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LES ARTS N° 64 PARIS — LONDRES — BERLIN — NEW-YORK Avril 1907 J.-L. DAVID. — LA MARQUISE DE PASTORET (Collection de M. Chéramy)
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LES ARTS N° 64 PARIS — LONDRES — BERLIN — NEW-YORK Avril 1907 J.-L. DAVID. — LA MARQUISE DE PASTORET (Collection de M. Chéramy)
LA COLLECTION DE M. CHÉRAMY M. Chéramy eut toujours un goût très vif et naturel pour la peinture. Encore enfant, il se lia d'amitié avec un jeune garçon de son âge qui témoignait déjà d'une heureuse aptitude pour le dessin, et qui devint, dans la suite, élève de Lehmann. Tous deux fréquentaient assidûment le Louvre et le connaissaient comme de vieux amateurs. M. Chéramy admirait alors surtout le Tintoret. Quelques années plus tard, lorsqu'il vit pour la première fois des Delacroix, il fut surpris de retrouver, chez un contemporain, la même passion, la même fougue entraînante. Il achevait, à cette époque, ses études au lycée Bonaparte, et souvent, à la sortie des cours, au lieu de rentrer à la maison paternelle, il gagnait la rue Laffitte afin de voir, à la devanture des marchands de tableaux, des œuvres de ce maître nouveau dont le génie, impétueux et magnifique, exaltait son imagination à l'égal des plus grands poètes. Cet enthousiasme juvénile ne s'affaiblit pas avec le temps. Des circonstances heureuses contribuèrent d'ailleurs à l'entretenir. Les parents de M. Chéramy avaient été en relation avec Dumas père, et lui-même devint l'avoué, puis l'ami de Dumas fils. Or, ce dernier se plaisait à raconter des anecdotes sur Delacroix, dont il avait gardé un éblouissant souvenir. Ainsi partagée et tenue en éveil, l'admiration de M. Chéramy ne pouvait que s'accroître. La réflexion et l'expérience acheveront de la fortifier et la précisèrent. Pour l'observateur attentif, Delacroix, avec ses merveilleux dons de coloriste, égale en effet les grands Vénitiens. Sans doute n'eût-il pas à sa disposition leur technique savante qu'une tradition forte et patiente avait amenée peu à peu à la perfection. Mais son métier, souvent défectueux, comme celui de la plupart des peintres du xixe siècle, ne l'empêcha pas d'atteindre au sublime. Il sut donner à tout ce qui sortit de ses mains, aux moindres croquis et jusqu'aux plus légères indications, l'ardeur frémissante et l'élan de son âme héroïque. M. Chéramy, cependant, ne se confina pas dans le culte exclusif de cette grande figure romantique. Attiré vers l'Italie par la lecture de Stendhal et par le désir de compléter sa culture, il visita Pise, Sienne, Florence et ces innombrables petites villes de Toscane et d'Ombrie qu'illuminent les fresques attendrissantes et radieuses des Primitifs. Mieux que tous les livres, les paysages limpides de Lombardie, la Gène de Milan, si émouvante encore, dans sa décrépitude, par la grandeur du sentiment divin d'acceptation qu'elle exprime et par l'harmonieuse beauté de sa composition, lui révélerent le Vinci. Dès lors il se mit à étudier cet incomparable génie, ses devanciers et ses successeurs immédiats. Ce fut par son ami, M. Groult, qu'il fut initié à la peinture anglaise. La grâce mondaine et la fraicheur éclatante des Lawrence, l'élégance aristocratique des Gainsborough, la correction froide et hautaine des Reynolds le charmèrent; mais les Constable l'enthousiasmèrent comme l'avaient enthousiasmé jadis les Tintoret et les Delacroix. Sa vision particulière de la nature s'accordait en effet profondément avec celle, à la fois réaliste et romantique, de ce paysagiste. S'il acheva d'éduquer ses yeux et d'acquérir une solide érudition dans les différents musées d'Europe, qu'il visita presque tous, de Londres à Saint-Pétersbourg et de Berlin à Madrid, ses premières impressions n'en furent guère modifiées. Léonard de Vinci, Constable, Delacroix, ces trois grands noms nous indiquent donc les principales tendances de son goût. De Léonard, il lui était difficile, pour ne pas dire impossible, de découvrir des originaux. Du moins réussit-il à recueillir d'intéressantes répliques d'élèves, auxquelles il est permis de croire que le maître ne dédaigna pas de mettre la dernière main. De Constable, qui exerça une influence si considérable sur les peintres français modernes, il rassembla de nombreuses études. Enfin, depuis longtemps, il s'entoure de peintures, aquarelles et dessins de Delacroix. Sans tomber dans un éclectisme banal et confus, il réunit autour de ce riche noyau des œuvres d'inspiration parfois assez différente. Aux Ombriens, aux Florentins, aux Lombards du xve siècle et de la Renaissance, il ne craignit pas de mêler Rubens, Greco et Goya. De même il adjoignit à Delacroix, non seulement Gros et Géricault, mais David, Prud'hon et jusqu'à Chardin. L'ensemble, auquel Ingres et M. Degas ajoutent encore de l'imprévu, ne laisse pas toutefois d'être harmonieux. Un assez vaste atelier, très curieusement aménagé, renferme la plupart de ces belles choses. A travers d'étroits couloirs, dont des chevalets, surchargés de tableaux enca- ÉCOLE DE LÉONARD DE VINCI — SAINT JEAN-BAPTISTE (Collection de M. Chéramy)
LA COLLECTION DE M. CHÉRAMY GIOV. ANT. BOLTRAFFIO. — LA MADONE DE LA CASA LITTA (Collection de M. Chéramy)
LES ARTS drés, forment les parois, on parvient à une sorte de petit sanctuaire, de tribuna minuscule où se trouvent quelques chaises, presque toutes encombrées de bronzes de Barye et de Rodin, et de livres. C'est là que M. Chéramy reçoit les visiteurs, avec la courtoisie intelligente et fine des gens de l'ancienne robe. Lettré averti et délicat, comme le furent beaucoup d'entre eux, il ne crut pas pouvoir mieux rendre hommage au Vinci qu'en lui consacrant un livre très documenté qu'il espère terminer bientôt. On connaît sa ferveur pour Stendhal, dont il publiera d'ici peu la correspondance, augmentée de cent quatre-vingt-deux lettres inédites, et auquel, d'accord avec quelques fidèles, il s'occupe d'élever un monument discret qu'onnera seul un médaillon de et de Dorval. Pour apprécier, comme elle le mérite, sa collection, il faut la visiter avec lui, il faut l'entendre raconter Vicenzo Foppa - Le Christ aux liens (Collection de M. Chéramy) l'histoire, dresser la généalogie de chaque tableau. Alors tout s'anime et devient vivant. Les œuvres ne séduisent plus seulement par la beauté de leurs formes et l'harmonie de leurs couleurs. Elles mettent en communication directe avec le génie de ceux qui les créèrent, avec la sensibilité, toujours nouvelle, des générations qu'à travers les âges elles ne cessèrent pas d'émerveiller. Dans les descriptions qui vont suivre, nous nous souviendrons utilement d'une conversation si riche en anecdotes savoureuses, en détails évocateurs. Souvent même nous nous bornerons à la transcrire. Lorsque, guidé par son instinct de collectionneur, M. Chéramy découvrit «la Vierge aux rochers», il eut le pressentiment qu'il ne se trouvait pas en présence d'une simple copie. Ce n'était là toutefois qu'une intuition confuse qu'aucune preuve positive ne pouvait confirmer. Après de longues recherches, il acquit enfin la certitude qu'il avait eu la chance de mettre la main sur une réplique, exécutée en France, dans l'atelier de leur maître, par les Masolino da Panicale - La madone (Collection de M. Chéramy) Rodin. Plus tard, il compte également faire paraître les Mémoires de Mademoiselle George et des lettres de Rachel
LA COLLECTION DE M. CHÉRAMY ATELIER DE LÉONARD DE VINCI — LA VIERGE AUX ROCHERS (Réplique) (Collection de M. Chéramy)
LES ARTS élèves que Léonard de Vinci avait amenés avec lui, à la cour de François Ier. Sa conviction se base sur les indices suivants. Ce tableau, par sa facture, par le grain de la toile sur laquelle il est peint et par le fait que celle-ci se compose de plusieurs morceaux, semble bien dater du xvie siècle. De plus, on peut supposer qu'il ne sortit jamais de notre pays. Ingres, qui le fit acheter à M. de Pastoret, le découvrit dans une vieille famille française. On n'ignore pas enfin que, dès qu'une de leurs œuvres obtenait du succès, les grands peintres de jadis s'empressaient d'en faire fabriquer aussitôt, par des disciples habiles et admirablement dressés, plusieurs reproductions qu'ils terminaient et signaient au besoin, sans le moindre scrupule et tout naturellement. Nous connaissons les noms des artistes que Léonard de Vinci employait à ces sortes de travaux. Ce furent le beau, le délicieux Salai et Francesco Melzi. S'il faut en croire la tradition, leur maître aurait retouché plus d'une fois leurs peintures. Or, M. Chéramy fait remarquer que, dans sa réplique, la figure de la Vierge, qui domine la composition et où tout l'intérêt se concentre, est traitée avec un art supérieur. Puvis de Chavannes reconnaissait, d'autre part, qu'un copiste, quelles que soient son adresse et son habileté, n'aurait pu parvenir à rendre cette expression surnaturelle, ce mélange de pureté exquise, LE GRECO. — LE PARTAGE DE LA TUNIQUE (Collection de M. Chéramy) d'extase mystique, de tendresse émerveillée et craintive. Rappelons qu'il existe, au Louvre et à la National Gallery, deux autres Vierges aux rochers. Celle du Louvre ne diffère de celle de M. Chéramy que par d'insignifiants détails. Dans celle de la National Gallery, au contraire, l'on distingue quelques variantes. L'ange de droite prend une part moins importante à l'action. Soutenant l'Enfant Jésus de ses deux bras, il ne montre plus, de son doigt tendu, le précurseur. Sans avoir la prétention de satisfaire à toutes les exigences de la critique moderne, qui ne croit jamais posséder assez de documents pour oser émettre un avis, contentons-nous de rendre à cette intéressante œuvre d'art les hommages qu'on lui doit, quand bien même on persisterait à la considérer comme le simple reflet d'une merveille disparue. Laissons-nous prendre au charme de son intimité péné- LE GRECO. — SAINT BERNARD (Collection de M. Chéramy)
LA COLLECTION DE M. CHÉRAMY trante. Admirons la noble ordonnance de ce groupe divin où s'équilibrent les plus purs, les plus émouvants gestes d'amour, et derrière lequel des rochers, aux formes étranges, se détachent en noir sur un fond limpide et bleu de glaciers et de rivières. Ne restons pas insensibles à la douceur inef- fable de ce clair-obscur mystérieux où, comme des fleurs blanches au crépuscule, brillent les visages célestes de la Vierge et de l'Ange, les corps radieux de saint Jean-Baptiste et du Sauveur du monde. Un Saint Jean-Baptiste, à peu près identique à celui du Louvre, pourrait bien avoir été exécuté également dans l'atelier de Léonard de Vinci. Des retouches maladroites et de facture bolonaise avaient défiguré ce tableau. Un léger nettoyage fit réapparaître, à la grande joie de M. Chéramy, le délicieux modelé de l'épaule et de charmanates délicatesses de dessin dans la physionomie. L'influence directe ou lointaine de Léonard de Vinci se fait sentir encore dans un Ecce Homo d'Andrea Solario, dans une Madeleine nue enveloppée de ses cheveux, par Giov. Pedrini, et dans une délicieuse Vierge allaitant l'Enfant Jésus, de Giovanni-Antonio Boltraffio, l'un des meilleurs élèves du maître. Cette dernière incline légèrement la tête pour contempler le Dieu qu'elle engendra. Son visage, d'une attendrissante et terrestre douceur, et qu'une immense allégresse illumine, respire toute la pureté de l'amour divin. Dans le fond, un grand rideau vert relevé laisse entrevoir un paysage humide, calme et silencieux. Ce chef-d'œuvres séduit d'autant plus que les Boltraffio sont extrêmement rares. GOYA. — LOLA ZIMENES (Collection de M. Chéramy)
LES ARTS Le Louvre n'en possède qu'un, et à peine en connaît-on quelques autres épars dans les musées d'Italie. L'École florentine primitive est représentée par une Madone, derrière laquelle on distingue, noyés dans une éblouissante lumière d'or, deux anges en adoration. On attribue ce charmant petit tableau à Masolino da Panicale (1383-1440), élève, avec l'Angelico, de Gherardo Star-nina, et maître de Masaccio. Comme dans les célèbres fresques du baptistère de Castiglione d'Olonà, les audaces du naturalisme naissant s'y mêlent en effet aux formules naïves, mais d'un si grand style, des giottesques. Artaud de Montor le découvrit à Rome vers 1808 et en donna la reproduction lithographiée dans un livre qu'il publia quelques années plus tard. La rude et puissante énergie de dessin d'Andrea Man- CHARDIN. — SEDAINÉ (Collection de M. Chéramy) tegna se retrouve, adoucie, dans une tête de Christ aux épines, douloureusement expressive, de Vicenzo Foppa, le fondateur de l'École lombarde. Un Christ en croix se détachant sur un ciel crépusculaire, au-dessus d'un paysage délicat dont les formes commencent à s'effacer dans l'ombre envahissante, semble bien, comme le croit M. Chéramy, de Gerino da Pistoja, qui fut l'élève de Pérugin et l'aide de Pinturicchio. Tout dans cet ouvrage est embrien, le sentiment, le métier, la couleur et la gracieuse finesse. Une petite Vierge, de Crivelli, et un Christ mort soutenu par deux anges, de Benedetto di Giovanni, complètent cette intéressante série italienne. Grec d'origine, Domenico Theotocopuli, surnommé le Greco, fit son éducation à Venise. S'il ne fut pas directement l'élève du Titien, du moins parvint-il à se faire GERICAULT. — JAMAR, SON ÉLÈVE (Collection de M. Chéramy) ROMNEY. — LADY HAMILTON EN INGENUE (Collection de M. Chéramy)
P.-P. PRUD'HON. — LE TRIOMFHE DE BONAPARTE (Collection de M. Chérany)
LES ARTS RAEBURN. — UNE FEMME (Collection de M. Chéramy) enseigner, comme sa technique le prouve, les procédés savants de ce maître. Par le style de ses figures et par la manière dramatique dont il les groupe, il rappelle également le Tintoret. Lorsqu'il vint s'établir en Espagne, il connaissait donc à fond son métier et n'ignorait rien des secrets de son art. Tout en lui était étranger, et cependant personne ne sut exprimer plus fortement et avec plus d'audace certaines tendances particulières au génie espagnol. De son pays d'adoption il possède les qualités magnifiques: la grandeur, la noblesse, la passion, mais aussi les défauts, parfois le mauvais goût et souvent l'extravagance. Expressif jusqu'à l'excès, il est sublime ou détestable, jamais médiocre. Il fait songer aux grands saints, héroïques et mystiques, dont les œuvres pleines de lyrisme sacré, d'intuitions éblouissantes, d'aspirations surhumaines, exaltent l'âme. Autrefois dédaigné par la critique et apprécié seulement des artistes et des connaisseurs, il est maintenant recherché, vanté au détriment de ceux qu'on lui préférait naguère. Pour l'aimer et le comprendre, M. Chéramy n'attendit pas qu'il fût devenu à la mode. Il admira toujours l'ardente imagination, l'enthousiasme religieux de cet étrange et grand peintre. Trois peintures, depuis longtemps acquises, en font foi. La première est une réduction de ce célèbre Partage de la tunique, qui fut exécuté de 1577 à 1579, sur la commande du chapitre, pour la sacristie de la cathédrale de Tolède, où il resplendit encore aujourd'hui, à sa place primitive, admirablement mis en valeur par le cadre monumental que sculpta et décora le Greco lui-même. Malgré ses moindres dimensions, elle étonne, elle émeut comme l'original, par les mêmes colorations vénitiennes chaudes et puissantes, par la même composition concentrée et saisissante. La seconde, petite Pieta d'un J. REYNOLDS. — L'ACTEUR GARRICK DANS LE RÔLE DU Mari jaloux (Collection de M. Chéramy) HOPPNER. — UNE JEUNE FEMME (Collection de M. Chéramy)
LA COLLECTION DE M. CHÉRAMY --- tragique intense, a la beauté de matière, l'éclat brillant d'un émail. La troisième, d'une simplicité grandiose, très sobre de couleur, presque blanche et noire, et néanmoins d'une richesse de ton incomparable, représente un moine ascétique tenant d'une main une crosse d'évêque et de l'autre portant un livre. La maîtrise et la maturité dont elle témoigne permettent d'en fixer la date à 1584 environ, époque où le Greco peignit son chef-d'œuvre l'Enterrement du comte d'Orgaz. Cette recherche outrée du caractère, nous la retrouvons, avec une inspiration moins haute, plus de réalisme, mais autant de verve et de fougue, chez Goya. Celui-ci est un pur Espagnol. Directement en contact avec les bassesses de la vie, il regarde et transcrit, accentuant, transformant ce qu'il voit, selon l'instinct profond de sa race et non d'après des formules d'école. Pour s'exprimer d'une manière qui le satisfasse, il utilise les enseignements du passé tout en s'en émancipant; il invente un langage essentiellement personnel et local qui pourra dans la suite être deviné ou compris, mais ne sera parlé qu'à de rares intervalles, et d'ailleurs très différemment, par des natures d'exception. On connaît ses singulières eaux-fortes. D'un dessin très savant et très sûr sous son désordre apparent, elles évoquent un monde inquiétant et mystérieux où le plaisir lui-même est farouche, et semblent avoir été faites dans la demi-obscurité malsaine d'une vieille demeure aragonaise, tandis que dehors le soleil brûlait tout. Ses tableaux se voient plus difficilement. Beaucoup n'ont pas quitté l'Espagne. Leur variété est extrême. Certains séduisent par une allure XVIIIe siècle assez gracieuse bien qu'un peu alourdie et exotique. La plupart cependant surexcitent et troublent l'imagination comme les gravures. Tel est le cas du magnifique portrait de femme que possède M. Chéramy et dont nous donnons la reproduction. Cette bohémiennne, d'une physionomie si expressive, doit certainement figurer dans quelque scène tragique ou ténébreuse des Malheurs de la guerre ou des Caprices. La coloration en est imprévue, chaude et sombre. On ne se lasse pas de contempler le rouge foncé du châle, la délicate blancheur des chairs, qu'avive encore le noir brillant de la chevelure et des yeux. Parmi les maîtres qui exercèrent sur les peintres anglais une influence bienfaisante et décisive, Rubens et son élève Van Dyck tiennent la première place. Sans doute ne faut-il négliger de citer ni Claude Lorrain, ni Albert Cuyp, ni Rembrandt, ni même P.-P. PRUD'HON. — LA MUSIQUE (Collection de M. Chéramy)

Cet ouvrage, numéro 64 de la collection « Les Arts », présente la collection de M. Chéramy. Il détaille plusieurs œuvres d'art, notamment des peintures de l'école italienne, française et anglaise, avec un focus particulier sur une réplique de « La Vierge aux rochers » attribuée à l'atelier de Léonard de Vinci. Le texte explore l'histoire de la collection et le goût de son propriétaire pour la peinture.