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FRANCE D'OUTRE MER L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI REVUE MENSUELLE - 27 AVRIL - N° 3 - MARS 1956
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FRANCE D'OUTRE MER L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI REVUE MENSUELLE - 27 AVRIL - N° 3 - MARS 1956
Anciens Établissements Clémançon 23, Rue Lamartine, Paris Tél.: Trudaïne 86-40 - 3 lignes Gr. --- Théâtre National de la Comédie-Française M. Marrast, Architecte en Chef Nouvelle Installation Électrique --- L'Électricité au Théâtre et au Cinéma
L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI 5, RUE BARTHOLDI, BOULOGNE (SEINE) — TÉL.: MOLITOR 19-90 ET 91 REVUE MENSUELLE - 7ème ANNÉE - NUMÉRO 3 - MARS 1936 ANDRÉ BLOC, DIRECTEUR COMITÉ DE PATRONAGE: MM. POL ABRAHAM, ALF. AGACHE, L. BAZIN, EUGÈNE BEAUDOUIN, LOUIS BOILEAU, DJO BOURGEOIS, VICTOR BOURGEOIS, URBAIN CASSAN, PIERRE CHAREAU, JACQUES DEBAT-PONSAN, JEAN DÉMARET, ADOLPHE DERVAUX, JEAN DESBOUIS, ANDRÉ DUBREUIL, W. M. DUDOK, FÉLIX DUMAIL, ROGER EXPERT, LOUIS FAURE-DUJARRIC, RAYMOND FISCHER, TONY GARNIER, JEAN GINSBERG, HECTOR GUIMARD, MARCEL HENNEQUET, ROGER HUMMEL, FRANCIS JOURDAIN, ALBERT LAPRADE, H. LE MÊME, MARCEL LODS, BERTHOLD LUBETKIN, ANDRÉ LURCAT, ROB. MALLET-STEVENS, LOUIS MADELINE, J. B. MATHON, J. C. MOREUX, HENRI PACON, PIERRE PATOUT, AUGUSTE PERRET, G. H. PINGUSSON, HENRI PROST, MICHEL ROUX-SPITZ, HENRI SELLIER, CHARLES SICLIS, PAUL SIRVIN, MARCEL TEMPORAL, JOSEPH VAGO, ANDRÉ VENTRE, VETTER PIERRE VAGO, RÉDACTEUR EN CHEF COMITÉ DE RÉDACTION: A. LAPRADE, G. H. PINGUSSON, M. ROTIVAL, J. P. SABATOU, ANDRÉ HERMANT CORRESPONDANTS: ALGÉRIE: M. LATHUILLIÈRE — ANGLETERRE: E. GOLDFINGER — AUTRICHE: EGON RISS — BELGIQUE: M. VAN KRIEKINGE — BRÉSIL: EDUARDO PEDERNEIRAS — BULGARIE LUBAIN TONEFF — DANEMARK: HANJEN — ÉTATS-UNIS: DEXTER MORAND — EXTRÊME-ORIENT: HARRY LITVAK — HONGRIE: PROF. DENIS GYOERGYI — ITALIE: P. M. BARDI — JAPON: BRUNO TAUT — PALESTINE: J. BARKAI — PAYS-BAS: J. P. KLOOS — PORTUGAL: P. PARDEL-MONTEIRO — ROUMANIE: G. CANTACUZÈNE — SUÈDE: VIKING GOERANSSON — SUISSE: SIGFRIED GIEDION — TCHÉCOSLOVAQUIE: JAN SOKOL — TURQUIE: Z. SAYAR — U. R. S. S.: D. ARKINE Mme M. E. CAHEN, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL --- DÉPOSITAIRES GÉNÉRAUX DE «L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI» À L'ÉTRANGER ROUMANIE: LIBRAIRIE «HASEFER», RUE EUGEN CARADA, BUCAREST. — ESPAGNE: ÉDITIONS INCHAUSTI, ALCALA 63. MADRID. — ARGENTINE: ACME AGENCY, CASILLA CORREO 1136, BUENOS-AYRES. — BRÉSIL: PUBLICACOES INTERNACIONALES, AVENIDA RIO BRANCO, 117, RIO-DE-JANEIRO. — COLOMBIE: LIBR. COSMOS, CALLE 14, N° 127, APARTADO 543, BOGOTA. — AUSTRALIE: FLORANCE ET FOWLER, ELISABETH HOUSE, ELISABETH STREET, MELBOURNE CT TARIF DES ABONNEMENTS: FRANCE ET COLONIES: UN AN (DOUZE NUMÉROS) ………………………………………… 150 FR. PAYS ÉTRANGERS A 1/2 TARIF POSTAL: UN AN: 230 FR. — PAYS ÉTRANGERS A PLEIN TARIF POSTAL …………… 250 FR. PRIX DE CE NUMÉRO: FRANCE ET COLONIES: 18 FR. - ÉTRANGER: 25 FR.
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FRANCE D'OUTREMER NUMÉRO SPÉCIAL DE «L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI» ÉDITE À L'OCCASION DE L'EXPOSITION DE LA CITE MODERNE D'ALGER SOUS LA DIRECTION DE M. PIERRE VAGO SOMMAIRE - 3 DE LA CONSTRUCTION EN PAYS CHAUDS E. WEITHAS. - 13 L'HABITATION INDIGÈNE AUX COLONIES A. PERSITZ. ALGÉRIE - 20 L'HABITAT INDIGÈNE EN ALGÉRIE PASQUIER-BRONDE. - 22 LE PROBLÈME DE L'HABITAT INDIGÈNE EN ALGÉRIE SEILLER ET LATHUILLIÈRE. - 27 LE PALAIS DU GOUVERNEMENT GÉNÉRAL DE L'ALGÉRIE J. GUIAUCHAIN, ARCH. - 35 LA MAISON DE L'AGRICULTURE D'ALGER CLARO, ARCH. - 36 LE FOYER CIVIQUE D'ALGER GUION, ARCH. - 38 UN PROJET DE LOTISSEMENT A ALGER LE CORBUSIER, ARCH. - 40 PROJET D'URBANISATION DE LA VILLE DE NEMOURS DANGER, ARCH. - 42 URBANISATION DE BONE ET DE BLIDA X. SALVADOR, ARCH. - 43 HOPITAL MIXTE DE MILIANA F. BIENVENU, ARCH. - 47 ÉCOLE ET INTERNAT A ORLEANSVILLE X. SALVADOR, ARCH. - 49 ÉCOLE DE BOU-SAADA CH. MONTALAND, ARCH. - 51 PHILIPPEVILLE MAROC - 53 LYAUTHEY, URBANISTE ET CONSTRUCTEUR A. LAPRADE, ARCH. - 58 HOTEL DE VILLE DE MEKNES R. GOUPIL, ARCH. - 60 PALAIS DE JUSTICE DE RABAT ALAFORGUE, ARCH. - 61 MAISON CENTRALE DE PORT-LYAUTEY R. LESCORE, ARCH. - 62 HOTEL DE VILLE DE PORT-LYAUTEY R. LESCORE, ARCH. - 63 MANUFACTURE DE TABACS A CASABLANCA M. BOYER, ARCH. - 65 GARE DE RABAT M. MARCHISIO, ARCH. - 66 IMMEUBLES A CASABLANCA M. DESMET, ARCH. - 75 ÉCOLE ITALIENNE A CASABLANCA PANICONI ET PEDICONI, ARCH. SYRIE ET LIBAN - 76 HOTEL A DAMAS TABET, ARCH. - 87 MUSÉE ET INSTITUT FRANÇAIS A DAMAS ECOCHARD, ARCH. - 82 COLLÈGE DE LA SAGESSE A BEYROUTH TABET, ARCH. - 84 INSTITUT MÉDICO-LÉGAL ET VILLA A BEYROUTH L. CAVRO, ARCH. GUADELOUPE - 87 RECONSTRUCTION DE LA GUADELOUPE ALI-TUR, ARCH. INFORMATIONS — CHRONIQUE JURIDIQUE.
DE LA CONSTRUCTION EN PAYS CHAUDS PAR E. WEITHAS Les pays chauds se caractérisent par des phénomènes très spéciaux d'ordre météorologique et par des maladies également spéciales dues au milieu et pour lesquelles les diverses races humaines ont une réceptivité très variable. Nous avons surtout en vue ici la race blanche, celle des colonisateurs, transplantée dans des régions où il importe de lui faciliter l'acclimatation et la vie. L'habitation est un des facteurs principaux de cet acclimatation, de cette vie, et l'architecte a un rôle à jouer d'une importance égale à celui du médecin. Il importe donc que cet architecte connaisse bien le climat de la région où il construit et la prophylaxie des maladies qui y règnent. On paraît ainsi énoncer un truisme, mais la vue de maintes villes coloniales montre où ont conduit l'ignorance et l'illogisme qui ont présidé à la construction de leurs édifices. Avant d'étudier un climat local et pour faciliter cette étude, il est indispensable de connaître les caractéristiques générales des climats chauds aux deux points de vue physique et hygiénique. Ce sera l'objet de la première partie de cette étude. La seconde partie exposera les conclusions d'ordre pratique à en tirer dans le domaine de la construction. Dans une certaine mesure le terme de pays chaud est synonyme de pays intertropical. Le caractère propre à ces pays est la constance des phénomènes météorologiques, constance qui n'existe pas dans la zone tempérée. Le soleil est la cause de ces phénomènes qui sont: la chaleur, le vent, la pluie. Astronomiquement, la zone torride ou intertropicale est délimitée par deux cercles parallèles à l'équateur tracés à une latitude voisine de 23°, l'un dans l'hémisphère nord, appelé Tropique du Cancer, l'autre dans l'hémisphère sud, appelé Tropique du Capricorne. Entre ces deux tropiques, le soleil semble décrire de part et d'autre de l'équateur une oscillation aller et retour complète au cours de l'année astronomique. Une classification des climats d'après cette donnée, qui ne tient pas compte des phénomènes météoriques, conduirait à certaines anomalies. Elle laisserait par exemple à cheval sur la zone torride et sur la zone tempérée des régions qui forment une unité climatérique: ce sont celles qui font partie des deux grandes bandes sèches et désertiques qui ceinturent le globe: Sahara, déserts d'Egypte et d'Arabie au nord de l'équateur; grand Chaco, Kalahari, déserts du centre Australien au sud de l'équateur. Le phénomène chaleur pousse à séparer les climats par les lignes isothermes ou de même température moyenne. La zone torride se trouverait ainsi placée de part et d'autre de l'équateur thermique (+ 28°) entre les deux isothermes de + 25°. Mais cette seconde classification ne tient compte ni du facteur vent, ni du facteur pluie qui sont d'ailleurs étroitement liés l'un à l'autre et qui sont, nous allons le voir, les deux phénomènes essentiels intéressant les habitants des terres, les coloniaux. Dans les régions chaudes du globe, les vents soufflent dans des directions constantes. Sur mer, à l'équateur, se produit sous l'action du soleil, une évaporation intense, et la vapeur s'amasse en nuages épais qui voilent le soleil et crèvent en pluies diluvienne: c'est le cloud ring des Anglais, le pot-au-noir des Français, c'est la zone des calmes redoutée de la marine à voiles, où ne souffle aucune brise en dehors des grains. L'échauffement et l'ascension consécutive de cet air humide provoque un appel de celui des régions plus froides du nord et du sud, donnant ainsi naissance à des vents constants, les alizés (du prov. alizatt, uniforme). Les molécules d'air de ces vents allant des pôles vers l'équateur semblent déviées vers l'occident par rapport à la terre qui tourne de l'ouest à l'est: d'où les alizés du nord-est dans l'hémisphère boréal, les alizés du sud-est dans l'hémisphère austral. Leur zone s'étend entre le 30° degré de latitude nord et le 30° degré de latitude sud. Le pot-au-noir, et par suite les vents alizés, oscillent de part et d'autre de l'équateur en accompagnant les oscillations du soleil. Lorsque le pot-au-noir passe au zénith d'un lieu il y amène la saison des pluies ou hivernage, saison de chaleurs et de pluies; les unes et les autres cessent dès que le pot-au-noir et sa zone de calme s'éloignent et cèdent la place aux alizés qui soufflent de nouveau amenant la saison sèche et fraîche. Les régions où circulent ainsi pot-au-noir et alizés constituent les pays chauds pour le terrien, le colon, l'architecte. Faibles au-dessus des mers (l'Océan Indien excepté), les oscillations du pot-au-noir sont grandes au-dessus des continents. Sur le continent américain, le pot-au-noir est situé en juin environ par 20° de latitude nord (Mexique), et en décembre par 20° de latitude sud (Brésil méridional). En Afrique, il oscille entre le 18° degré de latitude nord (nord du Sénégal, des Sou-dans français et égyptien) et le 20° degré de latitude sud. Sur les terres bordant l'Océan Indien il monte en juin jusqu'à l'Himalaya qu'il heurte entre 1.500 et 2.500 m. et qu'il ne peut franchir, déversant 12 à 15 m. d'eau sur les pentes méridionales alors que sont privés de pluie au nord du massif le plateau du Thibet et les grands déserts du Takla-Makan et du Gobi; en décembre il descend jusqu'a sud de Madagascar et des îles de la Sonde. Dans ces régions de l'Océan Indien apparaît un nouveau phénomène: les alizés subissent un changement de régime. En été, écrit Reclus «les plateaux arides de l'Asie centrale, beaucoup plus échauffés que la mer, agissent comme une immense pompe aspirante et foulante, et appellent l'air de l'Océan Indien». L'alizé du sud-est franchit ainsi l'équateur, pénètre Fig. I
FIG. 2. — POT-AU-NOIR ET ALIZÉS EN DÉCEMBRE dans l'hémisphère boréal où la rotation de la terre paraît le faire dévier et le transforme en vent du sud-ouest. Six mois plus tard, la mer plus chaude que les plateaux glacés d'Asie, appelle l'alizé du nord-est qui passe dans l'hémisphère austral où il devient vend du nord-est. Ces alizés transformés deviennent les deux moussons d'été et d'hiver (de l'arabe mousin, changement de saison). Pour des raisons analogues d'autres moussons locales, alizés plus ou moins déviés, soufflent en différents points du globe. En Afrique occidentale, l'harmattan, alizé du nord-est, oblique vers le sud en hiver et traverse le continent pour aller du Sahara refroidi vers le golfe de Guinée, et reprend en été l'itinéraire inverse (vent du sud-sud-ouest pour regagner le Sahara surchauffé. En Haute-Egypte c'est le khamsin (vent du désert) alizé dévié vers le nord-est par l'appel des eaux chaudes de l'Océan Indien. On trouve encore des moussons locales à aire plus ou moins étendue dans le canal de Mozambique, dans le golfe du Mexique, sur les côtes d'Annam, sur toute la côte occidentale de l'Amérique centrale et du sud. Les effets du pot-au-noir au point de vue du phénomène de la pluie diffèrent sur mer et sur terre. Sur mer, les pluies ou grains sont continues et durent parfois plusieurs jours. Sur terre, elles sont discontinues, précédées généralement d'orages et tombent presque à heure fixe. Les orages prennent parfois le nom de tornades (du mot: tourner) au cours desquelles le vent subit des variations brusques de direction. Elles sévissent en particulier aux Etats-Unis dans la vallée du Bas Missouri, la vallée centrale du Mississippi et de l'Ohio, et en Afrique occidentale. La tornade s'annonce par une bande rectiligne de nuages qui, en Afrique, s'amonceillent dans le nord et le nord-est, FIG. 2 bis. — POT-AU-NOIR ET ALIZÉS EN JUIN
s'avançant généralement contre la brise régnante. Celle-ci faiblit puis tombe, un calme très court s'établit, l'atmosphère devient accablante, puis brusquement la brise de nord-est se lève violente, amenant l'orage. Les vents sautent à l'est ou au sud-est, l'orage cesse, la pluie tombe torrentielle, et tout finit par une nouvelle saute de vent au sud ou au sud-ouest. Au sud de l'équateur, les tornades soufflent surtout du sud- est. Il ne faut pas confondre tornades et typhons. Dans le typhon, nom plus particulièrement asiatique du cyclone, météore de longue durée, le vent tourne autour d'un centre de basse pression à une vitesse croissante à mesure qu'on se rapproche de ce centre et qui peut atteindre 200 kilomètres à l'heure. Le typhon est généralement provoqué par le changement de mousson qui crée des dépressions, rupture d'équilibre de couches d'air voisines. Le mouvement de rotation se fait dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère boréal, en sens contraire dans l'hémisphère austral; le diamètre du cyclone peut atteindre plusieurs centaines de kilomètres. Le centre de la dépression se déplace sur une trajectoire à peu près parabolique de l'équateur vers les pôles. Ces phénomènes prennent naissance dans les régions de la mer des Antilles, de la mer de Chine, de l'Océan Indien, de l'Archipel Malais. Nous avons vu que les pays chauds sont tous ceux compris dans la zone des alizés, c'est-à-dire environ entre le 30° degré de latitude nord et le 30° degré de latitude sud. Au point de vue de la pluie, cette grande zone chaude se subdivise elle-même dans chaque hémisphère en deux autres: une zone extrême voisine des pays tempérés où il ne pleut guère, une zone centrale où il pleut beaucoup. Dans celle-ci soleil et pot-au-noir passent dans l'année deux fois au zénith de l'équateur, d'où deux saisons des pluies séparées par deux saisons sèches. Aux deux tropiques, au contraire, soleil et pot-au-noir ne passent au zénith qu'une fois par an, d'où une seule saison des pluies et une seule saison sèche. Les climats chauds comprennent donc des climats sustropicaux sans pluie, des climats tropicaux à une saison des pluies, des climats équatoriaux à deux saisons des pluies. Cette subdivision des climats chauds est valable au point de vue de la température. Les climats équatoriaux se caractérisent par une température constante à faibles écarts saisonniers et nythéméraux (du grec nux, nuit et hêmera, jour), due à la vapeur d'eau qui sature l'atmosphère. Dans le jour, cette vapeur forme un écran athermame entre le soleil et le sol, mais pendant la nuit, elle s'oppose au rayonnement du sol et dégage même de sa chaleur de vaporisation empêchant ainsi le refroidissement de l'air. A l'équateur, la température moyenne se maintient aux environs de 28° avec une différence de 1°5 entre le mois le plus chaud et le mois le plus froid (1). A mesure qu'on s'éloigne de l'équateur, pour pénétrer dans les climats tropicaux et sus-tropicaux, les écarts de température s'accroissent. Les écarts saisonniers sont de 2°5 à 10° de latitude nord, de 6°5 à 20° de latitude nord, de 12°5 à 30° de latitude nord. Il en est de même des écarts nycthéméraux: au Tonkin les moyennes thermiques vont de 6° à 40°, au Sénégal de 7° à 40°. A Tombouctou le maximum absolu est de 49°7 et le minimum absolu de 2°8. Si l'habitation en pays chaud doit tenir compte du facteur climat, elle doit aussi tenir compte du facteur maladie, conséquence de ce climat. S'il y a des maladies communes aux pays tempérés et aux pays chauds (typhoïde, tuberculose, variole, tétanos, etc.), la partie la plus importante de la pathologie exotique est constituée par les maladies endémiques. Pour que l'habitation soit un réel abri contre ces affections, il importe au plus haut degré que l'architecte en connaisse bien les causes et la prophylaxie. S'adressant à lui, le professeur Calmette, de l'Institut Pasteur, s'écriait un jour (2) avec une véhémence justifiée: « Un architecte qui ne sait pas que la peste est une mala- die du rat, transmise à l'homme par les puces du rat, ne comprendra jamais quelles précautions toutes spéciales il « faut prendre dans une ville à chaque instant menacée de « peste, comme Marseille ou Alger... Et je mets au défi le « plus éminent de vos maîtres d'être autre chose qu'un mal- « faiteur public, si, ayant à construire un hôtel, par exemple, « dans la campagne algérienne ou romaine, il ignore que la « fièvre intermittente, si meurtrière dans ces régions, est « transmise à l'homme par une espèce spéciale de moustiques « qui pond ses œufs dans les vasques et les bassins dont on a « la funeste habitude d'orner les vestibules ou les jardins ». Parmi les maladies exotiques qui intéressent l'architecte, il faut distinguer: 1° les maladies dues au climat lui-même dont les agents sont le soleil, la chaleur excessive, la luminosité: coup de soleil, coup de chaleur dont la forme lente est l'anémie tropicale, coup de lumière; 2° Les maladies transmises par l'eau (choléra, dysenterie, etc.); 3° Les maladies transmises par les insectes parasites de l'homme ou des animaux (peste, typhus, fièvre récurrente, etc.) 4° Les maladies transmises par les insectes ailés: moustiques (paludisme, fièvre jaune, filariose) et mouches (choléra, maladie du sommeil). Ces quelques indications suffiront pour ne pas faire oublier au constructeur en pays chaud qu'en dehors du soleil, de l'eau, du sol, les ennemis de l'homme, de l'homme blanc, sont l'homme lui-même, noir ou jaune, les animaux rongeurs, reptiles ou autres, enfin et surtout l'insecte. C'est entre eux que l'habitation du blanc doit être un abri réel, c'est d'eux qu'il faut l'isoler par un emplacement choisi, par des modes et des dispositifs spéciaux de construction. Ce problème est résolu de la même façon pour l'habitation individuelle et pour l'habitation collective. Pour être plus clairs, nous examinerons cependant successivement ces deux types de constructions. (1) Ces chiffres, comme ceux qui suivent, n'ont rien d'absolu. Il y a toujours des circonstances locales (voisinage de la mer, de la montagne, altitude, etc.), qui créent des différences notables de température, d'état hygrométrique entre lieux situés dans une même zone climatérique. Il y a des climats locaux). (2) 29 octobre 1921.
HABITATION INDIVIDUELLE Il faut envisager l'orientation, les organes de la construction, le plan. ORIENTATION. — C'est la question capitale. Il importe en effet de faire circuler librement l'air à l'intérieur des appartements. L'orientation varie suivant le régime des vents dans la localité: 1°) Les vents sont constants, réguliers dans leur direction (alizés, moussons). Dans ce cas, le grand axe de la maison, percé par les principales ouvertures, devra être orienté perpendiculairement à la direction du vent de la saison chaude qu'il faut accueillir largement ou dans une direction voisine de cette perpendiculaire. Tout le cloisonnement intérieur devra être dans le lit de ce vent. 2°) Il n'y a pas de vents réguliers dans la localité, en raison par exemple de la situation topographique, cas assez rare comme on l'a vu. Dans ce cas, il y a à tenir compte uniquement du soleil. Le grand axe de la maison s'allonge de l'est à l'ouest, le soleil allant d'un pignon à l'autre. Une seule des façades est ensoleillée et il se produit un appel d'air à travers les appartements, de la façade fraîche à la façade chaude. Ici encore, il faut éviter les cloisonnements parallèles à la grande façade ou, tout au moins, y percer de larges trouées. Il ne faut donc jamais tenir compte pour l'orientation de la maison de celle des rues. L'existence d'un jardin, qui devrait être obligatoire autour de chaque habitation, fait disparaître toute objection. ORGANES DE LA CONSTRUCTION MATÉRIAUX. — Sauf à la rigueur pour les portes, les persiennes (en particulier les persiennages exposés directement au soleil), les lattis de toiture, on doit autant que possible ne jamais utiliser le bois, même dur, en raison de sa destruction par les insectes ou la pourriture, en raison aussi du travail de ce matériau qui, sous l'influence de la température et de l'humidité, se disjoint facilement, présente des fissures accessibles aux insectes. L'emploi du fer protégé par la peinture doit être généralisé. L'humidité provoquant la mauvaise tenue de cette peinture sur les parties métalliques, il y aurait intérêt à avoir recours aux aciers inoxydables. Pour la maçonnerie, on utilise en pays chaud les mêmes matériaux qu'en Europe: brique, pierre (en évitant d'employer la latérite, très répandue en certaines colonies, et qui est très bonne conductrice de la chaleur). Sauf dans le cas où on élève des murs portants, il y a intérêt à construire en béton armé. Dans les régions sèches à grands écarts de température, l'emploi de ce matériau exige d'ailleurs quelques précautions: excès d'eau de gâchage, protection contre une déshydratation excessive. MURS. — Dans les pays à faibles écarts de température (zone équatoriale et partie de la zone tropicale), l'épaisseur des murs doit être faible, de façon à bénéficier à l'intérieur du plus minime abaissement de la température nocturne. L'idéal à cet égard serait la cloison en bambous de la case indigène. Les murs épais, s'ils protègent de la chaleur diurne, l'emmagasinent aussi pour la nuit. Aux environs de 28°, un abaissement de température de 1 à 2° influe sur le sommeil de l'Européen qui doit être réparateur. Il ne faudrait donc jamais dépasser 0 m. 35 d'épaisseur pour un mur. Grâce à l'emploi du béton armé, on peut avantageusement donner une épaisseur encore moindre. Les murs à double paroi avec matelas d'air ne paraissent pas devoir être conseillés. Si ce matelas est isolé de l'air extérieur, et immobile, il s'oppose précisément à la mise en équilibre rapide de la température intérieure des locaux; si ce matelas est ventilé (ce qui serait d'ailleurs une erreur au point de vue isolement), il faudrait aménager des prises d'air à la partie inférieure du mur et mettre la partie supérieure en communication avec les combles, d'où entrées facilitées à la vermine. Dans les pays à grands écarts nycthéméraux (partie de la zone tropicale et zone sus-tropicale), il faudra construire des murs portants de grande épaisseur pour protéger de la chaleur du jour et la restituer aux locaux la nuit. Le procédé de l'avenir est évidemment la réfrigération et l'édification de constructions isothermes conditionnées. Plus encore qu'en pays tempéré, il importe en pays chaud d'employer dans la construction des murs les procédés destinés à les protéger contre l'humidité par capillarité. SOUS-SOLS. — C'est en particulier pour cette raison que le rez-de-chaussée sera toujours surélévé. Cette surélévation est souvent réalisée par un simple terre-plein maçonné souvent de peu de hauteur. La meilleure solution consisterait à construire sur pilotis. L'air doit en effet circuler librement dans le sous-sol, et l'accès de celui-ci doit être facile pour en permettre le nettoyage. Il y a donc intérêt à surélever le rez-de-chaussée de 2 bons mètres au-dessus du niveau du sol, et à grillager solidement pour ne pas donner asile aux insectes, aux rongeurs ou aux reptiles. Il est nécessaire aussi de cimenter le sous-sol et ses abords et de le protéger par des caniveaux assez grands pour recueillir les eaux de pluie et en particulier celles qui tombent de la toiture. PLANCHERS. — Pas de planchers en bois, mais des aires en ciment, en carreaux de céramique ou, de préférence, en mosaïque, porphyrolithe, terrazolithe, etc., de façon à supprimer les joints. Tout plancher doit être facilement lavable. VERANDAS. — Les murs doivent être protégés aussi complètement que possible contre les rayons directs du soleil. Il faut, d'autre part, pour éviter les insolations, empêcher l'entrée des rayons lumineux dans les appartements et s'y mettre même à l'abri de la luminosité excessive du ciel. La véranda est un organe qui répond à ce triple besoin, et ce n'est qu'accessoirement qu'elle sert de lieu de circulation entre les pièces qui ouvrent toutes sur elle. Elle consiste en une galerie couverte entourant les quatre faces de la maison et d'une largeur d'environ 3 mètres. La couverture de cette galerie à l'étage supérieur est assurée soit par le prolongement du toit du corps de logis, soit par une toiture indépendante. La hauteur du bord inférieur de cette toiture au-dessus du sol de la véranda doit être telle qu'il empêche l'accès des rayons solaires sur ce sol pendant la plus grande partie possible de la journée, sans que cependant l'intérieur des appartements soit trop obscur.
Le soleil vient ainsi lécher encore les murs du corps de logis quand il est à 45° au-dessus de l'horizon soit, approximativement, suivant la latitude, entre 6 heures et 9 heures, et entre 15 heures et 18 heures, c'est-à-dire à des heures où il chauffe moins. Au cas où la hauteur d'étage est supérieure à la largeur de la véranda, il suffit de fermer la zone ab par des persiennages fixes ou une murette percée d'ouvertures laissant circuler l'air sans laisser passer les rayons du soleil. Pour obtenir une protection complète il faut fermer entièrement la véranda par des persiennages mobiles (en bois, mauvais conducteur) qui pourront être largement ouverts au moment où le soleil, assez bas sur l'horizon, sera moins dangereux. Tout autre système de protection, soit par des toiles, soit par des murs ayant trop de surface, même s'ils sont percés de grandes baies, est à condamner. Ce dernier système est un non-sens, car on reporte ainsi au soleil la masse principale de la construction, que la véranda a précisément pour mission d'en éloigner. Pour la même raison, il est regrettable de voir, comme cela se pratique trop fréquemment, sous prétexte de tirer le meilleur parti de l'espace, utiliser des portions de véranda, comme salle de bains, débarras, cabinets divers, voire même pièces d'habitation. Un plafond doit toujours protéger la galerie contre le rayonnement de la toiture. Le petit comble ainsi créé doit être bien ventilé, comme nous le verrons plus loin. Le sol de la véranda doit être cimenté ou dallé; il est à un niveau légèrement inférieur à celui des pièces et en pente faible vers l'intérieur pour faciliter l'écoulement des eaux de lavage et de pluie. Dans les pays où il importe de se protéger absolument contre les moustiques, la véranda peut être tout entière fermée par une cage de treillage métallique fin (1 à 2 mm. d'écartement), en laiton. Il ne faut pas oublier que ce grillagement, même s'il est toujours bien nettoyé des poussières, offre le sérieux inconvénient d'arrêter la brise. Il s'agit, suivant chaque localité, d'en peser les avantages et les inconvénients. Les vérandas ou leur toiture sont soutenues par des colonnes ou des piliers; elles sont munies d'un garde-fou, comme un balcon, garde-fou qu'il ne faut pas transformer en muraille plus ou moins pleine. BAIES. — En principe, on ne doit employer que la porte-fenêtre partant du plancher pour monter le plus près possible du plafond, de façon à ne laisser subsister aucun matelas d'air non ventilé dont la chaleur rayonnerait dans la pièce. Le cas échéant, on la surmonte d'une imposte pouvant s'ouvrir largement. Ces portes-fenêtres doivent être larges et se faire vis-à-vis. Chaque baie est fermée par une porte persiennée de haut en bas s'ouvrant vers l'extérieur pour mieux résister à la pression des vents de tempête, et par une porte vitrée s'ouvrant vers l'intérieur; celle-ci sert à se garantir d'un abaissement de température la nuit ou au cours d'une tornade. Un dispositif supplémentaire très apprécié, surtout dans une habitation collective, hôtel, hôpital, permet la ventilation sans trop diminuer l'éclairage, tout en laissant une intimité relative. Il est constitué par deux petites persiennes battantes fixées entre les deux portes. Elles ont environ 1 mètre de hauteur et leur partie inférieure est à environ 60 centimètres du sol. Si on tient à grillager les baies contre les moustiques, il faut intercaler entre les deux portes persiennée et vitré un châssis fixe si la baie est condamnée, ou percé d'une porte également grillagée à fermeture automatique. Pour que la protection soit réelle, cette porte ouvre sur une cage grillagée à seconde porte automatique à l'intérieur de la pièce. Le grillagement des baies est évidemment inutile si toute la véranda est elle-même grillagée; en ce cas, les tambours sont placés aux entrées de la véranda. LES PIÈCES. — Sans vouloir poser de règle absolue, on peut fixer leurs dimensions normales à 3 m. 50 sur 5 mètres; une hauteur de plafond de 3 mètres est un minimum. Les angles doivent être arrondis, les murs recouverts d'une peinture lavable ou revêtus des mêmes matériaux que les planchers; il ne doit pas y avoir de recoins obscurs. Parmi les pièces essentielles du mobilier, il faut compter les ventilateurs électriques fixes ou mobiles ou le panka, châssis rectangulaire recouvert d'étoffe suspendu au plafond et mis en mouvement à l'aide de cordes. Le lit est enclos dans une moustiquaire dont on peut se passer si les ouvertures de la chambre à coucher sont soigneusement grillagées. On peut aussi remplacer la moustiquaire, qui a l'inconvénient de priver d'air, par une cage grillagée dont les châssis sont rigoureusement jointifs; munie d'un tambour, cette cage enferme le lit et quelques accessoires indispensables: petite table, chaise. TOITURE ET COMBLES. — L'usage des terrasses est à proscrire en règle générale pour deux raisons: volume d'eau considérable qui se déverse d'un seul coup au moment de la pluie, difficulté d'évacuation rapide et échauffement énorme par le soleil. Il serait indispensable pour éviter celui-ci de ménager en-dessous de la terrasse une gaine fortement ventilée et la toiture serait d'un prix de revient exagéré. La tôle offre les mêmes inconvénients au point de vue de la chaleur et résiste mal aux ouragans. La seule couverture pratique est la tuile mécanique qu'il faut avoir soin de fixer au lattis par du fil de laiton. La pente doit être plus forte qu'en pays tempéré pour l'évacuation rapide de l'eau, sans exagérer toutefois en raison de la prise laissée aux vents de tempêtes. On compte généralement que l'effort du vent sur les parois planes atteint 400 kgr./m² au lieu de 250 kgr. prévus dans nos régions. Le volume considérable donné à la toiture, le pittoresque d'un toit encapsulant la maison coloniale, donnant dès l'extérieur la sensation de l'abri frais et ombreux contre l'éclatant soleil, peut constituer un élément heureux de l'architecture des pays chauds. Il n'est pas conseillé de munir les toitures de chéneaux, sauf s'il est nécessaire de recueillir les eaux de pluie dans des citernes. Les chéneaux ralentissent l'évacuation, s'engorgent, laissent subsister des flaques où pondrent les moustiques. Il est préférable de laisser l'eau du toit s'écouler librement. Un grand caniveau de collecte et d'évacuation à l'aplomb de la toiture entourera et protègera le pied de la maison. Les rebords du toit dépasseront toujours largement les murs et les piliers de la véranda pour abriter les murs et leurs ouvertures. Les combles sont encore plus en pays chaud qu'en pays tempéré le siège d'une quantité de phénomènes naturels incessants: échanges de calories, nivellement des pressions entre l'intérieur et l'extérieur, variations de l'état hyrométrique. Des condensations s'y produisent sous l'action d'une baisse brusque de température qui peut atteindre 6 à 7° en quelques minutes après une pluie de tornade, et l'air confiné du comble, mauvais conducteur calorifique, dépôsera une forte quantité de sa vapeur d'eau sur les parties refroidies. Si l'évaporation de cette eau de condensation n'est pas rapide, les matériaux se désagrègent.
COUPE D'UNE HABITATION EUROPÉENNE EN AFRIQUE ÉQUATORIALE. ARCHITECTE: PIERRE VAGO D'autre part, le plancher d'un comble surchauffé par le rayonnement de la toiture agit sur la température des appartements, même si le plancher est épais. Il faut donc ventiler puissamment le comble. On y parviendra au moyen de fortes lucarnes ou mieux d'un lanterneau sur tout le faîte et d'œils de bœuf dans les pignons; les murs de refend seront ou supprimés ou abaissés. Ces différentes ouvertures sont fermées par un persiennage aux lames assez inclinées et assez serrées pour éviter l'entrée de la pluie qui fouette souvent presque horizontalement. Il y a lieu de les munir d'un treillis pour s'opposer à la pénétration des rongeurs, chauves-souris, etc. Lorsque la toiture de la véranda est distincte de celle du corps de bâtiment, un bon procédé de ventilation consiste à ajouter largement la partie du mur de façade qui s'élève entre les deux toitures, comme nous l'avons déjà vu faire à la partie supérieure de certaines vérandas (fig. 9). Il faut parer alors à la pénétration de la pluie. Le petit comble de la véranda doit également être ventilé; s'il est isolé du grand comble, des outeaux assez grands et suffisamment nombreux suffiront. En aucun cas, l'appel d'air frais dans les combles ne devra se faire à travers les chambres ou à travers le plafond de la véranda; il y a en effet toujours à craindre un renversement du courant d'air. Le dispositif de la fig. 11 est donc défectueux. Il faut adopter un de ceux de la fig. 12: entrée d'air frais au-dessus des plafonds. Il faut calculer la surface des orifices d'entrée de l'air frais en proportion de la surface des orifices de sortie de l'air échauffé. Le comble n'est jamais utilisé, même comme simple grenier. Fig. 11 ventilation du comble Dispositif defectueux Fig. 12 Ventilation du ou des combles Dispositifs acceptables

Cette revue mensuelle, numéro 3 de la 7ème année, est un numéro spécial consacré à la France d'Outre-Mer, édité à l'occasion de l'Exposition de la Cité Moderne d'Alger. Il aborde la construction dans les pays chauds, l'habitat indigène dans les colonies, et présente des projets architecturaux en Algérie, au Maroc, en Syrie, au Liban et en Guadeloupe.