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CIMAISE ART ET ARCHITECTURE ACTUELS BIMESTRIEL N° 129 PRESENT DAY ART AND ARCHITECTURE 35 F
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
CIMAISE ART ET ARCHITECTURE ACTUELS BIMESTRIEL N° 129 PRESENT DAY ART AND ARCHITECTURE 35 F
GALERIE DANIEL GERVIS 34 RUE DU BAC - PARIS7 BLOMSTEDT MARS-AVRIL 1977
GALERIE JEANNE BUCHER 53 rue de Seine, Paris-VI, 326.22.32 VIEIRA DA SILVA BISSIERE DUBUFFET JORN TOBEY SZENES REICHEL AGUAYO BARTHELEMY DADO NALLARD MOSER KOSTA ALEX FROMANGER AMADO SINGER FIORINI --- Galerie CLAUDE RENAUD 71 bd Raspail, Paris 6, Tél. 222.15.78 du 16 mars au 16 avril 1977 JEAN YVES BOURGAIN "la légende intérieure" du 19 avril au 18 mai 1977 BURT-RILEY œuvres récentes tous les jours de 12 à 19 h. 30, lundi de 14 à 19 h. 30 --- depuis 1557, sont fabriqués à Vidalon-les-Annonay, tous papiers pour le dessin artistique et industriel vendus sous la marque : Les Papiers Canson BOITE POSTALE 139 - 07104 ANNONAY ---
ÉDITIONS smi 3 rue Maurice Loewy, 75014 Paris, tél. 580.50.42.
--- John Russell LES LALANNE Format 24 × 24 cm, 116 pages, 100 illustrations noir et blanc, 12 quadrichromies, relié 60,00 --- 3 rue Maurice Loewy, 75014 Paris, tél. 580.50.42. ---
Collection « l’art se raconte »Michel RagonJAMES GUITETLes forces du silenceFormat 21 × 26 cm,120 pages, 106 illustrationsnoir et blanc,12 quadrichromies,relié toile sous jaquettecouleur 59,00 --- André S. LabartheSONDERBORGTuer un ratFormat 21 × 26 cm,82 illustrationsnoir et blanc,12 quadrichromies,relié toile sous jaquette 59,00 --- André LaudeCORNEILLELe roi-imageFormat 21 × 26 cm,120 illustrations noir et blanc,12 quadrichromies,relié toile sous jaquettecouleur 59,00 --- Claude LefortBITRANou La question de l’œilFormat 21 × 26 cm,112 pages, 114 illustrationsnoir et blanc,12 quadrichromies, relié 59,00 --- Michel RagonMARTA PANFormat 21 × 26 cm,120 pages, 89 illustrationsnoir et blanc,12 quadrichromies,relié 59,00 --- Gérard XurigeraSUBIRA-PUIGFormat 21 × 26 cm,114 pages, 122 illustrationsnoir et blanc, relié 60,00 --- JEAN-MARC TISSERANT GERARD TITUS-CARMEL ou LE PROCES DU MODELE Jean-Marc Tisserant GÉRARD TITUS-CARMEL ou Le procès du modèle Format 24 × 24 cm, 200 illustrations noir et blanc, broché 49,00 Christian Jaccard Jochen Gerz Les Pièces Charles Simonds Bernard Pages En préparation : Collection « l’art se raconte » MIOTTE Art / Cahier AUBERTIN STÄMPFLI Art / Cahiers Art / Cahier 1 JOCHEN GERZ LES PIÈCES Format 21 × 21 cm, 72 pages, 55 illustrations, broché 30,00 Art / Cahier 2 Daniel Abadie CHARLES SIMONDS Format 21 × 21 cm, 72 pages, 62 illustrations, broché 30,00 Art / Cahier 3 Germain Viatte CHRISTIAN JACCARD Format 21 × 21 cm, 48 pages, 37 illustrations, 4 quadrichromies, broché 30,00 Art / Cahier 4 Pierre Gaudibert BERNARD PAGES Format 21 × 21 cm, 48 pages, 35 illustrations, 4 quadrichromies, broché 30,00 LIKA MUTAL au foyer de l’instant André S. Labarthe
GALERIE ARIEL 140, Bd Haussmann PARIS-8 --- MARYAN mars 1977 les peintres de la galerie appel gillet bitran lindstrom bootz marfaing debré mihailovich destarac tabuchi weideman et nallard rocher doucet messagier sales alechinsky --- ARTISTI LORENZELLI BERGAMO DELLA GALLERIA "PITTORI" ASSE BAERTLING BILL BLOMSTEDT BONFANTI CHARCHOUNE COSTA COTTAVOZ DEWASNE DORAZIO EJELSON FEITO FRUHTRUNK GILLET GORIN GRIGNANI HOSIASSON KOENIG LATASTER LASKE MANSOUROFF MARFAING MUSIC NANGERONI NEMOURS PASMORE LUC PEIRE PULGA RADICE RODRIGUEZ SCHNEIDER SEUPHOR T. STEFANONI WICKAERT "SCULTORI" ANDOLFATTO BERROCAL CARDENAS KEMENY PIERLUCA TAVERNARI
CIMAISE ART ET ARCHITECTURE ACTUELS PRESENT DAY ART AND ARCHITECTURE 24e ANNÉE - N° 129 Janvier - Mars 1977 --- Directeur-Rédacteur en Chef : Jean-Robert Arnaud Conseiller artistique : John Franklin Koenig Secrétaire général : René Barzilay Administration-Rédaction : 212, boulevard Saint-Germain, Paris-7e. Tél. : 548-46-31 Impression : Société Mondiale d’Impression, 3, rue Maurice-Lœwy, Paris-14e. Tél. : 580.50.42 Prix --- ce numéro : --- France --- 35 F --- Etranger --- 45 F --- Abonnement --- 6 numéros : --- France --- 150 F --- Etranger --- 200 F --- C.C.P. Cimaire Paris 5542.39 --- Abonnements pour le Canada : --- PERIODICA, 5090, av. Papineau, Montréal 134, Canada --- Couverture originale de Benrath --- Visites d’ateliers Nom --- Page --- Michel Bohbot --- Max Papart --- Yves Bonnefoy --- Miklos Bokor --- André S. Labarthe --- Juhana Blomstedt --- Claude Fournet --- Louis Chacallis --- P. BokanowskiS. Lecombre --- Alain Lemosse --- Paule Gauthier --- Garanjoud ---
![A black and white photograph of a man with a mustache, wearing a dark suit over a light-colored shirt. He is looking directly at the camera with a serious expression. The background is softly blurred, showing trees and possibly a building.]
MAX PAPART le signe hôte de l'espace michel bohbot Photo André Villers.
L’œil exigeant glisse sans s’arrêter sur le sable intact jusqu’à l’infini, la roche lissée par le vent : une nature désespérément sans signes à quoi il préfère la poésie d’un mur griffé de cœurs percés de flèches maladroites, de prénoms déjà enlacés, ou de têtes de morts hallucinantes comme le talent de Brassai a su nous les révéler au sortir de l’obscurité. Pour le passant anonyme, l’enfant ou l’artiste, le monde, le plâtre, l’écorce ou la feuille blanche ne sont conquis qu’une fois marqués d’un paraphé indélébile ; l’affirmation de l’existence et du passage on la trouve déjà dans les temps les plus reculés et dans des lieux aussi différents que les grottes du Tassili, les parois du Val Canonica, les massifs de l’Arizona ou les sites de Norvège et d’Espagne... Pourquoi ces signes ? « pour mieux grossir... se défendre contre la faim, le froid, la mort... » ces mots de Giacometti, l’animalier de Lascaux auraient pu les prononcer... ces tracés, cette économie de moyens engendre la plus grande fascination, le plus grand choc esthétique et de nombreux artistes contemporains n’y ont point échappé, les pratiquant eux-mêmes, s’en inspirant, prônant l’austérité et la simplicité, ainsi le monde microscopique de Wols, la danse des lignes de Tobey et Michaux, les éclairs d’Hartung... En 1958 Max Papart entame une période très importante de son œuvre dite « période Aztèque » ; toiles marquées au sceau de l’abstraction lyrique, dans une matière épaisse gravée de signes issus d’une étude passionnée des civilisations et des arts nègre, océanien, sud-américain. L’artiste est définitivement marqué et imprégné de ces découvertes faites au musée de l’Homme ou dans le Val Camonica qu’il a visité. Il sait désormais la leçon à tirer de l’art Dogon, d’un masque Fang ou Batéké ou des peintures corporelles pour les sites d’initiation des aborigènes d’Australie. A cette période succèdent les recherches de « la Beauce » et des « Araires » : œuvres aux épaisseurs terriennes ocre ou sienne naturelle, incisées de signes graphiques. Papart maîtrise très vite les tracés et crée un alphabet qui lui est propre, élaborant de nouvelles techniques et créant des œuvres hybrides dans lesquelles le signe toujours présent est juxtaposé, voire surimposé à des collages de matériaux divers. Ces signes, que Jean Bazaine appelle « la lourde présence des choses de la nuit », il va s’en défaire peu à peu au profit de l’espace, différent dans sa conception, de celui qui était le sien jusqu’à présent. En effet, sa méthode de travail évolue et l’usage de petites maquettes en papiers découpés et collés lui permet d’acquérir plus de liberté, d’anticiper le résultat de l’œuvre et la simplifiant et surtout d’introduire dans la composition l’usage de la typographie en tant que signe plastique. Peinture sans « cuisine » ; la façon de procéder la plus simple et la plus naturelle ; tenir compte de chaque plein, de chaque vide, remplir ou « creuser » chaque espace... Toute vision entraîne la création de nouveaux moyens d’expression. Une démarche plus intellectuelle que rétinienne dont l’artiste prend conscience. Max Papart développe des formes qui s’inscrivent dans l’espace. Une découpe sévère des volumes, des rythmes sobres et vigoureux se répondent, s’interpénètrent et se justifient mais jamais ne s’annulent. Looking towards infinity, accross the virgin sands and over windsmoothed rocks... at nature seemingly empty and untouched, Max Papart realises that he is more attracted to the beauty of a decrepid wall, scribbled all over with graffiti and clumsily drawn pictures of broken-hearts, pierced by arrows; hallucinating skulls; half faded names or words scratched in the plaster; which Brassai also loved, and revealed to us in his photographs. To take possession of the world, is to leave behind an imprint on the bark of a tree, on a plaster wall, or on paper... (“Foot prints on the sand of time”...) as the casual passers-by, children and artists well know. Traces revealing the existence and passage of man are to be found in the earliest times in a variety of places: the caves of Tassilli, the walls of Val Canonica, the mountains of Arizona or sites in Norway and Spain. Why? “To grow fatter... defence against famine, cold and death...” to quote Giacometti’s words which could also have been rettered by the animal painters of Lascaux. Because of the beautiful simplicity of style, these traces, or rather paintings, exert considerable fascination, provoking the greatest aesthetic shock. Many contemporary artists were under the spell, attracted to and commending austerity and simplicity, as for instance; the microscopic world of Wols; the dancing lines of Tobey and Michaux, the lightning strokes of Hartung... 1958 is a very important date in the career of Max Papart: the “Aztèque period”, full of lyric abstractions, thickly painted, impressed with symbols derived from his passion for negroid, oceanic and south american civilisations and arts. The discoveries he made on his visits to the “Musée de l’Homme” (Museum of Man) in Paris, or in Val Canonica left a great impression on him. He could now make the best of lessons learnt from Dogon Art, a Fang or Batiké mask, as well as the symbols used by Australian Aboriginals to paint their bodies for ritual initiation. After this, comes a period of research: “La Beauce” and “Araires” (?), works of terrestrial density in ochre and raw sienna and incisive graphism. Having rapidly mastered these steps, Papart soon develops his own personal alphabet, elaborating new techniques and creating hybrid works in which the symbol, ever present, is juxtaposed, even superimposed on to collages of various textures. He gradually gives up these symbols, “overwhelming presence of “things” in the night” as Jean Bazaine calls them: preferring space, a different conception of space, however, to what he once had. Indeed his method of working has changed, using cut-out paper maquettes he gains more freedom and is able to visualize the final aspect of his work, if necessary to simplify it further, and especially to include typography into the composition as yet another plastic element. Painting without “sophistication”, he works in the most natural and unaffected

Cimaise est une revue d'art et d'architecture actuelle. Ce numéro, le 129ème de la 24ème année, couvre la période de janvier à mars 1977. Il présente des expositions dans diverses galeries parisiennes, des visites d'ateliers d'artistes et des publications d'ouvrages d'art.