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revue de l'art actuel sixième série numéro 1 octobre-novembre 1958 E
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
revue de l'art actuel sixième série numéro 1 octobre-novembre 1958 E
Galerie de France 3, rue du Faubourg Saint-Honoré Paris 8, Anjou 69-37 Jacobsen sculptures 12 novembre - 4 décembre --- Galerie H. Le Gendre 31 rue Guénégaud Paris 6, Danton 20-76 Arnal peintures récentes vernissage le 14 novembre à 17 heures
Galerie Art Vivant72, Bd Raspail Paris 6, Lit. 99-61 --- Galerie Lara Vincy47, rue de Seine Paris 6, Danton 72-51 --- Assedu 14 novembre au 3 décembre --- Robert Munfordnovembrepremière exposition à Paris --- Galerie Craven5, rue des Beaux-Arts Danton 94-98 --- Berry-Lardy et Ci°Direction Livengood4, rue des Beaux-Arts Odéon 52-19 --- Kolos-Varypeinturesnovembre --- Beothysculpturesnovembre --- Pascale20, rue Jacob Paris 6, Odéon 68-79 --- Synthese66, Boulevard Raspail Paris 6, Littré 47-32 --- Halperndu 4 au 25 novembre --- Jean Lombarddu 15 novembre au 4 décembre --- Galerie La Roue16 rue Grégoire-de-Tours, Paris 6, Odéon 46-70 --- Iris Clert3 rue des Beaux-Arts, Paris 6, Danton 44-76“Stabilité monochrome”parYves Klein et Tinguelyà partir du 14 novembre --- Tryggvadottirvitrauxdu 21 novembre au 6 décembre ---
Galerie Bellechasse 266, Bd Saint-Germain Paris 7, Invalides 20-39 du 7 au 29 novembre Barray, PranasSayag, Zalameda Romain Weingarten 11 rue des Beaux-Arts, Paris 6. Danton 63-62 Encadrements Galerie Arnaud Oscar Gauthier jusqu’au 25 novembre --- Galerie Rive Gauche 44, rue de Fleurus Paris 6, Lit. 04-91 décembre 1958 Gouaches, aquarelles, dessins par : Arnal, Brauner, Castro, Coutaud, ChristoforouDubuffet, Duncan, Herold, Jorn, LabisseLatapie, Marie Laure, Matta, Max ErnstMichaux, Mihailovitch, Panafieu, Tanning Glaser et Cordier 27 rue Guénégaud Paris 6, Popot 15 peintures tahitiennesvernissage le 13 novembreen permanence:Ionesco, Graziani, Koskas, Mubinsculptures de A. Cardenas Robert David Téléphone Danton 16-26 Photographe spécialiste pour photos de tableaux,dessins, objets d’art ---
Offrez un abonnement à Give a subscription to Cimaise revue de l’art actuel the review of today’s art 34 rue du Four Paris 6, C. C. P. Paris 5542-39 complete translation of the main articles vous serez au courant de l’art d’avant-garde you will be up to date on avant-garde art de ses tendances its tendencies de son esprit its spirit de ses manifestations its manifestations abonnement un an : (six numéros) 2.000 francs subscription one year 5 dollars --- à paraître prochainement Michel Carrade texte de Gaston Puel avec 8 reproductions mis en page par Robert Droguet imprimé par Besacier à Lyon Prix 450 francs Tirage de tête (20) exemplaires numérotés avec un bois original) 1.200 francs en vente Galerie Arnaud 34 rue du Four, Paris 6 --- Quadrum Quadrum 5 extraits du sommaire Salles : les baigneuses de Picasso A. Bosquet : le bonheur de Max Ernst P. Waldberg : Matta, l’Aube, le Vertige Limbourg : S. W. Hayter U. Apollonio : tension e spazio di Mastroianni R. V. Gindertael : le noir de Van Haardt
Galerie Apollinaire Via Brera 4, Milano Tel. 862821 Fautrier 30 ans d'art informel --- Contemporary Arts Center Museum of Art - Cincinnati Ohio U.S.A. Carrade, Fichet, Feito, Downing, Gauthier Guitet, Kønig, F. S. Tanaka décembre avec la collaboration de la howard wise gallery of present day painting-cleveland --- At the howard wise gallery of present day painting 11322 euclid avenue cleveland ohio u.s.a. starting november 23 Survey of Contemporary English Painting In the print gallery the glass sculpture of Edris Eckhardt and the drawings of Gregory Masurowsky --- Galerie 22, J. P. Wilhelm Kaiserstrasse 22, Düsseldorf K. F. Dahmen peintures novembre - décembre --- Galerie Agnes Lefort 1504 Sherbrooke o Montréal Landori 27 octobre - 12 novembre
Cimaise revue de l'art actuel 34 rue du Four, Paris 6 Directeur : J.R. Arnaud Secrétaire général : John Koenig Rédaction : G. Boudaille, M. Ragon, P. Restany Herta Wescher La rédaction reçoit sur rendez-vous Abonnement (6 numéros) 2.000 frs - Par avion : 2.800 frs 34, rue du Four, Paris 6, téléphone Littré 40-26 C.C.P. Paris 5542.39 Diffusion : Allemagne : Librairie Hanna Weber, H.-J. Niepel, Dusseldorf 1, Grabenstrasse 11 Argentine : Editorial Victor Leru, Cangallo 2233, Buenos-Aires Autriche : Arnulf Neuwirth, Paracelsusgasse 8, Vienne 3 Belgique : Jean Milo, 28 rue de l’Arbre Bénit, Bruxelles C.C.P. Jean Milo, Bruxelles 1591.50 Italie : Le Noci, Via Brera 4, Milan Danemark : Meiners Kunstforlag, Peder Skramsgade 5, Copenhagen Grande-Bretagne : Alec Tiranti Ltd, 72 Charlotte Street, London W 1 Japon : Meiji-Shobo, Surugadai, Kanda Tokyo Norvège : J.W. Cappelen, Sortimentebokhandel, Oslo Suède : Eric H. Olson, Upplandsgatan 3, Stockholm, 10 23 77 Suisse : E. Genton, « L’Entr’acte », rue du Lion d’or 4, Lausanne, C.C.P. II 144-56 U.S.A. : Wittenborn and Co, 1018 Madison Ave, New-York 21 --- Sommaire Couverture de Delahaye Textes français English translation 8 Michel Ragon, Rehabilitation de Kupka The rehabilitation of Kupka 14 Pierre Restany : Wols 24 Herta Wescher : Dada, vivant ou mort ? (texte français seulement) Visites d’ateliers : 32 Michel Ragon, Marfaing 35 Pierre Restany : Tàpies Textes français 40 Les expositions par G. Boudaille, R. Déroudille M. Ragon, P. Restany, H. Wescher 44 Bibliographie --- A NOS LECTEURS Cimaise atteignant une audience de plus en plus internationale, nous avons décidé pour faciliter la lecture de nos lecteurs de langue anglaise de modifier notre mise en page. Tous les articles (à l’exception des comptes rendus d’actualité), étant intégralement traduits en anglais, nous publierons à partir de ce numéro, les textes français et anglais, côte à côte, et en mêmes caractères.
Michel Ragon Réhabilitation de Kupka The Rehabilitation of Kupka Cette rétrospective Kupka, tout comme celle de Delaunay, également organisée par le Musée National d’Art Moderne, est l’exemple-type de l’exposition intelligente, utile, inédite. Notre Musée National d’Art Moderne semble s’engager depuis quelque temps dans une voie heureuse. Il a pris conscience de ce qui est réellement son rôle au moment où par ailleurs se lancent à grands fracas des expositions contestables, pour ne pas dire scandaleuses (Modigliani chez Carpentier, par exemple). Quelle ambiance différente entre cette foule mondaine faisant la queue chez Carpentier pour assister à quelques ultimes soubresauts de l’agonie du « peintre maudit » et le vide des salles du Musée d’Art Moderne consacrées à Kupka. Combien cette absence de public était rassurante. Kupka, dans une certaine mesure, a bien été lui aussi un peintre « maudit » et beaucoup plus longtemps que Modigliani. Mais il n’a pas fait d’exhibitionnisme à Montparnasse. Sa femme ne s’est pas jetée par la fenêtre après sa mort. Il a peu de chance de devenir héros de cinéma. This retrospective exposition of Kupka, just like that of Delaunay, organized also by the Musée National d’Art Moderne, is the prototype of the intelligent, useful, and revealing exposition. Our Musée National d’Art Moderne seems to have taken, since a certain amount of time now, an auspicious new path. It has realized what its rôle really should be at a time when, elsewhere, questionable or even scandalous expositions are launched, surrounded by uproar and fracas (such as the Modigliani show at Charpentier’s). What a different atmosphere between this mundane crowd queuing up at Charpentier’s to witness the last few tremblings of the “cursed painter’s” death-struggle, and the empty rooms of the Kupka show at the Musée d’Art Moderne. I found this emptiness reassuring. Kupka, in a way, also had a curse on him, and for a longer period of time than Modigliani. But he didn’t go in for exhibitionism up in Montparnasse. His wife didn’t throw herself out of a window when he died. So he doesn’t have much of a chance of becoming a movie hero.
Kupka : Ordonnances sur verticales Kupka : Solo d'un trait brun
Kupka : L'équation des bleus mouvants, 1929, 30x44, collection Peissi Kupka : Etude 1912
Une rétrospective comme celle de Kupka nous donne des regrets et des remords. Nous aurions dû regarder ce peintre de plus près. Quelques toiles dans des salons, quelques reproductions, toujours les mêmes, et le jugement est fait : « Du modern style... Historiquement important, mais de mauvais goût. » Il y a en effet beaucoup de modern style chez Kupka, avec ce que cela implique de « mauvais goût ». Kupka fit ses études à Vienne à la fin du siècle dernier et s’imprégna de ce goût viennois analogue au modern style qui sévissait en France. Il ne se détachera jamais de cette première impression. Mais il en conserve aussi une tendance au symbolisme, au spiritualisme. Et au moment où une fraction de la jeune peinture se délecte avec les volutes, les vagues, les iris abstrac-tisés, il n’est pas inutile de leur rappeler ce déjà très ancien précurseur. Frank Kupka est né en 1871 en Bohême. Il vit son enfance à Prague, son adolescence à Vienne et vient à Paris en 1894. Comme son contemporain Jacques Villon, il collabore au journal satirique, anarchisant et montmartrois : L’Assiette au Beurre. Il illustre des livres dont quelques exemplaires sont montrés au Musée d’Art Moderne. Le sens décoratif, le préraphaélisme, le symbolisme, sont déjà dans ces images d’un pompiérisme « sublime ». Etabli dans un atelier à Puteaux, voisin de celui de Jacques Villon, Kupka y résidera toute sa vie, à l’exception de l’entracte des deux guerres. Pendant la première, il s’engagea dans un régiment étranger, revint du front malade et se consacra alors à la fondation de légions tchèques qui formeront la base de la future république tchécoslovaque. Il fut même élu Président de la colonie tchèque en France. La guerre terminée, son pays rendu à la liberté, il retourne à sa solitude et ne quittera son atelier de Puteaux que pour se réfugier à Beaugency pendant l’occupation allemande, de 1940 à 1944, puis pour un monde que, par un optimisme illusoire mais rassurant, nous avons qualifié de meilleur, le 21 juin 1957. A part ses envois aux Salons, Kupka n’eût de son vivant que deux expositions à Paris : l’une en 1921, Galerie Povolotzky, et l’autre en 1924 à la Galerie La Boétie. Si l’on y ajoute la rétrospective organisée à Prague en 1946 sous le patronage du gouvernement tchécoslovaque et l’exposition particulière à la Galerie Louis Carré à New-York, nous aurons fait toute la nomenclature des expositions de Kupka. Ceci paraît assez effarant dans un temps où la plupart des peintres A retrospective show like Kupka’s, causes us many regrets and much remorse. We should have looked at him more closely. A few canvases in the salons, and a few reproductions that were always the same, and the judgement was made: “Modern’ style… Important from the historical side, but rather bad taste.” And for that matter, there is quite a bit of modern style in Kupka’s paintings, with all that this implies of “bad taste.” Kupka studied in Vienna at the turn of the century, and was impregnated with the Viennese taste that was analogue to the modern’ style that was popular in France at the time. He never broke away from this original influence. And he kept its tendency towards symbolism and spiritualism. And at a time when many young painters delight in painting smoky volutes, waves and abstract irises, it does not seem useless to recall this already old forerunner to them. Frank Kupka was born in 1871 in Bohemia. As a child he lived in Prague, as an adolescent in Vienna, and 1894 found him in Paris. Like his contemporary, Jacques Villon, he collaborated with the satiric and anarchistic Montmartre paper: the Assiette au Beurre. He illustrated some books, of which a few copies were shown at the Musée d’Art Moderne. The decorative taste, the pre-Raphaelism, and the symbolism are already sublimely in these images. Once he was settled in a studio in Puteaux, next door to Jacques Villon, Kupka stayed there all his life, except for the intermissions of the two wars. During the First, he enrolled in a Foreign Regiment, came back sick from the front, and dedicated himself after this to the organization of Czech Legions that became the basis of the future Czecho-slovakian republic. He was subsequently elected the President of the Czech colony in France. Once the war was over, and his country had recovered its liberty, he went back to his solitude, and didn’t leave his studio except during the German Occupation, when he found refuge at Beaugency (1940-1944) and later, for another world, that through an illusory but reassuring optimism, we call a better one, on the 21st of June, 1957. Aside from his entries in the different Salons, Kupka had only two one-man shows in Paris during his life: one in 1921 at the Galerie Povolotzky, and the other in 1924 at the Galerie La Boétie. If we add the retrospective show that was organized in Prague in 1946, under the patronage of the Czech government, and another at the Galerie Louis Carré in New York, we will have named all of Kupka’s expositions. This will seem rather astounding in a time when most painters feel themselves obliged to have a “big show” each year. Of course, every extreme has its danger, and Kupka, because of his

La revue d'art actuel "Cimaise" présente son numéro d'octobre-novembre 1958. Ce numéro couvre les expositions d'art contemporain à Paris et dans d'autres villes, avec des articles sur des artistes tels que Kupka, Wols, et Tàpies. Il inclut également des traductions en anglais des principaux articles pour son audience internationale croissante.