Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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ART ET DÉCORATION JUIN 1924 LE XV° SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS, PAR LÉON DESHAIRS. — PLANCHE HORS TEXTE EN COULEURS : UN SALON DE THÉ PAR MAURICE DUFRÈNE. CHRONIQUE : EXPOSITIONS, CONCOURS, VENTES... EDITIONS ALBERT LEVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2 RUE DE L'ÉCHELLE - PARIS

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ART ET DÉCORATION et l'Art Décoratif REVUE MENSUELLE D'ART MODERNE Rédacteur en Chef : Léon Deshairs 28e année. — N° 270 Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays. Les articles parus dans Art et Décoration deviennent la propriété de la revue. Les modèles publiés dans la revue sont et demeurent la propriété de leurs auteurs, toutes reproductions ou imitations même partielles, sont interdites et seront poursuivies par leurs auteurs. Le Numéro --- France . . . 7 francs --- L'Abonnement --- France . . . 70 francs --- Étranger . . . 8 francs --- (12 numéros) --- Étranger . . . 85 francs --- L'année parue, brochée : 72 francs. Reliée, en 2 volumes : 96 francs (Étranger, port en sus) Emboîtages (chaque emboîtement contient un semestre), 8 fr. (Port en sus : France, 2 fr. Étranger, 3 fr.) --- ÉDITIONS ALBERT LÉVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, Rue de l'Échelle, PARIS (1er) Compte chèques Postaux 6690 R.C. Seine 64696 Téléphone Louvre 33-87 --- EDGAR BRANDT 101 BOULEVARD MURAT.PARI/ TEL.AUTEUIL 07-95 12-40 REGISTRE DU COMMERCE DE LA SEINE N° 116570 FERRONNERIES LUSTRERIE OBJETS D'ART EXPOSITION PERMANENTE

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ART ET DÉCORATION MEUBLES — TAPIS — LUSTRES — PAPIERS PEINTS MEUBLES MODERNES — DÉCORATION D'INTÉRIEURS LOUIS CHAMBRY 54, Faubourg Saint-Antoine PARIS La Maison n'a pas de Succursales --- H. MORAND & CIE FERRONNERIE LUSTRERIE EXPOSITION : 32, Boul. Haussmann, PARIS (Opéra) Téléphone : Marcadet 24-90 FABRICATION : 13, passage de l'Élysée-des-Beaux-Arts Paris (XVIII) Téléphone : Marcadet 24-90, 24-91 R. C. Seine 79.420 --- A NOS ABONNÉS Le présent numéro, servi à nos abonnés comme un numéro ordinaire, est en réalité un numéro spécial, plus copieux, qui est vendu 10 francs en librairie. Rappelons d'autre part que le prix de l'abonnement, porté en janvier dernier à 70 francs pour la France et 85 francs pour l'étranger, n'a pas été augmenté pour nos anciens abonnés qui ont renouvelé à temps leur abonnement pour 1924.

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ART ET DÉCORATION E.D. DELION. DIRECTION ART. P. LAFFILLÉE. 37, 39, Rue de Morillons-Paris. TÉLÉPHONE: SÉGUR 63-99, 36-21. FERRONNERIE-ET SERRURERIE D'ART. CACHE-RADIATEUR DOCUMENTS ET DEVIS SUR DEMANDE. R.C. Seine N° 78.198 Fontaine et Cie 190, Rue de Rivoli 181, Rue St-Honoré PARIS (1er) R.C. Seine 72.356 SERRURERIE DÉCORATIVE OEuvres de MM. Sue et Mare, E. Robert G. Charpentier, E. Bourgoin, etc. Le Batik Français et Madame robes foulards capes écharpes sacs châles blouses dresses neckerchiefs capes scarfs bags shawls blouses PANGON 64, rue La Boëtie Paris Tél: Élysées 52-05 Avez-vous besoin d'un Maître? oui, plus tard. Mais vous pouvez commencer dès maintenant votre éducation artistique en suivant les conseils indiqués dans nos brochures : l'A.B.C. de la Peinture à l'Huile ou l'A.B.C. de l'Aquarelle. Ces brochures, qui résument les conseils des Maitres éminents, vous seront envoyées gracieusement sur demande à : LEFRANC 15, Rue de la Ville-l'Evêque, 15 PARIS (8e) Remplir et envoyer le coupon ci-joint. veuillez m'envoyer votre brochure "A.B.C. de la Peinture à l'Huile" ou "A.B.C. de l'Aquarelle". Rue Ville N° R.C. Seine 194.649 * tous les Marchands de Couleurs ont les produits Lefranc.

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ART ET DÉCORATION PAUL TEMPLIER ET FILS JOAILLIERS 3, PLACE DES VICTOIRES PARIS BIJOUX MODERNES DE RAYMOND TEMPLIER CHEMIN de FER de PARIS à ORLÉANS Paule Andrée Léonard TISSUS DÉCORÉS HAUTES NOUVEAUTÉS IMPRESSIONS D'ART BATIK BUREAUX ET USINE : 10, Rue Mathurin-Régnier Tél. SÉGUR 06-89 — Nord-Sud ; VOLONTAIRES LES EYZIES (Dordogne).— Gorge d'Enfer. Entre la Loire et la Garonne Le Réseau d'Orléans dessert, entre la Loire et la Garonne, une série de vieilles provinces où l'on peut voir de grandes cathédrales: Bourges, Angoulême, Bordeaux, Périgueux, Limoges, Cahors, Rodez, Albi; des villes d'art comme Bourges, Poitiers ou Toulouse et de vieilles bourgades comme Uzerche, Najac ou Rocamadour; enfin une capitale préhistorique, les Eyzies. Bordeaux (paquebots pour le Maroc, le Sénégal et l'Amérique du Sud) se recommande également par son grand port. En été, circuits automobiles au départ de Brive, de Rocamadour, des Eyzies, etc... Pour tous renseignements, consulter le Livret-Guide officiel de la Compagnie d'Orléans.

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ART ET DÉCORATION Les créations de Le Bourgeois sont un charme sans cesse renouvelé pour tous ceux qui suivent nombreux les manifestations aussi variées que marquantes de son talent. La femme élégante aime en particulier ses garnitures de coiffeuse en ivoire finement sculpté que Louis Vuitton édite si heureusement. On trouvera en effet, 70, Champs-Élysées, non seulement des œuvres d'ensemble, mais maints bibelots charmants tels que : manches et pommeaux de cannes, ouvre-lettres, coupe-papier, plaques de serrures, boîtiers de pendulettes, etc... LOUIS VUITTON 70, CHAMPS-ÉLYSÉES, 70 PARIS adresse d'ailleurs gracieusement sa brochure "Les Cadeaux" sur simple demande. --- MAISON FONDÉE EN 1720 P. et A. PICARD FABRICANTS DE QUINCAILLERIE DÉCORATIVE POUR LE BATIMENT A.P.C. 4, RUE SAINT-SAUVEUR, 4 PARIS R. d. C. N° 8147 (Seine)

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Vases, métal battu et incrustations de cuivre et d'argent coulé CL. LINOSSIER LE XVe SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS De tous les salons organisés jusqu’à ce jour par l’active société fondée en 1901 « pour le relèvement des arts appliqués, » voici peut-être le plus réussi, en tout cas un des meilleurs. Désireux d’en conserver le souvenir par de nombreuses gravures, nous avons fait de ce compte-rendu un recueil d’images. Je me bornerai donc, dans une brève préface, à quelques remarques générales. La première qui vient à l’esprit c’est que le succès du XVe salon des Décorateurs n’est pas dû seulement à la qualité et à la variété des œuvres exposées; il est dû aussi à leur excellente présentation. Les Décorateurs auraient-ils droit à ce nom s’ils n’attachaient à la présentation le plus grand prix? Le Comité voulait de l’ordre, de la clarté, la prédominance de l’architecture. Rien de tout cela sans discipline. On a plaisir à constater que la discipline a triomphé. M. Sézille, auteur du plan et directeur des travaux d’installation, MM. Rapin et Maurice Dufrène qui l’ont aidé dans la tâche de créer le cadre du salon et de fixer à chaque artiste sa place, ont résolu avec élégance les difficultés qui tenaient soit au local, soit aux convenances des exposants. Le local, un peu plus favorable que l’an dernier, mais encore assez ingrat, présente l’aspect d’un long couloir qui suit fidèlement, du côté des Champs-Elysées, les contours du Grand Palais, depuis la colonnade de l’avenue Alexandre-III jusqu’à la saillie que dessine, sur le jardin Jean-Goujon, le corps de bâtiment occupé par la Société Nationale. En accueillant le visiteur, aux deux entrées,

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ART ET DÉCORATION FERNAND RUMÈBE --- dans un hall spacieux et dans une rotonde, en rompant la monotonie des suites de stands par trois salles meublées de vitrines, l'architecte et ses collaborateurs ont su faire œuvre à la fois homogène et variée. Quant aux exposants on sait que, sans compter les ferronniers, les peintres de vitraux, les dessinateurs de tissus, de papiers peints, de tapis..., ils se divisent en deux catégories principales, disposées à se trouver mutuellement un peu encombrantes : les ordonnateurs d'ensembles mobiliers et les artistes qui, en contact direct avec la matière, la façonnent et l'embellissent de leurs propres mains. Si les premiers ont besoin d'espace, les seconds veulent placer en bonne lumière, dans des meubles de leur choix, des objets élaborés avec amour. D'où les vitrines mobiles, utiles pour que le visiteur puisse tourner autour des objets, mais gênantes pour la circulation et, qui pis est, disparates, donc honnies de l'architecte. Une des nouveautés de cette année a consisté à réduire le nombre des vitrines mobiles en créant, tout autour d'une grande salle rectangulaire, des vitrines murales. Appliquée avec discrétion, cette nouveauté est un progrès dans le sens de l'ordre et de l'harmonie. Autre manifestation de l'individualisme : les stands où chaque « ensemblier » crée son harmonie à soi, jaloux de son indépendance. Comme une exposition serait plus vivante, comme elle ferait mieux valoir les qualités individuelles par le rapprochement et le contraste, si les tristes stands faisaient place à des appartements dont quelques artistes, groupés par sympathie, se partageraient la décoration et l'ameublement. Cette conception, on nous le promet, prévaudra à l'Exposition de 1925. Aujourd'hui, faute d'espace peut-être et faute du temps nécessaire aux accords préalables, les Décorateurs ne nous montrent qu'un essai dans cette voie. En collaboration avec MM. Mallet-Stevens, Pierre Legrain, Jacques Ruhlmann et Poiret, M. Pierre Chareau a organisé, près de l'entrée principale, ce qu'il appelle, au risque de faire frémir un grammairien : La réception et l'intimité d'un appartement moderne. Et cet appartement moderne, malgré quelques étrangetés, est certainement une des parties les plus attrayantes du salon. Dans l'article qu'il consacrait ici même au salon de l'an dernier, René Chavance consta-

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LE XVe SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS HENRI SIMMEN tait une tendance imprévue à l'abus du décor. Recherche imprévue et toute passagère sans doute, car on n'en pourrait noter heureusement que d'assez rares manifestations à l'exposition actuelle. Aujourd'hui, la tendance dominante, la mode même — car elle s'insinue partout — est à la sobriété. Où sont les colombes, les couronnes et les corbeilles de naguère? On voit, dans l'abandon des parures superflues, un des traits caractéristiques du goût moderne, la marque d'une société soucieuse de confort et d'hygiène, éprise de précision scientifique, de mouvement, d'action, et qui n'a plus le temps de s'attarder aux futilités ornementales. On veut des surfaces unies, des meubles lisses, logiques et calmes qui, s'ils sont de matière commune, ne camouflent pas leur pauvreté, mais la rachètent par l'harmonie des proportions et, s'ils sont riches, ne demandent leur richesse qu'à la beauté du bois mis en œuvre et à la perfection de l'ébénisterie. Cette sobriété — dont il n'est pas besoin de faire l'éloge quand elle ne dégénère ni en indigence prétentieuse, ni en brutalité — nous en trouverions maints exemples au XVe salon des Décorateurs. Où serait-elle de mise sinon dans une salle à manger de paquebot, œuvre de René Prou, dans la salle de bains, nette et bien ordonnée de Matet, dans la salle à manger de campagne de Kohlmann, dans la chambre de Sognot ou le cabinet de travail de Guillemard, dans l'élégant petit salon de Collet, où les meubles d'angles, d'une si jolie couleur sur le fond gris, sont économes de la place? Elle prend quelquefois un caractère agressif : témoin plusieurs cheminées d'une forme rudimentaire, témoin encore le vestibule noir et blanc de Mallet-Stevens, vestibule d'usine plutôt que d'appartement, où l'on ne voit ni la nécessité ni l'agrément de quatre lanternes cubiques suspendues à des potences en forme de poutres. Le piano construit par Pleyel sur les dessins de René Prou nous repose heureusement de tant de pianos aux courbes banales; on souhaiterait cependant que les angles en fussent un peu adoucis. Enfin, la crainte de la grâce ornée conduit parfois à la lourdeur. Mais qu'une sobriété de bon aloi puisse s'allier à l'art le plus neuf et le plus raffiné, Ruhlmann ne nous permet pas d'en douter ; qu'elle laisse toute leur valeur à l'harmonie des volumes, à la fermeté

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ART ET DÉCORATION des profils, aux belles colorations de l'acajou, de l'ébène macassar ou du palissandre, en voici de nouvelles preuves dans des meubles exposés par Jallot et par Joubert. La sobriété est une belle vertu, mais négative. Elle ne suffit pas. Il nous faut encore des idées, de l'inédit. Moins l'artiste aspire à intéresser par le décor, plus on attend de lui qu'il fasse preuve d'invention dans le plan et dans la forme, de goût personnel dans la couleur. A ce double point de vue Pierre Chareau s'est acquis une juste réputation d'originalité; il fait même école. La chambre qu'il expose cette année, haute de plafond, aérée, presque nue, rend plus sensible la douceur de lits jumeaux très bas qui glissent sur des rails invisibles, permettant de les écarter ou rapprocher sans effort. Dans ses fauteuils de salon, l'inclinaison des dossiers, les facettes des accoudoirs, le discret accord du bois et du velours, tout accuse une volonté à la fois ferme et subtile. Je ferai pourtant une objection à cet ingénieux chercheur : Pourquoi cette obsédante géométrie : dans les appareils d'éclairage, hérisssés de lames de verre bizarrement enchevêtrées, sur les tapis, dans les tableaux, dans la sculpture ? Au milieu d'un mobilier austère, une note de charme, quelques accents d'un art humain ne seraient pas inutiles. Je serais surpris qu'on les trouvât dans un bas-relief cubiste de Lipchitz ou dans ses étranges chenets. Quelques ensembliers restent cependant partisans d'une fantaisie plus libre, d'une élégance moins ennemie de l'ornement, plus conforme aussi à nos traditions. Quand Paul Follot soutient qu'un appartement n'étant pas une voiture, un mobilier de salon comporte une beauté différente de celle que nous admirons dans une carrosserie d'automobile, on ne saurait dire qu'il raisonne mal. Son grand salon de musique est, à mon sentiment, trop également riche partout ; mais cet ensemble savamment composé, très étudié dans tous ses détails, convient bien à des réunions élégantes et donne, comme l'a voulu l'artiste, une impression de confort et d'opu- lente intimité. Non loin de là, une vaste pièce, de belles proportions, claire, accueillante et gaie, dont l'unité de composition est accusée par le rappel rythmique de la même courbe qui, partie des coupoles et descendant par degrés le long des murs, se retrouve jusqu'aux tables en fer forgé et à la menuiserie des sièges. C'est un salon de thé pour un grand magasin, où le visiteur reconnaîtra l'imagination aisée, le souple talent de Maurice Dufrène. Dans ce groupe de décorateurs qui savent sourire et ne proscrivent pas systématiquement le décor, voici encore Mathieu Gallerrey, fidèle aux roses de sa jeunesse et toujours loyal ébéniste, André Fréchet, de qui les œuvres ne sont pas moins saines que les principes et que l'on ne peut nommer sans rappeler l'heureuse impulsion donnée par lui aux travaux de l'École Boulle, Henri Rapin, Montagnac, Philippe Petit, René Herbst, Eric Bagge, Leleu... Dans le grand meuble, conçu par Rapin pour un bureau ministériel, les sculptures larges et peu saillantes de Hairon soulignent, sans l'alourdir, une robuste architecture. Les gravures réunies ici rachèteront les lacunes de cette préface et montreront comment une certaine communauté d'aspirations qui crée le style d'une époque peut fort bien s'accorder avec la variété des tempéraments individuels. On m'excusera, d'autre part, de m'être borné, faute de place, à parler des meubles. Le temps est loin où l'on reprochait à l'art moderne de n'être capable de produire que des tissus imprimés ou des objets de vitrine. Je ne voudrais pas, par une exagération contraire, paraître oublier les sculpteurs sur bois, les ferronniers, les orfèvres, les céramistes, les décorateurs de vitraux, les verriers, les relieurs... qui contribuent si efficacement à la richesse de ce salon. Mais la plupart d'entre eux ont déjà été maintes fois présentés aux lecteurs de cette revue. Et nous les retrouverons l'an prochain, à l'exposition internationale, où ils seront accueillis comme méritent de l'être des artistes qui honorent leur pays par un effort incessant d'invention et de beau travail. LÉON DESHAIRS.

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LE XVe SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS L.-P. SÉZILLE, architecte ; MAURICE DUFRÈNE, décorateur Grand Hall