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ARTT et Industrie V LE NUMÉRO : 150 FRANCS --- PÉRIODIQUE DES ARTS ET DE LA DÉCORATION
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
ARTT et Industrie V LE NUMÉRO : 150 FRANCS --- PÉRIODIQUE DES ARTS ET DE LA DÉCORATION
“ART ET INDUSTRIE” la revue des arts et de la décoration qui défend le grand goût et une tradition vivante des beaux métiers publiera prochainement --- DES INTÉRIEURS INÉDITS, PAR JACQUES ADNET, ANDRÉ ARBUS, Mme CASTAING, JANSEN, JEAN-CHARLES MOREUX, RAMSAY, etc. LES MAISONS DE HAUTE-MONTAGNE LES JARDINS CLASSIQUES ET LE THÉÂTRE, PAR LOUIS HAUTECŒUR L'HOTEL DE SOUBISE, PAR YVES METMAN LA CHAMBRE A COUCHER A TRAVERS LES AGES, PAR GUILLAUME JANNEAU LES ARTS APPLIQUÉS ET LA RECONSTRUCTION EN ANGLETERRE, PAR MICHEL FARÉ LA BAGUE D'HIER ET D'AUJOURD'HUI, PAR RENÉ CHAVANCE LA RELIURE, PAR PIERRE BÈRES LE LIVRE ILLUSTRÉ CONTEMPORAIN, PAR CLAUDE ROGER-MARX LES BRONZES D'AMEUBLEMENT ET LEURS APPLICATIONS, PAR GUILLAUME JANNEAU LE PAPIER PEINT, PAR MARCEL ZAHAR LES TISSUS D'AMEUBLEMENT ET LEURS APPLICATIONS LE PIANO DEPUIS SES ORIGINES JUSQU'A NOS JOURS, PAR BERNARD CHAMPIGNEULLE LE MEUBLE ITALIEN DU XVIIe SIÈCLE, PAR M. FRÉCHET LES COFFRES FLORENTINS DU XVe SIÈCLE, PAR ANDRÉ CHASTEL LE MEUBLE ESPAGNOL BAROQUE, PAR GEORGES PILLEMENT LES MEUBLES PEINTS DU MUSÉE D'INSBRUCK, PAR Mme PICHERIT UN HOTEL ANGLAIS AU XVIIIe SIÈCLE, PAR CHRISTOPHER HUSSEY LES CRÊCHES NAPOLITAINES, PAR ELISABETH DE MONDÉSIR --- En vous abonnant à Art et Industrie vous serez tenu au courant du mouvement d'art décoratif dans le monde entier
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ART ET INDUSTRIE 73, BOULEVARD DE MONTMORENCY, PARIS-XVIe. JASMIN 86-08 MAX FOURNY : DIRECTEUR WALDEMAR GEORGE : RÉDACTEUR EN CHEF Sommaire OCTOBRE 1946 Titre --- Page --- LA SAISON DE PARIS ET LA RENAISSANCE FRANÇAISE --- LA BASTIDE SAINT FRANÇOIS --- LE MOULIN DE DORDIVES --- DÉCORATEURS FRANÇAIS AU MEXIQUE : R. ET M. BLOCK --- LA PASSEMENTERIE --- L'ART DÉCORATIF AUX ÉTATS-UNIS : ROBSJOHN-GIBBINGS --- LA DEMEURE D'UN ÉCRIVAIN A FARMINGTON (U. S. A.) --- EUGÈNE BERMAN ET LES DÉCORS DE SPECTACLE DE DANSE --- LA PEINTURE MURALE, DÉCOR ARCHITECTURAL --- BERAIN ET LE PAYS D'OPÉRA --- TOURISME ET RÉGIONALISME AU PORTUGAL : LES POUSADAS --- UNE BELLE DEMEURE PATRICIENNE EN SUISSE --- LETTRE DE BELGIQUE : LE CÉRAMISTE PIERRE CAILLE --- LA VIE DES LETTRES --- PRÉSENTATION ARTISTIQUE ET TECHNIQUE : EDGARD DEROUET COULEURS : MM. BRIQUET ET ELSHOUD --- REVUE D'ART DÉCORATIF PARAissant TOUS LES DEUX MOIS. - PRIX DE L'ABONNEMENT D'UN AN (6 NUMÉROS) : POUR LA FRANCE ET LES COLONIES FRANÇAISES 850 FRANCS. - POUR L'ÉTRANGER : AFFRANCHISSEMENT DEMI-TARIF: 970 FRANCS. - AFFRANCHISSEMENT PLEIN-TARIF: 1.030 FRANCS. - CHÈQUES POSTAUX : PARIS 5170-61. Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays. Copyright juillet 1946 pour Art et Industrie.
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La Saison de Paris ET LA RENAISSANCE FRANÇAISE La Saison de Paris qu'illustrèrent plusieurs expositions fut un témoignage du dynamisme, de la vitalité et des ressources innombrables d'un pays qui vient de traverser l'épreuve la plus tragique de son histoire. Spontanément Paris reprend sa place de capitale des arts. Son patrimoine a été sauvegardé. Le personnel des Musées Nationaux et des Musées de la Ville a veillé sans répit sur les œuvres qui lui étaient confiées. Les tableaux méconnus des Églises parisiennes exposés au Musée Galliera ont été nettoyés. Ceux du Musée du Louvre ont fait peau neuve. Tout reste à dire sur ces restaurations qui font disparaître les couches successives des vernis mordorés et permettent d'étudier la facture des anciens. --- PEINTURE LES ÉCOLES ÉTRANGÈRES AU MUSÉE DU LOUVRE Les travaux d'aménagement du Louvre qui doivent s'échelonner sur dix ans, sinon plus et qui auront, paraît-il, pour effet de doter notre pays d'une galerie publique incomparable et conforme à toutes les exigences de la muséographie, imposent des sacrifices. Tandis qu'il présentait lui-même d'une façon magistrale une sélection des Écoles étrangères : flamande, hollandaise, italienne, allemande, anglaise et espagnole, le Louvre était contraint de demander à la Ville de Paris de recevoir et de domicilier ses chefs-d'œuvre de la peinture française. Cette solution offre des inconvénients. Elle retarde notamment la mise en place des précieuses collections qui font depuis quelque temps l'orgueil du Petit-Palais. Mais elle permet, aussi bien aux touristes qu'aux émissaires des différents pays venus en France pour jeter les bases d'une paix encore problématique de se recueillir devant ces sommets de l'art européen que sont les ouvrages de Mantegna, de Léonard, du divin Raphaël, du Titien, de Rembrandt, de Velasquez, du Greco, de Goya, de Pierre-Paul Rubens et d'Albert Durer. LES CHEFS-D'ŒUVRE DE LA PEINTURE FRANÇAISE AU PETIT-PALAIS À quelques centaines de mètres de l'ancien Palais des Rois de France, M. André Chamson a exposé au Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris l'École française du Louvre, de Fouquet à Manet. Moins complète que les expositions qui ont eu lieu à Londres en 1932 et à Paris en 1937, cette manifestation n'en a pas moins une valeur d'enseignement, dont il est difficile d'apprécier la portée. Elle constitue une flèche indicatrice. Elle atteste la permanence française. Son trait distinctif est la présence de l'homme, cette présence obsédante, tangible et perceptible que soulignent les portraits de Fouquet, du maître anonyme de l'Homme au Verre de Vin, de Jean Perréal, de Philippe de Champaigne, de Perronneau, de La Tour, de David, d'Ingres, de Géricault, de Courbet et d'Edouard Manet. Le caractère humain de l'art français et l'intérêt porté à la personne humaine, par les artistes de France, confèrent à notre École un rang exceptionnel. Malgré ses variations, malgré les influences multiples qu'elle a subies et malgré ses conflits intérieurs, (ceux des poussinistes et des caravagistes, d'Ingres et de Delacroix, des paysagistes classiques et de Millet, de Courbet, de Daumier, de Manet, peintres de la vie moderne et des peintres d'histoire), cette École représente l'unité dans le temps. Elle reste profondément identique à elle-même, c'est-à-dire à sa loi morale, celle d'une subtile intelligence des êtres, du sentiment de la réalité et de l'amour des choses. Mais elle ne poursuivra son périple et sa tâche qu'en se défendant contre la marée montante d'un art néo-barbare, qui fait table rase de l'homme, l'outrage, le foule aux pieds ou le réduit à l'état de fantoché. Par la présentation des œuvres qui lui étaient prêtées, M. André Chamson a mis en relief ce qu'il appelle lui-même « la Grandeur et le Charme de la France ». ŒUVRES RÉCUPÉRÉES EN ALLEMAGNE AU JEU DE PAUME Au Musée du Jeu de Paume, M. Albert Henraux, Président de la Commission de Récupération, avait groupé les œuvres d'art pillées par les Allemands dans des demeures privées. Le butin des services dirigés par Alfred Rosenberg décelait une faculté de choix qu'on ne peut contester. L'Astronome de Vermeer y voisinait, entre autres, avec des œuvres de Velasquez, de Goya, de Rembrandt, de Frans Hals, de Rubens, de Fragonard, de Boucher, de Renoir, avec des pièces d'argenterie, avec des meubles de prix, etc. EXPOSITIONS DIVERSES Mais la saison artistique de Paris eut été incomplète, si ses animateurs s'étaient contentés de soumettre au public des œuvres des maîtres d'autrefois. Il était essentiel de prouver que les artistes vivants n'avaient pas dérogé. Cette preuve a été hautement administrée par le Salon de l'Union des Arts Plastiques, par le Salon des Tuileries, par le Salon de Mai et par l'Exposition des Cent Chefs-d'œuvre de l'École de Paris à la Galerie Charpentier. L'esprit de suite de l'art français apparaît d'une manière évidente à l'Exposition de la Tapisserie, où un hardi novateur comme Lurçat rejoint les auteurs inconnus du Bal des Sauvages de Saumur. Cette continuité se fait jour également dans la peinture et dans la statuaire. Les licences poétiques de certains peintres et de certains sculpteurs, leurs écarts de langage et leur non-conformisme ne sont peut-être que de vaines apparences. A travers toutes ses métamorphoses, l'art français suit son cours. Cet art en état de perpétuel devenir, jeune, explosif et frémissant de vie est un art en même temps conservateur et révolutionnaire. Un peintre d'expression dramatique comme Marchand est le fils spirituel des Primitifs de l'École d'Avignon, comme Derain, auteur de paysages méditerranéens, est l'héritier direct de Nicolas Poussin, comme Maillol et Yencesse sont les successeurs de Germain Pilon et de Coysevox, comme Osouf est le digne descendant des imagiers rémois. La Saison de Paris ne l'a pas démontré avec assez de force. Cette démonstration reste donc encore à faire. Elle mettra en relief un art à la fois tributaire du passé, dont il recueille le splendide héritage, et tourné vers l'avenir. ---
LES TROIS COURONNEMENTS (DÉTAIL). — PAREMENT D'AUTEL, TAÏSSERIE FRANÇAISE DE LA DEUXIÈME MOITIÉ DU XVᵉ SIÈCLE — SENS, TRÉSOR DE LA CATHÉDRALE
LE MAITRE DE MOULINS — DONATRICE EN PRIÈRE ET SAINTE MARIE-MADELEINE. — ÉCOLE FRANÇAISE DE LA FIN DU XVe SIÈCLE, MUSÉE DU LOUVRE

Art et Industrie est une revue d'art décoratif publiée à Paris. Le numéro d'octobre 1946 présente des articles sur la saison artistique parisienne, la renaissance française, des décorateurs français au Mexique, l'art décoratif aux États-Unis, la peinture murale, et des critiques sur le Salon d'Automne de 1946, notamment sur les œuvres de Bonnard et Maillol.