Excerpt

First pages of the volume, freely accessible.

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--- Figure 1: Abstract Artwork - Description: This artwork features a swirling pattern of colors, including blue, green, brown, and yellow. - Details: The artwork is highly abstract and dynamic, with the use of bold strokes and overlapping shapes. --- References [1] Artist's Name. (Year). Title. Publisher. [2] Journal Title. (Year). Volume/Issue Number. --- Notes This artwork is an example of how abstract art can be created using various techniques and materials.

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REVUE DES ARTS DÉCORATIFS TOME XVIII

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Bordeaux. - Imprimerie G. Gounouilhou, rue Guiraude, 11.

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L'ART DANS LA VIE CONTEMPORAINE REVUE DES ARTS DÉCORATIFS DIX-HUITIÈME ANNÉE 1898 DIRECTEUR: VICTOR CHAMPIER PARIS LIBRAIRIE J. ROUAM & Cie G. D'HOSTINGUE, DIRECTEUR 14, rue du Helder. Emil Causé

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RELIURES D'ÉTRENNES Un genre de reliure, encore négligé il y a quelques années, prend chaque jour une importance nouvelle : la reliure industrielle pour livres d'étrennes, mieux, peut-être, que la reliure d'art, manifeste de plus en plus une tendance vers le nouveau, cherchant un style qu'elle ne fait encore que deviner. Il ne faudrait pas se méprendre sur le mot « reliure »; le mieux, bien souvent, serait de dire « emboîtage », et on pourrait récriminer sans fin sur le laisser-aller qui préside à la confection de ces simili-reliures, dans les-

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REVUE DES ARTS DÉCORATIFS quelles tout le corps de l'ouvrage laisse absolument à désirer, heureux encore si la couture métallique n'intervient pas. Mais cela nous mènerait trop loin, et il suffit de signaler ici l'absence presque générale de soins que me montrait récemment un des émules d'Aman, le maître relieur Wynants. Tout l'effort se porte sur la décoration extérieure; et, ceci une fois admis, il faut constater que cet effort donne assez souvent d'excellents résultats. « La reliure commerciale ne se préoccupe nullement de l'origine du livre, mais de la mode, » écrivait naguère M. Marius Michel, et la mode, en cette matière, n'est plus à la reproduction d'anciennes reliures. On veut du nouveau, et le dessinateur cherche à contenter ce désir. Quels moyens va-t-il employer? J'écarte, d'abord, les compositions qui semblent être la négation même de l'art du décorateur de reliures, celles qui ne sont que des affiches réduites, des ensembles visibles seulement en appliquant le livre ouvert, le dos en l'air, et dont les motifs se déroulent, longue sarabande de bons-hommes sur le recto, le dos, le verso du livre, se moulant sur les mors, contournant les nerfs, semblant rentrer jusque dans les gardes. Ce n'est là qu'une erreur, destinée à bien- Société française d'éditions d'art (L.-H. MAY, directeur). Composition de M. LUBIENSKI. tôt disparaître, parce qu'elle viole à la fois le bon sens et les règles les plus élémentaires de l'harmonie qui doit présider à la décoration extérieure du livre. Je me rappelle qu'un catalogue d'une exposition des Arts incohérents était ainsi décoré : là était la place d'une telle composition, et ses semblables devraient bien chercher une application analogue. Restent les ornementsations dont l'auteur a compris qu'il devait se préoccuper : d'une part, de l'espace à décorer, des plats, du dos ; d'autre part, de la nature même du livre qu'il allait avoir à présenter. Deux méthodes sont en présence : la première ne vise qu'à une ornementation délicate, empruntée presque toujours à la flore, et au milieu de laquelle se détache le

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RELIURE D'ÉTRENNES titre. Ici, tout l’effort consistera à bien coordonner les éléments choisis, à les adapter au cadre qu’impose le volume, à ne pas faire brusquement et brutalement ressortir les lettres du titre, mais, au contraire, à les marier adroitement aux motifs d’ornementation mis en œuvre. C’est dans cet esprit qu’est composée la reliure de « Russie », que la Société française d’éditions d’art, dirigée par M. L.-Henry May, présentait cette année aux amateurs et qu’a gravée l’habile graveur Souze, d’après Lubienski. Plus nombreuses sont les reliures qui cherchent à faire deviner le texte de l’ouvrage par l’apparence de sa couverture. Il faut, en ce cas, éviter un grand danger; le plat d’un livre, voire d’un livre d’étrennes, ne saurait en aucun cas admettre une illustration; seule, une décoration, inspirée de l’ouvrage, y est applicable, et, dans ce cas, une grande discrétion est de rigueur. Un motif, minime en soi, sera toujours plus lisible qu’un ensemble surchargé et souvent dira mieux ce qu’il veut dire qu’une grande composition embrouillée, où l’allégorie sera difficilement déchiffrable: les symboles gagnent à être simples. Ainsi je préfère de beaucoup la très sobre composition de La Danse, de M. Gaston Vuillier (à la librairie Hachette), à De Paris à la Mer, dont la couverture, composée par M. Léon Rudnicki, pour la librairie H. May, présente cependant d’excellents côtés. La « Danse », c’est un simple instrument à cordes qui nous l’indique, mais tout l’ensemble du plat éveille les idées les plus gracieuses qui se puissent imaginer: une mosaïque claire et gaie souligne en le composant le titre, qui se détache d’un fond bleu foncé; en tête et en queue, le nom de l’auteur et celui de l’éditeur garnissent harmonieusement le rectangle du plat, dont le champ reste net et libre. Par contre, M. Rudnicki s’est inspiré des dernières tentatives décoratives: c’est un fleuve sinueux, la Seine, qu’il fait serpenter à travers les prairies sans fin, sous la voûte de bran- --- Reliure commerciale (maroquin, grain long, gros bleu, tiers à doré, fleurettes en mosaïque rouges) Composé par A. GIRALDON pour MM. HACHETTE et C°.

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REVUE DES ARTS DÉCORATIFS chages d'arbres simplifiés; la net de Paris — Fluctuat nec mergitur — s'éloigne de la ville, dont les ponts et les tours Notre-Dame bornent l'horizon. Tout cela sur un plat de livre! Je ne suis pourtant pas ennemi des ornementsations qui couvrent tout un plat du volume, mais encore faut-il que ces ornementsations ne soient pas aussi longues à lire que l'ouvrage lui-même. Voici, par exemple, la couverture de L'Écosse, à la librairie Hachette; à part le cartouche du titre et les becquets apparents, tout est envahi par l'ornementation. Mais cette ornementation n'est pas une histoire racontée par figures; elle se compose de roses sauvages, de feuilles de ronces, de branches d'églantiers, tout - cela savamment disposé, laissant transparaître le fond clair, et gagnant encore en légèreté et en grâce par le découpage et les minces feuillages qui ornent l'empiètement que le dos fait sur le plat. Voilà, sans doute, du symbolisme simple, partant clair et nettement compréhensible. Je ne m'arrêterai pas aux matières mises en œuvre; elles sont, en général, au-dessous de la valeur de la composition décorative, qui mériterait d'autres matériaux. Les peaux à bas prix, les toiles anglaises, les papiers gaufrés, voilà les éléments de ces reliures dont la valeur artistique semblerait devoir exiger des garanties plus certaines de conservation. Mais c'est là affaire de commerce. Les gravures qui accompagnent cet article permettent de juger les efforts et les tentatives dont je viens de signaler l'existence; elles montrent clairement la recherche d'un style nouveau dans l'art de la reliure industrielle, et, à ce point de vue, elles méritent de fixer l'attention. Sans doute, rien de bien net ne s'affirme encore, mais les tendances sont déjà visibles; l'artiste veut, parfois, ne faire qu'une élégante décoration, mais, le plus souvent, il s'efforce d'analyser l'ouvrage qu'il va habiller : c'est là qu'est l'intérêt des reliures des livres d'étrennes, où la liberté est plus grande, où la mode est moins arrêtée, où la fantaisie a plus libre cours. Là, l'amateur fétichiste n'a pas Société française d'éditions d'art (L.-H. May, directeur). Composition de M. L. Rudnicki.

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RELIEUR DE L'ALBUM OFFERT A L'IMPÉRATRICE DE RUSSIE par les officiers de l'escadre qui conduisit le Président de la République à St-Pétersbourg (1897) (Exécution par M. GRUEL) RELIEURE (XIXE SIÈCLE) PORTEFEUILLE DE LA REVUE DES ARTS DÉCORATIFS

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RELIURE D'ÉTRENNES imposé ses dieux, et le décorateur n'a pour guide que son bon goût, pour ambition que la volonté de faire du nouveau : « Laissez dire ceux qui trouvent mauvais ce qui se fait de nos jours, » a dit M. Marius Michel; nous pouvons ajouter: Encouragez ceux qui, prudemment et avec méthode, cherchent à sortir des styles convenus, et s'essayent, sagement, à trouver une décoration nouvelle. GEORGES LEQUATRE. Reliure commerciale (dos et coins maroquin, plat papier, tirage polychrôme rehaussé d'or). Composée par A. GIRALDON pour MM. HACHETTE et C°.

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LA DÉCORATION DANS L'AMEUBLEMENT (1er article.) ORSQUE le Comité de l'Union centrale des Arts décoratifs m'a demandé de faire une conférence, je n'ai pas cru pouvoir refuser le grand honneur qui m'était fait. Mais je vous avouerai qu'aujourd'hui, au moment de m'exécuter, j'éprouve quelques scrupules, car je représente pour le moment devant vous ces archéologues qu'on a accusés, à tort ou à raison, — je crois que sur ce point il y a un grave malentendu, — d'avoir en quelque sorte détourné la société de son but, de lui avoir infusé un sang qui l'a empêché de grandir, de se développer, de rendre les services qu'on attendait d'elle. Nous verrons tout à l'heure si ces griefs, si souvent formulés dans ces dernières années contre l'archéologie, sont véritablement fondés; pour ma part, je ne le crois pas. Je le répète, à mon avis, il existe entre les praticiens et les théoriciens un très grave malentendu qu'il ne serait que temps de faire disparaître. On m'a appris, et j'avoue que je continue à prendre ce principe pour une vérité, qu'il est très difficile d'étudier la décoration moderne et de faire de la décoration nouvelle si l'on ne connaît pas la décoration ancienne. Mais j'admets, comme vous tous, suivant le principe reconnu depuis quelques années dans les Salons annuels, que l'Art est absolument un dans son essence et que ses manifestations diverses ont droit à la même considération. Du moment que nous admettons cette unité de l'Art au point de vue de ses manifestations, je crois qu'il faut admettre aussi son unité au point de vue historique et qu'il est bien impossible d'étudier dans son ensemble une seule époque de l'histoire de l'Art, de l'isoler, pour ainsi dire, et de parvenir à comprendre cette seule époque, si on ne l'éclaire pas à l'aide de l'histoire des époques antérieures.