Extrait
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
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ART & INDUSTRIE
SOMMAIRE:
- Le Huitième Salon des Artistes Décorateurs (fasc. I) . . . . . Guillaume Janneau
- L'Art rustique en France (fasc. XII) . . . . . C. de Danilowicz
- L'Art décoratif flamand (fasc. IV) E. Hinzelin.
- La Femme et l'Enfant (fasc. II). Aug. Chevassus.
- Les Arts Décoratifs au Théâtre (fasc. XV). Eug. Belville.
- Décoration de Chambre à coucher Hors-texte en couleurs.
40 pages 34 illustrations
5° ANNEE NOVEMBRE 1913
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LE HUITIÈME SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS
> Voir le huitième Salon des artistes décorateurs, les vrais, ceux qui s'ingénient à réaliser la formule moderne et jugent que l'art, expression de la vie, ne saurait s'immobiliser dans une forme donnée sans mentir à son rôle et sans aller à sa ruine. Non que les cent cinquante artistes qui exposent au Pavillon de Marsan méconnaissent la tradition française. La plupart d'entre eux, au contraire, en appliquent ingénieusement l'esprit. D'autres moins personnels peut-être, ou moins inventifs, ou possesseurs d'une expérience et d'un métier moins sûrs, n'ont pu se dégager encore des lisières anciennes. Leur effort n'est pas moins méritoire. Il indique d'ailleurs le besoin de logique qui commence à animer le public et auquel, avant peu nul ne résistera.
MEUBLES DE SALLE À MANGER
(Salon des Artistes décorateurs, 1913)
L. JALLOT
Le huitième Salon des Artistes Décorateurs - Fasc. 1-1913
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SALLE A MANGER - BOIS VERNI, CURA ET LAURIER ROSE
(Salon des Artistes décorateurs, 1913)
L. JALLOT
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A qui cherche à discerner les tendances qui se manifestent et les lois qui président à l'élaboration d'un art, deux éléments bien distincts apparaissent ; on peut séparer l'art moderne en deux clans : celui des coloristes et celui qu'à défaut d'autre terme on peut nommer des architectes. Les premiers épris de la tache, les seconds de la ligne, mais tous deux sachant composer. Ce sont deux méthodes en présence. Leur opposition n'a-t-elle pas toujours existé ? Elle date de loin ; peut-être est-elle même antérieure à la Renaissance. Il serait curieux d'en retrouver l'origine au treizième siècle, à l'époque où le galbe des ornements pouvait cependant constituer par lui-même et sans le secours de la couleur un élément décoratif, parce qu'il exprimait la fonction d'un organe architectonique.
Ce sont naturellement les œuvres capitales, complètes, et claires qu'il faut consulter pour en tirer argument et quelquefois conseil. Ces œuvres ne manquent pas ici. On regrette seulement qu'elles ne soient pas présentées dans leur cadre réel, à l'échelle de leur composition. Il est difficile de juger de la valeur exacte d'une œuvre décorative quand on la voit isolée, hors des conditions nécessaires en vue desquelles elle a été conçue. C'est apprécier l'élégance d'une femme sur son visage seul. Et cependant la sélection s'opère d'elle-même, tant certaines œuvres sont évocatrices, tant elles sont intelligemment conçues, tant leur originalité, la beauté de leur matière et la délicatesse de leur exécution s'imposent à l'œil et créent d'emblée pour elles une ambiance favorable.
Tels sont les deux petits « cabinets » de Clément Mère. L'exquis inventeur de tant d'étoffes précieuses, de tant de bibelots où la grace des formes, toujours simples et claires est complétée par des colorations savoureuses et d'une harmonie toujours
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délicate et neuve, Clément Mère a appliqué au meuble les principes décoratifs qui constituent son art. Il n’a pas modifié les dispositions essentielles du petit « cabinet » à l’italienne : il a conservé le corps intérieurement muni de tiroirs et de casiers, fermé d’un vantail abattant ou deux vantaux à charnières latérales, et porté par quatre pieds droits. Mais les bois sans mouluration sont d’une essence précieuse, polie, vernie, glacée, et décorée de plaques de cuir travaillées selon les procédés de Clément Mère, loyaux dans leur ingéniosité, respectueux de la matière qui est traitée en raison de ses propriétés. La fertilité prodigieuse de l’artiste tient en effet à ses qualités de praticien. Si Clément Mère obtient toujours des effets de coloration inédits, qu’il traite les bois, la corne, l’ivoire ou le cuir, c’est qu’il connaît toutes les ressources qu’offre la matière, et qu’il ne songe pas à feindre.
Mais Clément Mère n’a pas encore abordé l’exécution du meuble de grandes dimensions. Le principe qu’il applique ne conviendrait-il qu’aux meubles bibelots ? La salle à manger en bois de Cuba et de laurier rose verni exposée par Jallot prouve qu’il n’en est rien. Le principe coloriste convient à tout pourvu que l’élément « couleur » soit judicieusement employé. C’est affaire de mesure, et Léon Jallot sait choisir
MEUBLE BAHUT ARGENTIN NOYER ET FERRONNERIE
L. MAJORELLE
(Salon des Artistes décorateurs, 1913)
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P. CROIX-MARIE
SALLE À MANGER, CHÊNE ET PALISSANDRE
(Salon des Artistes décorateurs, 1913)
les essences précieuses et les ornements de bronze ciselé congruents aux formes adoptées. Aussi la richesse et la somptuosité de ses meubles n'excluent-elles jamais l'élégance et la discrétion.
Constructeur robuste et sûr de son métier, le maître Majorelle triomphe ici. Le bahut en noyer qu'il expose est, par la souplesse des lignes, l'élégance de la composition, la délicate couleur de l'ornementation sculptée et la solidité de la structure une des œuvres capitales du salon. Majorelle a voulu faire grand : son meuble est parfaitement à l'échelle de l'hôtel à haut vaisseau à larges surfaces murales, baignées d'une lumière abondante pour lequel il a certainement été prévu. Aussi le constructeur n'a-t-il pas hésité à accuser les masses du corps inférieur par de larges plans de noyer décorés dans leur partie haute de légers feuillages s'épanouissant en gerbe, et à soutenir un entablement, sculpté d'une frise de feuillages, par deux colonnes de marbre tacheté du plus heureux effet. De même les petits arcs qui portent l'entablement nu de l'étagerè vitrée reposent sur quatre colonnettes semblables. On ne saurait trop louer la proportion juste de l'ordonnance architecturale, sa clarté, et l'impression de puissance qui résulte de sa logique.
Tous les décorateurs n'ont pas à satisfaire à un aussi beau programme. Il est plus commun d'avoir à composer un ameublement d'une échelle plus réduite, et par conséquent d'une ornementation plus sobre. C'est le talent du beau meublier de s'adapter aux conditions qui lui sont imposées : nous ne parlons pas des fantaisies généralement irréalisables d'une clientèle imbue de snobisme, mais des dispositions d'un appartement qu'il faut cependant meubler. Chaque année nous constatons l'effort de renouvellement, les recherches, les tentatives souvent heureuses et toujours intéressantes de nos décorateurs. Il est impossible que tant de bonne volonté et tant de talent n'entraînent à la fin le public éclairé et rassuré sur la valeur de ces essais.
Eugène Gaillard, Théodore Lambert, Tony Selmersheim, avec un goût différent sans doute mais une égale maîtrise, sont représentés au Pavillon de Marsan, le premier par un ensemble exécuté en bois de palissandre composant une bibliothèque ; le second par divers objets d'utilité pratique ; le dernier par deux petites tables bureaux et une table de salon, pour l'exécution desquelles Tony Selmersheim a utilisé une essence orientale délicieusement colorée.
Il faut remarquer un sérieux salon d'acajou d'Emile Bernaux et les intéressants
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travaux de Le Bourgeois, maître ès-effets de la sculpture sur bois, praticien au ciseau large et au goût profondément moderne. Paul Croix-Marie nous montre une salle à manger en chêne et palissandre dont la pièce capitale est un buffet, malheureusement plus lourd, plus massif, plus petit — si la petitesse est, comme nous le croyons, un effet d'échelle — plus petit que les éléments accessoires : la table qui est fort simple et les chaises qui sont élégantes et bien construites. De fâcheuses réminiscences du meuble hollandais intervenues dans la composition du corps supérieur du buffet, viennent altérer l'ordonnance générale et détruire l'unité du meuble.
Les influences étrangères se manifestent aussi chez Henri Rapin, mêlées, semble-t-il, de ressouvenirs de notre art gothique. L'artiste a créé une chambre à coucher dont nous analyserons l'élément essentiel. Nous aimons fort l'ordonnance de panneaux assemblés selon les bonnes méthodes, qui constitue les faces apparentes du lit. Henri Rapin a surélevé le panneau de fond et l'a flanqué de deux panneaux montants décorés d'une marqueterie qui souligne les moulures. Mais ces deux panneaux surmontent deux consoles latérales destinées à recevoir soit une lampe, soit un livre, et portées seulement par une sorte d'arc-boutant prenant son appui sur la traverse du lit. Il y a là une maigreur, une insuffisance à laquelle Henri Rapin saura remédier.
Voici enfin deux ensembles qui avec celui de Gaillard, fournissent les véritables éléments d'appréciation de ce qu'est l'ameublement simple, moderne et français : ce sont les chambres à coucher composées par Nowak et par Gallerey, et réalisées la première en noyer ciré, la seconde en chêne clair. Sans rien emprunter aux styles périmés, au « Louis XV » ou au « Louis XVI », Nowak a su créer une aussi gracieuse architecture, dont la gravité sérieuse et digne est tempérée par la paisible courbe des entablements et des frontons. Avec autant d'élégance, autant de sobriété, mais plus
CHAMBRE A COUCHER, CORAIL ET ESPÉNILLE
(Salon des Artistes décorateurs, 1913)
HENRI RAPIN
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de variété, et une plus grande fertilité d'invention, les meubles de Gallerey témoignent du beau métier de ce bon artisan. On aimera l'intelligent parti qu'expriment les larges panneaux nus, décorés seulement dans les écoinçons de feuillages stylisés.
Pour Edouard Sandoz, nous regrettons d'avoir à signaler la grave erreur qu'il a commise. Il s'est visiblement laissé emporter par sa virtuosité ; Il a voulu nous montrer toutes les ressources de son talent. En effet, analysés par le détail, les différents panneaux sculptés qui composent le meuble « inspiré des vieux bahuts suisses » exposé par lui, révèlent un sculpteur sur bois plein d'expérience et d'invention. Mais ces éléments disparates ne constituent pas un meuble. Sandoz n'a omis qu'une chose et par malheur c'est l'essentielle : c'est qu'en art décoratif il faut partir d'un principe, et que toujours l'inobservation de l'échelle est un vice. Ici les têtes de chouettes, les cigognes affrontées, la chouette clouée ailes éployées, les lapins, les chats, sont tous exécutés à une échelle différente. Il en résulte un défaut d'unité extrêmement choquant qu'il faut à tout prix qu'un décorateur évite.
Si la section des « ensembliers » exige une étude plus minutieuse et plus étendue, c'est que l'ameublement résume tout l'art décoratif, et qu'il exprime mieux que l'objet d'art les tendances générales — le génie peut-on dire — d'une époque. Ses réalisations sont souvent moins complètes que celles des céramistes, des tisseurs, des ferronniers, car elles relèvent de l'architecture, laquelle est une science en même temps qu'un art ; et l'architecture actuelle, deux ou trois maîtres clairvoyants et savants
CHAMBRE A COUCHER
(Salon des Artistes décorateurs, 1913)
M. GALLEREY
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exceptés, est encore à l'état d'enfance. Mais l'œuvre d'art relève du goût qui est chose bien française. Nul peuple ne sait comme nous arranger une composition, inventer un détail séduisant, exprimer une originalité toujours vive.
Ces qualités, appuyées sur une perfection technique prodigieuse, le maître fer- ronnier Emile Robert les possède. La grille et le lustre en fer forgé qu'il expose sont d'une sûreté et d'une précision d'exécution incomparables ; Emile Robert sait où il va ; il est apte à fournir un projet réalisable et net, et il sait, comme le savaient les vieux artisans gothiques, s'adapter à son époque, sans méconnaître la tradition. Szabo et Brandt, deux élèves d'Emile Robert, exposent divers travaux de fer forgé, grilles, balcons et landiers. Leur goût est sans doute plus audacieusement moderne. Mais si habile que soit leur exécution, les deux artistes, et surtout le second, ont encore trop peu d'expérience de la matière pour apporter l'œuvre définitive et com- plète qui les placera, pour réaliser le chef-d'œuvre des compagnons d'autrefois. Par contre, le travail des métaux en feuilles trouve en Bonvallet et en Jean Dunand deux praticiens pleins de verve et d'invention, et deux artistes délicats.
Parler de céramique, c'est évoquer les noms de Decœur, qui montre cette année une vitrine de grès et de porcelaines de grand feu d'une harmonie, d'une richesse de matière, d'une chair peut on dire exceptionnellement belles — même dans l'œuvre de ce pur artiste; puis de Lenoble, de Rumèbe, de Simmen, de Raoul Lachenal; puis de Dammouse et de Decorchemont, qui imposent à la pâte de verre tous les caprices de la couleur et de la forme.
Dans les vitrines des objets d'art, d'adorables bibelots attestent par leur galbe,
CHAMBRE A COUCHER
(Salon des Artistes décorateurs, 1913)
G. NOWACK
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leur éclat, la qualité de leur travail, la maîtrise de nos artistes. L'ingéniosité et l'originalité de Clément Mère inventent cent formes diverses de boîtes, de bibelots ou d'étuis d'ivoire, de buis et de cuir dont l'unique décor est fait d'exquises symphonies de taches juxtaposées obtenues par une alchimie savante. Moins fécond, Bastard déploie dans l'exécution de ses bibelots de nacre et de bois une éblouissante virtuosité de main ; il sait être neuf à force de bon goût. Puis voici Waldraff, collaborateur de Clément Mère, et peintre au goût raffiné ; Rivaud, qui compose un bijou comme il ferait une architecture et prévoit les effets d'ombre et de clair comme les ménagerait un sculpteur ; Follot qui va du meuble au bijou précieux et parcourt avec un égal talent le cycle de l'art décoratif ; Capon et ses vases en cuivre incrusté d'argent ; Mme Lecreux, et ses objets précieux ; Feuillâtre et ses émaux translucides ou cloisonnés d'or.
Voici enfin les tapisseries en laine de Mme Fernande Maillaud, femme du bon peintre berrichon. Mme Maillaud y interprète les thèmes familiers empruntés à la vie rurale du Berry. Mais c'est un art absolument nouveau que sans fracas elle nous impose. Une légère transposition de la réalité, de larges plans nettement délimités, et des formes franches et simples pour meubler le fond : et Mme Maillaud, en exprimant avec force et justesse le caractère du pays berrichon, réalise une tenture qui est vraiment une tenture et non pas une toile peinte. D'autres œuvres de tapisseries escortent ses quatre panneaux : un tapis de table moderne de Paul Mezzara, un coussin de Mme Ory Robin, divers ouvrages signés de Jorrand, de Mlle Lalique, de Mlle Faure, de Mme Bellery-Desfontaines.
Les Salons des Artistes Décorateurs sont variés, souvent inégaux : mais c'est parce qu'ils reflètent les recherches et les tentatives des maîtres qui y exposent. Ceux-là qui veulent imposer à l'art l'uniformité du ton, qui réclament à l'artiste une sorte d'infaillibilité, se trompent en entrant ici. Ils trouveront leur affaire aux salons officiels ; mais ici l'on vit.
GUILLAUME JANNEAU.
BAHUT, BOIS DE TECK
d'après les données d'un meuble ancien suisse
(Salon des Artistes décorateurs, 1913)
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L'ART RUSTIQUE EN FRANCE
II
L'AUVergne ET LE CANTAL
(Suite)
Le costume disparaît cependant : la confection bon marché le chasse et le traque, mais là où il persiste ne fusse que dans les fêtes locales ou aux jours de mariage, il apparaît dans toute sa splendeur comme le déterminant le plus puissant et le plus évident de la diversité et de la particularité ethnique.
Il est difficile de démontrer et rechercher l’origine directe et la raison d’être de telle ou autre forme du costume. Cependant on trouve par ci par là dans le costume ou dans ses parties de survivances dont l’origine se perd dans le lointain des siècles, remontant à l’aurore de notre civilisation. D’autre part le costume, même paysan, a subi les influences des styles de toutes les époques et évolue doucement avec le style de ces diverses étapes historiques de la vie de la nation. Cependant ces variations existèrent et eurent leurs manifestations évidentes aux époques où tout le monde portait des costumes plus ou moins pittoresques. Notre époque avec sa démocratique laideur et son uniformité si peu esthétique a une influence plus radicale : elle ne modifie pas le costume, elle le tue tout simplement. L’homme l’abandonne pour le veston, la femme pour la jupe à la mode et le chapeau enrubanné et orné de fleurs. Et cependant le costume porte presque toujours en lui les vestiges de modes ancestrales, dont les origines peuvent se retrouver à l’aube des civilisations. L’étude du costume à ce point de vue est des plus instructive.
L’Auvergnat a peu conservé le vêtement de ses pères. L’homme a presque partout rejeté le vieux costume traditionnel, la femme mélange souvent la coiffe avec la robe moderne.
Le costume cantalien et auvergnat d’autrefois n’existe presque plus pour les hommes.
Le costume cantalien était fait de rage, drap grossier du pays. La veste était assez longue avec des poches latérales. Par dessus ce vêtement on revêtait la poulaire, sorte de surtout en flanelle, serré à la taille par une ceinture de cuir. Le gilet à deux rangs de boutons et la braye (pantalon) complétaient le costume. La braye, les brayes des Gaulois, se portaient courts avec des guêtres montant jusqu’aux genoux.
Le manteau, le couberte c’était l’ancien Sagum, en étoffe rayé. Et dans ces quelques détails du costume masculin nous voyons apparaître
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L’Art Rustique en France - Fasc. 12 - 1913.