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ART ET DÉCORATION REVUE MENSUELLE DE L'ART MODERNE ÉDITIONS ALBERT LEVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS MAI 1934 2, RUE DE L'ÉCHELLE - PARIS LES ÉCHOS D'ART CE NUMERO FRANCE : 86.
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
ART ET DÉCORATION REVUE MENSUELLE DE L'ART MODERNE ÉDITIONS ALBERT LEVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS MAI 1934 2, RUE DE L'ÉCHELLE - PARIS LES ÉCHOS D'ART CE NUMERO FRANCE : 86.
tons "violet etain" "argent" "nickel" toute la gamme, du mat au poli éincelant, se réalise en décoration métallique. Le zinc possède des tona- lités d'une distinction rare et une malléabilité qui permet d'en tirer mille applications aussi nouvelles qu'imprévues. ROYALE AITURIENNE ZINC ROYALE AITURIENNE DES MINES 1, Rue du Cirque, PARIS Dépositaire de "LA DÉCORATION MÉTALLIQUE" Tél.: Elymes 51-37 et 38, 51-60 — Inter 33
ART ET DÉCORATION L'ART DECORATIF ET LES ECHOS D'ART 38e ANNÉE - RÉDACTEUR EN CHEF : L. CHERONNET Administrateur : M. JARYC. TOUS LES DROITS SUR LES ARTICLES ET LES REPRODUCTIONS SONT RÉSERVÉS POUR TOUS PAYS, LES MODÈLES PUBLIÉS SONT ET DEMEURENT LA PROPRIÉTÉ DE LEURS AUTEURS ; TOUTES LES REPRODUCTIONS OU IMITATIONS, MÊME PARTIELLES, SONT INTERDITES ET SERONT POURSUIVIES PAR LES AUTEURS. PRIX : FRANCE : LE NUMÉRO 10 FRANCS. L’ABONNEMENT ANNUEL (12 NUMÉROS) 100 FRANCS. PAYS À TARIF POSTAL RÉDUIT : AFRIQUE DU SUD (UNION DE L’) ALBANIE, ALLEMAGNE, ARGENTINE, AUTRICHE, BELGIQUE, BRÉSIL, BULGARIE, CANADA, CHILI, COLOMBIE, CONGO BELGE, CUBA, ÉGYPTE, ÉQUATEUR, ESPAGNE, ESTHONIE, ÉTHIOPIE, FINLANDE, GRÈCE, GUATÉMALA, HAITI, HONGRIE, LETTONIE, LIBÉRIA, LITHUANIE, LUXEMBOURG, MAROC (ZONE ESPAGNOLE) PARAGUAY, PAYS-BAS, PERSE, POLOGNE, PORTUGAL ET SES COLONIES, ROUMANIE, SALVADOR, TCHÉCO-SLOVAQUIE, TERRE-NEUVE, TURQUIE, U. R. S. S., URUGUAY, VENEZUELA, YOUGOSLAVIE. LE N° 12 FR. 50. L’ABONNEMENT ANNUEL, 125 FRS. AUTRES PAYS : LE N° 15 FRS. L’ABONNEMENT ANNUEL 150 FRS. EMBOÎTAGES JUSQU’À 1931 INCLUS, CHAQUE EMBOÎTAGE CONTIENT UN SEMESTRE : À PARTIR DE 1932, CHAQUE EMBOÎTAGE CONTIENT UNE ANNÉE : 15 FRS (PORT EN SUS : FRANCE 3 FRS. ÉTRANGER 4 FRS). CHÈQUES POSTAUX : PARIS 66-90. TÉL. OPÉRA 65-38. PARIS, 2, RUE DE L’ÉCHELLE LES ÉDITIONS ALBERT LEVY --- SOMMAIRE • MAI 1934 • Le XXIVe Salon des Artistes décorateurs, par Louis Cheronnet. Les Expositions, par René Chavance. • LES ÉCHOS D’ART REVUE DES REVUES - ÉCHOS ET NOUVELLES - CALENDRIER DES EXPOSITIONS • Un catalogue des livres d’occasion, à prix très réduits, sur LES ARTS DÉCORATIFS, LES BEAUX-ARTS, L’ARCHITECTURE, est en distribution et sera envoyé franco sur demande adressée à LA LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS, 2, RUE DE L’ÉCHELLE, PARIS --- A DÉTACHER ET A ENVOYER A VOTRE LIBRAIRIE OU A LA REVUE “ART ET DÉCORATION”, 2, RUE DE L’ÉCHELLE, PARIS-Ie Veuillez m’inscrire pour un abonnement d’un an à “Art et Décoration” à partir du mois d______ 19 *Vous en trouverez, ci-inclus, le montant en un $\frac{\text{chèque}}{\text{mandat}}$ de Frs _________ *J’en porte le montant, soit Frso_________ au crédit de votre compte chèque postaux Paris n° 6690. Date _________________________ Signature : Nom : _________________________ Prénom : _________________________ Profession : _________________________ Adresse : _________________________ o Biffer la mention inutile. o Abonnement (12 No), France, 100 fr. — Pays à dem - tarif postal, 125 fr. — Pays à plein tarif postal, 150 fr.
VERONESE 4, Rue Saint-Philippe-du-Roule Elysées : 68.14 Présente ses dernières créations chez JEAN PASCAUD, DECORATEUR 165, Boulevard Haussmann, PARIS --- CARDEILMAC ORFEVRE — PARIS 14 Place Vendôme — 1er --- TOUTE LA GAMME Des Plus Beaux Parchemins Naturels POUR LA DÉCORATION MURALE LES REVÊTEMENTS DE MEUBLES LE LUMINAIRE LA RELIURE D'ART MAURICE BOURGOIN 3 et 2, Rue Saint-Bon PARIS (4e) Tél.: Archives 28-32 Usine à Gentilly (Seine) --- SABINO LUMINAIRE DÉCORATION 17, rue St-GILLES-PARIS — TÉL. ARCH. 37-96 — Verreries et objets d'art Décoration lumineuse Luminaire toutes époques Bois sculpté — Bronze Fer forgé Éclairage direct et indirect
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Du 20 Juin au 5 Juillet A LA GALERIE D'ART ET DÉCORATION 2, Rue de l'Echelle (Palais-Royal) Exposition G. CONTESSE ET G. ANNENKOFF. • NOS AMIS abonnés et lecteurs sont cordialement invités. En Juin ART ET DÉCORATION publie des articles sur LE SCULPTEUR G. CONTESSE, LE PEINTRE G. ANNENKOFF.
G. L. LACROIX, LES OURS, SCULPTURE AU MARTEAU LE 24me SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS Il est toujours intéressant d'examiner comment un certain nombre de réactions individuelles et indépendantes en apparence les unes des autres finissent par donner un sens général, une harmonie spirituelle spontanée à une manifestation d'ensemble. Ce salon qui aurait pu être tirailleur vers les tendances les plus diverses semble au contraire s'être ressaisi et offrir aux visiteurs une sorte de front commun. Depuis un an ou deux, il est en effet devenu de plus en plus difficile pour les créateurs en décoration de considérer leur art à l'état pur et dépouillé de toutes contingences. D'une part, les revirements esthétiques tant attendus par certains et qui commencent à entrer dans le domaine des réalisations, d'autre part la crise économique générale allant en augmentant, ne pouvaient que produire des effets contraires sur l'évolution créatrice de chaque artiste. Les premiers, sous le couvert du retour à l'humain marquent une assez vive renaissance de l'orne-
ment, la seconde, par économie, conseille le dépouillement. La machine propose ses formes pures à bon marché, tandis que les artisans réclament du travail. Le nationalisme s'en mêle : la tradition française se meurt, disent les uns ; universalisme et rationalisation proclament les autres. Et l'Exposition de 1937 — phénix renaissant de ses cendres — approche à grands pas, cependant que le style de notre temps devrait déjà, d'une façon ou d'une autre, être sorti des lymbes de l'idée, des expériences de laboratoires, ou des exagérations, tantôt jansénistes tantôt baroques, qu'on se jette à la tête comme des armes écrasantes. J'avoue que j'attendais avec un peu d'inquiétude l'ouverture de ce Salon, car la critique d'une telle manifestation ne doit pas se borner à l'examen de l'envoi de chaque exposant pris en soi : quelques lignes consacrées chaque année à un artiste ne démontrant rien. Un salon réussi est celui qui, avant tout, permet de faire le point dans une orientation d'ensemble. Seul, ce salon-là renseigne vraiment et peut avoir une influence décisive. Mes appréhensions étaient vaines, car voici qu'un peu partout il semble qu'on ait ici entendu certaines leçons et reconnu certains arguments de bonne foi. La dureté des temps a fait le reste. J'avais l'impression en visitant les divers stands de passer une revue à la grand'halte. C'est bien cela. Ce Salon est un Salon d'étape. Il mesure ses forces et tire enseignement des derniers engagements. Pas d'audaces inutiles, mais aussi un certain souci de ne point se priver d'une pointe d'avant-garde. Pas de réactions violentes contre «l'affreux nudisme» mais, non plus, pas trop de complaisance envers les habitudes acquises et les effets faciles à la remorque du goût public. Non plus, aucune de ces réalisations outrancières imaginées pour faire du nouveau à tout prix et créer un étonnement stérile. En un mot un salon qui sous ses dehors calmes ne sommeille pas, tâche même de tirer parti de l'expérience d'autrui (étrangère ou dissidente), Nous allons donc rencontrer plusieurs types de «simplifications». La simplification «rationnelle» est représentée par un unique exemple, mais il existe et il est significatif : celui de Maurice Barret. Maurice Barret ne parle pas de la décoration mais de l'équipement d'un bureau. C'est évidemment s'imposer par la bande. Mais enfin, cela permettait de montrer des surfaces gaies, claires, nues et bien orchestrées, des meubles élégants dans leur standardisation, une lumière agréablement diffuse, un équilibre logique dans la disposition générale, tout en continuant son chemin vers une sorte de style national inspiré des époques les plus sobres de notre histoire de l'art où la logique, l'équilibre, aussi bien que la «main» et les qualités techniques trouveraient leur compte. Ceci posé il nous est plus facile de passer maintenant à l'examen particulier des différents envois en essayant de situer chacun à sa place dans les assises de ce style nouveau, qui animé par tant de forces diverses, par tant de poussées contradictoires, va peut-être finir par se cristalliser, par naître. M. MAX INGRAND LES QUATRE SAISONS (Glace gravée) M. MAX INGRAND LES QUATRE SAISONS (Glace gravée)
le tout dans des coloris d'un goût délicat. Démonstration singulièrement réussie. Dans ce que j'appellerai la simplification esthétique, nous trouvons Adnet et Brieu. L'envoi de Jacques Adnet est particulièrement important. Ce jeune décorateur possède une technique raffinée. Il sait manier avec une habileté séduisante les teintes délicates : les gris, les cendres bleues, rehaussés de blanc, d'outre-mer, et de rouge brique. C'est justement à un élément de brique, cheminée et coin de feu, qu'il a demandé de «centrer» son «Salon-studio» dont les volumes, amples et clairs dans leurs développements architecturaux, s'accentuent d'oppositions en légères
J. J. K. RAY, PARAVEN EN MÉTAL OXYDÉ ET GRAVE demi-teintes blanches et grises. Aucun rigorisme dans les rapports des meubles et de l'architecture, et pourtant une atmosphère simple, sûre et qui se tient. À noter l'audace du meuble en céramique, avec la collaboration de Jean Besnard. Brieu a réalisé pour Primavera une Salle de Conseil d'administration, pour laquelle il a demandé à la dalle de verre ses artifices. La grande table peut se diviser en trois entre chaque réunion. Alors, les deux extrémités arrondies sont retournées et, placées contre les murs, forment des sortes de consoles. Toute l'atmosphère de cet ensemble vient d'une lumière verte (à laquelle on a assorti les recouvrages des sièges et les sous-mains) issue de figures découpées dans de la dalle de verre et éclairées par la base. Ainsi, une grande carte de France acquiert-elle un relief heureusement décoratif. Dans l'ordre économique, il faut signaler l'effort très réussi de René Gabriel, pour mettre vraiment le goût à la portée de toutes les bourses. Un mobilier en bois clair rosé, aux lignes précises, mais non sans grâce, a pour cadre des murs décorés légèrement, d'une façon que j'appellerais volontiers «à la française», et une grande baie dépolie, sur quoi se profile une sorte d'étagère garnie de plantes d'appartement. Beaucoup de vraie jeunesse dans tout cela. Dans un genre opposé, Eugène Printz, lui-même, a senti le besoin de calmer les élans de son imagination et de modérer son besoin d'apparat. Les bois sont d'un ramage plus discret sans
rien perdre en somptuosité; moins d'or et d'ara- besques. C'est là un des ensembles les plus complets de ce salon que cette «Partie d'un petit appartement», dont l'architecture a été «recomposée» et qui comprend : une salle à manger, un coin de repos et un petit salon, le tout desservi par une grande galerie et dans une harmonie générale verte et «acajou». Dans ce plan très vivant, les meubles, des meubles autonomes, mais bien de la même famille, viennent se placer très naturellement. Notons que dans tous ses meubles, Printz reste fidèle à l'alliance du bois et du métal, mais non nickelé, et aussi à un certain souci de mécanisme pratique et ingénieux. La simplification de style est représentée par Rollin et Kolhmann, voire même dans une certaine mesure par Fréchet. Une certaine maigreur, un peu sèche, ces surfaces un peu froides, que soulignent les lignes aiguës de grêles cannelures, se coupant à angle droit et qui sont les caractéristiques du buffet de Kolhmann, du meuble d'appui de Fréchet, du buffet de Rollin, se rattachent étroitement à la tradition du meuble Louis XVI, où certaines commodes ont des qualités toutes modernes. Ce retour, ou plus justement ce rattachement à un style, à une culture française, ne me paraît pas répréhensible — étant bien entendu qu'il ne saurait s'agir de pastiche ou d'interprétation facile — mais il faut bien rappeler à ceux qui s'engagent dans cette voie, que notre esthétique actuelle réclame, même dans le dépouillement et la nudité, une robustesse, une puissance qui suppriment dès l'abord toute recherche de l'élégance dans le frêle. Il est évident que Rollin poursuit des études particulièrement précises dans ce domaine, et qu'il a déjà trouvé quelques rapports séduisants dans la construction et les lignes décoratives, les coloris et les matières (son vert d'eau par exemple, s'accorde très bien avec son merisier et son noyer de France). Kolhmann fait plus campagne que «rustique» dans sa salle à manger de merisier verni que Max Vibert a égayée de détails amusants. Et ceci nous conduit à la dernière simplification : la simplification provinciale, artisanale, rustique, où nous notons les apports de M. E. Dufrène, à la Maîtrise et d'Alfred Lévy, chez Majorelle. M. Dufrène, depuis deux ans semble s'être spécialisé dans l'établissement de mobiliers rustiques. Qu'on ne se méprenne pas sur le sens d'un tel adjectif. Il ne s'agit point là d'imitation, mais une fois encore de recherches expérimentales, dans un ordre donné et où les découvertes peuvent être, par la suite, appliquées à la solution de problèmes plus généraux. Les méthodes scientifiques de laboratoire ne procèdent pas autrement. Tous les problèmes que posent le rustique peuvent s'appliquer au mobilier bon marché, toutes les solutions qu'il propose, servir dans une certaine mesure d'enseignement. Emploi de J. DUNAND. PANNEAU DÉCORATIF EN LAQUE

Cette publication de "Art et Décoration" est une revue mensuelle de l'art moderne, datant de mai 1934. Elle couvre le 24e Salon des Artistes Décorateurs, des expositions d'art et des nouvelles dans le domaine des "Échos d'Art". La revue présente également des publicités pour des décorateurs, des orfèvres, des fabricants de luminaires et de meubles, ainsi que des informations sur les expositions en cours et à venir.