Extrait
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
Page 1
La Manufacture de Porcelaine de Vienne
Vienne, centre d'une vaste monarchie, résidence des Habsbourg, se vante depuis des siècles d'une culture raffinée. Sous les auspices de la famille impériale et d'une aristocratie nourrie dans le luxe et l'élégance, les arts industriels y ont fleuri de tout temps. Les palais historiques de Vienne gardent des joyaux précieux, témoignant du goût sûr et de l'habileté des humbles artisans qui les créèrent, et dont nous ignorons souvent jusqu'aux noms. La porcelaine de Vienne occupe une des pages les plus glorieuses de l'histoire des arts et métiers viennois. Jusqu'à l'heure présente la bibliographie de cette industrie artistique était tout à fait insuffisante. Le premier auteur qui donna un précis de l'histoire de la porcelaine de Vienne fut Jacob von Falke. Son livre parut en 1867, une seconde édition date de l'année 1878. Quelques articles parurent ensuite dans des périodiques différents, qui ne traitaient que des questions de détail. L'exposition de porcelaine de Vienne, en 1904, au musée autrichien des arts industriels, fit sensation.
C'était comme une révélation pour les Viennos eux-mêmes. L'intérêt général, éveillé par cette exposition, une des plus intéressantes organisées à Vienne, suscita l'initiative d'une superbe publication, qui devait comprendre l'histoire complète de la manufacture impériale. Il s'agissait d'utiliser tout le riche matériel qui reposait dans les archives, à peu près inexploité jusqu'à présent. La publication, un magnifique volume in-folio, devait être ornée d'une riche illustration documentaire. La direction du musée chargea de la rédaction du texte M. J. Folnesics, chef du service céramique du musée, qui avait organisé l'exposition de 1904, et M.E. Braun, directeur du musée des arts industriels de Troppau.
M.Braundevaitétudier, d'une part, la première période de la manufacture de porcelaine (1717-1744), jusqu'au moment où elle
Page 2
L'ART DÉCORATIF
Page 158
Fig. 2. — Veilleuse (vers 1730)
Musée des Arts Industriels de Breslau.
cessait d'être une entreprise privée, et de l'autre, l'histoire de la statuaire.
A M. Folnesics était échue la tâche d'écrire l'histoire de la manufacture de porcelaine devenue propriété d'État (1744-1864).
Comme ancienneté d'origine la manufac-
ture de Vienne se place au second rang des fabriques européennes de porcelaine dure. Elle fut fondée par un Néerlandais, du nom de Du Paquier. Cette première époque, peu connue jusqu'ici, fut largement représentée à l'exposition de 1904, elle s'y montra sous une lumière nouvelle et l'on peut dire écla-
tante. La jeune fabrique avait à lutter contre beaucoup de difficultés, mais déjà, de 1725 à 1740, ses produits atteignirent une telle perfection technique, une telle originalité d'invention, que l'on peut, sans exagération, nommer cette époque-là sa première période de floraison. C'est ce qu'on ignorait jusqu'ici, ne connaissant guère que les produits excel-
lents et recherchés partout des années 1780 à 1810. Le décor adopté à cette époque pri-
mitive, porte l'empreinte du style baroque. En Autriche ce style s'introduisit sous l'influence de l'Italie, il s'y déve-
loppa et atteignit une haute et fine originalité sous l'inspiration d'artistes de premier ordre, tels que Fischer von Erlach, Hildebrand, Felice d'Allio et bien d'autres. Le statuaire en ce temps se ressentit de l'influence de Raphael Donner.
Les objets que nous repro-
duisons (fig. 1, 2 et 3) donne-
ront autant que le permet le cadre restreint de cette étude, une idée approximative des formes caractéristiques et du
Fig. 3. — Plat rond noir, décoré d'or, attribué à Stelches.
Appartient au prince régnant de Lichtenstein.
Page 3
L'ART DÉCORATIF
159
décor pittoresque de cette période. D'abord c'est l'influence de la porcelaine chinoise qui s'y révèle, puis, peu à peu, les dessins orientaux se transforment. Un nouveau genre de décor apparaît, au lieu de la flore asiatique, il emprunte les fleurs du sol natal tout en continuant à les traiter dans le goût chinois. Bientôt se mêlent à cette décoration des éléments de style baroque européen, ce dernier est caractérisé par une grâce et une originalité exquise. Les dessins sont exécutés en couleurs, on en noir rehaussé d'or. Ce genre atteint sa perfection dans les objets où l'ornement colorié, de style baroque, encadre des scènes figurées ou des paysages. Les personnages portent d'abord le type et le costume chinois, mais bientôt on les remplace par d'autres modèles, copiés sur des gravures du temps. Au lieu de personnages asiatiques nous rencontrons maintenant des scènes de la vie européenne.
Un excellent dessinateur de figures de ce temps se nomma Helkis ou Helchis de Trieste, un autre artiste décorateur de grande habileté fut Charles de Wendelin Aureiter. Le palais Dubsky, à Brünn, contient une chambre dont les parois, les meubles, les miroirs, etc., sont ornés des produits de la première période de la manufacture viennoise. Cette chambre, avec ses ornements, nous donne une idée de l'importance de la production de la jeune fabrique à ses débuts. Regrettant de ne pouvoir nous étendre sur les détails si intéressants de cette partie du livre, écrite par M. Braun, nous nous contenterons de constater que la nuit, qui enveloppa jusqu'ici cette période des commencements de la fabrique, a été éclairée autant que le permettaient la rareté des produits appartenant sans conteste à ce temps primitif et le manque presque absolu de documents.
M. Folnesics, l'historien de la manufacture de porcelaine devenue propriété de l'Etat, disposait, au contraire, d'un matériel volumineux, accumulé dans les archives et d'autant plus complet qu'il approche du xixe siècle. Ces documents nous instruisent sur l'organisation intérieure de la fabrique, nous apprenons le
Page 4
L'ART DÉCORATIF
nom des inventeurs de modèles et des peintres.
L'étude de l'histoire de la manufacture de porcelaine nous apprend ses rapports suivis avec la cour impériale et l'aristocratie, elle éclaire beaucoup de points de la vie artistique et sociale de Vienne et en particulier les conditions dans lesquelles les artistes vivaient avant l'époque contemporaine. A Vienne, plus longtemps qu'ailleurs, en Allemagne, le style baroque continuait à plaire. Au moment où l'Etat devint propriétaire de la fabrique on pressentit que le style rococo allait commencer son règne victorieux, et l'on s'aperçut bien qu'il fallait en finir avec les formes démodées. La porcelaine de Saxe eut un tel succès que l'on voulut attirer à la fabrique des porcelainiers et des peintres de Meissen. Les modèles qu'on empruntait à cette fabrique furent franchement imités (fig. 4). La mode protégea les surtout de table, composés d'un grand nombre de statuettes, qui formaient des groupes gracieux. En conséquence la statuaire devait être plus soignée qu'auparavant. On ne copia pas seulement les modèles empruntés à d'autres fabriques, on créa aussi des spécimens nouveaux.
Parmi ces maîtres sculpteurs employés à la fabrique nous nommons surtout le chef d'atelier Joseph Niedermeyer, élève de l'Académie des Beaux-Arts de Vienne, où les souvenirs de Raphaël Donner exerçaient encore leur influence. La statuette (fig. 5) d'un chasseur à cheval, que nous reproduisons, appartient à cette première période de la fabrique. Elle fait partie d'un surtout de table monumental, représentant une chasse à courre, appartenant à la famille princière d'Auersperg. Un autre groupe (fig. 6), un ours attaqué par un chien, témoigne du goût du temps pour les sujets de ce genre. L'influence de l'Académie des Beaux-Arts à Vienne est visible dans la statuette (fig. 7) de Fleuve; la statuette (fig. 8) du Printemps, au contraire, est née sous l'inspiration du rococo, dont toute la statuaire de Meissen portait le cachet.
Page 5
L'ART DÉCORATIF
Parmi les ouvrages qui sont parvenus jusqu'à nous, un des plus considérables est ce surtout de table monumental au couvent Zwettl dans la Basse-Autriche. Il renferme 46 groupes de statuettes, sa longueur est de 4 m. 29 il date de 1767.
A ce moment la vaisselle prend les formes que l'on désigne du nom de rocaille, les fonds sont parsemés de petites fleurs (fig. 9).
Vers 1760 et 1770 la mode préfère des formes lisses, non interrompues qui se prêtent mieux à la peinture (fig. 10).
Les peintures qui ornent les services de table les mieux soignés représentent des paysages ou des groupes d'animaux. Vers la fin de cette époque la peinture de personnages continuait encore à gagner en fraîcheur et originalité, et le dessin en correction. Les motifs choisis de préférence furent des amours, des scènes de la vie champêtre, des épisodes de bataille avec des personnages à une échelle extrêmement réduite.
Les peintres étaient divisés en plusieurs classes, celles des peintres de figures et de paysages étaient d'un rang plus élevé; une classe renfermait les fleuristes; la classe des décorateurs était partagée entre les peintres d'arabesques en couleur, et les décorateurs qui exécutaient les dessins en or. Chaque peintre devait signer les objets décorés par lui d'un numéro qui lui était propre. Il faut dire cependant qu'ils ne se conformaient pas toujours à cette règle. A l'aide des documents, M. Folnesics a réussi à vérifier plus de deux cents noms et les numéros correspondants.
Depuis 1760, le goût du temps se décide pour les modèles venus de la fabrique de Sèvres (fig. 11 et 12). Un genre qu'on cultiva en même temps est représenté par la reproduction d'un vase bleu, à couvercle, orné au milieu d'un médaillon en couleurs (fig. 13).
L'an 1770 et la période suivante devinrent fatales pour la fabrique, qui était menacée d'une crise financière. Des expériences coûteuses, une administration peu habile, causèrent à la fabrique des difficultés sérieuses. Cette situation critique ne prit fin qu'en 1784.
Fig. 8.- Le Printemps. Statuette.
Fig. 9. Terrine couverte.
Page 6
L'ART DÉCORATIF
Page 162
Fig. 10. — Terrine couverte à décor rocaille.
Sorgenthal, organisateur de premier ordre, avait beaucoup voyagé, il possédait une instruction commerciale solide. Mais ce qui le distinguait surtout de ses prédécesseurs, c'était une faculté de juger toute entreprise d'un point de vue général, qui excluait toute étroitesse d'esprit, ne se perdant jamais dans les détails. L'empereur Joseph II ordonna expressément qu'on lui laissât toute liberté dans la direction de l'établissement. La fabrique fit des progrès inespérés, tant au point de vue de la valeur artistique de ses produits que des résultats financiers.
Vingt ans après la mort de Sorgenthal, survenue en 1805, la fabrique pouvait encore soutenir la concurrence des manufactures de Meissen et de Berlin. Le développement de l'exportation à l'étranger des services de luxe, destinés à la Russie et à la Turquie, rapportait des sommes considérables. Les objets provenant de la fabrique viennoise étaient surtout appréciés à cause de leur belle décoration d'or en relief. Aucune fabrique n'égalait celle de Vienne dans ce genre (fig. 14, 15 et 16).
Comme le décor ornemental, la peinture de figure se perfectionna sous la direction de Sorgenthal. On exigeait du peintre des études solides, acquises à l'Académie des Beaux-Arts.
Les peintres sur porcelaine du temps, les Weichselbaum Schaller, Claudius et Laurenz Herr, Lamprecht, Lieb, Perger, Doffinger sont presque aussi habiles que les miniaturistes de renom, leurs contemporains. Plusieurs parmi où le baron Sorgenthäl fut nommé directeur. La fabrique entrait dans la période de succès qui prit le nom de cet homme, doué d'autant d'intelligence que d'énergie.
Le sculpteur Antoine Grassi fut chargé de la direction artistique ; un très grand nombre de peintres et de décorateurs excellents assurèrent à la fabrique un rang des plus élevés parmi les manufactures de porcelaine dure.
Fig. 11. — Pot pourri (vers 1785.)
Page 7
L'ART DÉCORATIF
Page 163
eux, comme Perger, et Doffinger renoncèrent à l'art industriel et se vouèrent à la peinture de tableaux. Ils comptent parmi les meilleurs artistes de leur temps. Un autre peintre sur porcelaine, Lamprecht, fut envoyé à Sèvres par le prince Raunitz, il y travailla pendant plusieurs années. En 1785 Régnier, le directeur de la fabrique de Sèvres, lui proposa l'augmentation de ses gages pour le retenir encore quelque temps. Pourtant, en 1788, Lamprecht revint de Sèvres, il resta à Vienne jusqu'à sa mort, en 1828. C'est à la mythologie classique qu'était le plus habituellement emprunté les sujets de ces peintures.
On utilisait les gravures d'après les tableaux de Angelica Kauffmann, de G. B. Cipriani, ou d'autres artistes, qui se prêtaient le mieux à cette sorte d'interprétation. Nous rencontrons des copies de Bartolozzi et Giovanni Rossi, des emprunts aux loges de
Raphaël, aux tableaux des artistes anglais, Coseray, William Hamilton, P. W. Pomkins, etc. Les galeries de peintures de Vienne furent également mise à contribution.
La valeur artistique, qui caractérise les petits chefs-d'œuvre de cette époque, consiste surtout dans l'harmonie parfaite entre les figures ou le paysage et le décor qui les encadre (Fig. 15, 16 et 17).
Le décor d'or en relief, triomphe de la fabrique viennoise, ressemblait à une riche dentelle se détachant sur les fonds blancs ou colorés, puis l'ornementation suivit le goût du Louis XVI français.
Un naturalisme gracieux se mêle aux feuilles d'acanthe du style néo-classique. On n'avait qu'à suivre les exemples donnés par Lalonde, Guyot, Lavallée, Le Clerc, Janneret, Salembier et bien d'autres.
Le succès de la fabrication était attaché à la collaboration d'un chimiste de haute
Page 8
$\mathbb{R}$ 164 $\mathbb{R}$
$\mathbb{R}$ L'ART DÉCORATIF $\mathbb{R}$
Fig. 13. — Vase bleu à médaillon de fleurs en couleurs diverses (vers 1780).
valeur. La fabrique en possédait un en la personne de Joseph Leithner. Sa gamme de couleurs surpassa en richesse celle de tous les autres porcelainiers. Il fut apprécié même à l'étranger. Le Bleu-Kobalt, qu'il inventa, était reconnu pour le meilleur dont on se pût se servir sur la porcelaine dure. Le lustre métallique qu'il trouva fut un des titres les plus glorieux de la manufacture.
M. Folnesics nous apprend des détails inédits et curieux sur l'époque des guerres napoléoniennes. L'armée française fit son entrée à Vienne le 13 novembre 1805. Plusieurs officiers de rang, le ministre Talleyrand lui-même, se rendirent à la fabrique pour en étudier le fonctionnement. L'intendant général, le comte Daru, demanda un mémoire sur l'organisation de la fabrique, et quelques tasses pour les envoyer à Paris. Le directeur, Niedermeyer, le reçut, Sorgenthal était mort peu avant ce moment critique. Le directeur de la manufacture de Sèvres, Brongniart, répondait à l'envoi de la porcelaine de Vienne en envoyant deux traités sur les procédés techniques en usage dans ses laboratoires et une recette pour donner aux couleurs un lustre métallique. Il exprima, dans une lettre, son désir de faire profiter les deux manufactures de leurs expériences mutuelles pour la fabrication de la porcelaine et proposa un échange de produits. La manufacture de Vienne envoya à l'empereur Napoléon, qui résidait au château de Schoenbrunn, un service de table du prix de 2.849 francs. Le maréchal Soult reçut un cadeau consistant en un nombre d'objets exquis d'une valeur de 5.000 francs.
Le dernier des peintres de renom qui travaillaient à la fabrique fut un fleuriste du nom de Joseph Nigg. Les peintures, dont il décora des vases d'une
Fig. 14. — Tasse à café, noir et relief or et argent.
Page 9
L'ART DÉCORATIF
165
grandeur considérable, des plats, etc., sont exécutées avec une virtuosité remarquable. Il faut parler aussi des plaques de porcelaine que l'on encadrait comme des tableaux pour orner les murs des appartements. L'empereur François Ier envoya de ces tableaux et vases en présent aux cours de Naples, de Londres, de Pétersbourg.
Page 10
L'ART DÉCORATIF
où on les appréciait beaucoup. Les musées et les galeries les acquirent à grands frais.
De 1780 à 1790, la statuaire s'inspira sans réserve du néo-classicisme. Le biscuit concourait avec le marbre. Grassi développa dans ce goût une habileté et une originalité exquise; il créa des surtouts de table, composés de statuettes de dimensions aussi grandes que possible, qui rappellent la statuaire grecque. On sait combien la période qui s'étend de 1840 à 1860 est caractérisée par une décadence générale de la vie artistique, et la manufacture de porcelaine souffrit cruellement de l'indifférence du public. La qualité de ses produits baissa peu à peu, et enfin éclata la crise financière si longtemps évitée.
Ce fut la fin de la manufacture de Vienne. L'État n'essaya pas de la tirer de la situation critique où elle se débattait et, en 1864, la liquidation fut définitivement résolue.
SOPHIE GORRES.
Page 11
P. ROCHE.
Portrait de Loïe Fuller (Gypsographie).
Un artiste décorateur © La Loïe Fuller
Parmi les décorateurs modernes, il en est un, et des plus grands, dont la place est encore vide dans les revues d’art décoratif.
On a voulu voir tour à tour dans miss Fuller une danseuse de génie, un écrivain de talent, un électricien sans égal, enfin une actrice d’une puissance dramatique exceptionnelle, on oubliait qu’elle était, dès la première heure, et ne cessait d’être avant tout, un constant et admirable décorateur. Pour qui l’avait vue préparer avec une sûreté de goût extraordinaire son prestigieux spectacle des Folies Bergère, le doute n’était pas possible. L’artiste, qui pour la représentation du soir, commençait par disposer sur la scène, à des endroits choisis, des draperies déployées, et faisait diriger sur elles les foyers colorés dont elle variait les effets à sa guise, n’était pas une simple danseuse. Ces foyers lumineux, de nuances prévues, étaient comme autant de couleurs posées sur une palette. L’ordre dans lequel elle les faisait agir séparément ou simultanément, n’était ni plus ni moins que le geste du peintre, qui pose en un point déterminé de son tableau les taches de couleur qui doivent lui donner sa vibration harmonieuse et sa vie. Enfin, quand, le rideau levé, l’artiste paraissait dans l’enceinte soigneusement repérée, elle savait les places où l’attendaient à chaque moment de sa danse les colorations qu’elle avait prévues. Elle savait quand la musique en soulignait le caractère tandis que la variation d’intensité des couleurs se modelait sur celle des sons. Elle-même était, dans les ténèbres de la scène, un véritable et lumineux décor. Les changements