toute la guerre, et que j'ai tout vu de la guerre, depuis 1915 jusqu'à la fin, les tranchées, les champs de pour me les donner les deux bouquins où sont reproduits ses dessins de cinq années : De la Marne au Rhin. Mais avant de regarder les toiles et d'ouvrir les livres, je contemple cet atelier de Forain où il y a juste la place pour peindre. Ce n'est pas que l'atelier soit petit, il est au contraire très grand, si grand qu'il faut deux poêles pour le chauffer. Mais AU RESTAURANT (1879) Phot. E. Druet.

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J.-L. FORAIN je n'en ai jamais vu d'aussi encombré, de toiles, de dessins, de cartons, de livres, de paquets. C'est à peine si un sentier est tracé à travers tant de choses pour aller d'un bout à l'autre de la pièce. Il y a des intérieurs vient de revenir... Tout sera encore sans doute là dans un an! Il a bien raison de ne pas se frapper davantage. Si l'un trouve un coin pour écrire, et l'autre assez d'espace pour travailler devant DANS LES COULOIRS DE L'OPÉRA (PEINTURE) d'hommes de lettres aussi remplis et débordants de paperasses de tous genres, et il y en a un que je ne connais que trop. Forain considère d'ailleurs cet amoncellement avec une tranquille philosophie. — Tout ça, dit-il, est parti à la campagne sous les coups de canon de la Bertha et ça un chevalet, tout est encore pour le mieux. Il en est ainsi pour Forain, il est tout à la peinture. — Je ne dessine plus dans les journaux, me dit-il. La politique ne m'intéresse plus, de droite ou de gauche, de radicaux ou de socialistes.

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L'ART ET LES ARTISTES Des luttes anciennes où il a pris parti de manière si virulente, il parle comme si c'était lointain, lointain... Il a vu autre chose depuis, des peuples, des races aux prises, un abîme de feu, de lave, de boue, où la France a failli sombrer, et il ne comprend pas sans doute que tous ne soient pas hantés de ce cauchemar, et tous d'accord pour réparer le mal, panser les plaies, faire revivre la patrie si profondément blessée. Il ne retrouve son sourire malicieux que pour parler de l'art qui se contente de théories sur les volumes, les constructions, qui se satisfait trop facilement d'arabesques, de traits, de géométrie, etc. — Ce sont des tableaux qui pourraient être racontés par des aveugles! dit-il. Et il fait sa profession de foi qui est de croire qu'il faut s'appliquer à bien peindre, comme les maîtres peignaient autrefois, en disant autre chose, si l'on a autre chose à dire. « La manière de peindre n'a pas besoin de changer, conclut-il. » « Et chacun a tout de même la sienne! lui dis-je. » « Parfaitement. » II. — Années d'apprentissage. Comment Forain est devenu artiste? Cela a été déjà raconté sans doute maintes fois, mais je le raconte ici d'après le récit qu'il vient de me faire. Le goût du dessin, il l'a toujours eu. Tout jeune, tout enfant, à douze ans, à quatorze ans, il allait avec un calepin dessiner au Louvre, à l'époque heureuse où l'on n'avait pas encore eu l'idée de mettre des tourniquets aux portes. Le petit Forain n'y serait peut-être pas entré aussi souvent et il faut avouer que c'eût été dommage. Quand quelqu'un peint ou dessine, le désir des passants est de voir le dessin ou la peinture. Un vieux monsieur s'arrêta donc derrière Forain à le regarder faire. — « Ce n'est pas mal, lui dit-il. Il faudra continuer. » Et la conversation engagée se termine par l'offre du vieux monsieur d'aller voir les parents de Forain et de leur demander s'ils veulent lui confier leur fils. C'était un professeur de dessin, M. Jacquesson de la Chevreuse, qui exerçait sa profession à Toulouse et se trouvait à Paris pour le concours du prix de Rome de son fils. L'offre est acceptée et le jeune Forain s'en va tous les jours rue Cassette, chez M. Jacquesson de la Chevreuse. Celui-ci n'était pas logé sans raison dans le quartier Saint-Sulpice. Il professait en même temps le dessin et la piété la plus assidue, faisant partie de confréries, allant d'une paroisse à l'autre pendant les périodes d'Adoration perpétuelle. Le jeune Forain l'accompagnait donc au Louvre et dans toutes les églises de Paris et de la banlieue, et je me risque à croire qu'il a fait ainsi son éducation religieuse en même temps que son apprentissage du dessin. Après cette première rencontre, il y en eut une seconde, deux ans après. Forain dessinait, dans la salle des Boîtes, alors existante au Louvre, d'après la tête de satyre de Michel-Ange. Un monsieur passe encore et regarde, naturellement. Un homme petit, de visage énergique, les cheveux longs, moustaches et barbiche à l'impériale. Il approuve le travail

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J.-L. FORAIN AU BUFFET (PEINTURE, 1884) de Forain, et même, tirant un crayon rouge de sa poche, lui fait une correction à la sanguine, une correction « excellente », dit Forain, qui n'était tout de même pas content, croyant « abimé » le dessin qu'il destinait filialement à sa mère. La correction faite, le monsieur s'en va en laissant sa carte à l'enfant, qu'il invite à venir le voir. Il y a sur cette carte ce nom : « Carpeaux », qui ne dit rien à Forain. Mais il dit davantage à un camarade : « Eh bien! dit celui-là, tu en as de la chance! Carpeaux! C'est le professeur de dessin du prince impérial! » Forain va chez Carpeaux, faubourg Saint-Honoré, dans une maison et un atelier qu'il occupera plus tard, où celui qui écrit ces lignes a vu pour la première fois Forain, en compagnie de Paul Hervieu. Le jour où il se présente, Carpeaux n'est pas là, mais il y a de la terre glaise, des selles et l'apprenti-artiste modèle une figurine qu'il laisse là, avec son nom et son adresse. Carpeaux lui écrit de revenir, l'accueille avec transport, s'exclame, lui affirme que c'est magnifique, mais qu'il ne refera cela que dans trente ans. Pendant ce temps là, il faudra « apprendre » et non plus deviner. Pour commencer, Forain va apprendre chez Carpeaux, il modèle un bas-relief d'après je ne sais quelle gravure du XVIIe siècle, où il y a un personnage aveugle, et c'est ce personnage que Forain n'arrive pas à réaliser. « Monsieur, dit-il à Carpeaux (on ne disait pas sans cesse « maître » et « cher maître » dans ce temps-là), Monsieur, je ne peux pas, je ne peux pas ! » « Eh bien, dit le sculpteur de Flore et de la Danse, va dans la rue, cherche un aveugle sous une porte cochère, prends un croquis et reviens faire ton bonhomme ». Ce qui fut fait. « Leçon d'observation », dit Forain, qui en a profité. On peut admirer la manière d'un grand artiste comme Carpeaux, recueillant et éduquant le gamin rencontré au Louvre, devinant l'artiste chez ce gosse, et le prenant chez lui, à côté de lui, pour développer son instinct, le changer en science, créer son avenir. Les autres rencontres de Forain, en ces années là, furent celles des artistes du passé. Il fréquentait assidûment le Louvre et on peut bien remarquer en passant que cette fréquentation n'a pas supprimé en lui l'originalité et qu'il est sorti avec sa force nais-

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L'ART ET LES ARTISTES sante de ces luttes avec les dieux et les demi-dieux de la peinture. La tradition, qui asservit les faibles, libère les forts. Celui-ci n'allait pas seulement au Louvre, il allait aussi à la Bibliothèque nationale, au Cabinet des Estampes, où il copiait sans relâche, demandant aux dessinateurs et aux graveurs le secret de leur génie, l'animation de leurs lignes, le mystère de leurs résumés. Il dit avoir copié Holbein sans relâche, pour la ressemblance évidente de ses physionomies, pour la mise en place rigoureuse des traits dans les visages. Et un jour qu'un voisin de travail était parti avant l'heure, Forain eut la curiosité de regarder les albums qu'il avait laissés sur la table. Goya! « Ce fut pour moi, dit-il, le coup de foudre! » Telles sont les origines et les études du jeune Forain dessinateur. Pour le peintre, il fit son premier essai dans l'atelier d'André Gill, le dessinateur de la Lune et de L'Eclipse sous l'Empire, de L'Eclipse et de la Lune Rousse sous la République. Les études du dessinateur et du peintre se trouvaient interrompues par le siège de Paris et par la Commune, puis par le service militaire retardé de deux ans par les événements, et que Forain accomplit en 1874-75. II. — Salons et expositions. Les commentaires de J.-K. Huysmans. Les années qui suivent, Forain trouve ses vrais maîtres et compagnons: Edouard Manet, Edgar Degas, Desboutin. Les rencontres, puis les réunions régulières, bientôt de chaque soir, ont lieu au Café de la Nouvelle-Athènes, place Pigalle. Chacun de ces artistes, classés comme irréguliers, a ses habitudes dont il ne se départ pas. Desboutin quitte ses amis à neuf heures et demie, et Edouard Manet, à onze heures. Degas s'attarde plus volontiers à la conversation. Forain est le lutin de ces réunions, il plaît à ces ainés par sa blague charmante où la pointe aiguë se fait déjà sentir. Nul doute que sa verve ne soit aiguisée à l'esprit de Manet, expert aux définitions à l'emporte-pièce, aux arrêts de Degas, de forme à la fois légère et péremptoire. Par malheur, toutes ces paroles se sont envolées dans la fumée des cigarettes, des cigares et des pipes, dans l'atmosphère chaude, odorante de liqueurs et traversée de nuages de poudre de riz musquée des belles de l'endroit. Ils ont dû en « parler », de ces « Salons » qu'écrivaient alors Paul Mantz et Albert Wolff et aussi Duranty et Huysmans, et la peinture de poncifs et d'anecdotes a dû passer quelques mauvais quarts d'heure, malgré la haute protection de l'Institut, qui couvrait alors de son ombre froide le Salon officiel, le seul, celui des Champs-Elysées, qui se tenait au Palais de l'Industrie! Les peintres indépendants de la Nouvelle-Athènes avaient bien du mal à en forcer de temps en temps les portes. Degas y avait renoncé. Manet persistait, prétendait que la bataille de l'art devait se livrer là, bien que ces batailles eussent été pour lui le plus souvent des assauts outrageants. Il avait été bafoué en 1863, avec le Déjeuner sur l'herbe, en 1865, avec l'Olympia, mais il avait remporté un triomphe de surprise, en 1873, avec le Bon bock, et il conti- Phol. E. Drucd. PORTRAIT (PEINTURE, 1878)

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J.-L. FORAIN nuait à croire, comme Cézanne, qu'il fallait exposer au Salon. Il ne fut donc pas des expositions du groupe d'amis dont il faisait partie, et on ne trouvera son nom à aucune des expositions particulières que tinrent ceux-ci, à l'enseigne des Indépendants et des Impressionnistes. 28. Il est là avec Bracquemond, Marie Bracquemond, Caillebotte, Cals, Mary Cassatt, Degas, Lebourg, Monet, Pissarro, Rouart, Somm, Tillot, Zandomeneghi. De même, en 1880, il expose rue des Pyramides, 10, avec les mêmes artistes (moins Cals, Monet, Somm), auxquels se sont joints Gauguin, LE MARÉCHAL PÉTAIN Forain, comme Manet, envoie au Salon, où il est reçu une fois. Il ne fait pas partie des premières réunions du groupe, de celle qui eut lieu en 1874, chez Nadar, boulevard des Capucines; de celle de 1876, chez Durand-Ruel; de celle de la rue Lepelletier, en 1877. Mais son nom apparaît en 1879, à la quatrième exposition qui a lieu avenue de l'Opéra, Guillaumin, Levert, Berthe Morisot, Raffaëlli, Vidal, Vignon. En 1881, il est aussi de la sixième exposition, boulevard des Capucines, 35, chez Nadar, avec Mary Cassatt, Berthe Morisot, Degas, Gauguin, Guillaumin, Pissarro, Raffaëlli, Rouart, Tillot, Vidal, Vignon, Zandomeneghi. En 1882, il n'est pas de la septième exposition qui a lieu rue Saint-