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L'ARCHITECTE RECUEIL MENSUEL DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉ AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT COMITÉ DE DIRECTION : - MM. A. ARFVIDSON, - L. H. BOILEAU, - L. BONNIER, - BOUWENS DE BOIJEN, - A. DEFRASSE, - AD. DERVAUX, - ROGER EXPERT, - TONY GARNIER, - J. GODEFROY, - CH. LETROSNE, - P. PATOUT, - CH. PLUMET, - H. SAUVAGE, - L. SOREL, - A. VENTRE RÉDACTEUR EN CHEF : MICHEL ROUX-SPITZ NOUVELLE SÉRIE 5e ANNÉE N° 5 MAI 1928 --- PARIS ÉDITIONS ALBERT LÉVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, Rue de l'Echelle

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SOMMAIRE du numéro de "L'Architecte" de Mai 1928 TEXTE L'ÉCLAIRAGISME (fin) J.-B. Corbiot. PLANCHES Pl. 26 à 31. — La Centrale Klingenberg, à Berlin (Allemagne) Werner Issel. Correspondants.— Allemagne : M. Goetz, Eppendorferstieg, 39, Hambourg.— Autriche : D’Ermers, Schegargasse, 47, Vienne. Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays. Les articles parus dans “L'Architecte” deviennent la propriété de la revue. FRANCE . . . Le numéro 12 fes. — L'abonnement (12 numéros) . . . 120 fes ETRANGER . . . 1°. Pays ayant adhéré à la convention de Stockholm (tarif postal abaissé) le numéro 14 fes. . . 140 fes L'abonnement (12 numéros). . . 150 fes 2°. Autres pays: Angleterre et ses Colonies et Dominions (Canada excepté), Danemark, Danzig, Etats-Unis, Colonies hollandaises, Italie et Erythrée, Norvège, Palestine, Suede, Suisse: le numéro 15 fes. L'abonnement (12 numéros). . . France 150 fes. — Etranger. . . 165 fes L'année parue (nouvelle série, 1924, 1925, 1926, 1927) . . . 10 fes. . . 13 fes Portefeuille destiné à contenir une année . . . 13 fes. ÉDITIONS ALBERT LÉVY, 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS (Ier). LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS Cheques postaux: Paris 6690 — R.C. Seine 64.696 — Adresse télégraphique: Edalvyde-Paris — Téléphone: Louvre 33-87. --- PARQUETS SANS JOINTS perfectionnés Trente ans de références dans toute la France. SOCIÉTÉ LES MATÉRIAUX PRATIQUES Anciens Établ^ Brousse 9, rue de Lagny * PARIS = XX° Téléphone : DIDEROT 54-26. --- CHANGEMENT d'ADRESSE Les Magasins d'Exposition et de Vente DES Éts JACOB DELAFON 45, Rue Laffitte Sont transférés depuis le 20 Juin 6, Rue de Paradis (X°) Telephone : PROVENCE 70-64 --- BÉTONS ARMÉS HENNEBIQUE A L'ÉPREUVE DU FEU (BREVETE S.G.D.G.) | Plus de 1200 Agents et Entrepreneurs-Concessionnaires GRANDS PRIX A TOUTES LES EXPOSITIONS Direction et Bureau technique central : I, rue Danton, PARIS (6°) (Tél.: LITTRÉ 43-43 — Adr. Télègr.: HENNEBIQUE-25-PARIS) RENSEIGNEMENTS, BROCHURES, PLANS ET AVANT-PROJETS GRATUITEMENT SUR DEMANDE --- ÉTABLISSEMENTS GENTIL & BOURDET GRÈS FLAMMÉS ET MOSAIQUES Société Anonyme au Capital de 1.700.000 Francs Siège social: 189, rue du vieux-pont-de-sévères, billancourt Adr. Télègr.: GREFLAM-BILLANCOURT 7 GRANDS PRIX, MEMBRE DU JURY AUX EXPOSITIONS, LAURÉAT DE LA SOCIÉTÉ CENTRALE DES ARCHITECTES (FONDATION PAUL SEDILLE) Téléphone : AUTUIL 03-17 AGENCE SPÉCIALE DE DESSINATEURS POUR L'EXÉCUTION DE TOUS AVANT PROJETS POUR L'ADAPTATION DE NOS GRÈS

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L'ARCHITECTE Fig. 57. Centrale Klingenberg, à Berlin (Allemagne). Plan. --- L'ÉCLAIRAGISME (Fin.) L'éclairage indirect assure une diffusion parfaite de la lumière et évite l'éblouissement. C'est un éclairage idéal pour les bureaux, les salles de dessin, les salles de réunion, les magasins de luxe. Malheureusement il est très onéreux, parce qu'une grande partie de la lumière est absorbée par la surface réfléchissante. Dans l'éclairage semi-indirect, la majeure partie du flot lumineux est envoyée vers le plafond, le reste tombant directement sur les objets à éclairer. Ce système d'éclairage participe des avantages et des inconvénients des deux systèmes précédents. Il est à recommander chaque fois qu'on vise à l'économie tout en désirant donner à une pièce éclairée un aspect agréable. Aussi est-ce celui qui convient dans les salles de restaurants, les grands magasins, les salles de conférences ou de musique. Pour être économique, l'éclairage direct doit être complété par des réflecteurs ou des diffuseurs qui empêchent les rayons lumineux de se répandre dans les régions où la lumière est inutile. Il est donc illogique d'éclairer une table de travail au moyen d'une lampe claire sans abat-jour. Le rôle du réflecteur est double : il sert à concentrer le flux dans une direction convenable, et il atténue l'éclat du foyer lumineux à la condition, bien entendu, qu'on prenne soin de rendre invisible la source elle-même. Les réflecteurs de métal poli ou de verre étamé servent particulièrement à concentrer la lumière vers un point déterminé. Ils sont employés par exemple pour éclairer les salles de théâtre. Les réflecteurs mats à surface rugueuse étalent la lumière par dispersion. Ils conviennent particulièrement pour éclairer les salles de travail. Les réflecteurs à verres prismatiques sont ordinairement employés pour les éclairages des grands espaces ou des voies publiques. Le verre de ces réflecteurs porte des cannelures de forme prismatique qui renvoient la lumière dans une MAI 1928.

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L'ARCHITECTE Fig. 58. Centrale Klingenberg, à Berlin (Allemagne). Coupe. direction déterminée tout en laissant passer une partie du flux lumineux qui se disperse en passant à travers le verre. Cette dispersion donne au réflecteur un aspect très agréable à l’œil. Les réflecteurs en verre opalisé permettent d’obtenir une lumière douce et agréable. On peut, en effet, considérer le verre opalisé comme un verre ordinaire parsemé de fines particules blanches dont le nombre, plus ou moins grand, rend le verre plus ou moins opaque. Une partie de la lumière filtre à travers ces particules pendant qu’une autre se réfléchit sur elles. Le verre opalisé joue donc le rôle de réflecteur diffuseur. Mais c’est surtout avec les réflecteurs émaillés qu’on obtient un éclairage économique et peu éblouissant, à la condition de ne faire usage que de lampes à filaments masqués par un capuchon métallique. On emploie beaucoup ce type de réflecteur dans l’industrie, car il présente les avantages d’un bon rendement, d’une grande robustesse et d’une surface réfléchissante pratiquement inusable. Le choix du type d’éclairage étant fait, il convient de calculer la puissance des foyers lumineux à employer et leur répartition. C’est ici qu’intervient la notion d’éclairement et par conséquent l’emploi du luxmètre dont nous avons parlé. On n’éclaire pas tous les édifices de la même façon, car il faut moins de lumière dans un couloir que sur une scène de théâtre. C’est la pratique qui a fait connaître les valeurs maxima et minima des éclairements. Dans chaque cas particulier, les techniciens ont dressé des tableaux où l’on trouve les valeurs des éclairements limites qu’on doit employer dans les différentes pièces des bâtiments publics et privés. Fig. 59. — Centrale Klingenberg, à Berlin (Allemagne). — Plan.

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L'ARCHITECTE FIG. 60. CENTRALE KLINGENBERG, A BERLIN (ALLEMAGNE). Direction : rez-de-chaussée Nous résumerons ces tableaux en disant qu'on peut considérer quatre catégories d'éclairement : 1° Les éclairages faibles, qui conviennent aux pièces peu habitées (comme les couloirs, les caves, etc.) dont l'éclairement peut varier de 5 à 20 lux. 2° Les éclairages moyens, qui conviennent aux magasins, bureaux, salles de réunion, salles de cours, etc. et dont la valeur varie de 40 à 80 lux. 3° Les éclairages forts, applicables aux locaux où un travail minutieux ou soutenu doit être effectué (salles de dessin, salles de couture, imprimeries). La valeur de ces éclairages varie de 80 à 150 lux. 4° Enfin les éclairages puissants, qui sont réservés à certains travaux pour lesquels une abondance de lumière est indispensable. C'est le cas en particulier des tables d'opération ou l'éclairement doit varier de 500 à 1.000 lux. Tous ces éclairages sont mesurés sur une surface horizontale placée à 0 m. 75 du sol. Connaissant l'éclairement moyen à produire, la surface à éclairer et la hauteur des foyers lumineux, on détermine par des formules simples la puissance des foyers à employer. Cette puissance s'exprime en lumens. Nous n'entrons pas dans le détail de ces calculs qui n'intéressent que les spécialistes et qui n'ont pas leur place ici. Des lumens, on passe à la connaissance de la puissance totale des foyers lumineux, en considérant les tables qui sont fournies par les fabricants de lampes et les constructeurs de réflecteurs. Il ne reste plus alors qu'à répartir la puissance totale entre des foyers unitaires. Si l'on dispose d'une pièce aux dimensions régulières avec un plafond uniforme, cette répartition est facile. On répartit les lampes d'une façon méthodique en les plaçant à égale distance les unes des autres. FIG. 61. CENTRALE KLINGENBERG, A BERLIN (ALLEMAGNE). Direction : 1er, 2e et 3e étages.

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L'ARCHITECTE --- Figure 62. — Centrale Klingenberg, à Berlin (Allemagne). Direction : 5e étage. --- serait évidemment absurde de placer une lampe dans un caisson de plafond autrement qu'au centre. C'est dans ces cas particuliers que le problème devient complexe et que l'art de l'architecte doit s'associer à la science de l'ingénieur éclairagiste. Le nombre des lampes étant connu et leur puissance lumineuse totale ayant été déterminée comme il a été dit, il ne reste plus qu'une simple division à faire pour connaître la puissance unitaire des foyers à employer. En se reportant aux catalogues des constructeurs, on choisit ensuite le type courant le plus voisin de celui qui a été indiqué par le calcul. --- Lorsqu'on étudie l'éclairage d'une salle, on ne doit pas oublier que l'aspect des murs peut varier et modifier dans de très notables proportions l'éclairement. En particulier un changement des tentures, de la couleur des papiers, peut avoir une influence très appréciable sur la quantité de lumière réfléchie par les surfaces verticales. On se rendra compte de ce fait en consultant le tableau ci-dessous qui donne le pourcentage --- Figure 63. — Centrale Klingenberg, à Berlin (Allemagne). Direction : 7e étage. --- autres et en ayant soin de les écarter des murs d'une distance égale à la moitié de l'intervalle qui les sépare. La distance des lampes entre elles varie, bien entendu, avec l'effet à produire. Dans un bureau, une salle de dessin, un atelier où les ouvriers travaillent à l'établi, il importe surtout d'éclairer les surfaces horizontales. Au contraire, dans un magasin où les objets sont rangés dans des vitrines ou le long des murs, dans une bibliothèque garnie de rayons, l'éclairage des surfaces verticales est au moins aussi important que celui des surfaces horizontales. Il ne faut pas oublier que l'on doit donner à la pièce, surtout si elle est habitée, un aspect agréable. A cet effet les ombres trop accentuées doivent être évitées. Mais l'absence complète d'ombres peut provoquer une uniformité déplaisante et même nuire à la visibilité des objets, car l'ombre aide à saisir le relief et meuble un intérieur. Il est bien évident qu'on ne doit pas écarter le point de vue esthétique et que, sous prétexte de répartir la lumière d'une façon convenable, on ne doit pas négliger l'architecture des salles. Il

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L'ARCHITECTE moyen de lumière réfléchie par différentes couleurs : Blanc --- 75 % --- Crème --- 65 % --- Jaune --- 50 % --- Brun --- 35 % --- Vert-clair --- 50 % --- Vert-foncé --- 18 % --- Bleu-clair --- 42 % --- Rouge-clair --- 42 % --- Rouge-foncé --- 15 % --- Gris --- 36 % --- Ces chiffres sont bien entendu des moyennes qui permettent de comparer les différentes couleurs, car le pouvoir réfléchissant varie très notablement suivant l'état de propreté des surfaces éclairées. On ne saurait trop insister sur ce point essentiel. Il nous reste maintenant à aborder la partie artistique du problème en traitant deux questions qui intéressent plus particulièrement les architectes : le luminaire et la décoration lumineuse des parcs et des édifices. Fig. 64. — Centrale Klingenberg, à Berlin (Allemagne). Direction : étage supérieur. Fig. 65. — Centrale Klingenberg, à Berlin (Allemagne). Direction : coupe. La tâche de l'éclairagiste n'est pas terminée lorsqu'il a calculé l'importance des foyers lumineux à utiliser pour obtenir un éclairage déterminé. Personne ne conteste en effet que la lumière ne doive concourir à la décoration d'un ensemble architectural, et que le luminaire ne soit une branche importante des arts décoratifs. Pendant de nombreuses années on s'est ingénier à adapter les lampes électriques aux anciens