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Art et décoration JUILLET 1921
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
Art et décoration JUILLET 1921
--- Georges NOWAK MEUBLES D'ART MODERNEETUDES ET CREATIONSD'ENSEMBLES ARTISTIQUES Magasins de Vente :38 - Faubourg Saint-Antoine - 38Tél. : Roq. 76-57 PARIS-XIP Ateliers : 37, Rue de Charenton, 37 --- MAISON FONDÉE EN 1720 P. et A.PICARD FABRICANTS DEQUINCAILLERIEDÉCORATIVEPOUR LEBATIMENT A.P.C. 4. RUE SAINT-SAUVEURP ARIS --- AMEUBLEMENT DE STYLE & MODERNEET INSTALLATIONS D'INTÉRIEURS AMOROS & Cie Usine électrique :à Fontenay-sous-Bois, rue Dalayrac, 7TÉLÉPHONE : 282 Magasin d'Exposition :à Paris, rue Antoinette, 16 - Tél. : Nord 47-64 --- LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTSALBERT LÉVY, ÉDITEUR, 2, RUE DE L’ÉCHELLE, PARIS (1er) VIENT DE PARAÎTRE : MUSÉE DU LOUVRE LA COLLECTION CAMONDO Meubles et Objets d’Art Magnifique album petit in-folio, contenant 70 planches en héliogravure,avec des notices par G. MIGEONConservateur des Objets d’Artau Musée du Louvre et C. DREYFUSAttaché au Département des Objets d’Artau Musée du Louvre Cet ouvrage, qui continue dignement la série de ceux que nous avons consacrés à “La Collection Dutuit”,“La Collection Wallace”, “Le Mobilier français au Musée du Louvre”, etc., s’adresse non seulement auxamateurs et aux collectionneurs désireux de posséder dans leur bibliothèque d’impeccables reproductionsdes chefs-d’œuvre de nos musées, mais également aux artistes, aux décorateurs, aux industriels à quide bons documents, surtout sur le meuble du XVIIIe siècle, sont nécessaires. Prix, en carton : 250 francs Un prospectus, avec planche spécimen, est envoyé sur demande ---
Art et Décoration EN SOUSCRIPTION : LA CÉRAMIQUE DANS L'ART D'EXTRÊME-ORIENT par HENRI RIVIÈRE RECUEIL DE CENT PLANCHES EN COULEURS Reproduisant les plus belles pièces originales choisies dans les Musées et les Collections privées françaises et étrangères Préface de Charles VIGNIER La Céramique dans l'Art d'Extrême-Orient formera 2 volumes in-folio, comprenant 100 planches en couleurs remontées en passe-partout sur papier teinté; texte, préface et notices imprimés sur Hollande en noir et rouge : chaque volume renfermé dans un élégant carton. L'ouvrage tiré à 300 exemplaires paraîtra en 4 livraisons et sera terminé en 1921. Prix, en Souscription : 2.000 francs payables par 500 francs à la remise de chaque livraison ON NE SOUSCRIT QU'A L'OUVRAGE COMPLET En cours de publication, le prix pourra être augmenté N.-B. — Le premier ouvrage de cette série, LA CÉRAMIQUE DANS L'ART MUSULMAN, paru en 1913 et épuisé, a une valeur actuelle d'environ 4 fois le prix de souscription. LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, Rue de l'Échelle, PARIS (1er Arr')
Art et Décoration 2 BEAUX VOLUMES C'EST L'ANNÉE 1920 d’ “Art et Décoration” QUE VOUS POUVEZ FAIRE RELIER DANS NOS NOUVEAUX EMBOITAGES SPÉCIAUX CES EMBOITAGES DESTINÉS A CONTENIR CHACUN UN SEMESTRE SONT ENVOYÉS CONTRE 13 FRANCS (SOIT 6 FR. 50 L'EMBOITAGE) PORT EN SUS : FRANCE . . . 2.35 — ÉTRANGER . . . 1.75 --- CHEMIN de FER de PARIS à ORLÉANS VOYAGES AU MAROC 1e Par Bordeaux-Casablanca. Billets directs simples des trois classes valables 15 jours, de Paris-Quai d'Orsay, Orléans, Tours, Limoges et Gannat pour Casablanca et vice-versa, avec enregistrement direct des bagages des villes ci-dessus pour Casablanca. Au départ des gares de Paris-Austerlitz, Blois, Bourges, Châteauroux, Montargis, Vierzon, Le Mans, Vendôme, Angers, Saumur, Angoulême, Poitiers, Aurillac, Brive, Périgueux, Clermont-Ferrand, Montluçon, Moulins, Ussel, Lorient, Nantes Saint-Nazaire, enregistrement direct des bagages de cale pour Casablanca sur présentation d'un billet pour Bordeaux (Bas-tide ou Saint-Jean) et d'un billet maritime de Bordeaux à Casablanca ou d'une lettre ou dépêche constatant que le voyageur a sa place retenue sur le paquebot. Traversée Bordeaux-Casablanca en trois jours; services hebdomadaires dans chaque sens (départs tous les jeudis). A Casablanca, délivrance de billets au départ de Bordeaux pour toutes gares françaises et enregistrement direct des bagages pour les mêmes destinations par l'agence de la Ce d'Orléans, 4, rue de l'Horloge. --- 2e Par l'Espagne et Tanger. C'est la voie offrant la plus courte traversée maritime (3 heures seulement entre Algésiras et Tanger avec services quotidiens). Entre Paris et Algésiras, via Bordeaux-Madrid et vice-versa billets directs simples et d'aller et retour avec enregistrement direct des bagages. Les billets d'Algésiras-Paris peuvent être obtenus à Casablanca à l'agence de la Ce d'Orléans. --- LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS ALBERT LEVY, ÉDITEUR, 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS (1er) VIENT DE PARAÎTRE : MUSÉE DU LOUVRE LES TAPISSERIES DES CHASSES DE MAXIMILIEN PAR G. MIGEON Conservateur des Objets d'Art au Musée du Louvre Les douze tapisseries de Van Orley, consacrées aux “Chasses de Maximilien”, constituent une série incomparable qui suffirait, à elle seule, à faire la gloire d'un musée. Notre Louvre ne peut les exposer faute de place.... Il nous a paru du plus haut intérêt de profiter d'une exposition temporaire pour en faire des reproductions somptueuses, en grand format in-folio. Chacune des douze tapisseries fait l'objet d'une planche double en héliogravure; deux planches en couleurs reproduisent des détails intéressants. Un texte historique et descriptif complète ce magnifique ouvrage que voudront posséder tous ceux qui s'intéressent à l'art de la tapisserie. Un volume in-folio, en carton : 120 francs Un prospectus sera envoyé sur demande
art et décoration REVUE MENSUELLE D'ART MODERNE Vingt-Cinquième Année — Numéro : 235 --- JUILLET 1921 --- A. HANICOTTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Louis Hourticq. ŒUVRES NOUVELLES DE G.-E. LE BOURGEOIS . . . . Charles Saunier. SI AZOUAOU MAMMERI. . . . . . . . . . . . . . . Jérôme et Jean Tharaud. LE DÉCOR MODERNE DE L'HORLOGERIE . . . . . . . Henri Clouzot. PLANCHE HORS TEXTE PROJET DE TAPISSERIE (aquarelle) . . . . . . . A. HANICOTTE. Chronique : NOTES ET INFORMATIONS. — LES MONUMENTS COMMÉMORATIFS DE SAINT-CAST ET PLOARÉ, par Maxime Facy. — LE BÉTON ARMÉ ET LES TRAVAUX DE TONY GARNIER, par Antoine Vicard. — L’EXPOSITION D’ART FRANÇAIS EN RHÉNANIE; LA SAISON D’ART À BEAUVAIS, par René Chavance. — EXPOSITION ROGER GRILLON, par Louis Hautecœur. — LES VENTES, par Tristan Leclère. • • • PRIX DE LA LIVRAISON France : 6 fr. — Étranger : 7 fr. PRIX DE L’ABONNEMENT France : 60 fr. — Étranger : 70 fr. De 1897 à 1914 : la livraison. 3 francs. En 1919 : 5 livraisons à 5 francs. L’Année : Brochée. 36 fr.; Reliée. 56 fr. LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, RUE DE L’ÉCHELLE — PARIS Ie COMPTES DE CHÈQUES POSTAUX, N° 6690. TÉLÉPHONE : LOUVRE 33-87
Art et Décoration --- La malle indispensable aux collectionneurs pour leurs déplacements rapides, celle qui contiendra tout et ne provoquera jamais d'excédents de bagages. Catalogue descriptif franco aux lecteurs d’“Art et Décoration” sur demande adressée à LOUIS VUITTON 70, CHAMPS-ÉLYSÉES = PARIS LILLE = NICE = LONDON --- MAISON D’ÉDITIONS D’ART BESTETTI ET TUMMINELLI MILAN — ROME Florence - Naples - Palerme - Venise - Genes - Lugano DEDALO Revue d’Art dirigée par UGO OJETTI Cette revue ne s’adresse pas seulement aux érudits et aux savants, mais surtout au vaste public des amateurs d’art. Elle s’occupe autant des arts appliqués que de l’Art pur, autant de l’Art antique que de l’Art moderne, et quoique surtout consacré à l’Art italien, elle n’ignore pas l’Art étranger. C’est un type de revue qui n’existait pas jusqu’à présent en Italie. DEDALO est publié en fascicules de 70 pages avec de très nombreuses illustrations et des planches hors texte en noir et en couleurs. L’abonnement à la 1re année (juin 1920 à mai 1921) composée de 12 fascicules . . . 100 fr. Chaque fascicule ...
La route (Perros Guirec, 1913). — Aquarelle — A. HANICOTTE. A. HANICOTTE Paris vient d’avoir sa « saison hollandaise ». Les plus illustres maîtres de La Haye et d’Amsterdam ont consenti à quitter le Vivier, l’Amstel, le parc Vondel pour passer le printemps auprès de la Seine, sous les feuillages légers des Tuileries. On a donc beaucoup parlé chez nous des « maîtres d’autrefois » et à leur sujet on a pu se rappeler combien la peinture rayonne de poésie quand le peintre contemple son modèle avec amour et qu’il connaît bien son métier. Ce fut une évocation d’une vie intense, émouvante comme une rêverie, exacte pourtant comme un portrait; l’âme même d’un pays nous arrivait attachée à ces parfaites images. En même temps, la Hollande s’est présentée aux parisiens dans l’œuvre pittoresque et spirituelle d’Hanicotte. Il y a certes bien de la distance entre ces maîtres anciens dont les accents sont atténués, calmés par le temps et ce moderne dont l’œuvre est turbulente comme la vie où elle plonge. Et il est déjà bien amusant de noter sur quels points se rapprochent ou s’éloignent les peintres de la vie hollandaise, suivant qu’ils sont des peintres du cru, comme Jean Steen et Ver Meer ou des étrangers qui s’intéressent, s’étonnent, admirent, parce qu’ils se promènent parmi les hommes ainsi qu’en un jardin d’acclimatation et s’arrêtent devant une variété particulièrement curieuse. M. Hanicotte parti pour la Hollande y cherchait donc d’abord du pittoresque ethnographique. Il fut servi à souhait quand il vint en Hollande septentrionale parmi les petites villes de pêcheurs; il se fixa dans le village de Volendam au bord du Zuiderzee. Ce fut pendant une dizaine d’années son champ d’observation. Hanicotte s’amusait de l’étrangeté des cos-
Art et Décoration A. HANICOTTE. tumes et des types, et il en tirait un élément de gaieté. Dans quelques œuvres — parmi les premières — peut-être a-t-il été sensible à la mélancolie de cette nature et de cette humanité sur qui pèse constamment la menace de l’Océan; il a peint quelques tableaux d’une poésie triste. Mais ce qui domine dans la plupart, comme dans ces innombrables esquisses et croquis, c’est une observation d’une extrême gaieté; il a la vision amusée; ses bonshommes sont d’une impayable drôlerie et sa palette elle-même, chargée autrefois de couleurs sombres, s’est éclaircie à son tour et sa lumière danse et chante à l’unisson de ses furieuses Kermesses. Une de ses compositions peut nous faire bien comprendre la nature des rapports entre ce peintre et ses modèles. La scène est à Edam, petite ville à une heure d’Amsterdam. Par une belle journée d’été, deux peintres se sont installés à l’ombre de grands arbres et l’un s’est assis devant le « motif », la place du village, le clocher de l’église, tandis que l’autre, le dos sur l’herbe, les mains croisées sous la tête et le chapeau ramené sur les yeux, dort sans façon comme s’il était dans le bois de Viroflay. Cependant les gens d’Edam s’arrêtent intrigués un peu par ces étrangers saugrenus. L’endormi paraît inoffensif et, après un moment pour s’accoutumer, animaux et enfants jouent impunément autour de lui. Mais celui qui se penche sur son chevalet, comme il attire les curieux et les maintient à distance respectueuse ! Des vieux regardent, immobiles, cette chose étonnante : un homme qui salit une toile avec de minuscules balais et des petites filles arrêtent leurs jeux, s’approchent sans bruit, examinent d’un peu loin, protégées par un arbre ou un grand père. Deux vieilles demoiselles viennent à passer, qui n’oseront s’arrêter, ni même tourner leur tête coiffée d’un chapeau de salutiste en panier renversé. Mais elles auront vu pourtant, d’un coup d’œil latéral, l’homme étrange et elles
A. Hanicotte A. HANICOTTE. L'Hiver (Volendam, 1913).
Art el Décoration Les Patineurs (Volendam, 1913). — Peinture — A. HANICOTTE. vont alimenter de cet incident la chronique du village. Et nous sommes à Edam, c'est-à-dire, près de la grande ville. Les modes européennes ont pénétré jusqu'ici et ces dames et ces enfants ont acheté leurs chapeaux et leurs robes dans de « grands magasins ». Un peu plus loin, à Volendam, la différence sera bien plus accentuée entre nos peintres et la popu- lation. Mais ici déjà on voit bien que ces artistes s'installent dans ce milieu, parce que d'abord il leur paraît différent, lointain, exotique. Un sentiment de ce genre se reconnaît déjà chez des maîtres comme Téniers ou Van Ostade. Ils étaient de bons bourgeois, nullement ignorants des modes et du confortable des villes et c'est la rusticité de leurs magots qui excitait leur verve. Je soupçonne nos deux hommes qui dorment ou peignent sous l'œil étonné des oisifs d'Edam d'être venus sur les bords du Zuiderzée parce qu'ils y trouvaient l'humanité plus comique qu'en d'autres lieux. Dans leur attitude, la manière de coiffer leurs chapeaux, leur façon de travailler et même de dormir on devine des échappés de Montmartre ou de Montparnasse. Cette peinture montre un ton de blague, une gaieté de rapins en excursion. Bonne humeur d'autant plus savoureuse qu'elle est plus rare en peinture. D'autres artistes sont partis en voyage pour découvrir sur la planète des types locaux. Les orientalistes du romantisme étaient déjà des chercheurs de pittoresque exotique. Et de nos jours, ils sont nombreux les peintres qui se sont spécialisés dans le portrait d'une
A. Hanicotte Taquinerie (Volendam, 1911) - Aquarelle - province ou d'un village. Sur le vaste océan humain, quelques îlots résistent aux courants et marées qui égalisent et effacent; sur chacun d'eux un peintre observe et recueille. On en trouve à Tolède comme à Venise, à Laghouat comme à Benodet. Ce sera une des originalités de la peinture en notre temps que cette recherche du pittoresque local. L'entrée des Bigoudins dans nos Salons a l'importance d'une innovation esthétique. Les Hollandais de Hanicotte sont entrés par la même porte. Mais Ch. Cottet et Lucien Simon ont aimé dans la Bretagne la tristesse et l'hébé-tude, tandis que la verve d'Hanicotte s'est mêlée aux joies turbulentes des pêcheurs de Volendam. Il y a dans la santé de ce peuple une vitalité contagieuse. Tous ses peintres se sont laissé griser par la gaieté de ses ripailles et de ses Kermesses. Avant Hanicotte, Van Ostade, Jean Steen, Téniers, Jordaëns, Rubens, Breughel n'ont dit combien les hommes de cette race aiment à se remplir la panse, puis à se trémousser en braillant de tous leurs poumons. Quand notre peintre a donc voulu se résumer et ramasser en une même composition son expérience, c'est une kermesse qu'il a brossée. Nous avons admiré cette kermesse autrefois au salon de la Société Nationale et nous devrions la voir maintenant au Luxembourg puisqu'elle a été acquise par l'État. C'est une page magnifique et tumultueuse, du soleil, des danses, et des cris. Et quand on analyse cette foule en délire on Patineur - Aquarelle -

La revue "Art et Décoration" publie son numéro de juillet 1921. Ce numéro présente des articles sur divers sujets artistiques, notamment les meubles d'art moderne, la céramique d'Extrême-Orient, et des œuvres d'artistes tels que A. Hanicotte. Il inclut également des critiques d'expositions et des informations sur les nouvelles publications artistiques.