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LA CONSTRUCTION MODERNE
QUARANTE-TROISIÈME ANNÉE LA CONSTRUCTION MODERNE JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Directeur : E. RUMLER Fondateur : P. PLANAT Rédacteur en Chef : GUILLEMOT-SAINT-VINEBAULT ART - THÉORIE APPLIQUÉE - PRATIQUE GÉNIE CIVIL - JURISPRUDENCE PARIS LIBRAIRIE DE LA CONSTRUCTION MODERNE 13, Rue de l'Odéon, 13 1927-1928
2 OCTOBRE 1927. LA CONSTRUCTION MODERNE Hôtel de Ville de Lille. — Détails d'une des portes principales. — M. E. Dubuisson, Architecte. Photo C.M L'HÔTEL DE VILLE DE LILLE Par E. DUBUISSON (Planches 1 à 4.) Dans un premier article (voir numéro 48 du 28 août 1927 de la Construction Moderne) nous avons exposé le plan du nouvel Hôtel de Ville de Lille, édifice colossal conçu par l'architecte Emile Dubuisson, D.P.L.G., et en voie de réalisation. Aujourd'hui, nous aborderons la description de la première partie de cet édifice, première partie aujourd'hui achevée et réservée à l'ensemble des Services administratifs de cette grande cité. Pour en montrer toute l'importance, il convient de donner quelques chiffres concernant cette première partie de l'édifice, ils feront ressortir l'œuvre immense à laquelle s'est attaché Emile Dubuisson. D'abord ceux de la dépense qui se décompose ainsi : Gros œuvre et terrassement …………………… 14.500.000 Menuiseries extérieures ……………………… 2.000.000 — intérieures ………………………………… 2.600.000 Carrelages, dallages, parquets ……………… 1 800.000 Revêtements de marbres …………………… 600.000 Chauffage et ventilation …………………… 1.500.000 Installations sanitaires …………………… 950.000 Ferronnerie ………………………………… 650.000 Electricité ………………………………… 200.000 Ascenseurs ………………………………… 200.000 Total ……………………………………… 25.000.000 La surface bâtie est de 6.450 mètres carrés avec 410 m. carrés de cours en partie couvertes, le bâtiment occupe donc une surface de 6 860 mètres carrés ; ce bâtiment des services administratifs, aujourd'hui construit, représente un cube de 147.128 mètres cubes. De ces chiffres on déduit que le mètre carré couvert revient à 4.000 fr. et le cube à 170 francs environ. Il reste à construire un cube de 190.389 mc., ce qui donnera pour l'ensemble du nouvel Hôtel de Ville un cube total de 337.517 mc. 43e ANNÉE. — N° 1.
LA CONSTRUCTION MODERNE 2 Octobre 1927. Le Bâtiment construit s'étend sur 138 m. 50 au long de la rue Boilly et sur l'autre façade longitudinale atteint une longueur de 143 m. 30 par suite d'un décrochement à chaque extrémité de la grande galerie du public enveloppant les porches d'entrée de cette galerie et les petits escaliers de service. Les façades d'extrémités de ce bâtiment (s'élevant l'une sur la place qui borde la rue Godefroy, l'autre sur la rue Saint-Sauveur, large voie plantée d'arbres) et qui sont semblables, ont une longueur de 45 m. 20 (voir plan, C. M. 28 août 1927). Les matériaux employés L'architecte Emile Dubuisson a adopté l'emploi du ciment armé, matériau de notre époque et qui s'imposait par ses qualités pour un bâtiment aussi important ; ce matériau offrait, en outre, le maximum de sécurité contre les risques d'incendie d'un tel édifice devant contenir d'innombrables archives. L'emploi du ciment imposait lui-même à l'architecte les grandes lignes de la construction ; en laissant apparents les poteaux et les bandeaux celui-ci montrait une conception plus judicieuse de l'emploi du ciment armé qu'en les masquant, qu'en les habillant ensuite par un revêtement quelconque comme certains croient devoir le faire. Par contre, un emploi trop généralisé du ciment dans les façades n'aurait pas été d'un effet agréable pour un tel édifice et l'auteur a employé aussi la brique qui est le matériau le plus répandu dans les régions du Nord de la France. Les qualités d'artiste et de décorateur que possède à un très haut degré Emile Dubuisson l'ont conduit enfin à rechercher la suppression de l'emploi de la pierre de taille et son remplacement par le ciment, il a étudié beaucoup l'emploi de ce ciment d'une manière assez étendue avec la brique et a réussi d'une façon particulièrement habile, nous pouvons même dire exceptionnelle, à l'employer en éléments moulés remplaçant la pierre appareillée ou sculptée. Le ciment a donc ainsi été employé de deux façons, d'abord en béton armé pour l'ossature proprement dite qui reste apparente dans les façades par les poteaux extérieurs et les bandeaux qui ont été moulés dans des coffrages, puis par un ciment spécialement mélangé et dans des moules qui ont permis d'obtenir des dalles de revêtement pour les sous-basements du bâtiment, les appuis et les linteaux des ouvertures, les colonnettes, des linteaux moulés en forme de larges coquilles, des ornements, des pinacles, etc., et jusqu'à des grilles de balcons, des balustrades de terrasses. Pour ces dernières, ce sont de grands éléments rectangulaires formant une grosse balustrade ou plutôt une grosse grille très massive, ces éléments glissant dans dans les rainures verticales des éléments fixes les garde-corps des terrasses. Emile Dubuisson a réalisé, entre autres choses intéressantes, pour la grande galerie du Public, des poteaux d'appuis extrêmement curieux : des piliers carrés aux angles adoucis servant de trones à d'énormes soutiens circulaires qui s'épanouisent en volubilis d'où s'échappent les pourtrages de cette salle de dimensions si grandes. Nous verrons d'ailleurs dans un autre article la conception et l'exécution de ces curieux piliers en ciment armé. L'œuvre de l'architecte Emile Dubuisson est un véritable enseignement ; la conception des façades nous montre l'alliance raisonnée du béton armé et de la brique dans un grand édifice moderne. Ces explications indispensables étant données pour montrer les matériaux qu'a cru devoir adopter l'architecte, guidé aussi par les nécessités budgétaires, examinons maintenant la composition architecturale. La composition architecturale La composition de la plus longue façade extérieure, celle bordant la rue Boilly, qui était la plus difficile à composer à cause de sa grande longueur de 138 m. 50, a été cependant conçue aisément grâce à la disposition du plan (voir page 553). Ce plan donnait quatre ailes se détachant du bâtiment principal, se terminant en bordure de ladite rue par des façades d'extrémités, symétriques, séparées deux à deux d'abord aux extrémités de cette rue par une cour contenant chacune un bâtiment pour le logement des gardiens et au milieu de la façade totale par une avancée plus basse comprenant seulement un rez-de-chaussée en enveloppant le grand hall qui borde ainsi aussi la rue Boilly. Donc quatre ailes symétriques avec pignon sur rue dont nous donnons une photographie du détail de ces façades d'extrémités, puis deux bâtiments de gardiens de moindre hauteur que celle des quatre ailes bordant aussi la rue et aussi avec pignon, ce pignon terminé par une haute cheminée quelque peu monumentale et bien composée. La photographie de l'un de ces bâtiments des gardiens laisse apercevoir la façade du grand hall avec terrasse non accessible au personnel, mais qui permet une visite facile des descentes et des chéneaux, en arrière de cette terrasse s'élève la partie haute du hall. Les deux halls plus petits se placent en arrière de chacune des cours des bâtiments des gardiens et sont couronnés de la même façon que le grand hall. Ces deux cours sont accessibles aux voitures et par elles on peut pénétrer plus particulièrement au premier sous-sol et aux escaliers desservant lavabos, vestiaires, waters des étages et situés en extrémités des ailes. Les couronnements en pignons des façades d'extrémités des quatre ailes et des deux bâtiments des gardiens ne peuvent pas être discutés, ils sont absolument rationnels, ils terminent bien aussi les combles, vastes salles pour les archives disposées dans des cosiers entièrement métalliques, toujours transformables suivant les nécessités du classement et la grandeur des papiers. Les deux bâtiments des logements des gardiens ont été composés d'une façon particulière pour permettre une manœuvre plus aisée aux voitures de charges et c'est
2 OCTOBRE 1927. LA CONSTRUCTION MODERNE Hôtel de Ville de Lille. — Détail de la façade postérieure de l’un des bâtiments des logements des gardiens. Photo C.M. ainsi que deux pans coupés aux angles du rez-de-chaussée donnent un plus grand passage aux voitures et que pour obtenir une cage d’escalier plus grande l’auteur a disposé sur la façade arrière de ces bâtiments des décrochements couronnés en gradins. La photographie que nous publions de l’arrière de l’un de ces bâtiments est intéressante, elle montre par son rez-de-chaussée comment l’architecte a employé le ciment moulé pour les dalles de revêtement et les éléments remplaçant la pierre appareillée, puis la marquise donnant un passage couvert exécutée aussi tout en ciment armé avec ses poutres simplement posés sur les consoles la supportant, laissant apercevoir les joints et les logements laissés aux extrémités pour la dilatation. Une autre photographie montre les détails du pignon arrière de ce bâtiment pour gardiens avec les gradins du chemin de visite, etc., puis comme fond les détails d’une des façades latérales des ailes du bâtiment principal ; cette photographie montre enfin la large part dans l’emploi du ciment, puisqu’avec la brique la pierre n’a pas été employée. Pour les façades s’élevant sur la place bordant la rue Godefroy et la rue Saint-Sauveur et qui ont une longueur de 45 mètres 20 nous donnons un géométral, la photographie en ayant été publiée précédemment dans le numéro 48 du 28 août dernier (nous prions nos lecteurs de s’y reporter). Nous avons dit que ces deux façades étaient semblables. Pour celles-ci aussi l’Architecte a adopté comme couronnement plusieurs pignons. Pour être impartial, reconnaissons que c’est là la seule critique qui a été formulée, à notre connaissance, contre l’ensemble de l’œuvre d’Emile Dubuisson. Il convient de s’y arrêter pour juger si cette critique est fondée. La longueur de cette façade (45 m. 20) est rompue par un décrochement qui donne en avancée la partie formant extrémité à la grande galerie du Public et à son porche d’entrée. Le grand pignon sur rue qui couronne cette avancée est rationnel et les ouvertures dont il est percé éclairent de façon parfaite les combles de cette partie-longue du bâtiment qui constituent aussi
LA CONSTRUCTION MODERNE 2 OCTOBRE 1927. une magnifique salle pour les archives. Aucun appui intermédiaire, la salle étant limitée par les arbalétriers et les faux entrants qui soutiennent les côtés, la toiture et le plafond ; la charpente de cet énorme comble est constituée par des fermes formant blocs en ciment armé sans assemblages. Deux autres pignons plus petits couronnent la partie restante de cette façade, de la partie en retrait et permettent de donner le jour et l'air aux combles des ailes. Supposons pour un instant ces pignons supprimés, en plaçant une cache en papier sur le géométral pour obtenir une façade de moins hauteur sur toute sa longueur; l'effet est tout autre et reconnaissons-le bien moins heureux que celui obtenu par la composition adoptée par l'auteur avec tous les pignons. En outre, quoique tous les éléments d'architecture des façades soient modernes — ceci est indiscutable — ces pignons donnent la silhouette des anciennes constructions flamandes, ce qui précisément ne doit pas être un défaut pour un Hôtel de Ville à Lille, capitale de l'ancienne Flandre française, région où les traditions se sont conservées d'une façon si exceptionnelle, même en architecture. Emile Dubuisson a donc fait du moderne avec une des caractéristiques de l'architecture régionale du Nord et cela paraît assez naturel aux Lillois et à tous ceux qui connaissent quelque peu l'architecture des régions du Nord. Dans la partie avancée formant extrémité de la grande galerie du Public et du porche d'entrée qui la précède s'ouvre naturellement la porte principale au-dessus d'un perron de quelques marches, porte protégée comme il convient par un grand auvent en ciment armé. Cette porte de grande dimension paraît avoir été composée volontairement de manière originale alors que son originalité provient d'un raisonnement assez juste de l'architecte. Il est rationnel que la grande baie d'accès mettant le porche en communication avec la grande galerie soit de très grande dimension, de même dimension que la porte d'entrée. Cette baie intérieure est une ouverture semblable à celle du grand arc à plein cintre de la porte principale d'entrée, mais pour que le porche soit mieux protégé de la pluie et des rayons du soleil l'auteur a doublé cette porte d'entrée extérieure par un deuxième arc plus petit de rayon, relié au premier par des voussoirs communs aux deux arcs et soutenu par des piliers. De chaque côté de cette porte de grandes plaques de marbre remplacent les cadres à affiches habituels, parce que ceux-ci sont souvent délabrés et d'un effet désagréable. Les fleurs de lis ont été aussi répandues comme motifs décoratifs des façades, soit en éléments ajourés que l'on voit de chaque côté de cette porte d'entrée principale et remplaçant de petites allèges, soit moulées en faible saillie sur des petits blocs carrés en ciment posés en certain nombre sur les façades ; une explication est nécessaire. Lille porte sur son blason depuis les premiers temps du moyen âge la fleur de lis et celle adoptée ainsi par l'architecte, de forme très plaisante, est l'exacte reproduction de celles des sceaux en cire de la vieille Cité conservés aux Archives Nationales à Paris. La construction a été exécutée de la façon suivante : Les poteaux et les planchers avec les bandeaux ont été faits ensemble et par coffrages, ces poteaux, bandeaux et la corniche ont donc été moulés sur place. Le socle jusqu'à la hauteur des appuis des ouvertures éclairant le premier sous-sol a été exécuté aussi de la même manière ; au contraire, la partie de façade du premier sous-sol au-dessus de ce socle et qui forme un très haut soubassement qui semble être en pierre appareillée est construite en brique avec parement revêtu de dalles en ciment spécial préparé à l'avance comme les blocs formant jambages et linteaux. Tout ce qui paraît pierre dans les façades est fait en même ciment spécial moulé ; l'effet obtenu peut être confondu avec celui de la pierre de taille. La brique est de la brique de Bonzel, à Haubourdin, c'est une brique de fabrication soignée, de belle couleur rouge brun, qui s'harmonise fort bien avec la tonalité du ciment. Au-dessus du parement en dalles formant un haut soubassement est une large frise de grès cérame apportant de la richesse et harmonisant l'ensemble ; de nombreuses baies et fenêtres ont leur linteau soulagé par un arc qui limite une surface aussi revêtue d'éléments moulés de cérame qui forment un motif décoratif de très faibles saillies. Cette belle céramique employée dans des parties judicieusement choisies est d'un bel effet et de tonalités sombres pour s'harmoniser aussi avec l'ensemble, elle contraste simplement par son brillant avec la matité du matériau des façades, fabriquée aussi par Bonzel à Haubourdin elle est comme la brique un produit du département du Nord. Les poteaux forment les pilastres des façades et comme tels se terminent par un motif foliacé assez plat composé par l'architecte dans le goût moderne, ce motif plat qui n'est pas un soutien comme un chapiteau, prend aux pilastres d'angles plus d'importance, sa saillie est plus accentuée, il devient presque une console qui s'épanouit au-dessous de la corniche de forte saillie. Le dessous de cette corniche est très plat, amorti par une simple gorge avec larmier et quelques lignes creuses parallèles à celui-ci pour éviter les coulées d'eau ; cette corniche moderne protège bien les façades, aux angles des corps de bâtiments elle s'arrondit pour former une sorte de cuvette plate de large rayon. La ligne supérieure de la corniche est à 19 m. 90 au-dessus du niveau moyen des voies publiques, la hauteur du faîtage a 27 m. 73 au-dessus de ce niveau moyen. Les ouvertures qui ont fait l'objet d'études sérieuses sont de dimensions et de composition en rapport avec les locaux qu'elles doivent éclairer ; par exemple de grandes baies s'ouvrent sur les halls, la grande galerie du Public, les grands escaliers, tandis que des fenêtres
2 OCTOBRE 1927. LA CONSTRUCTION MODERNE 3 hautes et qui semblent étroites sont groupées en rangées parce qu'elles permettront d'éclairer, d'aérer des locaux plus petits qui pourront subir par l'emploi de cloisons mobiles toutes les divisions et modifications désirables. Cet avantage des conceptions d'Emile Dubuisson, qui est une particularité de l'édifice, apporte naturellement un effet très particulier aux façades, effet plaisant et dont la cause ne peut être soupçonnée que par une personne très au courant de la disposition de ce grand bâtiment administratif, unique dans son genre et dont nous pourrons encore entretenir nos lecteurs. Antony Goissaud. --- ÉCOLE DES BEAUX-ARTS Vacances de chaires Des emplois de professeurs de composition décorative, de dessin ornemental, de théorie de l'architecture sont actuellement vacants à l'Ecole des Beaux-Arts par suite de l'admission à la retraite des titulaires, MM. Mayeux, d'Espouy et Blavette. Les candidats ont un délai de vingt jours à compter du 18 septembre pour faire parvenir leur demande, accompagnée de leurs titres, à la direction des beaux-arts (Bureau de l'Enseignement et des manufactures nationales, 3, rue de Valois). --- CONCOURS Ville de Birmingham Centre d'édilité. Sur neuf projets retenus, on comptait six projets étrangers, celui retenu en premier avec une prime de 1.000 livres st. est de M. Romanoff, architecte à Paris. Ville de Rosario de Santa-Fé Un concours est ouvert en vue de l'érection à Rosario de Santa-Fé (République Argentine) d'un monument à la Bandera National. Clôture : 31 décembre 1927. Demander les renseignements à la Direction des Beaux-Arts (Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux), 3, rue de Valois, Paris. Préfecture de la Savoie Un concours sur titres aura lieu dans la deuxième quinzaine de novembre à la Préfecture de la Savoie, pour la nomination d'un architecte départemental, qui entrera en fonctions le 1er janvier 1928 en remplacement du titulaire actuel admis à la retraite. Les candidats doivent être âgés de moins de 45 ans au 1er janvier 1928, et être pourvus du diplôme d'architecte délivré par l'Ecole Nationale des Beaux-Arts. Leurs dossiers devront parvenir à la Préfecture de la Savoie, sous pli recommandé, avant le 1er novembre 1927. Les candidats admis à concourir devront se présenter en personne au lieu du concours. Le jury sera composé du Préfet Président, du Président du Conseil général, du Président de la Commission départementale et de deux notabilités de l'architecture. L'emploi est rétribué à raison de 30.000 francs par an soumis aux retenues de 6 0/0 pour la Caisse départementale de retraites. L'architecte départemental peut s'occuper en dehors de son service de tous travaux d'architecture intéressant les communes et autres collectivités publiques et d'expertises près les Tribunaux, mais exclusivement dans le département. L'exercice de la clientèle particulière lui est interdit. Il peut éventuellement être agréé comme architecte du Gouvernement. Pour plus amples renseignements, s'adresser à la Préfecture de la Savoie (deuxième division) qui fournira aux postulants le programme des conditions d'admission, le programme du concours et le statut établi pour l'emploi d'architecte départemental. Ville du Touquet-Paris-Plage Concours de l'Hôtel de Ville. Aux résultats publiés dans notre numéro du 11 septembre, il y a lieu d'ajouter deux mentions attribuées à MM. A. Chevallier et A. Picard, architectes D.P.L.G. et J. Boissel, architecte. Ville de Tours Office H.B.M., Cité-jardin des Bords de la Loire. — Jugement : M. Caignart de Mailly, architecte D.P.L.G., à Paris, a été classé premier et chargé de l'exécution ; 2. M. Maurice Boille, architecte D.P.L.G. à Tours ; 3. M. Ledonne, architecte D.P.L.G. aux Lilas (Seine) ; 4. M. Montarnal, architecte D.P.L.G. à Moulins. --- Légion d'honneur Est nommé Chevalier : M. L. Daures, architecte D.P. L.G. à Albi. --- Nécrologie Nous apprenons le décès de MM. A. Letorey, architecte à Paris, auteur de la Salle des Fêtes du Trocadéro, il était un des promoteurs de l'achèvement du boulevard Haussmann ; A. d'Hondt, architecte à Paris, chevalier de la Légion d'honneur et F. Leray, architecte à Nantes, membre de la Commission des Bâtiments civils, notre regretté collaborateur. ---
LA CONSTRUCTION MODERNE 2 Octobre 1927. Hôtel de Ville de Lille. — Détails d'une des façades latérales des ailes et du pignon arrière d'un des bâtiments des logements des gardiens. — M. E. Dubuisson, Architecte.
43° Année. LA CONSTRUCTION MODERNE Pl. 1. NOUVEL HOTEL DE VILLE DE LILLE : ÉMILE DUBUISSON, Architecte. FAÇADE DES BATIMENTS DES LOGEMENTS DES GARDIENS EN BORDURE DE LA RUE BOILLY. (Édifices publics.) La Construction Moderne N° 4 (page 6).
43e ANNÉE. LA CONSTRUCTION MODERNE PL. 2. NOUVEL HOTEL DE VILLE DE LILLE : ÉMILB DUBUISSON, Architecte. — FAÇADES D'EXTREMITES (Edifices publics.) La Construction Moderne N° 4.

Volume annuel relié de La Construction moderne, hebdomadaire illustré d'architecture et de construction fondé en 1885 par P. Planat. Ce tome rassemble les livraisons de la 43e année, ouverte en octobre 1927, soit 872 pages en un seul volume : art et théorie de l'architecture, génie civil, industrie du bâtiment, avec planches hors texte.