Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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L'AMOUR DE L'ART VII DÉCEMBRE 1945 PRIX : 120 FRS

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ANDRE BAYHAUKE CAMUS LA GRANDE MARQUES CAMUS UNE CHAMPAGNE EN 1863 LA GRANDE MARQUES "NOIR ET JUIN" et Par appareils francs dans la tient été à pareille fe rauders flanqués de leur ncaient dans toutes les directi ordres d'leur commandant en t ce qui les pilota New- mme d' même des pr fustangs piquant es mitrailleuses ons, autos ou colonnes d'infor françaises et américai était une sort "verre" FALANT 1963 CAMUS "LA GRANDE MARQUE" COGNAC EXPRESS-PUBLICITÉ A LA MANIERE DE PICASSO

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MURY PARFUMEUR A PARIS 15 RUE DE LA PAIX LEMOINE GRIZEAUD CRÉATEUR DU NARCISSE BLEU ÈTÉ FLEURI - CARESSE D'AMOUR - NOTTURNO - PATRICIA - CIVA

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L'AMOVR DE L'ART VII REVUE MENSUELLE VINGT-CINQUIÈME ANNÉE SOMMAIRE COMITÉ DE DIRECTION - Président : RENÉ HUYGHE Conservateur en chef des Peintures au Musée du Louvre - M. FLORISOONE NICOLAS H. de LARIE - JACQUES LASSAIGNE - E. McFARLANE - J. CHARLES MOREUX - M. RAVAL Secrétaire de Rédaction DOMINIQUE KERVEN DIRECTEUR : GERMAIN BAZIN Conservateur au Musée du Louvre DIRECTION ADMINISTRATION PUBLICITÉ 139, Faubourg Saint-Honoré Tél. Balzac 35-15 ABONNEMENTS FRANCE 1 an : 800 Fr. 6 mois : 450 Fr. ÉTRANGER 1 an : 950 Fr. --- NATIVITÉ FRANCISCAINE... G. Bazin LE PATHÉTIQUE DANS L'ART DE L'ASIE... J. Auboyer EN MARGE DE L'IMPRESSIONNISME : PIERRE PRINS ET SES AMIS... J. Leymarie SOLITUDE ET PRÉSENCE DE CLOT... G. Aymélie LA JEUNE PEINTURE FRANÇAISE DEVANT LE PUBLIC BRÉSILIEN... G. Bazin LES EXPOSITIONS... J. de Laprade LES FAITS : LA VIE ARTISTIQUE EN PALESTINE... F. Schiff --- ÉDITIONS PAUL DUPONT 4 bis, Rue du Bouloi - Paris 1er

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C. Ratiuite de no= Are leigneur Theuchziff pper sonnages. C. Avec la digne accouchée. Hommes ment impisme à Paris. Vic. NATUITE FRANCISCAINE > AN 1223, la nuit de Noël, le bosco proche du couvent franciscain de Greccio en Ombrie, “était tout clair comme en plein jour, sous la voûte sombre des sapins”, une fièvre mystique s’était emparée de la Vallée de Rieti; en foule les fidèles accouraient, torches en main, pour assister au mystère de l’Incarnation, célébré par le Saint. “Et les loups même prirent leur part à la fête générale”. Sur le désir du petit pauvre d’Assise, dans une grotte de la forêt avait été placée une crèche remplie de foin, un bœuf et un âne avaient été amenés là “tout comme à Béthléem”. Après l’Évangile, le Saint prêcha sur Jésus enfant. En lui monta la flamme d’amour, si haut que, parvenu au mot de Béthléem, il ne put que le bégayer, bélant comme un agneau --- “Le sauveur du monde”. Détail de la Madone des Uffizi à Florence, par Giotto.

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(ce bêlement mystique de Béthléem, un jour une autre âme mystique, celle de Bach, l'exprimera en musique dans un choral qui est comme un soupir de tendresse). Et l'un des assistants vit apparaître dans les bras de François "un petit enfant qui semblait dormir et que le Saint couvrait de caresses comme s'il avait voulu le réveiller". La crèche était née. Les éléments en existaient bien dans ce vieux drame liturgique qui accompagnait la messe de minuit comme une représentation du dogme à l'usage des illettrés, mais non cette fête de l'amour. Sur les instructions de leur fondateur, les frères célèbraient avec une tendre dévotion ce jour "dans lequel Dieu fait petit enfant, est comme la poupée d'une fille d'Ève". Le culte de Jésus enfant sera toujours très répandu chez les frères mineurs. Saint Antoine de Padoue lui devra son attribut, le bambino qu'il porte sur son livre ; c'est devant une image de la Vierge Mère, à la Portioncule, que Sainte Claire renonça au monde "par amour pour le très Saint et très cher enfant enveloppé de langues et couché dans la crèche". Aujourd'hui encore, après sept siècles, dans les âmes qui seules ont conservé la simplicité du Moyen âge, celles des enfants, résonne toujours la ferveur enchantée de Greccio. Ce Noël de 1223, cet humble événement, humble comme celui de Béthléem, était lourd de sens. La Nativité que célébraient dans École Française vers 1200. Psautier d'Ingeburge. Bibliothèque Nationale Paris.

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L'ivoire de Ravenne fait allusion à un miracle que racontent les Évangiles apocryphes. Une des sages-femmes, Salomé, ayant douté de la virginité de Marie, son bras se dessèche et Marie le guérit aussitôt. Le XIIIe siècle français (page ci-contre) accentue la signification théologique de la scène, en montrant l'enfant non dans une crèche, mais sur un autel (remarquer la lampe, symbole eucharistique et les rideaux). Art byzantin XIIe siècle. Ivoire. Coll. Marquet de Vasselot, Paris. Art syrien VIe siècle. Plaque d'ivoire de la chaire de Saint-Maximien, au palais archépiscopal de Ravenne. Dans le haut Moyen âge, la Nativité a un caractère théologique. La plus ancienne représentation connue, fresque du IVe siècle à la Catacombe de Saint-Sébastien (lettrine de l'article) est un pur symbole. Au-dessus de la crèche elle montre la figure du Sauveur. L'art byzantin inventa deux thèmes ayant chacun une signification différente. Dans le type dit « hellénistique » (figure ci-dessus) l'attitude de la vierge assise signifie qu'elle a enfanté sans douleur, ce qui met en valeur la nature divine du Christ. Marie en « témoigne » du geste de la main. Dans le type dit « syrien » au contraire (figure de droite) la Vierge est étendue sur un lit dans l'attitude de l'« accouchée » pour rappeler que Jésus a réellement revêtu la nature humaine. Les deux ivoires que nous reproduisons montrent les sages-femmes dont parlent les Évangiles apocryphes.

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la joie les gens de Rieti, n'était-ce pas aussi celle du nouveau Christ? Le parallélisme christologique du Saint d'Assise a été poussé si loin que, non content qu'il ait été crucifié par le Séraphin de l'Alverne, de zélés exégètes l'ont fait naître sur la paille d'une crèche, entre le bœuf et l'âne, dans une étable du palais Bernardone, où dame Pica, sa mère, souffrant des douleurs de l'enfantement, aurait été entraînée par un avertissement céleste. Au siècle de Saint François, il semble qu'une seconde fois le Verbe se soit fait chair, qu'à nouveau il ait revêtu notre nature. Aux origines chrétiennes, la question des deux natures du Christ avait fait l'objet d'une controverse si passionnée que le fragile et neuf empire de Byzance faillit en périr; beau temps où les boutiquiers de Constantinople s'inveclivaient dans la rue à propos de dogme, comme aujourd'hui les nôtres échangent des quolibets sur la politique! Pendant des millénaires, le monde avait vécu sur une conception surhumaine de Dieu; avec malaise ces païens d'hier acceptaient qu'il se fût incarné en un homme. Les "monophysites" professaient que le personnage historique du Christ n'avait été qu'une apparence, un vêtement d'emprunt de la divinité. En vain le concile de Chalcédoine, en 451, formula le dogme de l'Incarnation, affirmant que les deux natures, divine et humaine, étaient fondues dans la personne de Jésus. Des régions entières de l'empire d'Orient persistèrent longtemps dans l'hérésie. Les plus anciennes images de la Nativité reflètent cette controverse. Le type dit "hellenistique" met l'accent sur la divinité du Christ; la Vierge, qui a enfanté "sans douleur" est debout ou assise, affirmant le miracle d'un geste de

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$\mathcal{S} \cdot F \cdot A$ CISC BONAVENTURA BERLINGHIERI, Saint François. Église Saint-François, à Pescia (détail).