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LES ARTS N° 34 PARIS — LONDRES — BERLIN — NEW-YORK Octobre 1904 FANTIN-LATOUR Grenoble, 14 janvier 1836. — Buré (Orne), 25 août 1904
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LES ARTS N° 34 PARIS — LONDRES — BERLIN — NEW-YORK Octobre 1904 FANTIN-LATOUR Grenoble, 14 janvier 1836. — Buré (Orne), 25 août 1904
SOUVENIRS SUR FANTIN-LATOUR Depuis que Fantin-Latour n'est plus, je ne puis distraire ma pensée de certaine de ses estampes qu'un Salon déjà lointain révéla. Avec la volonté de justice familière à cette grande âme, Fantin y célébrait le fier labeur de l'esprit et montrait le lustre promis au poète qui œuvre loin de tous pour mieux écouter sourdre et monter en lui la voix de l'inspiration; au-dessus du rêveur solitaire plane comme une tendre apparition, la porteuse de palme et de couronne, en longue robe à amples plis flottants : c'est la compagne silencieuse, solennelle et rassérénante à la fois, tard venue peut-être, inséparable désormais, qui honore le recueillement et consacre la fidélité au génie intérieur; c'est la pure et solide gloire des vrais maîtres ignorés de la foule, et c'est la gloire même de Fantin-Latour. Chez lui tout est hors du commun et tout est exemplaire : l'œuvre et la vie, le caractère et le talent. Il a porté si haut le culte de la peinture que, pour s'y livrer sans partage, il s'est confiné dans son atelier comme un moine dans sa cellule. Des visites au Louvre, des lectures, des auditions de concert, de rares voyages et une villégiature d'été en Normandie, telles furent les seules distractions de jours bonne-ment égrenés, auprès d'une artiste aimante et compréhen-sive, dans la paix du travail chaque matin repris avec la même allégresse. Peindre et dessiner constituaient, à l'avis de Fantin, une raison d'exister suffisante et exclusive. Parmi les modernes, sa dévotion jalouse à l'art et son parti de reclusion n'ont de doubles que chez un Edmond de Gon-court ou un Gustave Flaubert. Comme ces maîtres, qui revendiquèrent le droit de ne pas se livrer à tout venant et de fuir la profanation du commerce mondain, Fantin-Latour n'a pas échappé au soupçon de malveillance et à l'accusation de misanthropie. Au vrai, sa dignité lui commandait d'opérer un tri parmi les sympathies qui s'offraient à lui ; savait-on le conquérir, il se donnait en entier, et toute déception fut épargnée aux élus qui obtinrent le privilège de son amitié; seulement la réserve de l'abord et du maintien ne laissait point transparaître d'emblée le don de soi-même. Plutôt que de lui prêter les sombres rancœurs d'une humeur farouche, mieux eût valu interroger ses œuvres: les scènes d'intérieur où tout respire le calme, la quiétude, ne confessent - elles pas une absolue sérénité d'âme? Les portraits ne sont guère moins fertiles en révélations sur le caractère de leur auteur : ils cachent, sous la sobriété de la tenue et la discrétion de l'aspect, d'inégalables qualités, toutes en profondeur; au total, et grâce à un parfait accord de l'être avec lui-même, l'art de Fantin dénonçait à merveille la gravité de sa personne. Que le maître fut attaché à ses opinions au point de sembler autoritaire, nul n'en voudra disconvenir; mais cette absence de concession apparaît comme le signe nouveau d'une probité qui de toute façon se proclame; puis, s'il est arrivé à Fantin-Latour de contester le bien fondé d'une admiration légitime, ou de s'élever contre la place attribuée par notre temps au paysage, cela tient à l'état de rébellion où l'expérience de la vie le maintenait contre les engouements de la mode et le dilettantisme des snobs. Que signifient d'ailleurs ces passagères divergences de vues si l'on songe à la portée d'entretiens offrant l'intérêt de leçons d'art et d'histoire ? On ne saurait imaginer conversation plus docu-mentaire, ni plus riche en faits détaillés avec la sûreté et la précision d'une mémoire infaillible; ceux qui s'y trouvaient admis n'auront garde d'en laisser le souvenir de sitôt s'abolir; ils aimeront évoquer entre eux l'atelier de la rue des Beaux-Arts, l'étroite galerie, austère presque, avec ses plâtres et ses murs couverts de copies et d'ébauches, retraçant, comme les pages d'un « Livre de vérité », la carrière de Fantin; ils se rappelleront aussi le maître assis devant son chevalet, se racontant lui-même en racontant les autres, d'abondance et sans s'interrompre de peindre sous le reflet protecteur de la visière verte, comme faisait au temps jadis le bon Chardin que Fantin-Latour a continué parmi nous. Nous l'avions connu, voici vingt ans bientôt, à l'occasion d'un pauvre compte rendu de Salon où ses ouvrages avaient fourni prétexte à affirmer le droit à l'idéal et au rêve. Dans ce temps le naturalisme triomphant apportait moins d'ardeur peut-être à acclamer les portraits de Fantin qu'à instruire le procès de ses compositions. De toute évidence, l'artiste se dérobait à la classification; il déconcertait une critique qui était bien la plus piètre cri-tique du monde, puisqu'elle demandait son criterium de certitude à la seule spécification du sujet. Fantin-Latour, trop indépendant pour accepter le joug d'une contrainte et la limite d'un genre, professait comme doctrine qu'il fallait peindre les tableaux de réalité en réaliste, et les tableaux d'imagination en imaginatif; devant le modèle il s'attestait un interprète docile et fidèle, et le charme de ses portraits, de ses tableaux de fleurs, vient de ceci, qu'à force d'observa-tion et de sincérité le peintre s'est ajouté inconsciemment à la nature. S'agissait-il, au contraire, d'une de ces inventions Qui chantent les transports de [l'esprit et des sens, il estimait que la liberté lui était rendue de concevoir, de s'exprimer à sa guise et de pra-
SOUVENIRS SUR FANTIN-LATOUR FANTIN-LATOUR. — BAIGNEUSES
LES ARTS tique en utilisant les uniques ressources d'une information riche à miracle. A n'en point douter, cet incomparable acquis résulte de la longue éducation première et d'un commerce assidu, averti avec les plus beaux techniciens de tous les temps. Retenez que Fantin-Latour naît à Grenoble, d'un peintre réputé en Dauphiné, et que de sages avis accueillent et guident les premiers témoignages de sa vocation. Venu de bonne heure à Paris, il y convoite des enseignements en apparence contradictoires, et chacun d'eux se trouve répondre à quelque aspiration de son tempérament. On le rencontre à l'École des Beaux-Arts, à l'Académie Jacques, et quand Courbet ouvre un atelier, Fantin s'empressse de s'y faire inscrire; — autant de stages qui s'accordèrent à fortifier le sens vériste inné chez le débutant. D'autre part, et entre temps, Fantin-Latour a pris rang parmi la pléiade des disciples de Lecoq de Boisbaudran; nous savons la méthode en honneur rue de l'École-de-Médecine, comment Lecoq s'efforçait de rendre ses élèves « observateurs et impressionnables », puis de les amener, par des exercices continus, logiquement gradués, à exprimer de souvenir le spectacle de leurs yeux et à incarner sans modèle les conceptions de leur cerveau. Fantin-Latour dut à ces leçons la faculté de convertir en lithographies, en tableaux, en pastels, selon le commandement de l'inspiration, les visions que lui suggéraient en foule le livre et la partition de ses maîtres préférés. Pourtant, les aptitudes que confèrent l'étude suivie d'après nature et la possession de la « mémoire pittoresque » ne parviennent pas à le satisfaire; il faut, à cet admirateur passionné d'Ingres, de Delacroix et de Chassériau, le dessin savant paré des séductions du ton lumineux, riche ou chatoyant, et cette fois le Louvre offre à sa curiosité les conseils des magiciens de la couleur et du clair-obscur, de Titien et de Véronèse, de Rubens et de Rembrandt. Pour pénétrer la beauté et le secret du métier, l'activité de Fantin se consacre à reproduire leurs ouvrages, et avant 1870 les créations originales, personnelles, n'interviendront qu'en nombre infime dans sa production. Au Louvre, Fantin rencontre Ricard, Millet, Manet: dès la première heure, il s'est lié d'amitié avec François Bonvin; le peintre du couvent et de l'hôpital ne s'est-il pas honoré à grouper dans son atelier — l'« Atelier flamand » de la rue Saint-Jacques — les premiers tableaux de Fantin-Latour, de Whistler, de Legros, de Ribot, refusés au Salon de 1859? La camaraderie ne tarde pas à rapprocher les compagnons de proscription, et les premiers intérieurs de Whistler — Au piano, par exemple — portent trace de l'influence de Fantin; inversement, Manet sut intéresser notre peintre; mais l'art de Corot, avec sa constante recherche d'enveloppe, d'harmonie, fut sur lui de plus forte emprise. La communauté de ces visées indique déjà à quel point Fantin participe de son époque; songez maintenant aux tableaux d'intimité, où des femmes s'occupent à broder, à lire, à dessiner; pensez aussi à ces portraits assemblés qui persuadaient Anatole France de définir Fantin le « maître de l'amitié », et dites auquel des artistes contemporains il échut de réaliser plus pleinement le vœu formulé par Proudhon: > Peindre les hommes dans leurs fonctions civiques et domestiques, avec leur physionomie habituelle et surtout sans pose, non pour le plaisir de railler, mais comme but d'éducation générale, à titre d'avertissement esthétique... Moderne, nul ne le fut plus que Fantin-Latour; sa technique est si particulière que Seurat, chef du néo-impressionnisme, ne manquera pas d'y faire plus d'un emprunt. Certes, je n'omets ni Courbet et l'Après-dinée à Ornans, ni Bonvin, ni Granet; cependant, la fluidité de l'atmosphère, l'ambiance lumineuse, mettent une vie plus intense alentour des personnages de Fantin; son œuvre se différencie encore par l'élévation de la philosophie et la portée du sens social; l'étude de l'homme pour lui-même y est poussée plus avant, par un observateur intuitif et cordial, dont la psychologie se décèle autrement pénétrante que celle de ses devanciers. S'ensuit-il que, pour avoir renouvelé la tradition, Fantin cesse de s'y affilier étroitement? La dévotion la plus fervente au génie du passé dément l'hypothèse. Ce fut sa joie de se complaire dans la familiarité des maîtres d'autrefois, et sa récompense de se reconnaître en eux. Il s'est ébloui aux féeries des coloristes de Venise; il a reçu les confidences de la Dentellière diligente de Vermeer et écoute les propos pleins de raison qu'échangent les Syndics attablés; il s'est mêlé aux groupes qui fraternisent, la coupe à la main, dans les banquets des gildes; les amples ordonnances de Poussin l'ont ravi, et il y a saisi les liens qui unissent l'acteur au décor, l'être à la nature; il a épuré, ennoblì les grâces libertines du temps de Louis XV et partagé avec Chardin la croyance FANTIN-LATOUR. — PORTRAIT DE LA SOEUR DE L'AUTEUR (Dessin. — Musée du Luxembourg)
SOUVENIRS SUR FANTIN-LATOUR FANTIN-LATOUR. — LA TOILETTE
LES ARTS du poète ancien à la mélancolique vie latente des choses; il s'est réjoui de retrouver Léonard et Corrège dans Prud'hon, Théocrite dans Diaz et Shakespeare dans Monticelli. A la veille du xx° siècle, l'âme juvénile d'un protestataire d'Hernani revit en ce réaliste orné et cultivé : ses sources d'inspiration, le répertoire de ses allégories, le goût de ses mises en scène, sa passion de la musique et des lettres, sont d'un vrai romantique. Anormale aux yeux d'une époque mesquine, cette sensibilité aux diverses formes de la beauté n'a pas laissé de favoriser les plus erronées conjectures ; Fantin fut taxé de transposer les arts alors que son intelligence planante l'induisait simplement à vérifier et à appliquer la loi des « correspondances » énoncée par Baudelaire : Comme de longs échos qui de loin se confondent Dans une ténébreuse et profonde unité, Vaste comme la nuit et comme la clarté, Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. Qu'il soit donc établi que les inventions d'après les rythmes passionnés d'un Berlioz ou d'un Wagner, d'un Schumann ou d'un Brahms, ne tiennent à aucun égard de FANTIN-LATOUR. — LA NUIT (Musée du Luxembourg) l'illustration ; toute velléité d'adaptation littérale en est bannie; ce sont des équivalences plastiques où la sensation provoquée par les sons s'est spontanément transformée en image en passant par le cerveau d'un peintre; à telles enseignes qu'il n'est point besoin d'une fabulation d'opéra pour dicter l'inspiration; le moindre « thème » réussit à y suffire. De même s'abuserait-on à dépouiller l'Anthologie afin d'y découvrir le texte précis de tant de tableaux — Amours et Vénus, Ondines, Baigneuses, Danseuses, Femmes à leur toilette — dans lesquels Fantin-Latour s'est distrait à épandre la caresse du rayon sur l'épiderme des chairs, à jeter le scintillement des reflets, le ruissellement des diaprures parmi les draperies et à y faire Courir un frisson d'or, de nacre et d'émeraude. La postérité s'expliquera mal qu'un pareil maître, vibrant
SOUVENIRS SUR FANTIN-LATOUR Copyright 1909 by Monti Joyant & Co. FANTIN-LATOUR. — HOMMAGE A BERLIOZ
LES ARTS à l'unisson des plus sublimes génies de la musique, n'ait point été convié à rehausser les murailles de quelque théâtre lyrique; elle se demandera pourquoi l'Hôtel de ville de Paris n'est en droit de se prévaloir d'aucune décoration signée de son nom; elle s'étonnera encore d'apprendre que, pour ouvrir à ses créations l'accès du Luxembourg, il ait fallu la venue, comme conservateur, de Léonce Bénédite, le biographe et l'ami de Fantin. Ne nous chagrinons pas à l'excès de ces mécomptes, rançon ordinaire de l'art libre et pro- fond. Il vous souvient de la lettre célèbre où le vieux Poussin supplie M. de Chantelou «de mettre à part l'impatience françoise et de ne point considérer que ses ouvrages soient des choses que l'on peut faire en sifflant, comme les peintres de Paris qui, en se jouant, font des tableaux en vingt-quatre heures». Ainsi en va-t-il pour les productions de Fantin-Latour; elles aussi réclament «de ne pas être vues à la hâte, mais avec tems, jugement et intelligence»; et de là vient, j'imagine, le retard apporté à en mesurer le prix; mais l'heure n'est plus aux récriminations vaines; le devoir s'impose de recueillir les leçons d'un aussi fier exemple, et il sied que l'Ecole des Beaux-Arts expose, dans une manifestation suprême, la carrière du maître disparu. On y prendra conscience de ce que vaut l'indépendance véritable étayée sur le bon savoir, «sans lequel le sentiment n'est qu'un trouble inutile». De longtemps on n'avait vu artiste, fort d'une originalité qui partout s'illustre et s'impose, aborder plusieurs techniques, cultiver sans forfanterie tous les genres, s'éprendre tour à tour de l'humble vérité et des mirages somptueux du rêve. Tel apparaît pourtant, à notre souvenir attristé, Henri Fantin-Latour; avec la belle indifférence du sage, avec le tranquille dédain de la louange et du blâme, il a parcouru victorieusement toutes les avenues de l'art, édifiant au jour le jour l'œuvre la plus une et la plus complexe, œuvre d'analyste et de poète, où la pensée française se refléchit et se condense dans une synthèse radieuse de noblesse et de grâce, de force et de clarté. ROGER MARX.
FANTIN-LATOUR. — UN ATELIER AUX BATIONOLLES (Musée du Luxembourg) Cliché Diamant, Clever & Co.
LES EXPOSITIONS D'ART SIENNOIS à Sienne & à Londres* L'esprit siennois, frais, délicat, naïf, un peu malin, très voisin, en somme, de l'esprit de nos primitifs français, est bien vivant dans l'exquis tableautin de Giovanni di Paolo, comme aussi dans les quatre morceaux de prédelle, appartenant à Mr. Butler, qui racontent l'Histoire de saint Jean-Baptiste. Deux branches de roses fleuries, qui forment cadre à l'un de ces panneaux, réjouissent l'œil comme si elles étaient peintes en marge d'un missel; et il est vraiment dommage que nous n'y ayons pas eu l'occasion d'admirer des miniatures authentiques de ce peintre si original, dont il existe, aux mains de Mr. Yates Thompson, un Dante dont on dit merveilles. La place va me manquer pour analyser en détail les œuvres des maîtres du quattrocento à Sienne; ce serait, en somme, toute une histoire de la peinture siennoise qu'il s'agirait d'écrire à propos de ces deux Expositions. Le plus grand de tous, le seul que l'on puisse égaler aux illustres Florentins du même temps, Matteo di Giovanni, est représenté au Palais Communal par plusieurs Madones, dont notre illustration reproduit les trois plus jolies, et surtout par cet émouvant chef-d'œuvre, le Massacre des Innocents, de Sant' Agostino. C'est le plus beau de tous ceux qui furent demandés au maître, et qu'il ne se lassa point de peindre; le dernier en date, celui des Servi, est de 1491; celui-ci fut composé en 1482. Quelle rencontre dans la suave peinture siennoise que celle de tableaux pareils, où les cris d'honneur, les supplications des mères éperdues, les grincements de dents, les pâmoisons répondent au ricanement féroce des bourreaux! Le sentiment d'une terreur plus qu'humaine est atteint, sans que la beauté des lignes en paraisse altérée; certaines de ces figures seraient dignes d'un Léonard de Vinci. Cette admirable peinture a servi de thème trop fréquent à la littérature d'art pour qu'il soit nécessaire d'y insister. A Londres, on pouvait voir une Madone collection Severn, provenant de Ruskin que Mr. Douglas estime avec raison contemporaine du Massacre de Sant' Agostino. Une autre Madone à Sir Henry Willett était d'un travail plus délicat. Deux morceaux de prédelle (au comte Brownlow) racontaient deux détails de la Légende de saint Jérôme. Enfin, il y avait une œuvre des plus intéressantes et rares, un Portrait de jeune femme (au Dr. Ludwig Mond), que l'on peut rapprocher de certaines figures de Ghirlandajo, et mieux encore de la Bella Simonetta de Botticelli. C'est une étude réaliste et charmante, malheureusement très abimée par les retouches, au point qu'il devient difficile de l'attribuer sûrement à Matteo di Giovanni. De Francesco di Giorgio et de Neroccio on a le regret de ne rien trouver, au Palais de Sienne, qui vaille une étude attentive. A Londres, il y avait du premier deux Nativités, dont une, toute petite et très fine, à Sir Frederick Cook; et du second deux Madones, dont la meilleure (encadrée par les figures des deux saints Jean) appartient à Mrs. Severn. Le joli buste de Vierge, de Vecchietta, que nous reproduisons, semble un fragment de quelque grand panneau représentant une Assomption. A Londres, une petite Prédication de saint Bernardin, que l'on pouvait attribuer au même artiste, s'ajoutait à la série des compositions de ce genre que l'on voit à l'Exposition de Sienne. Guidoccio Cozzarelli, *Voir les Arts, n° 33, p. 1. Cliché Almori, BERNARDINO FUNGAI (1460-1516). — LE COURONNEMENT DE LA VIERGE (Eglise de Fonteginsta. — Sienne) Cliché Almori, GUIDOCCIO COZZARELLI (fin du XVIIe siècle). — MADONE ENTOURÉE DE SAINTS (Collection Palmieri Nati. — Sienne)
LES EXPOSITIONS D'ART SIENNOIS fidèle et trop souvent débile élève de Matteo di Giovanni, dont ses peintures ont plus d'une fois usurpé le nom illustre, peut être justement apprécié au Palais Communal. Son Baptême du Christ, de Sinalunga, bien composé, médiocrement peint, n'est qu'une miniature agrandie en des proportions immenses; et la petite Madone entourée de saints, qui ANDREA DI NICCOLO (1560-1529). — LA VIERGE ENTRE SAINT SÉBASTIEN ET SAINT ROCH (Collection de M. Sestilio Barni. — Sarteano)

Ce numéro de la collection « Les Arts » présente une monographie sur le peintre Henri Fantin-Latour, incluant des souvenirs et une analyse de son œuvre et de sa vie. Il aborde également une publication sur le peintre Maurice Quentin de La Tour et ses pastels conservés au musée de Saint-Quentin.