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L'ARCHITECTURE AUJOURD'HUI ARCHITECTURE URBANISME DÉCORATION
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L'ARCHITECTURE AUJOURD'HUI ARCHITECTURE URBANISME DÉCORATION
VUE D'ENSEMBLE DES INSTALLATIONS DE L'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE DU RHIN — KEMBS — P. RENAUD, ARCHITECTE, LYON INTÉRIEURS ET EXTERIEURS (ENVIRON 100.000 M²) PEINTS AU « MATROIL » LEWIS BERGER & SONS S.A., 43-45, RUE DE CHABROL, LA COURNEUVE (SEINE). NORD 71-21
L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI ARCHITECTURE - URBANISME - DECORATION COMITÉ DE PATRONAGE: MM. ALF. AGACHE, PIERRE BARBE L. BAZIN, EUGÈNE BEAUDOIN, LOUIS BOILEAU, DJO BOURGEOIS, VICTOR BOURGEOIS, URBAIN CASSAN, PIERRE CHAREAU, JACQUES DEBAT-PONSAN, JEAN DEMARET, ADOLPHE DERVAUX, JEAN DESBOUIS, ANDRÉ DUBREUIL, W. M. DUDOK, FELIX DUMAIL, ROGER EXPERT, LOUIS FAURE-DUJARRIC, RAYMOND FISCHER, TONY GARNIER, JEAN GINSBERG, HECTOR GUIMARD, MARCEL HENNEQUET, ROGER HUMMEL, FRANCIS JOURDAIN, ALBERT LAPRADE, FRANÇOIS LE COEUR, MARCEL LODS, BERTHOLD LUBETKIN, ANDRÉ LURCAT, ROB. MALLET-STEVENS, LOUIS MADELINE, J. C. MOREUX, HENRI PACON, PIERRE PATOUT, AUGUSTE PERRET, G. H. PINGUSSON, HENRI PROST, MICHEL ROUX-SPITZ, HENRI SELLIER, CHARLES SICLIS, PAUL SIRVIN, MARCEL TEMPORAL, JOSEPH VAGO, ANDRÉ VENTRE ANDRÉ BLOC, DIRECTEUR PIERRE VAGO — RÉDACTEUR EN CHEF RÉDACTION: - ARCHITECTURE: PIERRE VAGO, MARCEL ROUX - URBANISME: HENRI STOROGUE - DÉCORATION: RENÉ DROUIN - TECHNIQUE: E. MENKES - RÉDACTEUR DE «CHANTIERS» CORRESPONDANTS: - ALLEMAGNE: JULIUS POSENEN - ANGLETERRE: W. W. WOOD - AUTRICHE: EGON RISS - BELGIQUE: EMMANUEL HENVAUX - BULGARIE: LUBAIN TONEFF - ESPAGNE: GUITIERRE SOTO - ÉTATS-UNIS: ANDRÉ J. ROBIN - EXTRÊME-ORIENT: HARRY LITVAK - GRÈCE: GEORGES KALYVAS - HONGRIE: GEORGES MASIREVICH - ITALIE: P. M. BARDI - PAYS-BAS: J. P. KLOOS - POLOGNE: SZYMON SYRKUS - PORTUGAL: PARDAL MONTEIRO - ROUMANIE: S. BARAS - SUÈDE: VIKING GOERANSSON - SUISSE: J. GANTNER ET G. VITTET - TCHÉCOSLOVAQUIE: MAX URBAN ET PIERRE PINSAID - U. R. S. S.: PROF. ARKINE - YOUGOSLAVIE: L. ILITCH ET S. PLANITCH Mme M. E. CAHEN, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL --- JUIN 1933 --- L'ARCHITECTURE MODERNE EN TCHÉCOSLOVAQUIE ÉTUDE DE M. PIERRE PINSAID Page --- Titre --- Auteur(s) --- INTRODUCTION PAR Stéphane OSUSKY, MINISTRE DE TCHÉCOSLOVAQUIE A PARIS. --- ARCHITECTURE TCHÉCOSLOVAQUE --- Jean SOKOL --- MOBILITÉ --- Karel HONZIK --- PRAGUE, SON PASSÉ ET SON PRÉSENT --- Jean SOKOL --- PLAN DE PRAGUE --- Max URBAN --- LE PROBLÈME DE L'HABITATION MINIMUM --- Karel TEIGE --- L'ARCHITECTURE EN FRANCE Page --- Titre --- Auteur(s) --- IMMEUBLE, ROND-POINT MIRABEAU Arch. BASSOMPIERIE, DE RUTTE, SIRVIN. --- IMMEUBLES, BOULEVARD BERTHIER d' --- CITE-JARDIN A CHATENAY-MALABRY d' --- TROIS CITES D'HABITATION DE H. PACON Marcel ZAHAR. --- URBANISME Page --- Titre --- Auteur(s) --- ISPAHAN SOUS LES GRANDS CHAHS --- E. BEAUDOUIN --- PLAN D'AMÉNAGEMENT DE BEYROUTH DANGER, père et fils. --- L'URBANISME A L'ÉTRANGER: VÉRONE GRIFFINI, BOTTONI. --- LES EXPOSITIONS Page --- Titre --- Auteur(s) --- SALON DE L'U. A. M. --- René DROUIN --- L'ARCHITECTURE AUX SALONS --- Marcel ROUX --- INFORMATIONS — ARGUS — BIBLIOGRAPHIE. CONDITIONS D'ABONNEMENT: - FRANCE 120 FR. - ÉTRANGER: 200 FR. - LE NUMÉRO, FRANCE: 18 FR. - ÉTRANGER: 25 FR. ABONNEMENT A «CHANTIERS»: - FRANCE: 50 FR. - ÉTRANGER: 70 FR. - LE NUMÉRO, FRANCE: 6 FR. - ÉTRANGER: 8 FR. ABONNEMENTS CUMULÉS A «L'ARCH. D'AUJOURD'HUI» ET A «CHANTIERS»: - FRANCE: 150 FR. - ÉTRANGER: 250 FR. 5, RUE BARTHOLDI, BOULOGNE (SEINE) — TÉLÉPHONE: MOLITOR 19-90 et 19-91 DÉPOSITAIRES GÉNÉRAUX DE «L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI» A L'ÉTRANGER BELGIQUE: LIBRAIRIE DIETRICH, 10, PLACE DU MUSÉE A BRUXELLES. — HONGRIE: BUDAI ALADAR ES TARSA, AGG-TELEKI UTCA, 17, BUDAPEST 8. — ROUMANIE: LIBRAIRIE «HASEFER», RUE E. CARADA, BUCAREST. — ESPAGNE: ÉDITIONS INCHAUSTI, ALCALA 63, MADRID — ARGENTINE: ACME AGENCY, CASILLA CORREO 1136, BUENOS-AYRES
Type d'huisserie en tôle pliée, déformable sous un faible effort. Type d'huisserie métallique en laminé MONTATAIRE des Ensembles DOUZILLE, rigide, indéformable. Tous les Immeubles construits avec solidité et toutes garanties d'étanchéité et de durée sont équipés avec Les Ensembles DOUZILLE Fenêtres, Bâtis et Huisseries métalliques (avec dispositif de réglage breveté S.G.D.G.) Portes caissonnées spéciales brevetées S.G.D.G. bois ou métal La Première Maison française qui a construit en grande série ces types de menuiserie moderne. Immeuble du Rond-Point Mirabeau de la Mutuelle Générale Française. Archit.: Bassompierre, De Rutté et Servin (4000 portes, 1200 fenêtres métalliques et bâtis métal DOUZILLE). rdouzille Bureau Commercial, Service de Pose et Magasin d'Exposition : 7, rue Sébastien Mercier, PARIS XV° — Tél. Vaug. : 69.00 - 69.01 Siège Social et Usines à Albert (Somme) - Tél. 43
L'ARCHITECTURE MODERNE EN TCHÉCOSLOVAQUIE DOCUMENTS, TEXTES ET PHOTOS RECUEILLIS PAR PIERRE PINSARD INTRODUCTION PAR M. STÉPHANE OSUSKY MINISTRE DE TCHÉCOSLOVAQUIE À PARIS --- C'est sans doute dans les œuvres de l'architecture que se reflètent le mieux l'esprit et le caractère des nations (1). Certes, l'architecture imaginée par une nation a pu jadis se répandre à l'extérieur, être imitée par l'étranger. Elle n'a cependant pas émigré ainsi sans perdre quelque chose de son originalité primitive, sans s'adapter, en même temps qu'à un milieu nouveau, au goût particulier du pays qui s'en inspirait. Sans remonter plus haut, le style gothique en fournirait un premier exemple. Il est certain qu'une cathédrale ogivale comme le dôme de Milan ou qu'une basilique comme notre église de Tyn, à Prague, ne ressemble à une église ogivale française que par les principes mêmes du style. Par les détails, le style ogival est devenu italien à Milan et tchèque à Prague. Le style Renaissance, de conception italienne, nous offre un second exemple, plus probant encore puisque l'on trouve, autant dire dans chaque pays, une « renaissance » sui generis. Que sont également devenus les styles classiques français, Louis XIV et Louis XV, en franchissant le Rhin? Chacun le sait. Chez nous, ils ont inspiré, en passant par l'Italie et Vienne, le « baroque » et le « rococo ». Si ces styles que nous appellerons monumentaux révèlent ainsi le caractère d'un pays et d'une nation, que dire de l'architecture rurale, d'essence populaire? Celle-là, pure émanation du goût et de l'imagination du peuple, diffère très nettement non pas seulement d'un Etat à un autre, mais même, dans chaque pays, selon les régions. Pour ne parler que de la Tchécoslovaquie, il est certain que la chaumière de bois d'un Russe des Carpathes ne ressemble que par ses grandes lignes à celle d'un Slovaque de Cicmany ou d'un Tchèque de Turnov. Certains de nos architectes modernes, conscients de cette originalité, ont tenté de généraliser chez nous les styles populaires. Ils ont créé des œuvres fort intéressantes; ils ont su même parfois mettre une certaine personnalité dans les demeures qu'ils bâtissaient ainsi (2). (1) Elles sont en quelque sorte la physionomie des nations nées naturellement — sans être décrétées — elles sont les enfants du climat et des mœurs et l'expression de l'idée que les peuples se font de l'ordre, des proportions, de l'harmonie et de la mesure. Qu'est donc notre temps? Par quoi se caractérise-t-il? Je voudrais ici essayer de le dégager en quelques traits. Il me semble qu'un fait domine: la facilité et la rapidité des moyens de communication. On se déplace aisément aujourd'hui non seulement pour aller d'un coin de sa patrie à un autre, mais aussi pour se rendre d'un pays à un autre. Il en résulte que les peuples se connaissent mieux (je ne veux pas dire pour cela qu'ils se comprennent mieux). La mutuelle fréquentation a amené les nations à effacer, plus ou moins vite et plus ou moins profondément, les caractères extérieurs qui les distinguaient. Elles se sont, pour ainsi dire, uniformisées par l'extérieur. Exemple le costume! On s'habille à Prague comme à Vienne, à Berlin, à Paris ou à Londres, si bien que, dans les rares pays où il s'est conservé, comme dans notre Slovaquie, le vêtement traditionnel du paysan ou de la paysanne est une attrayante curiosité pour le touriste. Cet esprit international, né bien avant la guerre, s'est plus intensément manifesté depuis la paix. Jamais la tendance de rapprocher les peuples, d'établir entre eux, comme un gage de paix, une entente durable, n'a été plus forte et plus répandue. Partant, jamais le désir d'effacer les dissemblances n'a été plus profond. De même qu'on veut « parler européen », on veut apparaître Européen. On s'efforce donc, chez les jeunes générations, à créer en architecture un style européen, voire universel. Cela explique pourquoi, dans tous les pays, l'art de bâtir a pris des caractères communs. Cela me fait craindre même que le profane ne parvienne pas à distinguer nettement en quoi les architectes de mon pays différent, par exemple, des architectes français, danois, hollandais ou russes. Ce qu'il y a de certain toutefois c'est qu'ils sont bien de leur temps et qu'ils représentent admirablement l'époque que nous vivons. En tout état de cause, l'œil exercé saura toujours discerner la nuance dans la ligne et dans la mesure, l'expression suprême du goût artistique d'un peuple. Stéphane OSUSKY. (2) Cependant j'ai bien l'impression que parfois l'harmonie entre l'œuvre et sa destination laisse à désirer. De plus, si l'architecture est le produit du climat et des mœurs, il faut qu'elle corresponde à l'époque.
ARCHITECTE: PROFESSEUR JOSEF GOCAR. BAINS A BOHDANEC, 1912 ARCHITECTURE TCHÉCOSLOVAQUE PAR JEAN SOKOL Chez un peuple qui a échappé grâce à ses tenaces efforts à un écrasement complet il est impossible de parler du développement intellectuel sans parler du mouvement national. Les sciences, la littérature, la musique, les arts y sont étroitement liés et subissent les répercussions des épisodes de la lutte pour l'existence nationale. On ne peut donc s'étonner, si, dans ces circonstances, la préoccupation nationale s'efforce de reléguer la véritable mission des arts au second rang. Les générations se succèdent, s'efforçant d'arranger ce conflit en se penchant tantôt vers l'une des solutions, tantôt vers l'autre. Ceux qui aspiraient à acquérir des vues plus larges que celles offertes par Prague partaient pour Vienne. S'ils n'étaient pas absorbés par le nouveau milieu ils en revenaient avec des aperçus nouveaux sur les efforts de leur pays. A cette époque, Vienne se trouvait au zénith de son éclat. C'était, dans son genre, une ville sans pareille. Contrairement à d'autres Capitales européennes, centre de grandes nations, elle était le lieu de rencontre de toutes les races et de tous les peuples de l'ancienne Autriche. Ces nations y envoyaient l'élite de leurs fils, hommes d'Etat, savants, artistes; leur noblesse y venait à la cour impériale et cette société rivalisait de splendeurs et de raffinements. Elle favorisait tous les arts, spécialement la musique et les artistes tâchaient à leur tour de satisfaire leur public. Inspirés par son bon goût, ils formaient le cadre brillant de Vienne d'avant-guerre. C'est là que surgissent quelques artistes de valeur que le public amateur d'art apprécie et comprend bientôt. Ils apportent de nouvelles idées aux générations suivantes qui souvent n'ont pas assez de talent pour les pousser plus loin et se contentent de les populariser. Joseph Wagner était un de ces grands hommes de la fin du siècle passé. Ce fut lui qui, après une longue période de pseudo-historisme, prêcha la nécessité de former une architecture empreinte de son époque. Comme professeur à l'école des Beaux-Arts, il exerça une grande influence sur la jeunesse de son époque. Jan Kotéra fut un de ses premiers élèves. Après s'être distingué déjà pendant ses études chez Wagner, il rentra à Prague et entreprit un rôle de pionnier dans un milieu très hostile à sa confession artistique. De l'avis général, en Bohême, l'art de bâtir était considéré comme un instrument très apte à la propagande nationale. Bâtir dans le style de la renaissance tchèque et dans le style des constructions populaires devint un devoir national et une manifestation obligatoire des sentiments patriotiques. Dans ces circonstances, Kotéra fit valoir ses idées. Il s'éleva contre l'historisme national dans l'architecture et contre la mauvaise conception régnante dans tous les arts et spécialement dans le dessin. Ce fut un succès très brillant de son talent, d'être sorti victorieux de ce combat de principes dans lequel il fut secondé par d'autres élèves de l'école viennoise. Mais sa réussite fut attribuée en premier rang aux hautes qualités de son œuvre. Après ses premiers travaux où l'on devine l'influence de son maître, Kotéra parvint à des solutions tout à fait originales et, continuant la route inaugurée par Wagner, il créa une série d'œuvres d'art des plus remarquables dont le musée de Hradec-Kralove est un bel exemple. Kotéra partit de la formule de Wagner qui cherchait une forme nouvelle en s'inspirant et en trouvant dans la construction, la conception même de l'architecture moderne. Par ses idées, il fut un des précurseurs directs de l'architecture moderne d'aujourd'hui. On se rend mieux compte de sa grandeur quand on observe le travail de ses contemporains de Vienne, lesquels, ayant conduit les éléments formels du style de Wagner à une perfection raffinée se sont trouvés en même temps dans une impasse. La génération des architectes pragois, élevée par Kotéra s'adonne plus sérieusement à sa tâche et cherche assidûment à trouver l'expression d'une architecture moderne correspondant à l'époque. Les architectes entreprennent dans cette direction des tentatives hardies et cependant ils restent à la surface du problème. L'apparence extérieure du bâtiment est toujours le thème principal auquel ils s'adonnent ayant oublié la formule de Wagner qui souligne les côtés constructifs et utilitaire et voit en ceux-ci le véritable champ de travail d'un architecte, s'efforçant de parvenir à une manifestation originale et à former un style nouveau. Les architectes tâchent tout d'abord de prêter à leurs constructions un effet plastique sous l'influence du cubisme et plus tard au moyen des
CI-CONTRE: ÉCOLE A BRNO ARCHITECTES: FUCHS ET POLASEK CI-DESSOUS: MUSÉE DE HRADEC-KRALOVE ARCHITECTE: JAN KOTERA, 1906 couleurs de remplacer ou souligner la direction plastique. Surgissent alors quelques bâtiments qui attirent l'attention même à l'étranger où ces tentatives d'un style nouveau sont remarquées. On a continué même après la guerre dans ce genre de recherches, avec peu de résultat. La fin de la guerre apporte, même sur le terrain artistique, des possibilités nouvelles. Le monde qui, jusqu'alors, n'était vu de la Bohême que par les yeux de Vienne, s'ouvre librement. On voit bientôt l'erreur que l'on a commise en tâchant de former un nouveau style et l'on tire leçon de l'architecture nouvelle à l'étranger. L'intérêt des architectes se tourne vers la Hollande et surtout vers la France qui avait, depuis déjà une centaine d'années, attiré de semblable façon les peintres et les sculpteurs. La logique claire avec laquelle on a formulé l'essentiel de l'architecture nouvelle en France apportait une vraie solution aux vaines tentatives des architectes de Prague, de plus on venait y admirer les travaux des ingénieurs qui se sont chargés depuis le commencement du 19ème siècle de la tâche méprisée par les architectes qui, désormais, en utilisant la construction et les matériaux modernes ont élevé l'art de bâtir au niveau des autres branches techniques. On trouve dans la tradition française cet esprit, qui est un esprit vraiment nouveau. Sous cette influence l'architecture tchèque reprend la route inaugurée par Kotéra. Les jeunes architectes s'empressent de faire valoir les principes de l'architecture moderne et de les approfondir; sur cette base ils ont créé toute une série d'œuvres intéressantes et espèrent encore en des créations meilleures. JEAN SOKOL.
ARCHITECTES A PRAGUE ARCHITECTE: PROFESSEUR JOSEF GOCAR. ÉGLISE CATHOLIQUE A VRSOVICE PRAGUE MAQUETTE ET PLAN ARCHITECTE: PROFESSEUR JOSEF GOCAR. PROJET D'UNE GALERIE D'ART A HRADEC KRALOVE ---
ARCHITECTE: PROF. PAVEL JANAK VILLA A NACHOD PISCINE A NACHOD
QUELQUES PHOTOS DU FILM IMMEUBLE DE LA CAISSE D'ASSURANCES ET RETRAITES DE PRAGUE PROJET DES ARCHITECTES HAVLICEK ET HONZIK La Caisse d'Assurances et Retraites a ouvert en 1928, un concours limité entre 9 architectes. Le projet de MM. Havlicek et Honzik fut choisi. Après une série de difficultés, la construction fut commencée au printemps 1933. Le gros-œuvre doit être terminé avant la fin de l'année. Le Bâtiment se compose de 3 parties: La partie centrale, en forme de croix, contient les bureaux proprement dits; L'aile basse vers le sud, entourée de deux côtés par des jardins déjà existants, contient des appartements pour les employés; l'autre aile basse, orientée vers le nord, est en bordure de la Karlstrasse. Ses boutiques et bureaux contribueront à rendre plus vivante cette partie de la Karlstrasse, maintenant un peu morte, et protègera en même temps les bâtiments d'administration contre les bruits de la circulation. Le bâtiment d'administration comprend plus de 600 éléments de bureaux, dont la plupart ne sont pas séparés les uns des autres par des cloisons, mais sont conçus en salles de travail spacieuses. La partie la plus élevée de la croix a 14 étages et la partie sud 2 étages de sous-sol. L'ossature de l'ensemble est en ciment armé. La hauteur de l'aile nord-sud est de 50 m., comptés du niveau du trottoir de la Karlstrasse. Pour le chauffage et la ventilation on a adopté le principe de la maison respirante, c'est-à-dire que les fonctions de l'aération et de la ventilation sont strictement séparées. Les Bureaux sont fermés hermétiquement de l'extérieur; les fenêtres servent uniquement à l'éclairage et non à la ventilation. La Maison a son usine d'air, ses poumons, où l'air est nettoyé, chauffé ou en été réfrigéré, arrosé ou séché et envoyé dans les pièces, à l'état qui correspond le mieux aux besoins de l'organisme humain. Le système choisi est réglable et complètement automatique. Tous les matériaux de luxe sont strictement exclus; mais comme il s'agit d'une construction utilitaire on a prévu largement les installations hygiéniques et autres dispositions essentielles pour le travail et le bien-être des employés. Ce qui correspond, du reste, à l'économie la plus stricte. Les dépenses pour toute la construction atteindront environ 40.000.000 Kc, c'est-à-dire 30.000.000 fr. --- LA CONSTRUCTION SUR L'ÉCRAN La construction de l'immeuble de la caisse d'assurances et retraites de Prague a été filmée dès le commencement des travaux. Il en résultera deux films. Le premier est destiné aux entrepreneurs et a pour but, de présenter la construction dans ses différentes phases avec les différentes machines et outils employés. Le deuxième film, dont le thème est «la construction» en général, est destiné au public. La direction de ce film a été confiée à M. le rédacteur Kucera avec la collaboration des architectes Havlicek et Honzik. Ce film a deux buts: d'abord, en forme accessible aux profanes, faire comprendre l'évolution de la construction. Ensuite, d'exprimer par la photogénie le rythme du travail, le chaos du matériel brut, les ouvriers, les déchets, les qualités plastiques des matériaux, comme le béton, le fer, le verre, etc., tous les contrastes qui résultent du travail compliqué des hommes et des machines. Le film sera accompagné par le son naturel des machines de construction et par le bruit du travail, et si cela est nécessaire, sera accompagné par la musique. Production du film: Société «Electrojournal».
PHOTOS DU CHANTIER DE LA CONSTRUCTION DE LA CAISSE D'ASSURANCES ET RETRAITES DE PRAGUE ARCHITECTES: HAVLICEK ET HONZIK

Cette publication présente un panorama de l'architecture moderne en Tchécoslovaquie, avec des études sur Prague, le problème de l'habitation minimum et des exemples d'urbanisme. Elle aborde également l'architecture en France, avec des réalisations d'immeubles et de cités-jardins. Des sections sur les expositions et des informations pratiques complètent le contenu.