Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI ARCHITECTURE URBANISME DÉCORATION JUIN-JUILLET 1932 DEUXIÈME SÉRIE TROISIÈME ANNÉE REVUE PARAISSANT DIX FOIS PAR AN

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71N G. ROYALE ASTURIENNE DES MINES COMPAGNIE ROYALE ASTURIENNE AUBI --- 1, RUE DE CIRQUE, PARIS Tel.: 81-35-55 51-37 & 50, 51-60 - INTER 53

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MARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI COMITE DE PATRONAGE: MM. FRANTZ JOURDAIN, AUGUATE PERRET, TONY GARNIER, ANDRE VENTRE, HENRI SELLLER, HECTOR GUIMARD, MICHEL ROUX-SPITZ, JOSEPH VAGO, W. M. DUDOK, LOUIS H. BOILEAU, CHARLES SICLIS, ADOLPHE DERVAUX, D. ALF. AGACHE, MARCEL TEMPORAL, ANDRÉ LURCAT, PIERRE CHAREAU, RAYMOND FISCHER, MARCEL HENNEQUET, G. H. PINGUSSON, JEAN GINSBERG, LUBETKIN, CHARLES MOREUX, VICTOR BOURGEOS, FRANCIS JOURDAIN, DJO-BOURGEOS CORRESPONDANTS: ALLEMAGNE: JULIUS POSENER — ANGLETERRE: W. W. WOOD — AUTRICHE: EGON RISS — BELGIQUE: EMMANUEL HENVAUX — BULGARIE: LUBAIN TONEFF — ÉTATS-UNIS: ANDRÉ J. ROBIN — HONGRIE: GEORGES MASIREVICH — ITALIE: P. M. BARDI — POLOGNE: SZYMON SYRKUS — SUÈDE: VIKING GOERANSSON — TUROQUIE: FUAT RIZA — U. R. S. S.: MICHEL ILYINE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL: MADAME M. E. CAHEN — RÉDACTEUR: M. PIERRE VAGO ANDRE BLOC: DIRECTEUR ADRESSER TOUTE CORRESPONDANCE: 5, RUE BARTHOLDI, BOULOGNE (SEINE) - TÉL.: AUTEUIL 25-28 ABONNEMENTS - FRANCE ET COLONIES: 120 FRS - ÉTRANGER: 200 FRS PRIX DU NUMÉRO: FRANCE: 18 FRS — ÉTRANGER: 25 FRS COMPTÉ CHÈQUES POSTAUX: PARIS 1519-97 DÉPOSITAIRES GÉNÉRAUX DE «L’ARCHITECTURE D’AUJOURD’HUI À L’ÉTRANGER» BELGIQUE: LIBRAIRIE DIETRICH, 10, PLACE DU MUSÉE À BRUXELLES. — HONGRIE: BUDAI ALADAR ÉS TARSA, AGTELEKI UTCA, 17, BUDAPEST 8. — ROUMANIE: LIBRAIRIE «HASEFER», RUE E. CADA-RA, BUCAREST. — ESPAGNE: ÉDITIONS INCHAUSTI, ALCALA 63, MADRID. — ARGENTINE: ACME AGENCY, CASILLA CORREO 1136, BUENOS-AYRES ET M. MACKENZIE, AVDA DE MAYO 605, BUENOS-AYRES --- SOMMAIRE 3 PAUL BONATZ ………………………………………… J. POSENER. LES GARAGES: 15 GARAGES ………………………………………… C. DE CHESSIN et J. DEMARET. 29 LA PLUS GRANDE STATION SERVICE DU MONDE … RAVAZÉ. 42 GARAGE KANT A BERLIN …………………………… J. POSENER. 45 DÉPÔT D’AUTOBUS A BUDAPEST …………………… HULTL. 49 GARAGE A AMSTERDAM …………………………… Jean WILLS. 50 PROJET D’AUTO-ROUTE …………………………… CHARAVEL et MELENDES. L’ARCHITECTURE EN FRANCE: 53 CITÉ-JARDIN DU PRÉ-SAINT-GERVAS …………… DUMAIL. 61 MINISTÈRE DE LA MARINE MARCHANDE ………… A. VENTRE. 66 IMMEUBLE SQUARE DE MESSINE ………………… PLOUSEY et CASSAN. 70 UNE VILLA AUX ENVIRONS DE PARIS …………… Roger AUTERIVE. 73 CINÉAC «LE JOURNAL» …………………………… DE MONTAUT et GORSKA. L’ARCHITECTURE À L’ÉTRANGER: 77 (GRANDE-BRETAGNE) LE THÉÂTRE SHAKESPEARE. 85 (AUTRICHE) OFFICE DU TRAVAIL À VIENNE …… PLISCHKE. 91 (HOLLANDE) BANQUE À ROTTERDAM …………… H. F. MERTENS. 92 (HONGRIE) CONSTRUCTIONS DIVERSES DE HULTL. E. QUITTNER, IVANKOTSIS. DÉCORATION: 101 UN CAFÉ À BEAUVAIS …………………………… DABOVAL. 102 UN STUDIO FÉMININ …………………………… Olga GEMÈS. 105 EXPOSITION INTERNATIONALE D’ART DÉCORATIF À MILAN EN 1933. 107 MEUBLES EN BOIS COURBE ET EN TUBE D’ACIER. 108 LES LUMINAIRES DE JEAN PERZEL. 109 CONCOURS DE ROME (ARCHITECTURE). 110 ARGUS. INFORMATIONS ÉTUDES TECHNIQUES: 118 ARMOIRES FRIGORIFIQUES. 119 ISOLATION THERMIQUE DES BATIMENTS (Suite et fin) ……………………………………… L. CHARPENTIER. 122 EMPLOI DES TURBINES À VAPEUR À TRÈS BASSE PRESSION POUR ACTIONNER LES POMPES DE CIRCULATION ACCÉLÉRÉE DES INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE À EAU CHAUDE …………………………… A. NESSI. Dans notre prochain numéro nos Lecteurs trouveront en particulier une documentation sur: La Gare de Versailles-Chantiers, Architecte: André VENTRE; Hôtel particulier, Architectes: FEIGNEN et BÉTOURNÉ; L’immeuble de la police, rue Tisserand, Architecte: GUST; Le Café du Colisée, Architecte: Ch. SICLIS; Une maison à Sceaux, Architecte: MALLET-STEVENS, et nos rubriques habituelles. Les numéros suivants seront consacrés aux Ecoles, à l’œuvre d’Auguste PERRET, à l’Esthétique de la Rue.

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PÉRIGNON PITEL & CIE CONSTRUCTIONS INDUSTRIELLES et BÉTON ARMÉ SIÈGE SOCIAL : PARIS, II, RUE CHRISTOPHE-COLOMB (8e) TÉLÉPHONE : ÉLYSÉES 25-97 -- 57-82 --- IBA CONSTRUCTIONS IMMOBILIÈRES CHARPENTE MÉTALLIQUE ENTREPRISE GÉNÉRALE Quelques-unes de nos Références d'Entreprise Générale --- *IMMEUBLES CONSTRUITS POUR LA REGIE IMMOBILIÈRE DE LA VILLE DE PARIS M. BRANDON, ARCH.* --- *« HOTEL DU ROI RENÉ » A AIX - EN - PROVENCE M. COURRÈGES, ARCHIT.* --- *CITE OUVRIÈRE POUR LA COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DU NORD M. URBAIN CASSAN, ARCHITECTE* --- CONSULTER PAGE N° 29 L’ENTREPRISE GÉNÉRALE DE LA SUCCURSALE CITROËN, DE LYON

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PAUL BONATZ PAUL BONATZ Né en 1877 à Solgue, près de Metz (Lorraine) Professeur: Théodor Fischer Depuis 1918: Professeur de l'académie technique (technische Hochschule de Stuttgart). Œuvres principales: Entrepôts Henkell, Wiesbaden (1907-1909). La gare de Stuttgart (1914-1922). Hôtels particuliers à Cologne (vers 1922). Bâtiment d'administration du concerne Stumm à Dusseldorf (1922-1925). Ponts et barrages du Neckar (en collaboration avec le Strombaudirektor Konz) (1928-1929). Les bains de Untertürkheim (1928-1929). Building « Zeppelinbau », Stuttgart (1929-1930). Projets pour une nouvelle académie technique à Stuttgart (1930). Paul Bonatz est l'architecte de la gare de Stuttgart, le chef de l'école méridionale en Allemagne, une école où règne, beaucoup plus qu'à Berlin ou à Dresde, le bon ton en architecture, la tranquillité, l'esprit de métier, le scepticisme contre les expériences littéraires. Lorsque Bonatz voulut construire son barrage à Heidelberg, il fut vivement attaqué par le Heimatschutz. Ce Heimatschutz, fédération d'artistes qui aiment l'art simple, la belle tradition de la campagne, qui veulent défendre le paysage allemand contre les grandes villes expansives qui le dévorent et sèment partout les avant-postes d'un industrialisme brutal: usines, stations électriques, lotissements ouvriers, constructions insociables. Le Heimatschutz s'inquiétait du plan, le professeur d'art voyait en lui une grande défiguration de la silhouette de la ville et le professeur de laryngologie voulait au moins, qu'on ajoutât des moulures de socle. On ne réussit à obtenir l'accord qu'à condition d'ajouter, après que les piliers seraient achevés, des toits obliques provisoires. « Les toits obliques, ajoute Bonatz, sont tombés, et même les critiques les plus sévères doivent avouer que le barrage a enrichi l'ensemble architectural de Heidelberg ». « De même, quand il s'agit de fixer le plan on fit plusieurs contre-propositions avec des passerelles soutenues d'arcs. L'exécution a détruit chaque doute quant au fait que, pour accompagner la ligne sévèrement horizontale des cylindres il n'y a qu'une passerelle horizontale, aussi près de la surface de l'eau que possible ». Que s'était-il passé? Le traditionalisme avait combattu la tradition: des gens « voulaient continuer la tradition », soit en dessinant à la Knobelsdorff (méthode jadis pratique mais aujourd'hui dépourvue de sens), soit en appliquant partout l'arc ogival (jadis construction géniale, mais aujourd'hui construction surannée, incommode), de tels gens avaient peut-être rencontré une force traditionnelle, un de ces hommes, qui ne possèdent peut-être pas la connaissance pratique des formes et des modes passées, mais l'esprit des anciens maîtres, leur manière de penser, leur connaissance de notre métier; un architecte, qui ne comprend ni le dogme du toit oblique, ni celui du toit plat dans le paysage, mais dont le sentiment pour les rythmes divers de la vallée, de la montagne, de la plaine est si prononcé qu'il réagit avec

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BONATZ 1913 ET 1931 LA GARE ET LE « ZEPPELINBAU »

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efficacité. Il suffit de regarder l'écluse de Mannheim et puis le barrage de Neckar-Gmünd pour constater, que l'un est de l'architecture de la plaine et que l'autre ne peut se trouver que dans une vallée étroite. Ils ont rencontré cette force vivante d'une tradition éternelle; ils ont eu sous les yeux l'œuvre passée, les plans, la personnalité même d'un architecte, d'un homme de métier sain, simple, qu'aucune théorie ne peut aveugler, et ils ne l'ont pas reconnu... Tout près du barrage du Heidelberg se trouve un vieux pont du seizième: le barrage moderne n'est que la traduction de ce vieux pont en notre langue: ici et là la même fermeté constructive; quelque chose de simple et d'organique; ici et là, le même esprit plastique, qui comprend tous les détails tout en les subordonnant à la ligne générale; la même énergie expressive et sincère, la même décision et la même force de caractère; dans les deux cas enfin le même esprit mûr, qui s'abstient de toute forme seulement expressive, de toute cette « architecture affiche » que l'on ne rencontre que trop souvent. C'est la tradition reconquise, dégagée de tout formalisme, archaïque ou moderniste, c'est un bâtiment qui vit dans le paysage et enrichit ses lignes, mais qui se tient absolument libre de tout régionalisme. Et, entre ces deux ponts-frères, sur les collines de la rive, quelle mascarade historique, combien de petits châteaux de Heidelberg; quel manque de tenue, de caractère, de tradition dans toute cette architecture « traditionnaliste » du Heimatschutz! Qu'on se souvienne de ces faits, quand il est question de la tradition en architecture!... Deux fois seulement, Bonatz s'est laissé influencer par la mode. En 1922 (Stummhaus) et en 1929 (Zeppelin-Building). Dans les deux cas les résultats sont problématiques. Peut-être la destination de ces deux bâtiments incite à se rapprocher de la ligne en vogue: en général, ce n'est pas dans le caractère de Bonatz de « suivre le développement du temps ». Dans un numéro de sa revue consacrée à l'œuvre de cet architecte, Harbers a fait une analyse minutieuse de l'esthétique de la gare de Stuttgart, et montre la connaissance profonde que cet artiste a des moyens de son art et la sûreté avec laquelle il les applique. Une telle analyse trahit presque toujours quelque loi fondamentale de notre métier; ces lois, ne se laissent pas remplacer par des manifestations ni par des formules de mathématique, des coefficients de chaleur et pas même par des considérations de lumière, d'air et d'hygiène. Mais à côté de ces marques d'une forte raison artistique il reste toujours quelque chose d'inexplicable, dont on reste frappé encore devant les bâtiments archisimples, pauvres, des bains de Untertiürkheim: Ces maisons « chantent », comme dit Valéry. Elles chantent la chanson harmonieuse des cubes et des volumes bien définis. Pour la jeune génération, une personnalité comme Bonatz est d'une valeur très grande. La réaction et le modernisme, ces deux formes de l'esprit utopistes, se disputent notre âme, comme les diables des vieilles chroniques: quelle consolation alors, de voir que le monde nous offre encore quelque chose de plus que cette alternative sèche, qu'il y a une région au-delà des théories, et que, vraisemblablement, la création architecturale ne commence que là. JULIUS POSENER. Son école: Bonatz est professeur de la Technische Hochschule de Stuttgart. Nous avons déjà parlé de cette école, dont les travaux ont un caractère sympathique, tranquille et propre, très agréable à une époque d'expériences et de théories. Nous ne savons pas si les nombreux architectes wurtembourgeois, dont nous estimons les travaux, sont des élèves de Paul Bonatz; mais, en tout cas, il n'en est pas un seul parmi eux, qui ne soit pas profondément influencé par l'activité pédagogique du maître stuttgartois. L'école de Bonatz, donc, comprend vraiment toute l'architecture contemporaine des contrées du Neckar et ne se borne pas à l'académie technique de Stuttgart. Cette académie même a été une de premières en Allemagne (sinon la première) à effectuer une réforme des études d'architecture. Dans un livre, Paul Bonatz et ses élèves (P. B. und seine Schüler, par Graubner, éd.: Deutsche Bauten, Stuttgart-Gerlingen), Bonatz résume sa méthode pédagogique dans la formule: « L'instruction sera vivante, suggérante, aussi longtemps que le maître réussira à trouver toujours du nouveau, des tâches qui l'intéressent lui-même et dont il ne sait pas encore la solution; celle-là, il faut la cherche en collaboration avec les étudiants. L'intérêt va décroître au moment même où le professeur aura conçu la solution ». Formule magnifique et qui définit la méthode de toute pédagogie productive (cf. ce que nous avons dit ici, il y a quelques temps, sur le séminaire de Poelzig). Le livre publie une série de projets d'élèves: projets très agréables, mais peut-être un peu trop cultivés: Ces jeunes gens nous semblent trop vite « finis », trop facilement persuadés d'une formule déjà prête, et il leur manque, presque à tous, cette énergie de la recherche qui caractérise l'œuvre de leur maître.

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LA GARE DE STUTTGART, 1913 Salle de fêtes dans la partie supérieure de la Tour. « La poutraison en béton armé du plafond montre la meilleure forme statique » (Harbers). L'échelle humaine, prise comme unité fondamentale, confère à l'ensemble la majesté et la solennité voulues. --- Entrée des grandes lignes. Le grand arc, le parement en calcaires, ne sont pas des « motifs » romantiques. La construction est exécutée en maçonnerie pleine, non avec ossature et remplissages. La beauté des proportions, le sens architectural qui se dégage de l'ensemble plastique aussi bien que des détails, ne nécessitent pas de commentaires.

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Cette tour est devenue célèbre, et avec raison. Son influence dans le développement de l'architecture moderne de l'Allemagne du Sud a été considérable.

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STATION ÉLECTRIQUE DE HERKHEIM BARRAGE DE RETENUE DE HEIDELBERG ÉCLUSE DE MANNHEIM Hauteur des tours: 21 mètres. Différence de niveau fluvial: 10 mètres. Les machineries se trouvent à l'étage supérieur.

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DEUX BARRAGES EN ALLEMAGNE. ARCHITECTE : PAUL BONATZ. STUTTGART PHOTO DR. LOSSEN & CO