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LA FERRONNERIE MODERNE 3ÈME SÉRIE EDITIONS D'ART CHARLES MOREAU 8 RUE DE PRAGUE PARIS
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LA FERRONNERIE MODERNE 3ÈME SÉRIE EDITIONS D'ART CHARLES MOREAU 8 RUE DE PRAGUE PARIS
LA FERRONNERIE MODERNE 3ème SÉRIE
EN VENTE A LA MÊME LIBRAIRIE Tous les ouvrages sur l'Architecture, la Ferronnerie, le Luminaire, la Sculpture, les Vitraux, la Décoration, le Meuble, les Ensembles Mobiliers, les Installations de Magasins, etc --- VIENT DE PARAITRE : L'ART INTERNATIONAL D'AUJOURD'HUI Vol. 1 et 2. GRANDES CONSTRUCTIONS, présentés par Rob. MALLET-STEVENS. — Maisons collectives et particulières, usines, édifices publics et commerciaux, hôtels, etc. Chaque album contient 50 planches et se vend 100 fr. Vol. 3. MAISONS D'HABITATIONS, présenté par Alphonse BARREZ. — Hôtels particuliers, villas, maisons de campagne, maisons ouvrières ou de rapport, etc. 50 planches, 100 fr. Vol. 4. TERRASSES ET JARDINS, présenté par André LURÇAT. — 50 pl., 100 fr. Vol. 5. DÉTAILS D'ARCHITECTURE INTÉRIEURE, présenté par A. NOVI. — Arrangements, dispositions, coins, etc. 50 planches, 100 fr. Vol. 6. INTÉRIEURS, présenté par Francis JOURDAIN. — 48 planches, dont 6 en couleurs, 100 fr. Vol. 7. MEUBLES, présenté par Pierre CHAREAU. — 50 planches, 100 fr. Vol. 8. BOUTIQUES ET MAGASINS, présenté par René-HERBST. — Devantures, installations, agencements. 48 pl., dont 6 en couleurs, 100 fr. Vol. 9. LE MÉTAL, présenté par Jean PROUVÉ. — Ferronnerie, Serrurerie, Luminaire. 50 planches, 100 fr. Vol. 10. LE VERRE, présenté par Louis BARILLET. — Vitraux, mosaïque, verres gravés, etc. 48 planches dont 6 en couleurs, 100 fr. Vol. 11. OBJETS D'ART, présenté par Pierre LEGRAIN. — Reliures, vases, bijoux, objets divers. 48 planches, dont 6 en couleurs, 100 fr. Vol. 12. PUBLICITÉ, présenté par A.-M. CASSANDRE. — Affiches, catalogues, étalages, etc. 49 planches dont 6 en couleurs, 100 fr. Vol. 13. SCULPTURE, présenté par Jan et Joël MARTEL. — 50 planches, 100 fr. Vol. 14. OBJETS USUELS, présenté par Jean FOUQUET. — Céramique, porcelaine, orfèvrerie, etc. 48 planches dont 6 en couleurs, 100 fr. Vol. 15. TAPIS ET TISSUS, présenté par Sonia DELAUNAY. — Étoffes d'ameublement, papiers peints, etc. 50 planches dont 12 en couleurs, 120 fr. --- RÉCEMMENT PARUS : INTÉRIEURS AU SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS DE 1928 (100 francs). INTÉRIEURS AU SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS DE 1927 (100 francs). LES STYLES DANS LA DÉCORATION INTÉRIEURE (90 francs). LA FERRONNERIE MODERNE, 2e Série (105 francs). LA FERRONNERIE MODERNE, 1e Série (105 francs). LE LUMINAIRE, 2e Série (100 francs). NOUVELLES DEVANTURES ET AGENCEMENTS DE MAGASINS, 4e Série (100 fr.).
La Ferronnerie Moderne 3ème Série Éditions d'Art Charles Moreau 8 Rue de Prague Paris
AVANT-PROPOS Voici une nouvelle récolte de belle ferronnerie. Les maîtres du marteau, dont les noms nous sont familiers depuis longtemps, y figurent avec quelques autres plus tard venus dans la voie de l'originalité et du modernisme. Ils se recommandent, les uns et les autres, par la même volonté d'accorder leurs modèles au rythme de notre temps. Mais ils sont loin de se ressembler. Plus peut-être que dans les autres métiers d'art, les meubles par exemple ou les textiles, les tempéraments individuels marquent ici leur empreinte. Il est pour ainsi dire impossible de trouver une commune mesure entre les ouvrages d'un Subes et ceux d'un Desvallières. C'est cette diversité d'efforts, dirigés cependant dans le même sens, qui fait l'agrément et l'utilité d'un recueil comme celui-ci, où toutes les tendances ont leur place. Pour parler vrai, l'éditeur n'a eu que l'embarras de choisir entre les nombreux travaux qui ont vu le jour depuis l'Exposition de 1925. Mais cet embarras n'a pas été mince. Nous assistons à une diffusion du fer forgé étonnamment accélérée. Alors qu'il y a vingt ans, c'était un matériau de luxe que les architectes n'osaient employer que dans les demeures des millionnaires et les édifices publics, religieux ou civils, on l'introduit maintenant même dans les immeubles de rapport à loyer modéré. Réjouissons-nous de ce retour de fortune, mais n'en soyons pas trop fiers. Nous avons encore du chemin à faire avant d'avoir rattrapé l'abondante floraison du XVIIIe siècle, où la moindre demeure se paraît de balcons, d'appuis de fenêtres, d'impostes, de grilles, dont pas un ne ressemblait à l'autre et qui font encore notre admiration dans les rues du Vieux-Paris. Cette diffusion d'ailleurs a changé de terrain. Les temps difficiles que nous traversons interdisent à l'Etat, comme aux municipalités, les constructions somptueuses. Les mêmes causes — et d'autres encore, comme la pénurie des services domestiques — amènent progressivement la disparition des demeures particulières réservées à un seul occupant et à sa famille. L'hôtel privé, comme on disait sous Napoléon III, ne sera bientôt plus qu'un souvenir. En revanche, la ferronnerie prend un rôle de premier plan dans le décor extérieur et intérieur des édifices d'utilité collective, les banques, les grands magasins, les salles de spectacle ou d'assemblées. Mais cette utilisation substitue au goût personnel de l'occupant, celui de l'architecte chargé des travaux. C'est un point de vue nouveau. Nouveauté également l'introduction du fer forgé dans l'appartement. Depuis que les privilégiés de la fortune se contentent de posséder leur part d'un immeuble qu'ils n'ont pas fait construire, c'est au décor intérieur qu'ils réservent leurs dépenses somptuaires et la ferronnerie d'art, sous la forme de grilles intérieures, d'appareils d'éclairage, de cache-radiateurs, de serrurerie décorative, voire même de meubles, a sa large part dans ce luxe, qui ne perce pas au dehors, mais n'a jamais été plus réel. C'est ici que le goût particulier se fait jour, car l'occupant, propriétaire de son appartement, veut avoir des objets susceptibles de lui plaire non seulement quelques saisons, mais de nombreuses années, toute son existence peut-être. Approuvons donc sans réserve nos ferronniers de s'être accordés si heureusement aux préférences de notre temps. Ils ont compris qu'ils n'avaient pas à forger pour les Français de l'an 2000, mais pour ceux d'à présent. Reste à savoir si les idées décoratives, que nous avons vu naître à l'Exposition de 1925, sont ou non favorables à la technique du fer et on ne saurait mieux se poser cette question qu'en tête de ce recueil, qui est comme le bilan de la ferronnerie française depuis quatre ou cinq ans. Ne nous le dissimulons pas. Au lendemain du triomphe mondial de tous nos arts à l'Esplanade des Invalides et au Cours-la-Reine, nous entrons dans une période critique. L'épa-
nouissement de modernisme, en 1925, n'a pas été accidentel. Il fut l'aboutissement d'un quart de siècle d'efforts, qui renouvellèrent les formes et les dessins en même temps qu'ils restituèrent dans tous les métiers les procédés honnêtes de fabrication, si fâcheusement battus en brèche par l'industrialisation aveugle du XIXe siècle. Mais dans les galeries des classes à l'Esplanade, comme dans les pavillons ou les stands du Grand-Palais, la nouveauté s'alliait à une part indéniable de tradition. Le style « Exposition des Arts décoratifs » dosait sagement (et ce fut une des raisons de son succès) les éléments nationaux, tels que les avaient repris vers 1910 les décorateurs, et les éléments mondiaux uniquement basés sur des rapports géométriques de plans et de volumes, que le grand public qualifia, sans plus de façon, de style cubiste. Depuis lors, l'évolution s'est poursuivie, mais dans un seul sens, celui des constructions rationnelles, du dépouillement des surfaces, de la rigidité des lignes. Il semble difficile qu'elle puisse continuer la même marche sans faire un crochet ou même un retour en arrière. Nous voici, il faut en convenir, assez loin de 1925, et pour le fer, en particulier, très loin des grilles du Pavillon du Collectionneur ou de la Compagnie des Arts français. Est-ce un bien? Est-ce un mal? Avant de jouer au prophète, étudions le problème au point vue du métier. Tant que le ferronnier n'a eu d'autres moyens que le feu de la forge et la frappe au marteau, le dessin des ouvrages a été rigoureusement conditionné par la technique. Pendant sept siècles, il a évolué dans le cadre d'une armature de traverses et de barreaux dont le remplissage était formé par des fers plus faibles, diversement enroulés ou entrelacés et plus ou moins agrémentés de tôles découpées en feuillages et en ornements. Ainsi compris, les ouvrages de forge ont toujours tendu à réaliser une clôture du maximum de solidité avec un minimum de matière et, par suite, de poids et à obtenir, en dimensions hors mesure, une protection inviolable, sans intercepter la vue. Les nouveaux procédés — particulièrement la soudure autogène — ont libéré le ferronnier de ces entraves. Tout lui est permis et le plus simple travail sorti de ses mains aurait passé aux yeux des contemporains de Lamour pour un tour de force irréalisable. Mais la tentation de virtuosité, à laquelle il était bien difficile de ne pas succomber, a entraîné plus d'un maître à multiplier maille à maille les agréments de détail, sans leur donner l'appui (dont ils pouvaient désormais se passer) des robustes divisions, des solides barreaux, des cadres rigides, qui faisaient la lisibilité du dessin et ménageaient à l'œil des repos indispensables. Voici qu'en réaction contre la dentelle de fer, on nous propose des constructions géométriques massives où, pour obtenir des valeurs, les traverses prennent l'importance de chevrons, où les assemblages à angle droit font songer à une charpente, où l'ouvrage entier parle plus le langage du bois que celui du fer. Nous tombons d'un danger dans un autre, car ces conceptions, admirables de tenue et d'exécution sous le marteau d'un maître, ne peuvent donner que des imitations stériles de la part des suiveurs. La nouveauté est désirable. Chaque âge a eu la sienne. Mais n'en concluons pas que le modernisme consiste en formules applicables indifféremment à toutes les techniques et à toutes les matières. Il serait fâcheux de revenir aux guirlandes Louis XVI et aux acanthes tourmentées du rococo. Mais convenons que les éléments géométriques, qui font merveille dans les tissus, peuvent convenir moins bien au fer forgé, si ce n'est peut-être dans une porte de coffre-fort. N'oublions pas surtout — et c'est ce qu'il importe de représenter à nos créateurs — que le monde entier, conquis à notre art, ne demande qu'à le copier. Les combinaisons géométriques appartiennent à toutes les civilisations. Mais seul le goût français peut concevoir la grâce des arabesques, l'inattendu des parafes qui se jouent dans un panneau comme un trait de plume sur une feuille blanche, le noble dessin des enroulements accordés aux volutes de la vague, la belle ordonnance des oppositions de courbes et de droites. Ces qualités françaises, les modèles réunis dans ce recueil les possèdent au plus haut point. Nous avons tenu à y joindre quelques exemples de serrurerie décorative et c'est une justice qui était due au prodigieux renouvellement de cette branche de la ferronnerie. Jusqu'à ces dernières années, les crémones, les boutons, les béquilles, les poignées, les plaques de propreté, tous ces objets utilitaires, qu'on range sous l'étiquette rébarbative de quincaillerie, reproduisaient les anciens styles ou n'avaient pas de style du tout. La situation est changée. Les grandes maisons ont compris que, pour faire de l'art, il fallait recourir aux artistes. Elles ont réalisé la série complète des garnitures d'appartement en formes nouvelles, savoureuses et parfaitement adaptées à l'usage. C'est une des meilleures réussites de notre temps. HENRI CLOUZOT.
TABLE DES PLANCHES 1. EDGAR BRANDT, Rampe en fer forgé. Molinié et Nicod, architectes. 2. EDGAR BRANDT, Rampe en fer forgé et portes d'ascenseur. Molinié et Nicod, architectes. 3. EDGAR BRANDT, Lustres. 4. RICHARD DESVALLIERES, 1 et 3, Entourage de puits. 2, Lustres. 5. RICHARD DESVALLIERES, Console. 6. FRED PERRET, 1, Glace. 2, Table. 3, Console. 4, Table. 7. FRED PERRET, 1, Porte d'intérieur. 2 et 3, Grilles. 8. JEAN PROUVÉ, 1 et 2, Rampes. Le Bourgeois, architecte. 3, Porte. Hindermeyer, architecte ; Chanaux et Pelletier, décorateurs. 9. CHARLES PIGUET, 1, Console. 2, Cache-radiateur. 3, Porte. 4, Porte-manteau. 10. 2,3,6,8,9,11,12, DOMIMIQUE, 1,4,5,7,10,13, J. PUIFORCAT. Edités par P. et A. Picard. 11. RAYMOND SUBES, 1, Grille. 2, Porte d'entrée. H. Sauvage, architecte. 12. RAYMOND SUBES, 1, Grille d'entrée. P. Rémaury, architecte. 2, Porte d'entrée. A. Granet, architecte. 13. RAYMOND SUBES, 1 et 2, Grilles d'intérieur. 14. RAYMOND SUBES, 1, Grille. Dresse, Oudin et Lecart, architectes. 2, Rampe de l'escalier principal de l'Hôtel-de-Ville de Reims. Bouchette et Expert, architectes. 15. SCHENCK & SES FILS, 1, Cache-radiateur. A. Godard, architecte. 2, Cache-radiateur. Frantz Jourdain, architecte. 3, Petite grille, de Charles Schenck. 4, Cache-radiateur. Eric Bagge, architecte. 5, Grille. René Prou, architecte. 16. SCHENCK & SES FILS, 1, Balcon. Forest et Nibaudeau, architectes. 2 et 3, Balcons intérieurs. L. Brachet, architecte. 4, Balcon et panneau. A. Bluysen, architecte. Dessin de Mongeaud et Marlière. 17. SCHENCK & SES FILS, Rampes. A. Bluysen, architecte. Dessins de Mongeaud et Maric. 18. RAYMOND SUBES, 1, Grille d'intérieur. Brillaud de Laujardièr e et Puthommes, architectes. 2, Grille d'immeuble. Hennequet Frères, architectes. 19. RAYMOND SUBES, 1, Grille d'immeuble. J. Bertrand, architecte. 2, Glace et table. 20. RAYMOND SUBES, 1, Cache-radiateur. 2, Grille. 21. NICS FRÈRES, 1, Appareil lumineux. 2, Grille intérieure. 3, Lampe. 4, Imposte. Barbarin, architecte. 5 et 7, Lampadaires. 6, Console et glace. 22. NICS FRÈRES, 1, Imposte et grille intérieure. 2, Grille. 23. NICS FRÈRES, 1, Console. Poitevin, décorateur. 2, Table. P. Petit, architecte. 3, Rampe. Hinnen, architecte. 4, Rampe. Grossard, architecte. 24. JEAN SCHWARTZ, 1, Porte d'hôtel particulier. 2, Grille d'immeuble. 25. JEAN SCHWARTZ, 1, Grille intérieure. 2, Rampe et portes d'ascenseur. L.C. Heekly, architecte. 26. PAUL KISS, 1, Lampes. 2, Cache-radiateur. 3, Lampadaire. 27. PAUL KISS, 1, Grille intérieure. 2, 3 et 4, Lampadaires. 28. PAUL KISS, 1, Bureau. 2, Console. 3, Cache-radiateur. 29. PAUL KISS, 1, Grille d'intérieur. 2, Balustrade. 3, Paravent. 30. PAUL KISS, 1, Lustre. 2, Porte. 3 et 4, Lampes. 31. PIERRE YUNG, 1, Entrée de magasin. Smith, décorateur. 2, Cabine d'ascenseur. Abraham et Sinoir, architectes. 32. PIERRE YUNG, 1, Coupe lumineuse. 2, Grille cache-radiateur. 3, Grille cache-radiateur. Thomas, architecte.
LA FERRONNERIE MODERNE 3rd SERIE PL. 1 Charles Morin, Editeur, 8, Rue de Prague, Paris (XIIe) Histo Lion Marais, Paris Edgar BRANDT

Cet ouvrage présente une collection de travaux de ferronnerie, mettant en avant la diversité des styles et des maîtres du métier. Il explore l'évolution de la ferronnerie, de son utilisation traditionnelle dans les demeures luxueuses à son intégration croissante dans les constructions collectives et les intérieurs d'appartements. Le texte discute également l'impact des nouvelles techniques comme la soudure autogène sur les possibilités créatives des artisans.