Extrait
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
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L'ART DÉCORATIF
N° 20 — MAI 1900
LA SEPTIÈME EXPOSITION DE LA «LIBRE ESTHÉTIQUE»
L'exposition est, cette année, particulièrement remarquable. Les œuvres de la dernière génération voisinent avec celles des «jeunes» d'il y a quinze ans, ces apporteurs de neuf alors hués, et que voici presqu’officiels; — non qu'ils aient rabattu de leurs audaces, mais parce que le public a bien dû se laisser conquérir par l'opiniâtreté des lutteurs, et qu'il s'est peu à peu habitué à venir rendre dommage aux fous qu'il conspua. Il faut en rendre grâce, en grande partie, à M. Octave Maus. Secrétaire infatigable et dévoué de la compagnie des Vingt aux temps héroïques qui précédèrent la fondation de la Libre Esthétique, M. Maus apporte à la direction de celle-ci un esprit large, éclectique et oseur, et rassemble chaque année dans son Salon les représentants de tendances les plus opposées. Peintres et sculpteurs ont envoyé, cette fois, des œuvres très caractéristiques de leur talent, et l'attention ne se lasse pas devant les vitrines où s'étalent les objets d'art appliqué, tous bien typiques, eux aussi, et sans encombrement de banalités.
La curiosité du public, le succès aussi, va tout d'abord aux toiles de Zuloaga. L'Art Décoratif a déjà reproduit deux d'entre elles, «la danseuse Lolita» et «le nain Don Pedro». Voici «la naine Mercédès», monstrueuse, précieusement parée d'une robe mauve, comme eût pu la peindre Vélasquez, tenant sous le bras un ballon énorme aux teintes irisées, — puis «le Poète don Miguel de Ségovie», dans un âpre paysage, drapé en une attitude grandiloquente, serrant d'une main un rouleau et s'appuyant de l'autre sur un haut bâton. Peut-être est-ce ici que se marque le plus impérieusement le caractère de force qui saisit avant
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UNE COURSE DANS MON VILLAGE
IGNACIO ZULOAGA
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MAI 1900
LE CAFÉ D'HARCOURT AU QUARTIER LATIN
tout, dans les tableaux du jeune maître. Un portrait encore, «le Maire de Riomoro»; un grouillement de personnages intitulé «une Course dans mon village», et «la Veille des Courses de taureaux», un groupe d'Espagnoles d'une admirable composition.
A l'inverse des peintres du nord, qui rapportent généralement de l'Espagne des visions ensoleillées, Zuloaga nous montre son pays sous un aspect farouche, sombrement désolé. Des gris, et des gris encore, ternes, lourds, et avec cela, une lumière crue qui rend plus éblouissantes les notes fortement colorées, tel accessoire d'un costume, comme le géranium rouge ponctuant le fichu blanc d'une des femmes. Dans cette peinture large et rudimentaire d'apparence, la délicatesse de détails inaperçus d'abord séduit avec le charme invincible des êtres et des choses qui ne se livrent pas vite et gardent en notre souvenir cette signification inoubliable qu'ont la petite lampe qui brûle au seuil de «S^e Geneviève veillant sur la ville», par exemple, ou le nœud rose qui orne les cheveux d'«Olympia». L'évocation de Manet, d'ailleurs, est presqu'inévitable devant les toiles de Zuloaga; et pourtant, l'analogie est superficielle, et l'on dirait plus vrai en ne signalant que l'influence unique de leur ancêtre commun, Goya.
L'injustice du sort a brutalement enlevé à notre admiration, l'hiver dernier, le jeune peintre Henri Evenepoel. Il faut, hélas, se résoudre à ce que la mort revête d'un caractère définitif des œuvres qui n'auraient été que d'admirables promesses, si Evenepoel avait pu accomplir jusqu'au bout la carrière de grand artiste qui devait être la sienne. Mais même comme définitives, ses œuvres s'imposent, belles de vie et de mouvement, pleines de cette animation qui, par une ironie navrante, se dégage surtout du «Dimanche au Bois de Boulogne»,
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l'œuvre dernière et inachevée. Dans la bouseu- lade bavarde de petits bourgeois, de soldats et d'ouvrières, des vides se sentent, laissant trop d'importance à la couleur de la terre et au vert des jeunes feuilles: des enfants devaient y prendre place, complétant l'équilibre des va- leurs et des masses. Là, comme dans le «Café d'Harcourt» et la «Fête des Invalides» où se pressent également de nombreux personnages, les chairs, les étoffes, le sol, la verdure sont traités avec une certitude spontanée qui en fait palper les matières différentes. A côté, se dresse «L'Espagnol à Paris», portrait du peintre Iturino; le jeune homme au visage triste, à la barbe noire, apparaît seul, très grand et d'atti- tude simple, dans un paysage montmartrois dont le Moulin-Rouge fait le fond. Noirs et gris, havanes et rouges, encore une fois le nom de Manet vient aux livres, et non, comme on l'a trop écrit, celui de Raffaëlli: toute parenté avec le dessin papillottant de ce dernier se dénie devant ce portrait sobre et ferme, la plus com- plet des Evenepoel exposés ici, et dont «le Trottin» et le «Portrait du peintre Milcendeau» complètent la liste. Nous parlerons plus loin des deux panneaux exécutés en broderie par Mme Van Mattemburgh.
L'envoi de Maximilien Luce, très important, comporte une vingtaine de numéros, et repré- sente le travail de tout une période passée prin- cipalement aux environs de Charleroi, près des usines et des hauts fourneaux où peinent dans la fumée et la poussière de houille ces ouvriers vers qui va l'amour de M. Luce, et auxquels il donne une grandeur tragique, parce qu'il peut mettre une sûre technique au ser- vice de ses belles convictions humanitaires. Il faut l'avouer, l'abord déconcerte, de ces pein- tures aux colorations bleues, violettes et noires, si semblables d'impression première, que l'im- possibilité apparente d'en élire quelques-unes com- mence par chasser l'émotion; mais peu à peu, le regard se dessille, les flammes orangées flam- bent, les fumées s'élèvent, la Sambre coule lugu- brement au pied des terris, les ouvriers mi- nus affrontent la chaleur que dégage l'acier en fusion, et l'intérêt devient intense. Il se fixe aux paysages nocturnes surtout, et au portrait du peintre H. E. Cross: les colorations fraîches du visage très rose, à la barbe rousse
HENRI EVENEPOEL
DIMANCHE AU BOIS DE BOULOGNE
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HENRI EVENEPOEL $\bullet\bullet\bullet\bullet$
L'ESPAGNOL À PARIS $\bullet\bullet\bullet$
PORTRAIT DE M. F. ITURINO
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JEAN DELVILLE
L'AMOUR DES ÂMES
PEINTURE À L'OEUF
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EUG. LAERMANS
LE SENTIER
et aux cheveux blancs, aux yeux si bleus, l'expression un peu souffrante, le geste replié de la main tenant la cigarette, le clair décor de l'atelier, font de ce portrait une œuvre intime et presque tendre, contrastant avec la désolation du «pays noir».
La coutume veut que le nom de Signac ne soit pas éloigné de celui de Luce; ses esquisses à l'aquarelle sont charmantes, à son habitude; mais un paysage méridional bien théorique, un peu sec, fait regretter l'absence de sa remarquable série d'interprétations du Mont St Michel.
Je dirais que la peinture à la division a reconnu M. Toorop, si l'on pouvait jamais escompter quelque durée aux avatars surprenants de ce réel artiste. En effet, il expose quatre marines, non, à la vérité, divisées, mais puérilement pointillées, — charmantes quant même par une certaine justesse de sensations, — à côté d'une grande composition symbolique «Les Ames autour du sphynx» d'un bas-relief vaguement assyrien, «Lioba», d'une série de pointes-sèches minutieuses mais parfois exquises — le «Bois l'hiver» par exemple, — et d'une tête de femme au crayon, attrayante par le charme léger du dessin. Mais que tout cela se tient peu, et quel œil exercé pourrait seul y reconnaître la main du même artiste!
Avec M. Toorop, M. Delville représente le symbolisme par son tableau peint à l'œuf, «l'Amour des âmes», qui offre de grandes qualités de dessin. Mais pourquoi «l'amour des âmes?» Comme on considère avec plus de joie les coquilles, les potiches et les masques que M. Ensor aligne sans nulle idée philosophique (oh! non!) et sans souci de la composition, mais qui nous égayent par leurs belles couleurs vives et fraîches!
Les imageries zéelandaises de M. Melchers plurent voici quatre ou cinq ans, par leur raideur jolie et leur coloris de joujoux; mais vraiment, le procédé devient fatigant, et lors-
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JAN TOOROP
BOIS HIVERNAL POINTE SÈCHE
qu'il s'applique à rendre les gravités séculaires de Versailles de même façon que les jardins bariolés de tulipes où marchent les petites filles aux jupes d'infantes, il perd toute raison d'être. Je n'aime pas davantage le «portrait de femme» en une toilette voulue, cherchée, d'un effet agaçant et facile.
Voici trois peintres, Claus, Heymans et Hart-Nibbrig, s'orientant par des chemins différents vers la recherche de la lumière. Ils n'ont pas adopté, comme Signac ou Van Rysselberghe, le procédé pur de la division des tons. Mais ils ont subi l'ascendant de cette théorie, et marchent parallèlement aux néo-impressionistes.
Hart-Nibbrig envoie de la Hollande, son pays natal, des visions exactes, claires, vraies, mais un peu froides. Claus expose trois toiles: des lavandières en plein air, tachées de grandes plaques de soleil, un tableau d'arbres et d'arbustes fleuris, et «les Brumes du soir», merveille de poésie évocative et calme: c'est un chemin large au milieu d'un champ de blé vert, dans la lueur faible du jour presque mort et de la lune rousse. Au fond, une rangée d'arbres s'estompe sur le ciel mauve.
A. J. Heymans a été récemment glorifié par son exposition à la «Maison d'Art». On put y voir avec quelle belle vaillance le peintre qui fit partie du groupe admirable (aujourd'hui presque disparu) des Boulenger,
des Baron, des Artan, marcha en avant sans jamais se laisser devancer par une génération plus jeune. Son «Impression de lever de soleil», peinte à la très petite touche, est d'une modernité surprenante, avec ses meules toutes bleues, vues à contre-jour, symétriquement disposées en un triangle au sommet duquel éblouit le soleil levant. Ce sont encore «la Ferme rose», le «Sous-bois à Houffalize», la «Matinée printanière», toutes notations limpides et matinales, et le beau «Coin de parc la nuit» où seuls apparaissent, blancs sous la lune, un banc et une table en pierre, parmi les ténèbres impénétrables des massifs.
«Le Sentier» de Laermans, d'un coloris étrange et violent, représente une file de paysans pitoyables rentrant au coucher du soleil, en trainant à la main les enfants éreintés; un homme pousse une brouettée de lourds fagots; une vieille femme se courbe en deux sous le poids d'une botte de fourrage. C'est le paysan déformé par la misère, anguleux et voûté, que Breughel a peint le premier; mais au lieu que le vieux maître en fit un objet de bouffonerie, Laermans l'aperçoit à travers la pitié d'un Puvis.
Je reste indifférente au «Jeune pommier en fleurs» de Léon Frédéric et à ses «Fleurs qui chantent», titre trop délicieux pour qu'on s'attende à ce lourd dessin au crayon noir, où s'enlacent en une ronde des enfants aux têtes énormes, ba-
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L'ENFANT ET LE LIVRE POINTE SÈCHE
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JAN TOOROP
LES AMES AUTOUR DU SPHINX
nalement couronnés de fleurs laides, roses, mar- guerites et pensées. Mais que j'aime, en revanche, son tryptique «Clair de lune!» Quelle synthèse profonde de cette Ardenne belge, âpre et déserte, si grande et si peu connue! C'est le sommet du plateau; un champ labouré au premier plan; d'autres champs, plus loin, en carrés différents, et des meules aux ombres mauves. Le soir est sans brume, les contours nets; un feu brûle dans le labour, et là-bas, près de la ligne bleue de l'horizon, une multitude d'autres feux, tout petites, semblent lui répondre. De gros nuages blancs courent dans le ciel, un ciel de vieille Bible, pur et foncé, ponctué d'étoiles, et d'une lune étrange, toute jaune et ronde. Il faut citer les pastels de M. Roussel parmi les œuvres les plus intéressantes et les plus personnelles de l'exposition; leur charme est indéfinissable; c'est jeune, doux et heureux; la grâce candide et gauche des jeunes filles mi-nues dans la prairie se rapprocherait un peu, peut-être, des gestes ingénus des personnages de Maurice Denis...
Les projets d'affiches, les types et silhouettes de Mlle Léo Yo retiennent pas leur extraordinaire cocasserie; Mlle Yo possède réellement le don de la caricature; ce n'est point, sous une apparence burlesque, l'ironie tragique d'un Fo-
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Dans l'art de la lithographie, Van Hoytema pousse aussi loin l'habileté. Ses «Six études d'animaux» accusent de curieuses recherches, tel l'estampage de certaines parties de la planche. Il expose également deux peintures décoratives, un immense condor aux ailes déployées, et un panneau de fleurs et de courges. La sculpture est représentée par Melle Cornette, MM. P. du Bois, Dejean, Morren, Bourdelle et Meunier. Le dernier n'atteint pas à la grandeur habituelle en ses bustes d'Elisée Reclus, Verhaeren, Van Rysselberghe et Van de Velde, quatre physionomies de puissant intérêt; on s'étonne de voir Meunier, qui a rendu avec tant de réalisme les masques anguleux de ses hommes du peuple, atténuer le caractère, arrondir les formes de ces quatre modèles plutôt osseux. Dans le domaine du portrait, il faut bien le dire, l'artiste n'est pas chez lui, et notre admiration retourne inévitablement, par exemple,
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SORTIE DU SPECTACLE.
TERRE CUITE
rain: ces charges ne se doivent pas réclamer d'une légende; elles disent le grotesque des êtres et des choses en eux-mêmes, le ridicule quotidien rencontré à chaque instant de la vie. De Léo Yo également, l'affiche de la «Libre Esthétique» placarde sur les murs de Bruxelles l'image voyante d'une grande femme rouge au mouvement drôlement exagéré.
L'eau-forte est représentée par Mme Destree-Danse, avec ses fidèles reproductions des vieux maîtres italiens, et par M. Nieuwenkamp. Nous ne savons en ce moment parmi les jeunes aucun aquafortiste qui atteigne cette merveilleuse perfection de métier, ces contours incisifs, cette beauté des noirs qui fait songer à Dürer. Les paysages fantastiques et les arbres saints de Java, les aspects rectilignes d'Enkhuysen et de Monnikendam se gravent dans la mémoire comme des pages inoubliables. Plus inoubliable encore, par la signification synthétique et par l'heureuse trouvaille de la mise en page, est la gravure sur bois de M. Nieuwenkamp montrant Bruges dans l'encadrement des poutres qui supportent un moulin à vent.
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à son «Naufragé», au beau mouvement de rameur.
Bourdelle expose, entr'autres, un curieux «Visage d'amour», d'expression troublante, et Dejean apporte une note élégante, un peu mièvre, avec ses figurines de terre cuite, modernes Tanagra, — costumes directoire ou 1830, sorties de théâtre aux plis enveloppants.
Dans la section des arts appliqués s'accuse en chaque série d'objets un style individuel qui interdit toute confusion d'auteurs et de fabriques; les efforts tentés pour la rénovation des arts d'industrie ont convergé, dans chaque domaine, vers la création de quelques types où s'affirme cette marque spéciale, qui, dans l'avenir, en doit révéler sûrement l'époque et l'origine.
Les dentelles polychromées d'Aubert font naître un point d'interrogation dans l'esprit du public féminin. Comment les harmoniser avec la toilette moderne? Le travail n'en est pas moins précieux, les dessins pleins de grâce. La tentative de M. Aubert donne un résultat très-neuf en tous cas et parfois charmant, surtout dans les objets, tels les éventails, qui ne font pas directement partie du costume.
Le travail du fer forgé ne semble pas s'orienter vers des trouvailles bien neuves; M. De Beys ne nous montre pas autre chose que les roses banales et les vrilles accrochantes rencontrées chez tous les serruriers. Même banalité, et même conscience d'exécution, d'ailleurs, dans les cuirs repoussés de M. De Decker. Mais quelle goût parfait que celui de M. Kersten dont les reliures, de joli cuir lisse, mosaïqué ou doré au petit fer, sont aussi agréables au toucher qu'à la vue!
Le coussin brodésur satin de Melle Lhommel force l'admiration par la beauté minutieuse du point; mais l'ensemble manque de cette vigueur de contours, de ce caractère synthétique qui doit appartenir à la broderie, et qui donne tant d'intérêt au travail de Mme Van Mattemburgh d'après des dessins d'Evenepoel. Ceci est neuf et réellement original. Bien que l'idée de ces panneaux dont l'un représente une tête de petit garçon, l'autre, une femme apportant le thé, puisse nous paraître aussi bizarre que nous semblent les portraits à la
J. POWELL
LUSTRE ÉLECTRIQUE
tapisserie de la galerie d'Apollon, le résultat est surprenant, que donnent ces personnages, schématiquement interprétés par une broderie de laine en tons plats, d'un procédé rapide et moderne.
Un louable effort vers le neuf, également, que les bijoux de Melle de Brouckère et ceux de Melle Holbach, en émail en argent ou en cuivre serti d'améthystes. Mais il est tout à fait étonnant que des femmes créent des objets destinés cependant à les parer, et d'où semble
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