Excerpt
First pages of the volume, freely accessible.
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DUCCIO DI BUONINSEGNA.
LA SAMARITAINE.
LA COLLECTION BENSON
Tout en ce monde, procède par compositions, disjonctions et recompositions, les collections de chefs-d’œuvre comme les empires. Une différence pourtant, entre autres : le remaniement des empires n’est pas sans provenir de catastrophes ou sans en causer. Au contraire, les collections, en se dispersant, et en se retrouvant, soit partiellement réunies sur d’autres points du globe, soit en enrichissant des ensembles déjà magnifiques, soit, enfin, en devenant, çà et là, des points de cristallisation pour d’autres ensembles non moins beaux, ne viennent que de la beauté et contribuent à en entretenir le culte de par le monde.
In this world of ours all things proceed by composition, dispersal and re-composition — great collections like great empires. But with this difference, among others : changes of empire grow from catastrophes or cause them to occur ; whereas collections in their dispersal and in their re-union — whether brought together partially and in distant corners of the earth whether by enriching other assemblages of art or whether by forming points of crystallization for other such assemblages, newer but no less fine — in at events these spring from beauty alone, and contribute to its worship by the world at large.
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Sir Joseph Duveen's master-stroke in purchasing the Benson Collection and the fate, as yet unknown but brilliant in promise, of these great master-pieces — here we have an impressive example of the law of distribution and dispersal indicated somewhat abstractly above. As the collection had been formed over a period of about fifty years, certain of its master-pieces were well known — since the owner had loaned them to various exhibitions from 1875 onwards. Some had originally belonged to the Graham Collection and other well known groups. Carpaccio's Portrait of a Venetian Lady, for instance, was at one time owned by the famous "Travelling
LA TENTATION.
DUCCIO DI BUONINSEGNA.
LA VOCATION DES SAINTS PIERRE ET PAUL.
L'achat, vrai coup de théâtre, de la Collection Benson par Sir Joseph Duveen et les destinées, encore inconnues mais sûres d'être incomparablement brillantes, des chefs-d'œuvre qui la composent sont un exemple des plus saisissants de cette loi du va-et-vient, de la formation et de l'essaiage. A la vérité certaines pièces étaient déjà très célèbres, la Collection étant formée depuis un demi-siècle, et le collectionneur ayant plus d'une fois très libéralement prêté aux Expositions qui s'étaient succédé depuis 1875 des ouvrages qui, pour certains d'entre eux du moins, étaient déjà auréolés de gloire, ayant fait partie, par exemple, de la Collection Graham, d'autres provenant de temples illustres,
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COSIMO TURA. — LA FUITE EN ÉGYPTE.
d'autres, enfin, comme tel Portrait d'une Vénitienne par Carpaccio ayant appartenu au Comte d'Exeter, le fameux « comte-voyageur ».
Pour notre goût personnel, ou plus exactement, pour notre curiosité passionnée des beautés poétiques des œuvres d'art, nous placerons avant tout les quatre scènes de la vie du Christ par Duccio di Buoninsegna,—ainsi que le Piero di Cosimo représentant Hylas et les Nymphes. Combien de fois ne sommes-nous pas ainsi sollicités tour à tour par les deux tendances extrêmes de l'art, qui sont, chacune en son sens, aussi fatales et aussi attrayantes que les deux pôles mêmes de notre globe : la tendance mystique et la tendance païenne. Elles sont toutes deux représentées avec éclat, par ces scènes pathétiques de Duccio, et cette charmante comédie lyrique de Piero di Cosimo.
« Pour qui l'approche sans idées préconçues, a dit Berenson de Duccio, il y a une sorte de sourd rayonne- Earl " of Exeter. But as a beginning, we should doubtless commence with aesthetic indications upon some of the most important paintings which are here illustrated.
As a matter of personal taste or more accurately as a matter of passionate curiosity in regard to the poetic quality in works of art, we would give first place to four Scenes from the Life of Christ by Duccio di Buoninsegna — and likewise Piero di Cosimo's Hylas and the Nymphs. How often have we not thus worshipped in turn the two extremes in art, each as fatal and as fascinating as the two poles of our globe : the mystical trend and the pagan trend. Both are brilliantly represented in these touching scenes of Duccio's and in this delightful lyric comedy by Piero di Cosimo. Berenson has said of Duccio that, for whoever approaches him with open mind, there is in his work a mysterious radiance of mingled sensuality and mysticism. " His
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PALMA VECCHIO. — SAINTE FAMILLE AVEC SAINTE CATHERINE ET DONATEUR PRÉSENTÉ PAR SAINT JEAN-BAPTISTE.
ment, composé d’attraits sensuels et de sentiments mystiques dans le premier éblouissement de cette œuvre mystérieuse. Ses peintures durent produire sur ses contemporains l’effet d’une radieuse aurore après de longues ténèbres. »
Est-ce à dire que nous soyons redevenus ingénus ? Rien n’est impossible ; mais il est certain que pour l’expression dramatique, la grandeur de la construction, peu de Maitres préraphaëlites nous touchent et nous retiennent plus fortement. Regardez dans les quatre scènes de la vie du Christ, l’âpre candeur des personnages de la Vocation des Saints Pierre et Paul ; elle donne l’impression du miracle sans que le peintre ait eu recours à la ressource anecdotique de nous montrer les entassements de poissons si chers aux peintres de Flamands du XVIIe siècle. La pêche sera belle sûrement, car le peintre a voulu rendre ici la parole divine : « Je vous ferai pêcheurs d’âmes. » L’étrangeté de la Tentation n’est pas moins saisissante : le geste vainqueur par lequel le Christ repousse le bizarre démon est d’une majesté émouvante. Enfin, le mélange de réalisme et de tragique dans la Résurrection de Lazare achève de justifier à merveille l’appellation de Sophocle chrétien donnée par Berenson à ce grand Maître désormais au premier rang de nos prédilections.
Quant à Piero di Cosimo, tous ceux qui ont, dans leur souvenir le plus riant, la Mort de Procris de la National painting must have produced upon his contemporaries the impression of a radiant dawn following upon a long period of darkness ”.
Have we in our turn become ingenuous ? Nothing is impossible; but it is nevertheless a fact that there are few pre-Raphaelite masters who attract and hold us as does Duccio by his dramatic expression and greatness in construction. Note in these four Scenes from the Life of Christ the colouring of the figures in the Vocation of Saint Peter and Saint Paul ; the impression of the miraculous is conveyed without any anecdotal recourse to the piles of fish so dear to Flemish artists of the XVIIth Century. The catch will be magnificent, for here our painter would convey the words “ I shall make you fishers of souls ”.
The strange character of the Temptation is no less striking, and the triumphant gesture with which Christ repels the amazing devil is both touching and awe-inspiring. And finally, in the Resurrection of Lazarus there is every justification for the title of The Christian Sophocles awarded by Berenson to this Master who must henceforth rank among our preferences.
All those who have retained a fond recollection of the Death of Procris in the National Gallery will delight in knowing this other master-piece of the most remarkable of all interpreters of legend among Renaissance painters : Hylas and the Nymphs.
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LE TITIEN. — VIERGE ET ENFANT.
Gallery seront charmés de connaître cette autre œuvre du plus curieux, du plus piquant des interprètes de la Fable parmi les peintres de la Renaissance : Hylas et les Nymphes. Quel délicieux enjouement de ces nymphes porteuses de fleurs qui tiennent captif le bel enfant ! Quel paysage propice à ces jeux ! Quelle sensuelle malice dans tout ce tableau ! Ah ! nous savons bien où nous voudrions, nous, Français, venir le contempler parfois !
Nous sommes forcés de nous priver de commentaires pour bien d'autres pages importantes de la Collection Benson. Nous aurions aimé analyser la savante et subtile composition de la Vierge et l'enfant recevant les hommages d'un donateur présenté par saint Jean-Baptiste et une sainte, œuvre splendide et rare de Palma Vecchio ; la très intéressante Fuite en Egypte, de Cosimo Tura, provenant de l'église Saint-Maurice hors les murs, à Ferrare ; la somptuosité du Portrait
What an enchanting play among those flower-bearing nymphs who hold the lovely child in captivity. How perfect a landscape for such sports, and what a delightful note of almost sensual malice in the whole picture! We know all too well, here in France, where we would wish it might be accessible for our pleasure.
We are unfortunately obliged to forego comment upon many other interesting features of the Benson Collection.
We would have enjoyed the analysis of that subtly composed Madonna and Child receiving gifts from a donor presented before them by St John the Baptist — a truly great and rare picture by Palma Vecchio; Cosimo Tura's Flight into Egypt which came originally from the Church of San Maurizio fuori le muri in Ferrara; the magnificent Portrait of a Woman by Luini; Giovanni Bellini's Saint Jerome; the tender gravity
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PIERO DI COSIMO. — HYLAS ET LES NYMPHES.
de femme de Luini, du Saint Jérôme de Giovanni Bellini ; la tendre gravité de La Madone d’Antonello de Messine, la sereiné majesté de celle du Titien. Enfin les œuvres diverses de Ghirlandajo, de Girolamo di Benevenuto, de Signorelli, de Carpaccio enfin… nous devons en passer, et nous contenter de renvoyer au catalogue… s’il en est publié un.
Car, que va devenir cet ensemble grandiose ? On nous dit qu’il ne fut pas acheté pour un seul collectionneur. Nous le croyons sans peine. Mais alors, comment et où, se dispersera cette collection que nous avons pu assimiler à la conquête d’un empire ? Seul peut-être, le conquérant, Sir Joseph Duveen, le peut prévoir. Quant à nous, nous pouvons dire que nous connaissons un cadre, illustre et vénérable, et immense entre tous qui serait digne de recevoir les Duccio et le Piero di Cosimo…
ARSÈNE ALEXANDRE.
of The Madonna of Antonello da Messina; the majestic serenity of Titian’s Madonna. And besides these, the glorious works of Ghirlandajo, of Girolamo di Benevenuto, of Signorelli, of Carpaccio — we must indeed refer to the catalogue, if there is to be one.
For what is to become of this great assemblage of master-pieces? We are told that it was not bought for one special collector, and we find no difficulty in believing this to be a fact. But in that case, how and where will there occur the dispersal of this collection — which we have compared to the conquest of an Empire? The conqueror himself, Sir Joseph Duveen, is doubtless alone in foreseeing this. But for our part, we have no hesitancy in proclaiming that we know of an illustrious and venerable frame — the largest, perhaps, of any — which would be admirably fitted to receive the masterpieces of Duccio and of Piero di Cosimo…
ARSÈNE ALEXANDRE.
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L'ART FRANÇAIS
AU MUSÉE DE LA RÉSIDENCE DE MUNICH
Les grandes révolutions politiques qui ont agité l'Allemagne après la guerre mondiale, ont eu également des répercussions en ce qui concerne les Musées. Les résidence des Princes allemands furent vidées du jour au lendemain et les nombreux châteaux devinrent la propriété de la communauté. Des trésors inconnus et difficilement visibles ont été, tout d'un coup, accessibles à tout le monde, leur entretient est devenu une tâche nouvelle pour l'activité des Conservateurs de Musées, et c'est ainsi que se créent, un peu partout, des Musées dans ces châteaux. Le Musée de la Résidence à Munich se place au premier rang de ces Musées, en raison de son importance artistique. Il se distingue de tous les autres par la diversité des locaux, importants et en bon état, qui le composent et datent des époques les plus diverses, depuis la Renaissance jusqu'à l'époque classique.
L'Art Français du XVIIIe siècle est particulièrement bien représenté. Tous ceux qui connaissent l'histoire de la Maison de Wittelsbach, ne s'en étonneront pas. Ils savent aussi que des relations ont existé entre le Maison de Wittelsbach et la Cour de Paris, depuis l'époque d'Isabeau de Bavière et que ces liens de parenté ont été renoués fortement sous Louis XIV. Elisabeth Charlotte du Palatinat était alors l'épouse du Duc Philippe d'Orléans. En 1680, Marie-Anne-Christine, la sœur de l'Électeur de Bavière, Maximilien-
The great political revolutions which have swept Germany since the World War have likewise made themselves felt in all that concerns museums. From one day to the next the German princes’ palaces were emptied of their treasures and all the many castles became public property. Treasures unknown and hitherto unseen became all of a sudden accessible to everyone — the care of them became a new responsibility for museum curators and thus museums came into being in name of such palaces themselves. The Museum of the Munich Residence takes a leading place amongst these museums in view of its artistic importance. It is noteworthy amongst them all for the diversity and good condition of its constituent parts, which date as they do from the Renaissance down to the classic period.
XVIIth century French art is here especially well represented, a fact in no way surprising to those who are familiar with the history of the House of Wittelsbach. It will also be remembered that there were ties between the House of Wittelsbach and the Court of France, beginning in the period of Isabeau of Bavaria and strongly reinforced by family connection at the time of Louis XIV. Elisabeth Charlotte of the Palatinate was at that time the wife of Duke Philip of Orleans. In 1680 Marie-Anne-Christine, the sister of the Elector of Bavaria Maximilian Emmanuel, married the Dauphin Louis Viennois Duke of Burgundy. She died at Ver-
C. GOBERT. — LOUIS XIV. — STATUETTE BRONZE. — 1695.
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J.-M. NATTIER.
PIERRE LE GRAND, EMPEREUR DE RUSSIE. — 1717.
Emmanuel, épousa le Dauphin, Louis Viennois, Duc de Bourgogne. Elle mourut à Versailles dès 1690 et peu de temps après, en 1711, son époux la suivit dans la tombe. Sa mémoire est perpétuée par un beau portraits par Rigaud, dont une copie a été encastrée dans le lambrissage de la chambre à coucher de Louis XIV à Versailles. Les liens de parenté furent suivis plus tard par l'alliance politique. Pendant la guerre de Succession d'Espagne, Maximilien-Emmanuel se plaça comme allié aux côtés de Louis XIV.
Après la défaite de Hochstädt, Maximilien-Emmanuel dut s'enfuir de Bavière. Il se retira d'abord à Bruxelles, où il avait déjà résidé à partir de 1692, comme Gouverneur-général espagnol, puis après la bataille de Ramillies, à Mons, et ensuite il erra d'un endroit à l'autre jusqu'au moment où il se fixa d'une façon durable à Saint-Cloud. Là, il se fit installer une maison par Boffrand, et, par ses grandes commandes, il se plaça bientôt au centre de la vie artistiques parisienne. La situation ne manque pas d'intérêt. Un prince allemand réside au milieu de la France et fait travailler des artistes Français. Il s'y plaît tant qu'il y reste encore une année entière après la conclusion de la paix (1714), près de et à Paris, et qu'il passe son temps à faire des achats. De l'exil il ramena ses meubles et toutes ses installations à Munich. A en juger par les
HYACINTHE RIGAUD.
LE DAUPHIN LOUIS, DUC DE BOURGOGNE.
sailles in 1690 and not long after, in 1711 came the death of her husband. She is remembered by Rigaud's fine portrait of her — a copy of which was set into the wainscoting of Louis XIV bed-room at Versailles. Family ties were later followed by political alliance. During the War of the Spanish Succession, Maximilian Emmanuel stood as an ally by the side of Louix XIV.
After the defeat at Hochstädt, Maximilian Emmanuel was forced to fly from Bavaria. He retired at first to Brussels, where he had already been from 1692 on as Governor General for Spain, —from there after the battle of Ramillies to Mans, and after wandering from one spot to the other finally settled at Saint-Cloud. His residence there was arranged by Boffrand, and by means of his immense orders he soon found himself in the very centre of the artistic life of Paris. Here we have a situation not without interest : a German prince living in the heart of France and giving work to French artists. He found his surroundings so agreeable that he remained in and near Paris a whole year after peace was signed in 1714, passing his time in making purchases. From this exile he brought all his furniture and household articles to Munich. Judging by the bills their transportation alone cost him 8,000 florins. Not many objects of this period have been preserved. No sooner had the furniture gone out of fashion than it
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COMMODE DE CRESSENT.
factures, le transport à lui seul coûta près de 8.000 florins.
Il n'a pas été conservé beaucoup d'objets de cette époque, Aussitôt que les meubles n'étaient plus au goût du jour, les ameublements étaient donnés en partie. Aucune œuvre d'André-Charles Boulle que l'Électeur préférait à tous les autres ébénistes, n'est restée dans la Résidence. Le plus beau meuble de Boulle, un bureau aux armes de Maximilien-Emmanuel est devenu la propriété du Duc de Buccleuch à Londres. Une vitrine à médailles se trouve dans le cabinet des Médailles à Munich. Le beau portrait équestre de Louis XIV, signé C. Gobert 1695, est probablement un présent du Roi. Il a été conservé un nombre important de porcelaines de Chine montées sur métal, que l'Électeur appréciait tout particulièrement. Maximilien-Emma-nuel s'était fait installer dès 1693 dans la Résidence à Munich, un « Cabinet hollandais », qu'il avait garni de porcelaines montées sur bronze. De l'ancienne collection il existe encore certaines pièces que le style de leur monture permet de dater. Il existe encore des portraits. Maximilien-Emmanuel a emmené Vivien à was in part given away. There is for instance no work of André Charles Boulle— whom the Elector preferred to all other furniture makers — which has remained in GRANDE HORLOGE À GAINE DE CRESSENT.
TABLE DE CRESSENT.
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TABLE DE TOILETTE D'EBEN.
Munich, en qualité de peintre de la Cour ; il a fait faire par Pierre Gobert les portraits des plus belles dames de la Cour de Louis XIV, et avec ceux-ci il a installé à Nymphenburg une galerie consacrée à la beauté. Il a acheté également des portraits des classiques français qui ont été placés plus tard à la Pinacothèque. Le fils de Maximilien-Emmanuel, l’Électeur Charles-Albert, qui devint plus tard l’Empereur Charles VII, a lui aussi aimé l’Art Français. Nous savons qu’il fit un séjour à Paris en 1724 et qu’il visita sous la conduite de Robert de Cotte les ateliers des artistes,
the Residence. The finest of these pieces by Boulle, a desk bearing the arms of Maximilian Emmanuel, became the property of the Duke of Buccleuch in London, while another — a vitrine for medals — is now in the Cabinet of Medals in Munich. The fine equestrian portrait of Louis XIV, signed C. Gobert 1695, was doubtless a gift from the King. There have also been preserved numerous Chinese porcelains with bronze mountings for which the Elector had a special taste. Maximilian Emmanuel had in fact established at the Munich Residence, in 1693, a “Dutch Cabinet” which he had adorned with porcelains in bronze mountings; of the original collection there still exist certain pieces to which, from the style of the mounting, we may contribute a date. Certain portraits have also remained. Maximilian Emmanuel took Vivien with him to Munich as court painter; he had furthermore ordered of Pierre Gobert portraits of the loveliest ladies of Louis XIV’s court and arranged for them at Nymphenburg a special gallery in honour of their beauty. He had in addition purchased classic French portraits which went later to the Pinakothek. The Elector Charles Albert, son of Maximilian Emmanuel, who was later to become the Emperor Charles VII
SECRÉTAIRE D'EBEN.
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de Boulle et d'autres. Lorsque plus tard il fit installer à Munich par Cuvillier ses pièces d'apparat, les « Chambres Riches », il fit venir aussi les meubles de Paris par l'intermédiaire du fournisseur de glaces, Granier. Boulle n'était plus à la mode à cette époque et Cressent, l'ébéniste du Régent était devenu célèbre. Tous les meubles de Cressent qui se trouvent au château de Munich, à savoir cinq commodes, une table, deux pendules, ont été créés aux environs de l'année 1730, qui correspond à l'époque de la construction des « Chambres Riches ». Certains de ces objets ont disparu aussi. Une gaine d'applique aux armes de Charles-Albert et de son épouse Marie-Amélie, fut mise aux enchères l'an dernier lors de la vente Dutasta. Il n'y a que quelques dizaines d'années qu'elle a été enlevée de la Résidence par ignorance et par négligence. Ces meubles de la Résidence constituent un enrichissement particulièrement important de la valeur globale des œuvres de Cressent. Par suite de la place qui leur est assignée dans le temps, ils forment un important chaînon reliant les premières œuvres à celles de la fin de sa vie. Le joli bureau plat est le précurseur immédiat du célèbre
had also a love of French art. We know that he went to Paris in 1724, and that under the guidance of Robert de Cotte he visited the ateliers of various artists, including Boulle. When later Cuvillier arranged his reception rooms in Munich — the “Rich Rooms” — he also sent to Paris for furniture through Granier, the maker of mirrors. Boulle was no longer in fashion at that period, and Cressent, furniture maker to the Regent, had become famous. All of the furniture by Cressent which is to be found in