Excerpt
First pages of the volume, freely accessible.
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32e ANNÉE - TOME XXXII
Nouvelle Série
FONDATEUR
ARMAND DAYOT
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L'ART ET LES ARTISTES
ART ANCIEN, ART MODERNE
ART DECORATIF
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DIRECTEUR :
Magdeleine A-DAYOT
8, Bd Flandrin, Paris-XVIe
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ADMINISTRATION :
39, rue du Général-Foy
Paris-VIIIe
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Revue mensuelle d'Art de France et de l'Étranger
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NUMÉRO 173
JANVIER 1937
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L'ART ET LES ARTISTES
Revue Mensuelle d'Art ancien, d'Art moderne, d'Art décoratif
Compte Chèques postaux : 603.89
Registre du Commerce Seine 58.503
(PARAISANT DIX FOIS PAR AN)
Tous droits réservés.
Fondateur
ARMAND DAYOT
Directeur
Magdeleine A-DAYOT
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COMITÉ DE PATRONAGE
- Louis BARTHOU, de l'Académie Française, ancien président du Conseil des Ministres.
- Philippe BERTHELOT, Ambassadeur de France.
- Albert BESNARD, de l'Académie Française, peintre, membre de l'Académie des Beaux-Arts.
- Antoine BOURDELLE, sculpteur.
- Maréchal LYAUTHEY, de l'Académie Française.
- Raymond POINCARÉ, de l'Académie Française, ancien président de la République.
- Robert de la SIZERANNE, critique d'art.
M. Léon BERARD, de l'Académie Française, ancien garde des Sceaux.
M. Raoul DAUTRY, Directeur général des Chemins de fer de l'Etat.
M. Henri FOCILLON, critique d'art, professeur d'histoire de l'Art à la Sorbonne.
M. Edouard HERRIOT, ancien président du Conseil des Ministres.
M. Georges HUISMAN, Directeur général des Beaux-Arts.
M. Paul LANDOWSKI, de l'Institut, sculpteur, Directeur de l'Ecole de Rome.
M. Jean-Julien LEMORDANT, peintre.
M. Paul LÉON, de l'Institut, Directeur général honoraire des Beaux-Arts, professeur au Collège de France.
M. Louis LUMIÈRE, de l'Institut.
Gouverneur Général OLIVIER.
M. André TARDIEU, ancien président du Conseil des Ministres.
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COMITÉ D'HONNEUR
M. D. DAVID-WEILL, de l'Institut, président du Conseil des Musées Nationaux, vice-président de l'Union Centrale des Arts Décoratifs, vice-président de la Société des Amis du Louvre.
M. Maurice PENAILLE, de l'Institut, vice-président du Conseil des Musées Nationaux.
Comte M. de CAMONDO, vice-président de l'Union Centrale des Arts Décoratifs, vice-président de la Société des Amis du Louvre, membre du Conseil des Musées Nationaux.
Mme Pierre GOUJON, née REINACH, amateur d'art.
Julien SCHWOB D'HÉRICOURT, amateur d'art.
M. H. EBRARD, amateur d'art.
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32e ANNÉE — TOME XXXII — SOMMAIRE DU NUMÉRO 173 (Janvier 1937)
LE MUSÉE NISSIM DE CAMONDO (6 Illustrations)
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JEAN MERYEM
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LES MUSES DE PUVIS DE CHAVANNES (2 Illustrations)
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HENRI PUVIS DE CHAVANNES
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SUZANNE VALADON (5 Illustrations)
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RENÉ BAROTTE
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WILLIAM BLAKE ET TURNER (4 Illustrations)
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MAGDELEINE A-DAYOT
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UNE EXPOSITION DU THÉÂTRE À NEW-YORK (11 Illustrations)
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SIMON LISSIM
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L'ACTUALITÉ ET LA CURIOSITÉ. — Quelques visites d'ateliers : chez André Dauchez, par Magdeleine A-DAYOT (1 Illustration). — Art et technique sur la lithographie, par EDY-LEGRAND (1 Illustration). — Les Expositions, par M. A-D. (1 Illustration). Les Échos des Arts, par J. M. (1 Illustration). — Chronique des Arts décoratifs : Germaine Montereau, par Marcelle FALCOZ (1 Illustration). — Expositions annoncées, Chronique Théâtrale et Cinématographique, par M. A-D. (1 Illustration). — Chronique de l'Exposition 1937, par J. M. (1 Illustration). — Les Livres, par M. A-D.
En hors-texte : SAINTE GENEVIÈVE VEILLANT SUR PARIS,
par PUVIS DE CHAVANNES
Prix de ce numéro : 12 francs. — Abonnement pour la France : Un an (dix numéros) 100 francs.
(Demandes de changement d'adresse : 1 fr. 30. — Numéro spécimen : France 5 fr. — Étranger : 7 francs.)
ABONNEMENTS POUR L'ÉTRANGER : 1er PAYS AYANT ADHÉRÉ À LA CONVENTION DE STOCKHOLM (Afrique du Sud, Albanie, Allemagne, Rép. Argentine, Autriche, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Colombie, Congo Belge, Cuba, Danzig, Egypte, Espagne et Colonies, Estonie, Ethiopie, Finlande, Grèce, Guyane Hollandaise, Hedjaz, Hedjed et dépendances, Hongrie, Iraq, Lettonie, Libéria, Lituanie, Luxembourg, Maroc espagnol, Mexique, Pays-Bas, Perse, Pologne, Portugal et colonies Roumanie, Suisse, Tchécoslovaquie, Turquie, U.R.S.S. (Russie), Uruguay, Valenci, Venezuela, Yougoslavie : Un an (dix numéros) : 130 francs. Le numéro ordinaire : 13 francs. Le numéro spécial : 18 francs. — 2 PAYS N'AYANT PAS ADHÉRÉ À LA CONVENTION DE STOCKHOLM : Un an (dix numéros) : 130 francs. Le numéro ordinaire : 18 francs. Le numéro spécial : 20 francs.
Administration : 39, Rue du Général-Foy, Paris-Saône
Téléphone : LABORDE 76-34
Copyright by L'Art et les Artistes, 1936
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20 NATIONS viennent EN FRANCE pour les
PREMIERS JEUX MONDIAUX DE SKI (11-18 Février 1937)
Cette année, la Fédération Internationale du Ski a choisi une station française : Chamonix-Mont-Blanc qui par sa récente fusion avec le groupe de Mégève-Combloux-Saint-Gervais, constitue maintenant un ensemble unique en Europe, au point de vue sportif et hôtelier.
Sur une superficie de seulement 100 km², ce groupe possède :
- 2 stations de grande classe
- 2 stations de premier ordre
Alliance Photo
9 stations de deuxième ordre - 6 téléfériques dont 2 nouveaux
2 crémaillères - 3 remonte-pentes.
7 patinoires, dont la plus vaste d'Europe (36.000 m)². 150 hôtels de toutes catégories, pensions ou pensions d'enfants, pouvant héberger et nourrir 14 000 skieurs. 40 châlets-refuges, refuges ou dortoirs.
ceci n'est qu'un exemple :
Après la mise en service, l'an dernier du téléférique du Mont-Revard, c'est le tour cette année d'Auron (Alpes-Maritimes) et du Mont-Dore-Sancy.
Dans les Pyrénées, des hôtels de skieurs se construisent (Col de Puymorens) et partout des " Auberge de jeunesse " ouvrent leurs portes " aux moins de 25 ans ".
Alors qu'un tel effortetde tels sacrifices ont été réalisés pour vous,
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allez-vous QUITTER LA FRANCE ?
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cette grande manifestation commencée le 5 janvier se poursuivra pendant tout le mois
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GRAND SALON
LE MUSÉE
NISSIM DE CAMONDO
A la fin de décembre dernier, a été inauguré le musée que le comte Moïse de Camondo a légué à la France. Cette donation faite à la mémoire de son fils, Nissim de Camondo, lieutenant aviateur tué au front en septembre 1917, est un ensemble unique de meubles, boiseries, tapis, tapisseries, vases de Chine, porcelaines, argenterie, peintures, sculptures, objets d’art...
Le comte Moïse de Camondo, intelligent et raffiné, n’était pas un collectionneur au sens étroit du mot. C’était surtout un amateur sensible et éclairé qui, s’étant attaché à l’art de la seconde partie du xviie siècle, tenait à réunir des objets de haute classe, et à les grouper en un ensemble, digne de composer la demeure d’un homme de goût qui aurait vécu peu de temps avant la Révolution.
Désireux de présenter ses collections dans un cadre susceptible de les faire valoir, il fit construire en 1910, rue de Monceau, sur l’emplacement de la maison qu’il hérita de sa mère, un somptueux hôtel, dans le style
N° 173. — JANVIER 1937.
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L'ART ET LES ARTISTES
PETIT BUREAU
des œuvres qu'il collectionnait, et dont il a sans cesse augmenté les richesses, jusqu'à sa mort, survenue en 1935.
Je me souviens avoir plusieurs fois parcouru, guidée par le comte de Camondo, les vastes salles où étaient réunies toutes ces merveilleuses créations d'art décoratif, d'une des époques les plus typiques du goût français. Avec une parfaite courtoisie et une réelle érudition, il faisait les honneurs de ses collections qu'il aimait avec passion. Comme il était un ami de L'Art et les Artistes, faisant partie de son comité de patronage, je lui avais dit mon désir de publier dans notre revue un article sur sa demeure : « Plus tard, plus tard, répondait-il, lorsque je serai mort... »
Maintenant que le grand collectionneur n'est plus, ainsi qu'il nous y avait autorisés de son vivant, nous allons évoquer ici la beauté des œuvres qu'il s'est plu à grouper; c'est la meilleure façon de rendre hommage au généreux mécène.
Le comte Moïse de Camondo, membre du Conseil des Musées Nationaux, vice-président de la Société des Amis du Louvre, vice-président de l'Union centrale des Arts décoratifs, a mis plus de quarante ans à grouper les merveilles qui composent le nouveau musée. Il l'a fait avec passion, mais aussi avec méthode; il voulait que chaque meuble, chaque objet — toujours choisis parmi les plus purs — trouvent chez lui une place en harmonie avec leurs proportions, leurs matières, leurs couleurs. Il n'achetait pas uniquement pour posséder une œuvre nouvelle, mais pour créer un ensemble de haute classe. Il le faisait souvent avec une patience de chasseur. Je me souviens qu'un jour il nous montra deux fort beaux meubles d'appui, dont il avait acheté l'un dans une vente, et sachant que le second, nécessaire à l'équilibre harmonieux de la pièce où se trouvait le premier, était chez un collectionneur fameux, attendit trente ans, et à la mort de ce dernier, put enfin acquérir le meuble convoité depuis si longtemps!
Partout des pièces de tout premier ordre, comme le paravent de la Savonnerie, le
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LE MUSEE NISSIM DE CAMONDO
superbe bureau en acajou moucheté de Riesener, les meubles d'appui de Leleu, les secrétaires, bureau, bibliothèques, cartonniers en acajou signés Saunier, la table de chevet et les consoles de Topino, les meubles en ébène de Weisweiller, le délicieux petit bureau en bois de rose et plaqué de Sèvres de Martin Carlin, le bureau de dame en marqueterie, d'une rare pureté de ligne. d'Oeben (page 113); le fauteuil signé Michard ayant appartenu au duc de Choiseul, et combien d'autres! Tous seraient à citer, même ceux d'artistes inconnus, car tous sont d'une pureté de galbe remarquable, ainsi que les cheminées de marbre, boiseries, lustres, candélabres, pendules — dont plusieurs sont signées Falconet ou Clodion, — cartels, chenets, flambeaux, jardinières..., délicieux objets, évocation du décor de la vie d'une époque raffinée entre toutes.
Les énumérations sont fastidieuses, et pour donner une idée de toutes les richesses réunies dans le musée Nissim de Camondo, il faudrait en faire de bien longues! Contentons-nous donc de citer certaines œuvres principales, ou qui nous ont particulièrement séduit.
Dans le grand salon (page 109) dont les vastes fenêtres donnent sur un jardin que prolonge le parc Monceau, les rayons de soleil tamisés par les amples rideaux caressent le précieux mobilier : fauteuils, canapé, écran, signés Georges Jacob, couverts de tapisserie d'Aubusson; les boiseries de chêne sculpté et peintes en blanc et or, datant de 1775; la cheminée en marbre blanc et bronze ciselé, même époque, les meubles d'appui signés Jean-Henri Riesener, d'autres de Wesweiller, des encoignures de Herstel, le bureau de dame en bois de rose et porcelaine de Sèvres, avec estampille de Martin Carlin, qui aurait été offert par Marie-Antoinette à Ménage de Pressigny, surintendant des Sciences et Beaux-Arts; la table de Martin Carlin, d'autres de Jean-Henri Riesener, de David Roentgen, de Ph. Thomire, les sièges de René Nadal ainé, d'Henri Jacob, les meubles de laque de Garnier, le paravent à six feuilles, pièce unique, en tapisserie de la Savonnerie, le lustre en bronze ciselé et doré
SALON DES HUET
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L'ART ET LES ARTISTES
et toute la quantité innombrable d'objets qui vont de la pendule en bronze doré et porcelaine de Vincennes, jusqu'aux chenets, pincettes, bibelots, sans oublier les vases et coupes en porcelaine de Chine. Au centre un merveilleux tapis de la Savonnerie, aux armes de France, qui avait été exécuté pour la Grande Galerie du Louvre (ci-dessous). Signalons encore, dans ce salon, un portrait tant au rez-de-chaussée qu'au premier étage, sont toutes meublées non seulement avec somptuosité, mais aussi avec un goût raffiné.
Les vases en porcelaine provenant surtout de la Chine, avec monture de bronze (page 114), forment une collection d'une rare perfection; très remarquable aussi la réunion des tapis français placés au centre des salles, et dont certains, comme celui du
TAPIS DE LA SAVONNERIE (Grand Salon)
exécuté pour la Grande Galerie du Louvre vers 1660
de Mme Le Coulteux de Moley par Mme Vigée-Lebrun, deux peintures de Schall, une esquisse du portrait du due de Beaufrémont par Mme Labille-Guiard, deux toiles de F.-H. Drouais, et L'Été, un buste en marbre blanc de Houdon, un Clodion, un Caffieri...
Nous ne pouvons détailler ainsi longuement chacune des pièces qui, nombreuses,
salon orné de décorations de Huet (page 111) proviennent de la manufacture de la Savonnerie. Ce dernier aux armes de France dont les fleurs de lys furent effacées durant la Révolution, est une pièce remarquable. Il y en a une vingtaine environ dans le musée de la rue de Monceau.
Près de la salle à manger où se trouve
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LE MUSEE NISSIM DE CAMONDO
la précieuse argenterie de Roettiers qui avait été commandée par l'impératrice Catherine II en 1770-1771 pour son favori le prince Orloff, une charmante petite pièce toute entourée de vitrines renferme de précieux services en porcelaine. Deux de Sèvres décorés d'oiseaux, dont l'un dit Service de Buffon;
La Pêcheuse d'après Boucher, Les amusements de la campagne par Casanova; et les curieux meubles de métal, fort rares : consoles en bronze argenté et doré, table en acier garnie de bronze doré et ciselé et un lit dans le même style.
Ces collections, qui seront si précieuses
deux autres des manufactures de Chantilly.
Signalons encore, parmi toutes ces richesses accumulées, des peintures de Hubert-Robert, de Guardi, de Oudry; des sculptures de Houdon, de Pigalle, de Clodion, de Coustou, sans oublier les remarquables tapisseries d'Aubusson: Les fables de La Fontaine d'après Houdry, La suite chinoise d'après Boucher; et de la manufacture de Beauvais:
pour les amateurs d'art et du passé, et aussi pour les jeunes ensembliers de notre temps soucieux de connaître les belles traditions françaises, dépendent maintenant de l'Union des Arts décoratifs. Sa direction et sa conservation sont les mêmes que celles du Musée des Arts décoratifs qui, propriété de l'Etat, lui fut apporté par une société privée: l'Union centrale des Arts Décoratifs, fondée