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L'ARCHITECTE RECUEIL MENSUEL DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉ AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT COMITÉ DE DIRECTION : - MM. A. ARFVIDSON, - L. H. BOILEAU, - L. BONNIER, - BOUWENS DE BOIJEN, - A. DEFRASSE, - AD. DERVAUX, - ROGER EXPERT, - TONY GARNIER, - J. GODEFROY, - CH. LETROSNE, - P. PATOUT, - CH. PLUMET, - H. SAUVAGE, - L. SOREL, - A. VENTRE RÉDACTEUR EN CHEF : MICHEL ROUX-SPITZ NOUVELLE SÉRIE 5e ANNÉE N° 4 AVRIL 1928 --- PARIS ÉDITIONS ALBERT LÉVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, Rue de l'Echelle

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BELZACQ FRÈRES CONSTRUCTEURS BREVETÉS STORES, BANNES TREILLAGES VOLUMS, CLAIÉS ÉTUDES & DEVIS SUR DEMANDE POSE EN PROVINCE 8, RUE TORRICELLI. PARIS 17e TEL WAGRAM 2152 FUMISTERIE Chauffage à vapeur et à eau chaude GIOVANETTI Maison fondée en 1828 6, Avenue Richerand (X° Arr.) Téléphone: NORD 21-94 Succursale: 39, Rue Cardinet (XVII°) Téléphone: WAGRAM 13-38 PARIS EUG PATOIS ferronnier an° maison L.D'HIERE, fondée en 1883 70, rue Amelot PARIS Tél. 800-03-80 USINES ALSACIENNES D'ÉMULSIONS STRASBOURG Pour l'étanchéité absolue de toutes constructions Le MAMMOUTH chape d'asphalte souple Le POROLITHE le plus puissant hydrofuge L'ÉMULSION D'ASPHALTE remplace le goudronnage L'EVEOL enduit hydrofuge et anti-rouille La CALFATINE mastic plastique Nos ISOLANTS D'ASPHALTE ont fait leurs preuves dans les plus grands travaux de France et de l'Étranger DEMANDER RÉFÉRENCES, CATALOGUES ET PRIX PARIS 18, rue Vignon Tél. Central : 79-82 LYON 10, rue de la Bourse LILLE 60, rue de Paris Tél.: 41-22 TOULOUSE 9, rue St-Antoine du T Tél.: 28-01. NICE 7, rue de la Buffa Reg. du Gen. STRASBOURG Vol. 8, N° 104. Société Technique et Industrielle d'Entreprises SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 3.000.000 FRS SIÈGE SOCIAL: 22, Rue Caumartin — PARIS Entreprise Générale de Travaux Publics et Particuliers Travaux de terrassement et de maçonnerie LE BÉTON ARMÉ DANS TOUTES SES APPLICATIONS FIXITÉ ABSOLUE DES FONDATIONS NEUVES CONSOLIDATION DES FONDATIONS ANCIENNES PAR LE PIEU COMPRIMÉ BREVETÉ S.G.D.G. en béton armé sous pression d'air, fonçage sans ébranlement du sol. SUPPRESSION RADICALE DES COFFRAGES PAR LA POSE IMMÉDIATE DU PLANCHER SIEGWART BREVETÉ S.G.D.G. USINE A GENNEVILLIERS (SEINE)

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SOMMAIRE du numéro de "L'Architecte" d'Avril 1928 TEXTE L'ÉCLAIRAGISME (suite) J.-B. Corbiot. PLANCHES Pl. 20 à 24. — Immeuble, rue Guynemer, à Paris Michel Roux-Spitz. Pl. 25. — Maison pour sculpteur, cité Seurat, à Paris A. et G. Perret. Correspondants.— Allemagne: M. Goetz, Eppendorferstieg, 39, Hambourg.— Autriche: D’Ermers, Schegargasse, 17, Vienne. Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays. Les articles parus dans “L'Architecte” deviennent la propriété de la revue. FRANCE Le numéro 12 fcs. — L'abonnement (12 numéros) 120 fcs ETRANGER 1°. Pays ayant adhéré à la convention de Stockholm (tarif postal abaissé) le numéro 14 fcs. 140 fcs 2°. Autres pays: Angleterre et ses Colonies et Dominions (Canada excepté), Danemark, Dantzig, États-Unis, Colonies hollandaises, Italie et Erythrée, Norvège, Palestine, Suisse; le numéro 15 fcs. L'abonnement (12 numéros) 150 fcs L'année parue (nouvelle série, 1924, 1925, 1926, 1927) France 150 fcs. — Étranger. 165 fcs Portefeuille destiné à contenir une année — 10 fcs. — 13 fcs ÉDITIONS ALBERT LEVY, 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS (Ier). LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS Chèques postaux: Paris 6690 — R.C. Seine 64.696 — Adresse télégraphique: Edalvyde-Paris — Téléphone: Louvre 33-87. --- SERRURERIE et CHARPENTE en FER FERRONNERIE D'ART HAMET & CIE DERNIS & BERSON Successors Bureaux et ateliers de construction: 243, Rue Marcadet (XIIIe) Succursale: 118, B° de Courcelles (XIVe) Téléphone: MARCADET 5-79 - 5-80 WAGRAM 10-96 --- CHANGEMENT d'ADRESSE Les Magasins d'Exposition et de Vente DES Éts JACOB DELAFON 45, Rue Laffitte Sont transférés depuis le 20 Juin 6, Rue de Paradis (Xe) Telephone: PROVENCE 70-64 --- TOUT CE QUI CONCERNE LE BUREAU ET LE DESSIN VOUS SERA FOURNI TÉLÉPH. AUX MEILLEURS PRIX LITTRE 4, RUE GRÉGOIRE-DE-TOURS (VIe) 50-86 PAR LA PAPETERIE-IMPRIMERIE QUEINEC ENVOI D'UN REPRÉSENTANT SUR DEMANDE MÉTRO. O'DÉON PARIS --- ÉTABLISSEMENTS GENTIL & BOURDET GRÈS FLAMMÉS ET MOSAIQUES Société Anonyme au Capital de 1.700.000 Francs Siège social, 189, rue du vieux pont-de-sévères, billancourt Adr. Télégr.: GREFLAM-BILLANCOURT 7 Grands Prix, membre du jury aux expositions, lauréat de la Société centrale des architectes (fondation Paul Sedille) Téléphone: AUTEUIL 03-17 AGENCE SPÉCIALE DE DESSINATEURS POUR L'EXÉCUTION DE TOUS AVANT PROJETS POUR L'ADAPTATION DE NOS GRES IV-28

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SOCIÉTÉ ANONYME DES ANCIENS ÉTABLISSEMENTS E. BORDEREL ET E. ROBERT FERRONNERIE D'ART CACHE-RADIATEUR RAYMOND SUBES DIRECTEUR 131, RUE DAMREMONT, 131 PARIS Tél.: MARCADET 52-24. 52-25. R.C. Seine 95 918 --- ATELIER D'ART GAËTAN JEANNIN inventeur, créateur de procédés modernes brevets France (s.g.d.g) et étranger de la décoration du verre et du bois par la gravure au jet de sable 181 Avenue EDOUARD VAILLANT BILLANCOURT (Seine) TÉLÉPHONE: AUTUEL 03 02 --- PIERRES RECONSTITUÉES MARBRES ARTIFICIELS VIALATOUX & Cie 16, rue du Bois — CLICHY (Seine) (Proche la Porte de Clichy) Téléphone : LEVALLOIS 10-49. --- MICHEL ROUX-SPITZ, Architecte Appartement d'Ambassade Hall de Collection

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L'ARCHITECTE L'ÉCLAIRAGISME (Suite.) L'unité d'intensité lumineuse est la Bougie décimale. C'est l'intensité des lampes étalons conservées dans les Laboratoires Nationaux de France, d'Angleterre et des États-Unis, comme le mètre en platine déposé dans les caves du Pavillon des Poids et Mesures à Sèvres est l'unité de longueur. Cette unité est de la même intensité qu'une bougie ordinaire. L'ancienne lampe à huile valait environ 10 bougies. Il convient de noter soigneusement que lorsqu'on dit qu'une lampe donne 10 bougies décimales cela signifie que son intensité lumineuse, dans une direction donnée, choisie conventionnellement, est égale à celle de 10 bougies parfaitement étalonnées. C'est qu'en effet les foyers lumineux ne rayonnent pas uniformément la lumière dans toutes les directions; aussi, pour apprécier un foyer lumineux, convient-il de définir l'intensité moyenne. Supposons qu'on fasse tourner une lampe autour de son axe vertical et qu'on prenne la moyenne des intensités mesurées dans le plan horizontal: on obtiendra l'intensité moyenne horizontale. Si enfin on mesure les intensités lumineuses dans un nombre suffisant de directions de l'espace, et qu'on prenne ensuite la moyenne de toutes les valeurs obtenues, on obtiendra l'intensité moyenne sphérique. C'est cette intensité qu'il importe de connaître lorsqu'on utilise judicieusement la lumière par l'emploi de réflecteurs appropriés. L'intensité d'un foyer lumineux donne le pouvoir total d'émission de ce foyer, soit dans une direction déterminée, soit, en moyenne, dans toutes les directions. Mais ce renseignement ne suffit pas pour apprécier le pouvoir d'illumination de ce foyer. Il faut pour cela avoir recours à la notion de quantité de lumière. Pour cela, plaçons une bougie allumée au centre d'une sphère de 1 m. de diamètre, noircie intérieurement et percée d'une fenêtre. Un observateur placé extérieurement dans une salle obscure constatera qu'il sort par cette fenêtre un pinceau de rayons lumineux analogue à celui qu'on aperçoit lorsque IMMEUBLE RUE GUYNEMER, A PARIS. Plan du rez-de-chaussée. AVRIL 1928.

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L'ARCHITECTE les rayons du soleil filtrent à travers une fenêtre mal close. Le pinceau sera d'autant plus large que la fenêtre sera plus grande. Si l'observateur promène une petit écran normalement aux rayons lumineux, en restant à une distance invariable de la source, il constatera que son aspect demeure invariable; mais plus la fenêtre sera large plus il pourra placer d'écrans côte à côte pour les éclairer en même temps, autrement dit la quantité de lumière passant par la fenêtre sera proportionnelle à la surface de cette dernière, de même que la quantité de lumière pénétrant dans une salle par un ensemble de fenêtres orientées de la même manière est proportionnée au nombre de ces fenêtres. On prend comme unité de quantité de lumière celle qui traverse une ouverture de 1 m² de surface découpée sur une sphère de 1 m. de rayon, au centre de laquelle brûle une source ayant une intensité de 1 bougie dans chaque direction. Cette unité légale a reçu le nom de Lumen. Enlevons maintenant la sphère et, tout en laissant la bougie allumée, plaçons à 1 m. de distance de la source et normalement aux rayons lumineux une feuille de papier de 1 m². Cette feuille sera éclairée. Si nous la remplaçons par une autre quatre fois plus grande à une distance de 2 mètres de la source, elle nous paraîtra quatre fois moins éclairée parce que la même quantité de lumière s'étalera sur une surface quatre fois plus grande et que l'effet sera quatre fois moindre. Ce qu'on traduit en disant que l'éclairement varie comme le carré de la distance à la source lumineuse. L'unité d'éclairement est le Lux. C'est l'éclairement produit par une source lumineuse d'une bougie décimale sur une courte distance de 1 m. normalement aux rayons lumineux. Nous sommes maintenant en possession des moyens d'apprécier les causes et les effets. Quand on achète une lampe, on a besoin de connaître son intensité lumineuse et surtout sa consommation d'énergie par heure. Cette mesure est faite au moyen du photomètre, et s'effectue dans les laboratoires. Fig. 48. — Immeuble rue Guynemer, à Paris. Plan d'un étage.

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L'ARCHITECTE Lorsque l'on veut apprécier l'effet de cette lumière dans des conditions déterminées, et c'est ce qui importe surtout à ceux qui ont la mission d'éclairer les appartements, c'est sur place qu'on doit faire les déterminations et cela au moyen d'un appareil portatif qu'on appelle Luxmètre. La Cie des Lampes a réalisé un luxmètre très simple qui a la forme et l'encombrement d'un appareil photographique et dont le fonctionnement est basé sur le principe des photomètres à tache d'huile. Il se présente sous la forme d'une boîte de 15 cm. sur 20 cm. et 4 cm. d'épaisseur. Le couvercle de cette boîte porte un écran opaque dans lequel est percée une rangée de trous recouverts d'une feuille de papier de soie.

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L'ARCHITECTE Cet écran est éclairé sur sa face interne par une petite lampe à incandescence enfermée dans la boîte et sur sa face externe par la source lumineuse. L'éclairement interne des trous est inférieur, égal ou supérieur à leur éclairement extérieur suivant leur distance à la lampe intérieure. Les trous les plus éloignés paraissent donc sombres et les plus rapprochés, clairs. Dans la zone où l'éclairement intérieur est égal à l'éclairement extérieur, les taches disparaissent. On gradue l'échelle en lux avec une lampe étalonnée. Le même appareil peut servir à mesurer des éclairements de 0, 15 à 1.000 lux. La boîte contient également une batterie de piles sèches pour l'alimentation de la lampe. Un rhéostat réglable est placé en série avec cette lampe. Il est destiné à contrôler sa tension et, par suite, à maintenir son intensité lumineuse parfaitement constante. Un voltmètre permet de vérifier cette tension. Le mode d'emploi de cet appareil est excessivement simple. On le place à l'endroit dont on veut mesurer l'éclairement, horizontalement sur une table, ou verticalement le long d'un mur. Il suffit de lire sur l'échelle le chiffre inscrit en face du trou qui a le même éclairement que l'écran. C'est le nombre de lux cherché. L'emploi du Luxmètre permet de vérifier immédiatement si l'éclairement obtenu est bien celui qui a été jugé nécessaire. Il donne donc le moyen d'étudier, non pas empiriquement mais scientifiquement, un projet d'éclairage. Une bonne installation d'éclairage doit éviter l'éblouissement, fournir une valeur minimum d'éclairement et répartir la lumière d'une façon suffisamment uniforme pour éviter les contrastes. Il résulte de ceci qu'un projet d'éclairage doit comprendre trois parties : 1° le choix du système d'éclairage ; 2° la détermination de la puissance du foyer lumineux à employer ; 3° la recherche des emplacements où il faut placer ces foyers. Les systèmes d'éclairage se partagent en trois catégories principales : 1° L'éclairage direct. 2° L'éclairage indirect. 3° L'éclairage semi-indirect.

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L'ARCHITECTE L'éclairage direct, avec ou sans diffuseur, est celui dans lequel les rayons lumineux tombent directement sur les objets à éclairer. C'est le type de l'éclairage industriel. Dans l'éclairage indirect, les rayons lumineux sont dirigés sur une surface plane qui les disperse et les réfléchit, et qui est ordinairement le plafond. J.-B. Corbiot. (A suivre.) --- EXPLICATION DES PLANCHES PLANCHES 20 à 24. — Immeuble, rue Guynemer, à Paris. — Michel Roux-Spitz, architecte. L'immeuble est situé d'un côté sur la rue Guynemer devant le jardin du Luxembourg, de l'autre sur un jardin commun avec les maisons donnant sur la rue Madame : terrain particulièrement difficile, large seulement de 10 m. en façade, tout en profondeur, et sans cour commune possible avec les mitoyens. Le programme était le suivant : immeuble divisé entre trois propriétaires, construisant, chacun pour sa part et suivant une proportion déterminée d'avance, l'un le 5e étage, l'autre les 4e et 2e, le troisième les 3e, 4e, 6e et 7e étages ; dans une partie du 7e, sur cour, et au 8e, sur rue, les chambres de domestiques ; dans ce dernier étage, également, un petit bureau appartenant au propriétaire du 5e ; au rez-de-chaussée, le garage pour les voitures des 6 appartements, installé avec aire de lavage servant en même temps de plaque tournante, air comprimé, etc... Sur ces données, l'architecte a pris le parti suivant : au rez-de-chaussée, à gauche, vestibule d'accès à l'escalier principal, communiquant par une porte dérobée avec le garage situé au fond du terrain. Le passage de service est à droite, commun avec l'entrée des voitures. En façade se trouve la loge du concierge, entre les deux entrées, ce qui facilite la surveillance (le concierge est ici un garagiste mécanicien de profession qui entretient et répare les voitures). Aux étages, les appartements, sauf le 6e, une partie du 7e et le 8e, ont tous été composés en trois parties distinctes : la réception, les services, les chambres. La réception, sur la rue Guynemer, largement ouverte sur le magnifique jardin du Luxembourg, comprend

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L'ARCHITECTE dérobée, dans le hall. Les placards et armoires sont combinés dans le plan même, de façon à utiliser pratiquement les moindres recoins. Les chambres sont au nombre de trois, placées sur le jardin commun avec les bâtiments situés sur la rue Madame : une chambre principale avec sa salle de bains et ses placards-penderies composés avec l'architecture ; une seconde avec cabinet de toilette ; entre les deux, une chambre d'enfant avec lavabo. De plus, une lingerie avec lit pliant se remontant en armoire pour faire coucher à l'occasion une infirmière ou une domestique supplémentaire ; dans la circulation, des placards fixes et des penderies. W.-c., lavabo et vestiaire sont placés près du fumoir pour usage des pièces de réception et des chambres. La construction est entièrement en béton armé, et les points d'appui ont été réduits au minimum, sur la rue Guynemer en particulier, afin de profiter de toute la vue sur le Luxembourg. La façade est revêtue sur la rue Guynemer de pierre polie d'Hauteville, les autres façades, d'enduit stuc-pierre, et les appuis, de pierre reconstituée. Les hauteurs d'étages étant de 3 m. environ, les baies ont été développées en largeur. Les lintaux creux en béton armé contiennent des stores Baumann ; les châssis métalliques sont à guillotine : la traverse horizontale se trouve au-dessus du rayon visuel qu'elle ne gêne pas et la manœuvre se fait soit à la main, soit au moyen de petites manivelles argentées analogues à celles des fenêtres d'automobiles. La vitrerie est en glaces de Saint-Gobain. Le vestibule d'entrée et l'escalier principal sont revêtus de pierre d'Hauteville; les meneaux des baies de l'escalier, faits de béton armé moulé sur place et garnis de vitraux formant en outre clôture, permettent un salon et une salle à manger formant un grand living-room, mais pouvant être séparés. La salle à manger est reliée aux services par le fond de l'appartement et par une porte dissimulée sur l'office. Un grand hall avec fumoir éclairé par une grande baie à guillotine se trouve au centre du plan et relie la réception au quartier des chambres. L'escalier principal est au centre, ouvrant sur le hall, avec son ascenseur. Les services sont sur la cour, desservis par leur escalier et un ascenseur (à mi-étage, w.-c. des domestiques). Ils comprennent une cuisine et un office donnant dans la salle à manger et, par une porte

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L'ARCHITECTE à la surface éclairante de suivre le rampant de l'es- calier, assurant ainsi une ex- cellente répartition de la lu- mière diffuse. L'escalier de service est également en béton armé avec de petits paliers intermédiaires pour les w.-c. Certaines portes et toutes les croisées des cuisines, chambres, lingerie et salle de bain sont en bois à coulissage horizontal. Les radiateurs se trouvent tous dans les murs d'allège creux sous les fenêtres. Aucune canalisation n'est visible et toutes sont facilement visitables. Enfin un système de nettoyage par le vide, à l'air comprimé, envoie les poussières directement à l'égout. L'architecte a ici tout étudié lui-même : les fondations, l'ossature, la construction, le mobilier et jusqu'aux moindres détails de l'installation et de la décoration intérieure. Cette unité absolue assure, mieux que la collaboration la plus étroite, l'équilibre entre le travail proprement scientifique, qui exige du constructeur moderne des connaissances d'in- génieur, et la composition architecturale et décorative. Ces deux ordres d'activité, différents, se complètent, mais ne sauraient se combiner utilement que réunis sous la direction d'un seul. Union indispensable si l'on veut éviter le gaspillage de cube et de surface, et que la forme de l'édifice, sa déco- ration, qui doivent se dégager naturellement du plan et de l'ossature, soient autre chose qu'un vain placage. A la méconnaître, on ne peut guère aboutir qu'au désordre : l'ingénieur calcule sans composer, l'archi- tecte encombre la façade et s'efforce de rattraper la distribution d'un plan gâché par une ossature non adaptée ; enfin le décorateur, le tapissier, l'antiquaire, achèvent de détruire l'harmonie de l'ensemble. PLANCHE 23. — Maison pour sculpteur, cité Scurat, à Paris. — A. et G. Perret, architectes. Le plan de cette maison, parfaitement clair, répond à l'objet spécial qui en a commandé toute la composi- tion. L'importance a été donnée à l'atelier, qui occupe la majeure partie du rez-de-chaussée, et à son éclairage : le problème était délicat, sur ce terrain tout en longueur, avec une façade large seulement de 7 m. 35 au nord, et sans jour possible sur les côtés. L'archi- tecte l'a résolu en divisant cet atelier en deux parties : l'une sur rue, recouverte, ainsi que la remise, par l'étage, l'autre, au fond du terrain, prenant jour par le haut, vers le nord. La place, qui était mesurée, a été très judicieuse- ment utilisée : l'étage comporte deux chambres avec cuisine et dépendances, armoires et penderies dans le FIG. 33. — IMMEUBLE RUE GUYNEMER, À PARIS. — Escalier.