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First pages of the volume, freely accessible.

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LES ECHOS D'ART UNE CHAMBRE A COUCHER DE L'HOTEL MAJESTIC A CANNES, COMPOSEE ET EXECUTEE PAR "ATHELIA", STUDIO D'ART DES TROIS QUARTIERS, ROBERT BLOCK, DIRECTEUR ARTISTIQUE, 17, B4 DE LA MADELEINE, PARIS REVUE MENSUELLE DES INDUSTRIES D'ART ET DE LUXE DE L'HABITATION ET DES ARTS DECORATIFS MODERNES RÉDACTION ET ADMINISTRATION : 2 & 4, RUE MARTEL, PARIS X° N° 44 MARS 1929 8 Fr.

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LES ECHOS D'ART 4ème année RÉDACTION ET ADMINISTRATION: 2 et 4, RUE MARTEL, PARIS (10°) TÉLÉPH. 10 LIGNES : PROVENCE 04-03 et la suite --- abonnements: france et colonies françaises: un an, $80 francs; étranger, 120 ou 160 francs (convention de stockholm) mandats ou chèques à: compte courant postal paris numéro 5.559 --- SOMMAIRE N° 44 (Mars 1929) | PAGES | |-------| | LE SALON DE LA DÉCORATION FRANÇAISE CONTEMPORAINE, par Guillaume JANNEAU | 7 | | LA DÉCORATION INTÉRIEURE DES PAQUEBOTS, YACHTS, WAGONS-LITS ET L’AMÉNAGEMENT DES ESPACES ÉTROITS, par Jean LEUNE | 17 | | LE NÉCESSAIRE DE VOYAGE, par René CHAVANCE | 23 | | LE MEUBLE MODERNE ANGLAIS, par Lucienne GAUMONT | 27 | | LES DÉCORS DE “SUZANNE” A LA COMÉDIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES | 32 | | ÉCHOS ET NOUVELLES | 33 | N° 45 (Avril 1929) Ce numéro sera consacré, en majeure partie, au DÉCOR DE LA TABLE (Orfèvrerie, Linge, Faïence, Porcelaine, Verrerie, etc...) LA PUBLICITÉ SERA REÇUE JUSQU’AU VINGT MARS Envoi du tarif sur demande adressée 2 et 4, rue Martel, Paris-Xe --- A NOS LECTEURS Depuis le 1er janvier les ÉCHOS DES INDUSTRIES D’ART sont devenus “LES ECHOS” D’ART, titre plus facile à énoncer que l’ancien, et qui est déjà employé par beaucoup de nos correspondants. D’autre part, nous avons fait établir une fort belle reliure destinée à contenir la collection de notre revue. Composée par l’artiste Paul Bonet qui s’est signalé, ces dernières années, à l’attention des bibliophiles par l’originalité de ses décors, et très soigneusement exécutée, elle est en pleine toile canevas, biseau dans le mors, à tête dorée, tranches rognées, gardes noir coulé or et argent. Le dos porte un décor qui, décalé chaque année, permettra de reconnaître instantanément la place du volume extrait de la bibliothèque pour le consulter, ainsi que le montre la figure ci-contre. Le prix de cette reliure est de Fr. 60. Ceux de nos lecteurs qui désireront faire relier leur collection n’auront qu’à nous adresser celle-ci franco de port, avec la somme de Fr. 60, en chèque ou mandat, plus, naturellement, les frais d’emballage et d’envoi.

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V. J. DUCHESNE & P. BINET 27 RUE DES JEÛNEURS TÉL. GUTENBERG 29-97 & 70-38 (2e ARRT) PARIS ADR. TÉLÉGR DUCBIN-PARIS --- TISSUS D'AMEUBLEMENT & TAPIS CRETONNES TOILES DE JOUY VELOURS, ETC --- SUCCURSALE À PARIS : 39bis, Rue du Faubourg Saint-Antoine. — Téléphone : Diderot 05.46

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JEAN DUGRENOT ABAT-JOUR - COUSSINS PARAVENTS CARTON NAGES DE LUXE MEUBLES - POTICHES 161, FAUBOURG SAINT-HONORÉ - PARIS ÉLYSÉES 33-84 R.C. SEINE 100.795 --- MANUFACTURE FRANÇAISE de Tapis et Couvertures Société Anonyme au Capital de 20.000.000 de Frs PRÉCEDEMMENT ED. LAINÉ & Cie Maison de Vente : 16, AVENUE DE MESSINE, 16 PARIS (8e) FABRICATION INTEGRALE DES TAPIS ET COUVERTURES FILATURE TEINTURE TISSAGE Usines à : BEAUVAIS PERSAN TOURCOING TOURCOING ROUBAIX MOUSCRON --- GRAND PRIX EXPOSITION DES ARTS DÉCORATIFS PARIS 1925 *Il s réalise eux-mêmes les intérieurs qu'ils créent* **JADDIER ET SES FILS** MEUBLES DÉCORATION 29 & 31, RUE DES BOULETS PARIS --- LES ÉTABLISSEMENTS DAMON LUMINAIRES MODERNES VITRAUX VERRES SPECIAUX DIFFUSANTS 13 RUE VERNIQUET PARIS 17e TEL. CARNOT 69.90=69.91 DS

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ROGER BAL DÉCORATEUR ENSEMBLIER MODERNE 16, RUE DE SÈVRES, PARIS BROCHURE D'INTÉRIEURS SUR DEMANDE

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STE DES ANCIENS ÉTABLISSEMENTS F. BORDEREL & ROBERT .FERRONNERIE D'ART. RAYMOND SUBES directeur artistique 131, Rue Damrémont. Paris --- B.J.KLOTZ & Cse 3 rue de Miromesnil PARIS (8e) PLACE BEAUVAU Téléphone ELYSÉES 50.84 MEUBLES DÉCORATION ARCHITECTURE INTÉRIEURE --- Faïence craquelée terre cuite d'art serre-livres statuettes DAVID DE SAUZÉA 3, Rue Joseph-Bara PARIS (VI) Tél. Littré 29-82 --- G EJ DENNERY ameublement . décoration 3.4.6. RUE MOREAU. PARIS USINES A BOURG . LA. REINE. E.L. BOUCHET DIRECTEUR ARTISTIQUE

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LES ECHOS D'ART N° 44 Février 1929 LE SALON DE LA DECORATION FRANÇAISE CONTEMPORAINE PAR GUILLAUME JANNEAU ADMINISTRATEUR DU MOBILIER NATIONAL Voici donc ouvert le Salon dont les "Echos d'Art" ont, les premiers, annoncé l'organisation et précisé le programme. Les industriels du meuble, réunis au Pavillon de Marsan, manifestent avec une remarquable unanimité leur volonté de poursuivre l'effort accompli par eux en 1925, et de prendre leur part du travail qui s'effectue par toute l'Europe en vue du renouvellement des formules d'art décoratif. Tout le Faubourg est là, chacune des vieilles "maisons" représentée soit par un ensemble, soit par un échantillonnage de meubles nouveaux. On l'observera, la plupart des exposants sont les créateurs de leurs modèles. Ils ont pénétré la convention de style moderne — car tout style est de convention — assez finement pour inventer, à leur tour, des formes heureuses, bien établies, judicieuses et dont le rationalisme n'exclut pas la fantaisie. Tel petit meuble de dame, en sycomore, est, par sa grâce et l'agréable simplicité de son style, digne des quelques maîtres originaux de l'art décoratif contemporain. Tel bureau d'architecte, en bouleau du Canada, logique de disposition, bien équilibré dans ses masses, encore qu'insoucieux de symétrie est, sans conteste, une œuvre intéressante. Le buffet bas de MM. Saddier, dont l'armoire médiane, plaquée d'une GOUFFE CABINET DE TRAVAIL MEUBLES DE M. JEAN BART. DÉCORATION DE M. FRANCE WEBER Photo Bonney

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GUÉRIN FRÈRES : SALLE A MANGER EN LOUPE D'AMBOINE PAR M. JEAN CHAMPION Photo Bonney FOURNIER FRÈRES : SALLE A MANGER COMPOSÉE PAR M. JEAN-HUBER PELLIER Photo Soulié

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ronce de toute beauté, est accostée de deux vantaux semi-circulaires sculptés de larges ornements floraux traités avec une belle entente de l'effet, fournit un témoignage décisif autant qu'autorisé de la renaissance industrielle. Il était déjà fort significatif de voir les vieilles "maisons" confier la direction de leurs ateliers ou de leurs "rayons" d'ameublement à des artistes décorateurs: Maurice Dufrène, Paul Follot, Ruhlmann, Mme Chauchet-Guilleré, Kohlmann, René Prou, Léon Bouchet, Michel Dufet, André Fréchet, Éric Bagge, Adnet — on en oublie sans doute. — Il est plus important encore de voir les chefs d'industrie eux-mêmes, ou leurs fils, créer dans le sens moderne. Il ne s'agit plus, pour eux, d'une tentative exceptionnelle commandée par une mode passagère. Ils ont vu clair, ils ont constaté le caractère irrésistible d'un effort qui est celui d'une génération nouvelle éprise de choses qui n'amusaient pas ses aînés. Dans ces conditions, pourquoi ne pas chercher à faire bien, et même très bien, ce qu'il est nécessaire de faire? Pourquoi ne pas s'assurer le bénéfice d'un travail qu'on reconnaît qu'il faut entreprendre? De là cette position logique, cette bonne volonté dans la recherche, qui semble avoir consterné certains artistes décorateurs. On croirait que ces derniers se trouvent privés d'une raison d'être depuis qu'ils ne sont plus les seuls champions de l'esthétique "moderne". Ils étaient des combattants, ils vivaient sur la barricade, ils faisaient figure de héros, un peu de martyrs, attitude éminemment sympathique. Voici qu'ils n'ont plus personne à combattre. L'adversaire d'hier est converti. Il se range parmi les défenseurs de la bonne cause, il vient renforcer l'armée des militants. C'est un désastre. On ne saurait poser ainsi les armes. En effet, de nouvelles difficultés surgissent, on inventera de nouvelles complications. Mais ce sont là des querelles intestines dépourvues d'intérêt. Le point important, le fait objectif est que l'industrie parisienne du meuble, si longtemps méfiante à l'endroit de révolutions qui démontraient en effet leur précarité en se dévorant elles-mêmes, fait confiance, aujourd'hui, à une formule qu'elle sent à peu près stabilisée. C'est là la véritable victoire, c'est là le fait qu'il importe de signaler, parce qu'il n'y aura de véritable et d'effective rénovation des formules d'ameublement que par l'industrie. Il ne faut pas s'y tromper; les arts décoratifs ne sont pas de la même nature que les arts d'expression. Le bonhomme Ingres, avec toute sa prudhommerie, mais aussi tout son clair bon sens, exprimait une pensée juste quand il fulminait son fameux anathème et repoussait les arts mineurs loin de l'Ecole "consacrée aux arts de la Grèce et de Rome". L'erreur du vieux maître était de limiter à l'antiquité les sources de l'inspiration. Mais ce qui était et reste vrai, c'est la distinction fondamentale permanente, essentielle, qui sépare les arts destinés à manifester la per- SADDIER ET SES FILS : SALLE A MANGER EN PALISSANDRE ET LOUPE DE NOYER, COMPOSÉE PAR MM. F. ET G. SADDIER Photo Gravot

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sonnalité d’un auteur, de ceux qui, par vocation, satisfont à des besoins extérieurs à l’artiste, à des conditions d’ordre positif qui s’imposent à lui d’une manière absolue. Il ne s’agit pas là de talent. Un grimaud sans culture ni sensibilité qui peint naïvement un paysage fait une œuvre d’art : mauvaise, d’aventure, mais de la même nature qu’un chef-d’œuvre fait par un maître ; par contre, un Riesener ou un Boulle ne fait pas, à proprement parler, œuvre d’art : il fait des meubles qui peuvent être et sont des merveilles, mais dont l’invention est liée par des conditions objectives. Considérât-on qu’un beau meuble est une œuvre plus complète et difficile qu’un poème ou qu’un tableau, là, n’est pas la question : les deux créations sont d’un autre ordre. Quand les artistes, vers 1900, découvrirent les arts appliqués et en entreprirent le renouvellement, ils confondirent, assez naturellement, les œuvres faites par les artistes avec les œuvres d’art. Ils y ont en même temps porté leur individualisme foncier. De là cette doctrine, approuvée par de grands amateurs mais qu’eux seuls peuvent admettre, qu’un mobilier doit être une réunion d’œuvres d’exception. OLIVIER DESBORDES : SALLE A MANGER EN PALISSANDRE VERNI, COMPOSÉE PAR M. ANDRÉ DESBORDES Photo Rep

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MARC SIMON : GRAND BUFFET ET PANNEAU DECORATIF EN MARQUETERIE POUR UNE SALLE A MANGER DE PAQUEBOT, MODÈLE DE M. P. LARDIN JEANSELME : CHAMBRE A COUCHER COMPOSÉE PAR M. MAURICE HELLE Photo H. Manuel **