Excerpt
First pages of the volume, freely accessible.
Page 1
L'ARCHITECTE
RECUEIL MENSUEL DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉ AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT
COMITÉ DE DIRECTION :
- MM. A. ARFVIDSON, L. H. BOILEAU
- L. BONNIER, BOUWENS DE BOIJEN, A. DEFRASSE, AD. DERVAUX
- ROGER EXPERT, TONY GARNIER, CH. LETROSNE, P. PATOUT
- AUG. PERRET, H. PROST, H. SAUVAGE, L. SOREL, A. VENTRE
CONSEILLER TECHNIQUE : MICHEL ROUX-SPITZ
RÉDACTEUR EN CHEF : J. PORCHER
---
AVRIL 1932
---
PARIS
LES ÉDITIONS ALBERT LÉVY
2, RUE DE L'ÉCHELLE
Page 2
STORES BAUMANN
Siège Social et Industriel à MELUN (S.-&-M.)
STORES
- VOLETS A ROULEAUX - PARAVENTS EN BOIS
- FERMETURES A PANNEAUX COULISSANTS
BUREAUX DE VENTE:
PARIS
---
LYON
---
REIMS
---
ROUBAIX
---
ALGER
---
8, Rue Abel
---
67, Rue Tronchet
---
40, Ch. Bocquaine
---
9, Rue de Lorraine
---
73, Bd C. Saint-Saëns
---
T. Diderot 48.33
---
T. Lalonde 15.90
---
T 138
---
T. 31.33
---
T. 77.36
---
DEMANDER CATALOGUE DE L'ARCHITECTE
---
LA PLUS GRANDE MAISON FRANCAISE POUR AGENCEMENTS DE BANQUES/MAGASINS/BUREAUX
MICHON, PIGÉ & PEIGNÉ
*SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 8000000 DE FR$
23, RUE LIGNER
demander le catalogue
PARIS XXe
Telephone roquette : 35-43
35-44
35-45
---
ÉTTS P. PIEL
PARIS-X° – 48, Faubourg St-Denis
LYON-VI° – 3 et 5, Cours Vitton
NANTES – 56, Rue de Rennes
“SANUS”
BREVETÉ S.G.D.O. - MARQUE ET MODÈLE DÉPOSÉS
L’IDÉAL DES RÉSERVOIRS DE CHASSE
LE PLUS ESTHÉTIQUE
LE PLUS PRATIQUE
SE PLACE À VOLONTÉ
DANS UN ANGLE OU SUR UNE CLOISON
---
ANCIENTS ÉTABLISSEMENTS DREVET & LEBIGRE
L. DREVET & CIE, Successeurs
217BIS, Rue Championnet, PARIS (XVIIIE) - TÉLÉPHONE MARCADET 08-53
CHAUFFAGE CENTRAL
VAPEUR - EAU CHAUDE - AIR CHAUD
SERVICES SANITAIRES - VENTILATION - DÉPOUSSIÉRAGE
FOYERS ÉCONOMIQUES BRULANT DES GRAINS ET DES POUSSIÈRES
RÉFÉRENCES : Ministères, Ville de Paris, Admin® des P.T.T., Banque de France, Banque Nationale de Crédit, C® d’Assurances : Union, Foncière
Page 3
PORPHYROLITHE
PARQUET HYGIÉNIQUE SANS JOINTS
employé depuis 1900 dans les hôpitaux, écoles, manufactures, bureaux, logements hygiéniques, etc.,
dans les wagons et dans les navires
V. BLANC & CIE
Télégraphe : PORPHYRE-PARIS-26
88, Boulevard de Magenta - PARIS (X°)
Téléphone : BOTZARIS 41-60 et 44-61
---
USINES ALSACIENNES d'ÉMULSIONS
Pour les TOITURES-TERRASSES
Toitures inclinées en béton armé — Ouvrages d'art
Sous-sols et caves en terrain inondable, etc.
La chape étanche en asphalte souple
"MAMMOUTH"
DEMANDEZ NOS RÉFÉRENCES
PARIS
25, rue Tronchet
Central 79-82 Louvre 63-29
Tél.: 22-95.
STRASBOURG
15, rue de l'Arc-en-Ciel
Tél.: 41-22
LILLE
CO, rue de Paris
Tél.: 28-01
TOULOUSE
9, rue St-Antoine-du-T
Tél.: 28-01
REGISTRE DU COMMERCE : STRASBOURG, VOL. X. N° 104.
LA MOSQUÉE DE PARIS
Toitures-Terrasses en "Mammouth"
---
ASCENSEURS OTIS-PIFRE MONTE-CHARGE
Ascenseurs à mise à niveau automatique "MICRO"
ESCALIERS MÉCANIQUES "ESCALATOR"
ATELIERS OTIS-PIFRE
161-163, rue de Courcelles - PARIS
Téléphone : CARNOT 76-40 - (8 lignes)
Vue aux étages de la Batterie de 3 Ascenseurs, Vacuum Oil Co., 46, rue de Courcelles.
Paris — M.M. Chandler et Reisin, Architectes.
---
PERSIENNES EN FER
FERMETURES DE MAGASINS
Grilles articulées - Volets roulants en bois
ASCENSEURS - MONTE-CHARGES
JOMAIN FILS & CIE
Etablissement fondé en 1865
34, rue Brancion - PARIS
4 lignes téléphoniques : VAUGIRARD 25-41 et suivants
ALBUM FRANCO
---
LE CHAUFFAGE CENTRAL "RATIONNEL" G. TEX & C°
29, Rue des Gardes, PARIS (18°) - Nord 25-18
INSTALLATIONS MODERNES A EAU CHAUDE ET A VAPEUR TRÈS BASSE PRESSION
Mise au point de toutes Installations existantes
NOMBREUSES RÉFÉRENCES
IV-32
Page 4
ISOLANTS
CONSTRUCTIONS BREVETÉES
ISOLAPHONE LIEGISOLIT
CARREAUX-HOURDIS-PARPAINGS
PONCISOL
ISOLIND - HERMÉTIC
Veuillez nous consulter pour tous problèmes d'isolation acoustique et thermique: Planchers et sous-couches - Cloisons à montage rapide - Toitures Tous matériaux légers et isolants pour la construction Isolation contre le bruit et les vibrations des machines Joints pour portes et fenêtres
LES ISOLATIONS INDUSTRIELLES
25, RUE DU RENARD - PARIS-IVe
Téléphone : Archives 20.00
---
TRAVAUX PUBLIC/ BETON ARMÉ
S.T.A.M. DE ENTREPRISE/
MOULIN
CAPITAL
6.000.000€
PARIS
20RUE VERMIER
LYON
63Ave MEX-TAURÉE
TEL. GALV. 36.08.764 - R.E./G.H.E. 122319
---
Le Parquet sans joint de qualité incomparable
Procédés brevetés S.G.D.G.
POUR:
BUREAUX
MAGASINS
ATELIERS
HABITATIONS
VOITURES
A VOYAGEURS
Exposition des Arts Décoratifs et Industriels 1525 GRAND PRIX ET MÉDAILLE D'OR
Demander prix et tous renseignements 64, RUE PETIT, 64 PARIS
TRAVAUX SIMPLES ET DE LUXE
TOUTES NUANCES - TOUS STYLES
SOLIDE ET DURABLE - SOUPLE - DE CONTACT AGRÉABLE - PROPRE ET HYGIÉNIQUE
Au point de vue de la qualité, le "TERRAZZOLITH" est sans concurrent
Page 5
SOMMAIRE
du numéro de “L’Architecte” d’Avril 1932
Henri Sauvage ………………………………………… Yvanhoé Rambosson.
Grands Magasins, à Nantes ……………………… ARCHITECTE : HENRI SAUVAGE.
École de plein air, à Saint-Quentin ……………… ARCHITECTE : GERMAIN DEBRÉ.
Stade de Vienne (Autriche) ……………………… ARCHITECTE : O. E. SCHWEIZER.
Maison des Étudiantes, à Paris …………………… ARCHITECTE : PAUL TOURNON.
Jardins d’hôtel particulier, à Paris ……………… ARCHITECTES : PAUL VÉRA ET JEAN-CHARLES MOREUX.
Correspondants.- Allemagne: Adolf Goertz, Eppendorferstieg, 6, Hambourg-36.- Autriche: Dr Fawers, Schegargasse, 17, Vienne.
Agence générale pour la Belgique: Librairie A-L. DE MEULENERE, 21, rue du Chêne, Bruxelles.
Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays.
FRANCE … Le numéro 12 fcs. — L’abonnement (12 numeros) ………………………………………… 120 fcs
ETRANGER … 1°. Pays ayant adhéré à la convention de Stockholm (tarif postal abaissé) le numéro 14 fcs. ………………………………………… 140 fcs
L’abonnement (12 numeros)
2. Autres pays: Angleterre et ses Colonies et Dominions (Canada excepté), Danemark, Dantzig,
Etats-Unis, Colonies hollandaises, Italie et Erythrée, Norvège, Palestine, Suède,
le numéro 16 fcs. L’abonnement (12 numeros) ………………………………………… 160 fcs
France 150 fcs. — Etranger. 165 fcs
Portefeuille destiné à contenir une année ………………………………………… — 12 fcs. — 15 fcs
ÉDITIONS ALBERT LÉVY, 2, RUE DE L’ÉCHELLE, PARIS (1er). LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS
Cheques postaux: Paris 6690 — R.C. Seine 64.696 — Adresse télégraphique: Edalvyde-Paris — Téléphone: Louvre 33-87.
---
FUMISTERIE
Chauffage à vapeur et à eau chaude
GIOVANETTI
Maison fondée en 1828
6, Avenue Richerand (X° Arr.)
Téléphone: NORD 21-91
PARIS
---
BRÉDY ET FILS
MENUISERIE
AGENCEMENTS
PARQUETS
63, RUE DE PARIS, A SAINT-OUEN
TÉLÉPHONE : CLIGNANCOURT 06-87, 06-88
---
GENTILET BOUDET
SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 2860.000 SIEGE SOCIAL 189 RUE DU VIEUX-PONT-DE-SEVRES BILLANCOURT
GRÈS, FLAMMES ET MOSAIQUES
AGENCE SPÉCIALE DE DESSINATEURS POUR L’EXÉCUTION DE TOUS AVANT - PROJETS POUR
L’ADAPTATION DE NOS GRÈS • 10 GRANDS PRIX • MEMBRE DU JURY AUX EXPOSITIONS
LAUREATS DE LA SOCIÉTÉ CENTRALE DES ARCHITECTES : FONDATION PAUL SEDILLE
---
INSTALLATION DE LINOLÉUM EN TOUS GENRES
CAMILLE DUFOUR, Spécialiste
48, Rue Montmartre - PARIS (2°)
Le Linoléum du Sanatorium du Roc des Fiz a été fourni et posé par la Maison (Voir les planches du N° de Mars).
TÉLÉPHONE : RICHELIEU 87-62
Page 6
SOCIÉTÉ ANONYME DES ANCIENS ÉTABLISSEMENTS
E. BORDEREL ET E. ROBERT
FERRONNERIE D'ART
Devant de feu en fer poli avec ornements dorés - Création de Raymond SUBES, Ferronnier
RAYMOND SUBES DIRECTEUR
Tél.: MARCADET 52-24.
— 52-25.
131, RUE DAMREMONT, 131
:PARIS:
Tél.: MARCADET 52-26.
R.C. Seine 95.918
---
L'ENTREPRISE M. ALBARIC
INGÉNIEURS-CONSTRUCTEURS
102 ET 104, RUE ÉTIENNE-DOLET, A MALAKOFF (SEINE)
FONDÉE EN 1926, PRÉSENTE LES RÉFÉRENCES DE 50 MILLIONS DE TRAVAUX EXÉCUTÉS
ET RÉGLÉS À LA SATISFACTION ABSOLUE DES ARCHITECTES MAÎTRES D'ŒUVRES
ENTREPRISE GÉNÉRALE D'IMMEUBLES. CONSTRUCTIONS INDUSTRIELLES
BÉTON ARMÉ DANS TOUTES SES APPLICATIONS. RAPIDITÉ
PERFECTION D'EXÉCUTION. ÉTUDES ET DEVIS GRATUITS
---
ASCENSEURS
ROUX = COMBALUZIER
Établissements Vernes, Guinet, Sigros et Cie
18 à 24, Rue Tiphaine -- PARIS
Ascenseurs et Monte-charges de toutes puissances
36 ascenseurs au Métropolitain
Constructeurs de l'ascenseur de l'Arc de Triomphe
Telephone : SEGUR 35-04, 53-84
Page 7
HENRI SAUVAGE
La disparition prématurée d'Henri Sauvage, qui n'avait que cinquante-neuf ans, enlève à l'architecture contemporaine un des hommes qui ont le plus largement fait preuve, au début du xx° siècle, d'esprit novateur.
Henri Sauvage fut en effet tenté par les réalisations les plus diverses. A l'heure où l'on se cherche, il avait composé des tissus, des meubles, des appareils d'éclairage, exécuté des affiches et des illustrations. Puis l'architecture avait pris le dessus.
Après avoir construit quelques villas, entre autres celle de Majorelle, il affirma ses tendances dans une des premières maisons parisiennes spécialement destinées à loger des ouvriers ou de petits employés, rue de Trétaigne, en 1903. Dans cet immeuble au plan rationnel et clair, Henri Sauvage mettait en application des idées de fraîche date, utilisait des matériaux nouveaux, servait l'hygiène avec les parquets sans joints, les angles arrondis, la suppression des corniches, l'installation dans chaque logement d'un appareil à douche et d'un garde-manger aéré.
En 1912, on voit s'élever sa première maison à gradins, avec ses étages en retrait et ses larges terrasses verdoyantes d'où les plantations retombent sur les murs recouverts de briques vernissées blanches et bleues. Cette création avenante, aérée, baignée de lumière, apparaît dans la rue Vavin comme une sorte d'oasis inattendu. On se plaît à rêver une rue dans laquelle tous les immeubles présenteraient les mêmes dispositions, cette forme évasée facilitant la pénétration de l'air et des rayons lumineux nécessaires à la vie.
Henri Sauvage eut liberté d'appliquer à nouveau ses idées sur ce point dans le groupe des Habitations à Bon Marché élevées à Ménilmontant pour la Ville de Paris. Là, les chambres principales s'ouvrent sur une terrasse de 6 m. 60 sur 2 m. 10, véritable pièce de plein air et salle à manger d'été.
En dehors de ces manifestations architecturales qui lui sont personnelles et qui n'eurent guère d'imitateurs, Henri Sauvage construisit des villas, des cinémas et quantité de maisons à loyers établies sur le plan normal. Pour ces constructions, il mit en œuvre tous les modes de bâtir. Au numéro 137 du boulevard Raspail, il maria la pierre de taille à la charpente et aux planchers de fer. Pour le numéro 14 du boulevard Raspail et pour le 22 rue Beaujon, il constitua une ossature en béton armé, avec remplissage en murs creux de briques et de carreaux de plâtre, derrière un revêtement en dalles de pierre de 4 cm. d'épaisseur.
Fig. 40. — Grands Magasins, à Nantes (1931). — Architecte : Henri Sauvage. — Effet de nuit. Cl. Gravot.
---
L'ARCHITECTE - AVRIL 1932
Page 8
GRANDS MAGASINS DECRE A NANTES
PLAN DES 1.2.3 ETAGES
Fig. 41 et 42. — Grands Magasins, à Nantes (1931). — Architecte : Henri Sauvage. — Plan des 1er, 2e et 3e étages et façade. Cl. Gravot.
---
Au 14 du boulevard Raspail, endroit particulièrement fréquenté par les voitures et les autobus et dans lequel le sous-sol est sillonné par le métro, Henri Sauvage prit, pour éviter les mouvements transmis par le terrain, des mesures qui constituaient une curieuse innovation. Il isola du rez-de-chaussée les piliers de béton de l'armature générale, empêchant ainsi les ouvrages en liaison directe avec l'emplacement de communiquer leurs vibrations au reste de l'immeuble.
La dernière création d'Henri Sauvage est un grand magasin de Nantes, les Etablissements Decré. Sauvage, qui venait de collaborer avec Frantz Jourdain pour les récents agrandissements de la Samaritaine, eut la chance de rencontrer des clients qui lui laissaient toute liberté d'exécution. Reculant d'un mètre en arrière du mur extérieur les parties portantes, il suspendit hardiment la totalité de sa façade à de puissantes consoles. Enfin, pour le nettoiement de cette immense superficie de glaces retenues par de minces cornières, il prévit un chariot mobile actionné sur des rails situés au faîte du bâtiment.
Je veux signaler également que Sauvage avait étudié la fabrication de maisons en série, formées de cases standardisées, de panneaux s'emboîtant les uns dans les autres, le tout pouvant être monté en une huitaine de jours. Les murs isothermiques et insonores de ces constructions devaient être en acier à l'extérieur, en contreplaqué à l'intérieur, avec au milieu un matelas de paille compressée, le tout ne dépassant pas six centimètres d'épaisseur.
Henri Sauvage était, on le sait, membre depuis de nombreuses années du comité de rédaction de L'Architecte. La Revue, où sa perte sera ressentie de façon particulièrement vive, a profité largement de ses conseils toujours empreints d'esprit à la fois sage et hardi.
YVANHOE RAMBOSSON.
Page 9
Fig. 43. — Ecole de plein air, à St-Quentin (1931). — Architecte : Germain Debré. — Façade postérieure, détail. Cl. Lapierre.
ÉCOLE DE PLEIN AIR GENEVIÈVE COULON, A SAINTQUENTIN (1931). — ARCHITECTE : GERMAIN DEBRÉ. — PL. 19, FIG. 43-47.
Le terrain mis à la disposition de l'Ecole de Plein Air se trouve isolé de toutes parts, bordé de 3 côtés par des rues donnant sur le terrain de sports. C'est un rectangle de 124 m. sur 59, le grand côté étant sensiblement orienté Est-Ouest. Il est situé à l'extrémité de la ville, sur une éminence, parfaitement aéré et exposé.
L'immeuble comprend deux écoles (filles et garçons), à entrées distinctes, mais ayant en commun les services généraux (concierge, chaufferie, cuisines, douches). La composition du plan est symétrique par rapport au petit axe du terrain, les classes étant exposées au midi et donnant sur les cours et le terrain de sports.
En raison de la pente du terrain, l'étage des classes qui, du côté sud, est surélévé de six marches au-dessus du niveau des cours de récréation, est du côté nord au premier étage par rapport au niveau des cours d'entrée.
Le rez-de-chaussée est utilisé par les réfectoires, vestiaires, lavabos, cuisines. Ce rez-de-chaussée, largement ouvert au nord, est encore éclairé du côté midi par une cour anglaise de 2 m. 50 de large.
Les enfants, à leur arrivée, passent de plain pied à la salle d'attente et de visite, puis aux lavabos et vestiaires et montent aux classes où ils ne pénètrent ainsi qu'après examen et propres. Ils redescendent ensuite soit aux réfectoires, soit aux vestiaires en passant par les lavabos.
En sous-sol se trouvent, sous le bâtiment des services généraux, les caves à provisions, à charbon et la chaufferie qui fournit également l'eau chaude, ainsi que des galeries facilement accessibles réservées sous les bâtiments pour le passage de toutes les canalisations de chauffage, d'électricité, d'alimentation en eau et les vidanges.
Au rez-de-chaussée, pour chaque école : une salle d'attente, un parloir, une salle de visite, un cabinet pour le médecin consultant, les lavabos, les vestiaires, les réfectoires. Ceux-ci communiquent avec la cuisine centrale équipée pour pouvoir fournir 240 repas. La loge du concierge surplombe les deux escaliers d'entrée.
Au premier étage dans chaque école, 3 classes de 40 élèves chacune, plus, pour les filles, une classe de couture et une classe d'enseignement ménager, et, pour les garçons, deux classes d'enseignement technique.
Au centre, les douches, avec lingerie et déshabilloirs.
Les cours, y compris l'espace réservé pour les classes de plein air, ont une surface de 1.400 m² par école. Elles ne sont séparées l'une de l'autre que par une haie et sont limitées vers le terrain de jeux par une grille à l'est ; à l'ouest se trouvent les préaux, de 236 m² chacun. Ils sont reliés
Fig. 44. — Ecole de plein air à Saint-Quentin (1931). — Architecte : Germain Debré. — Réfectoire. Cl. Lapierre.
Page 10
REZ DE CHAUSSEE
Fig. 45. — Ecole de plein air, à Saint-Quentin (1931). — Architecte: Germain Debré. — Plan du rez-de-chaussée.
Fig. 46. — Ecole de plein air, à Saint-Quentin (1931). — Architecte: Germain Debré. — Plan du premier étage.
1ER ETAGE
Page 11
aux classes par une galerie couverte, de façon que, les jours de pluie, les enfants peuvent y accéder sans traverser les cours.
A droite et à gauche de l'entrée se trouvent deux pavillons pour les directeurs, comprenant 4 pièces, une cuisine, un w.-c., une salle de bains.
Construction. — L'ensemble de la construction est en ciment armé avec remplissage en briques, et enduits teintés au silexore.
L'ensemble des bâtiments est ventilé et asséché par les procédés Knapen.
L'épuration des eaux-vannes est assurée par une station placée à proximité du terrain de l'Ecole avant son évacuation aux égouts.
Classes. — Les classes ont 9 m. 50 × 6 m. 40 et 4 mètres de hauteur sous plafond, soit 157 m³ et 6,80 m³ par élève. La face sud-est est entièrement vitrée et ouvrante. La face nord est vitrée également sur le couloir de circulation; les seules cloisons pleines sont celles qui séparent les classes les unes des autres. Devant chaque classe un espace d'égale surface est réservé dans la cour de jeux pour la classe de plein air. Le sol est en parquet sans joint. Il est réservé en plus pour les filles une classe d'enseignement ménager avec fourneau à gaz, évier, etc. et une classe de couture; pour les garçons, deux classes d'enseignement technique.
Lavabos. — Les lavabos sont du type auge, en fonte émaillée, avec rampe de robinets, porte-savon; des porte-serviettes individuels sont placés le long des murs, sol carrelé.
Les vestiaires. — Les vestiaires sont constitués par des armoires individuelles sans portes, en tôle peinte.
Douches. — Les douches sont en communication directe, à travers la lingerie, avec chacune des écoles et, par un escalier spécial, avec la cour d'entrée afin de permettre l'utilisation de l'établissement par les enfants des autres écoles. L'installation permet de recevoir une classe entière en une fois; il y a trois cabines de déshabillage pour une cabine de douche de façon qu'un tiers se déshabille pendant que le deuxième est sous la douche et que le troisième se rhabille. Les cabines sont en granito avec une face ouverte sur un couloir de circulation. Le sol est en granito recouvert d'un cailllebotis. Les douches sont groupées en épine au centre d'une salle spéciale entièrement carrelée et revêtue de faïence avec un lanterneau pour l'échappement des buées, les cloisons de séparation en granito n'ont que 1 m. 20 de hauteur, l'eau est projetée par trois rampes horizontales placées dans un angle de la cabine. Suivant la taille de l'enfant on peut obtenir la rampe supérieure. Cette disposition a l'avantage sur les pommes de ne pas mouiller la tête de l'enfant et de permettre à l'infirmière de le savonner sans être inondée.
Le chauffage et le service d'eau chaude du bâtiment central et des services généraux sont assurés par 4 chaudières à vapeur à basse pression, dont une de secours.
Les températures prévues sont de 18° dans les classes et de 20° dans les douches avec température extérieure de — 10° et un renouvellement du volume d'air des locaux de trois fois par heure.
L'alimentation en eau chaude des douches permet pour 45 litres d'eau à 38° par douche de donner 240 douches de suite, et de nouveau 120 douches trois heures après.
Fig. 47. — Ecole de plein air, à Saint-Quentin (1931). — Architecte : Germain Debré. — Façade postérieure. Cl. Lapierre.