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First pages of the volume, freely accessible.

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LES ECHOS D'ART SALON D'AUTOMNE 1928. — BUREAU D'UN ÉDITEUR, CRÉÉ PAR MICHEL DUFEI. ÉDITÉ PAR "LE SYLVE". ATELIERS ET GALERIES D'ART DU BUCHERON. 10, RUE DE RIVOLI, PARIS REVUE MENSUELLE DES INDUSTRIES D'ART ET DE LUXE DE L'HABITATION ET DES ARTS DÉCORATIFS MODERNES RÉDACTION ET ADMINISTRATION : 2 & 4, RUE MARTEL, PARIS X° N° 43 FÉVRIER 1929 8 Fr.

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LES ECHOS D'ART 4ème année RÉDACTION ET ADMINISTRATION: 2 et 4, RUE MARTEL, PARIS (10°) TÉLÉPH. 10 LIGNES : PROVENCE 04-03 et la suite --- SOMMAIRE N° 43 (Février 1929) --- PAGES --- REVÊTEMENTS ET DALLAGES, par J.-J. GRUBER... --- UN CONCOURS POUR L'APPLICATION DE LA LOI LOUCHEUR, par René CHAVANCE... --- LE MEUBLE BRETON, par Gaston SEVRETTE... --- L'ENTRÉE, LE HALL, LE VESTIBULE... --- FERRONNERIE D'ART... --- LES DÉCORS ET COSTUMES DU "TZAR SALTAN" par F. SOLLAR --- LE LAP, SES ARTISTES, SES TECHNICIENS, par J.-J. GRUBER... --- ÉCHOS ET NOUVELLES... --- N° 44 (Mars 1929) --- Sera consacré en majeure partie au Tourisme, (Maisons de Campagne, Hôtels, Paquebots, Yachts, Necessaire de Voyage). Il contiendra, en outre, un article illustré sur l'exposition de la Décoration Française contemporaine au Pavillon de Marsan. La publicité devra nous parvenir le 25 Février au plus tard. --- Envoi du tarif sur demande adressée 2 et 4, rue Martel, Paris-Xe --- A NOS LECTEURS Depuis le 1er janvier les ÉCHOS DES INDUSTRIES D'ART sont devenus "LES ÉCHOS" D'ART, titre plus facile à énoncer que l'ancien, et qui est déjà employé par beaucoup de nos correspondants. D'autre part, nous avons fait établir une fort belle reliure destinée à contenir la collection de notre revue. Composée par l'artiste Paul Bonet qui s'est signalé, ces dernières années, à l'attention des bibliophiles par l'originalité de ses décors, et exécutée par la Maison Magnier frères, elle est en pleine toile canevas, biseau dans le mors, à tête dorée, tranches rognées, gardes noir coulé or et argent. Le dos porte un décor qui, décalé chaque année, permettra de reconnaître instantanément la place du volume extrait de la bibliothèque pour le consulter, ainsi que le montre la figure ci-contre. Le prix de cette reliure est de Fr. 60. Ceux de nos lecteurs qui désireront faire relier leur collection n'auront qu'à nous adresser celle-ci franco de port, avec la somme de Fr. 60, en chèque ou mandat, plus, naturellement, les frais d'emballage et d'envoi.

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V. J. DUCHESNE & P. BINET 27 RUE DES JEÛNEURS TÉL. GUTENBERG PARIS ADR. TÉLÉGR. 29-97 & 70-38 (2e ARRT) DUCBIN-PARIS --- TISSUS D'AMEUBLEMENT & TAPIS CRETONNES TOILES DE JOUY VELOURS, ETC --- SUCCURSALE À PARIS : 39 bis, Rue du Faubourg Saint-Antoine. — Téléphone : Diderot 05.46 *

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albert serva ferronnier ÉTAIN (meuse) TÉL. 43 tous travaux fer forgé lustrerie - ameublement reproduction d'ancien OLIVIER DESBORDES ameublement et décorerait les intérieurs d'aujourd'hui 2e D'ALIGRE PARIS DECORATEUR ANDRÉ DESBORDES MANUFACTURE FRANÇAISE de Tapis et Couvertures Société Anonyme au Capital de 20.000.000 de Frs PRÉCÉDEMMENT ED. LAINÉ & Cie Maison de Vente : 16, AVENUE DE MESSINE, 16 PARIS (8e) FABRICATION INTEGRALE DES TAPIS ET COUVERTURES FILATURE TEINTURE TISSAGE Usines à : BEAUVAIS PERSAN TOURCOING ROUBAIX MOUSCRON Sté AFAQ GIROMAGNY Ter. de Belfort TOUS TRAVAUX en FER FORGÉ Bâtiment - Lustrerie Orlévrerie - Ameublement Sté AFAQ, GIROMAGNY (Ter. de Belfort)

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--- 40, RUE DU COLISÉE EST LE DÉCORATEUR DE LA CLASSE DIRIGEANTE --- RISLER & CARRÉ RISLER ORFÈVRE-FABRICANT 12, Avenue Matignon, PARIS - Tél.: Élysées 56-21 (Précédemment 16, FgSt-Honoré) MAISON A DEAUVILLE : 18, rue Gontant-Biron - Téléphone 1-91 Collection unique de Modèles ≡ Anciens et Modernes ≡ COUPES de SPORT SERVICES A THÉ. SERVICES DE TOILETTE SERVICES DE TABLE, COUVERTS, CANDÉLABRES Etc., Etc. Orfèvrerie - Maroquinerie Bijouterie COMMISSION EXPORTATION

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Plus encore que ses années la collection $\mathcal{E} \mathcal{M} \mathcal{G}$ . 1929 vous séduira par l'infinie variété de ses modèles, la beauté de ses dessins, le charme de ses coloris et le fini de leur exécution. ET M. GAILLARD. 73. AV. GAMBETTA — PARIS ∞ La Maison ne vendant pas aux particuliers, demander ses modèles chez tous les marchands de papiers peints

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"LES ECHOS" D'ART N° 43 - FÉVRIER 1929 REVÊTEMENTS ET DALLAGES PAR J.-J. GRUBER --- DENISE LOUVET --- Les procédés techniques auxquels font appel les architectes d'aujourd'hui écartent singulièrement les portées. L'ossature de l'édifice s'est réduite à une combinaison de piles et de poutres de faible section. Un effet heureux consiste à exalter cette part faite au vide en vitrant les espaces compris entre les poteaux. On comprend facilement toutefois que ce parti ne convient qu'à quelques bâtiments industriels : garages, usines, grands magasins, etc. Mais l'interposition de parties pleines reste nécessaire dans les constructions d'un caractère intime. Des cloisons doivent, en effet, s'élever entre les poteaux. C'est une hérésie que d'assimiler ces minces parois à des murs en y simulant des joints qui contrefont un appareillage en pierre. Un matériau comme la brique pourra être employé dans un très grand nombre de cas. La fréquence de leurs assises ne donnera pas une échelle qui pourrait lutter d'importance avec les indications horizontales des étages. En outre, les architectes hollandais nous ont montré comment, en posant les briques sur des champs différents, on arrive à installer un décor dont le moindre mérite n'est pas celui de rester au nu du mur. Les façades de l'Institut d'Histoire d'Art et d'Archéologie de la Faculté des Lettres de Paris nous offrent, sans aller jusqu'à l'échantillonnage, un jeu d'appareil particulièrement heureux. Des matériaux plus précieux peuvent être mis en œuvre. Nous parlerons ailleurs des applications du lap aux façades de certains magasins. L'emploi de marbre ou, comme l'a fait Roux-Spitz dans son immeuble de la rue Guynemer, de dalles de pierres polies, permet des effets très séduisants, encore faut-il que, comme dans l'exemple que nous venons de citer, la belle matière soit utilisée avec simplicité. Tels ateliers de la rue Campagne-Première, où l'architecte usa d'applications de grès, marquaient une intention intéressante. Elles fatiguent peut-être aujourd'hui nos yeux, habitués qu'ils sont à des partis plus francs. Quittons-nous la ville pour les champs, nos exigences seront quelque peu différentes. Les crépis impliquent quelque chose de rustique qui s'accommode du voisinage de la terre et des arbres. Quant aux badigeons où l'agrément de la matière est moins sensible, il est plus difficile d'en déterminer le ton. Telle jeune école d'architecture prétend modeler les formes qu'elle présente au soleil en accentuant chaque décrochement par une couleur qui lui est R. PROU, DÉCORATEUR, BACLE ET MOULIN, MOSAISTES SALON ARABE CHEZ Mme DAL PIAZ. LE SOL EST EN CARRÉS DE MOSAIQUE STAN-MIFÈRE OCRÉFONCÉ ET JAUNE CLAIR LES MURS EN MOSAIQUE BLANCHE, VERTE ET OCREE. LA NICHE EN ÉLÉMENTS DÉCOUPÉS À LA MAIN Photo Rep

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LABOURET & Cie : FRISE EN CARREAUX DE FAIENCE POUR LA SALLE DE DISTRIBUTION DES BILLETS DE LA GARE LENS - LES - MINES

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GENTIL ET BOURDET : CARRELAGE, MODÈLE DE J. BOURGON, POUR LES FONDERIES DE PONT-A-MOUSSON (EN HAUT) A GAUCHE : CARRELAGE EXÉCUTÉ PAR LA Cie GÉNÉRALE DE CÉRAMIQUE EN BATIMENT CARRELAGE EN GRÈS CÉRAME DE LA Cie MAUBEUGE-DOUZIE, EXÉCUTÉ PAR J. CLÉMENT A GRENOBLE (EN BAS)

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GENTIL ET BOURDET : SOL EN MO-SAIQUE COMPOSITION DE J. BOURGON, ARCHITECTE proprié. Cet artifice, qui rejoint ceux de la sculpture polychrome, insiste peut-être sur des passages que l'œil eût pu négliger, mais il affaiblit à coup sûr cette belle écriture de l'ombre et de la lumière qui scande les édifices où la pierre est laissée apparente. Nos décorateurs prennent volontiers le titre d'architecte. On ne s'étonnera donc pas si, pour leurs décorations d'intérieurs, ils font appel à de véritables matériaux de construction. Les hommes du passé avaient trouvé dans le lambris une façon d'exprimer des architectures intérieures dans un autre langage que celui de la pierre. La maladie du meuble, qui sévit en Europe depuis la seconde moitié du XIXe siècle, ne nous les eussent laissé apercevoir que par panneaux. C'est aussi l'inconvénient de mettre le bois sur le bois qui a amené à traiter les cloisons comme des murs. N'est-on pas allé jusqu'à préconiser l'emploi des crépis dans la décoration intérieure. Cela vient, peut-être, de ce que le sens du toucher que les artistes des temps passés ne disso-ciaient pas des exigences de l'œil, s'est singulièrement affaibli. Les meubles d'aujourd'hui ne recherchent plus assez les caresses de la main. Le traitement des parois et du sol prend, selon la destination des pièces. EN GRÈS CÉRAME, COMPOSÉ PAR MM AZEMA, EDREI, E T HARDY, ARCHIT. une importance plus ou moins grande. Les salles de bains, qui ne doivent pas être encombrées, prêtent à des dispositions amusantes. Encore faut-il compter avec le goût du client Pour les uns, elle est une usine d hydrothérapie. Les meubles y affectent volontiers l'apparence de machines. Comme dans les salles d'opération, les angles qui emmagasineraient la poussière sont arrondis Des carreaux de faïence sont-ils employés comme revêtement ? Leurs joints sont disposés à vif, ils ne peuvent pas s'encrasser. Pour les autres, comme dans la vie romaine, la salle de bain est une des expressions les plus authentiques du luxe. Les parois sont alors revêtues des plus riches mosaïques et parfois la limpidité d'un mince jet d'eau contraste avec la coloration vive et l'empâtement un peu brutal des cubes de verre ou de faïence qui en dessinent le décor. Nous reproduisons ici une salle de bain et un boudoir. Ils nous montrent que ces matières si monumentales peuvent, quand elles sont maniées à une échelle qui convient à la dimension de la pièce, s'accorder avec l'intimité du home. Les revêtements et les carrelages sont appelés particulièrement à tenir un rôle dans les édifices publics où les éléments doivent être écrits GENTIL ET BOURDET : OS SUAIRE D. E DOUAU-MONT. MOTIF CENTRAL.

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GENTIL BOURDET : COUR INTÉRIEURE DE L'HÔTEL LUTETIA, REVÊTEMENTS d'une façon un peu grosse. Nous donnons ici la reproduction des cartons qui ont servi à exécuter les frises du hall de la gare de Lens Places à une assez grande distance de l'œil, ces frises demandaient à être réalisées dans une matière véritablement monumentale. Aussi leur auteur n'a-t-il pas hésité à traduire ces motifs volontairement abrégés avec des carreaux de faïence de grandes dimensions. Cette matière un peu ingrate à la main ne permettait pas, en outre, de jouer d'un très grand nombre de tons. Mais la simplicité imposée par les moyens rencontre fort heureusement ici celle de l'expression. Le traitement du sol réclame peut-être encore plus d'austérité. Là plus qu'ailleurs notre œil ne souffre pas d'incertitude. Il a en effet un besoin de sécurité qui nous porte à interdire au décor de l'architecture des virtuosités qui peuvent amuser un moment sur un tableau ou sur une image. Une autre difficulté se pose. Un sol peut être vu dans un rayon de dix mètres par le personnage qui le parcourt, dans son ensemble, si ce personnage est appelé à le voir en vue plongeante, d'une galerie supérieure par exemple. Cette question des deux points de vue joue en effet pour presque tous les éléments de l'architecture. Le carrelage qui répond le mieux à ces exigences est donc celui qui ne fait appel qu'à des combinaisons géométriques. Nous en reproduisons deux échantillons dans cet article. On comprendra sans peine que leur effet dépend étroitement du rapport de dimension qui existe entre leurs différents éléments et les dimensions générales de la salle. Un artiste me faisait remarquer récemment que l'on ne trouve dans le commerce que trois ou quatre éléments standards. Il y aurait donc intérêt, et c'est un vœu que nous formulons, à ce que les fabriques qui nous fournissent les grès cérames et les carreaux de faïence mettent à la disposition des carreleurs un plus grand nombre d'échantillons. La mosaïque a l'avantage de fournir des éléments d'une dimension tellement réduite qu'ils ne peuvent pas être comptés. En outre, si elle est traitée largement et non pas avec cette propreté désespérante qui l'a fait assimiler au linoleum, elle offre un intérêt pigmentaire, un gras qui confère au sol qu'elle couvre une sorte de vie. Ici, c'est le décor qui donne véritablement l'échelle. Les deux remarquables compositions qui sont données ici montrent les ressources qu'un architecte peut en tirer. Les rayonnements qui partent de la marque de fabrique des Fonderies de Pont-à-Mousson sont en même temps des sortes de rails qui conduisent les visiteurs dans les différents services qui s'ouvrent dans le hall de cet édifice. N'est-ce pas en effet une heureuse façon de combiner le décor à l'architecture que de faire répéter par l'un les indications de l'autre. Viollet-le-Duc, en parlant de l'architecture du Moyen-Age, indiquait que le décor doit toujours signaler ou évoquer une fonction. Aussi avons-nous essayé de faire sentir que, par leur échelle comme par leur facture, les différentes formes de revêtement devaient différer à l'extérieur et à l'intérieur, sur les parois et sur le sol. J.-J. GRUBER. EBEL : SALLE DE BAINS, PISCINE EN MOSAIQUE DE DE PATE DE VERRE ET FAIENCE, DALLAGE EN MOSAIQUE DE GRÈS CÉRAMES EN GRÈS ÉMAIL BLANC ET MOSAIQUE, BOILEAU, ARCHITECTE