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L'ARCHITECTE
REVUE MENSUELLE DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉE AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT
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SOMMAIRE
du numéro de "L'Architecte" de Février 1927
TEXTE
LE CHAUFFAGE COLLECTIF URBAIN (à suivre) ... J.-B. Corbiot.
PLANCHES
Pl. 7 à 11. — Ecole d'enseignement théorique et pratique des arts, à Lyon ... Tony Garnier.
Pl. 12. — Halle au poisson de la ville de Dieppe ... Fernand Hamellet.
Correspondants: Allemagne: M. Goetz, Eppendorferstieg, 39, Hamburg; Autriche: D'Ermers, Schegargasse, 17, Vienne.
Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays.
Les articles parus dans "L'Architecte" deviennent la propriété de la revue.
FRANCE ... Le numéro 12 fes. — L'abonnement (12 numéros) ... 120 fes
ETRANGER ... 1°. Pays ayant adhéré à la convention de Stockholm (tarif postal abaissé) le numéro 14 fes. L'abonnement (12 numéros) ... 140 fes
2°. Autres pays: Angleterre et ses Colonies et Dominions (Canada excepté), Danemark, Dantzig, Etats-Unis, Colonies hollandaises, Italie et Erythrée, Norvège, Palestine, Suède, Suisse; le numéro 15 fes. L'abonnement (12 numéros) ... 150 fes
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L'ARCHITECTE
LE CHAUFFAGE COLLECTIF URBAIN
Nous avons examiné précédemment le problème du chauffage électrique des appartements et montré qu'en général il était inapplicable à cause de son prix élevé. Nous sommes arrivés à cette conclusion que c'est seulement lorsqu'on dispose d'énergie d'origine hydraulique achetée très bon marché, qu'on peut utiliser les radiateurs électriques à accumulateurs de chaleur pour chauffer les locaux d'habitation.
Nous nous proposons maintenant d'étudier les moyens qui sont employés pour organiser un chauffage collectif.
Ce problème présente un intérêt capital par suite de la hausse, toujours croissante, du prix des combustibles et de la nécessité de se procurer des charbons spéciaux que nous sommes obligés de demander à des pays à monnaie appréciée. Il se complique aussi de la pénurie de main-d'œuvre et du renchérissement de cette dernière.
On désigne sous le nom de chauffage collectif un ensemble d'installations capables de produire l'énergie calorifique nécessaire pour maintenir, durant la saison froide, une température sensiblement constante dans toutes les pièces d'un même immeuble ou dans les immeubles d'un même quartier plus ou moins étendu.
On distingue :
1° Le chauffage central, qui consiste à produire de la vapeur ou de l'eau chaude, dans une chaudière placée généralement dans le sous-sol d'un immeuble, pour chauffer tous les locaux habités d'un même édifice.
2° Le chauffage semi-privé, ou chauffage collectif par îlot, qui s'applique à un groupe d'habitations, contiguës ou non.
3° Le chauffage régional ou urbain, qui s'applique à une exploitation municipale ou à une entreprise indépendante fournissant de la vapeur ou de l'eau chaude — quelquefois les deux simultanément — à une ville entière ou à un quartier important.
Nous ne nous étendrons pas sur le chauffage central. Comme on le sait, ce chauffage peut se réaliser soit au moyen de l'air chaud, soit au moyen de l'eau chaude, soit enfin au moyen de la vapeur.
En France, et plus particulièrement à Paris, le chauffage par l'air chaud tend à disparaître à cause de ses nombreux inconvénients, au premier rang desquels il faut citer l'abondance des poussières qui se déversent dans les appartements. Par contre, il faut lui reconnaître un avantage précieux, celui de permettre l'utilisation de combustibles inférieurs. Les calorifères à air chaud s'accordent fort bien des charbons qu'on ne peut pas brûler dans les chaudières utilisées ordinairement pour le chauffage central. Dans les circonstances économiques actuelles c'est une considération qui a une notable importance.
L'eau chaude est certainement le meilleur moyen de chauffer les appartements parce que la masse liquide, en circulation dans la tuyauterie et les radiateurs, forme volant-calorifique et permet d'obtenir très facilement une température constante dans les pièces chauffées. Malheureusement les installations de chauffage à eau chaude coûtent ordinairement beaucoup plus cher que les installations de chauffage à la vapeur.
Ces dernières se sont développées non seulement à cause de leur bon marché relatif, mais aussi grâce à la possibilité de trouver facilement dans le commerce des éléments bien étudiés, qu'il suffit d'assembler suivant des règles parfaitement connues.
Ces procédés et ces méthodes sont du reste applicables aux autres procédés de chauffage collectif par stations centrales, dont nous allons nous occuper à présent.
L'idée de distribuer simultanément de la vapeur ou de l'eau chaude à un groupe d'immeubles ou à un quartier tout entier n'est pas nouvelle et elle a reçu de nouvelles applications aux Etats-Unis et au Canada.
Aux Etats-Unis il y a, à l'heure actuelle, environ trois cents installations de chauffage collectif, depuis les petites installations appartenant à des particuliers jusqu'aux plus grandes compagnies distribuant de la vapeur pour le chauffage et la force motrice et produisant en même temps de l'énergie électrique.
Au Canada le chauffage urbain a reçu un nombre considérable d'applications en raison des avantages qu'il procure.
En Europe, au contraire, on ne trouve que trois installations importantes de chauffage régional, à Hambourg, à Kiel et à Vienne.
Il est juste d'ajouter qu'avant la guerre des études avaient été entreprises à Paris par une société de financiers et de techniciens qui se
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L'ARCHITECTE
proposait de chauffer le Louvre et les bâtiments voisins, au moyen d'une station centrale de chauffage placée dans l'ancienne usine électrique du Palais-Royal. La guerre, en modifiant complètement les conditions économiques, a rendu à peu près impossible l'exécution de ce projet qui avait l'avantage de soustraire nos richesses artistiques aux dangers d'incendie, dangers qui, malheureusement, ne sont pas négligeables. Il faut espérer que ces études seront reprises un jour ou l'autre, lorsque la situation économique du pays sera meilleure.
La sécurité n'est pas le seul bienfait que puisse procurer le chauffage collectif par station centrale. La concentration dans une même usine de chaudières puissantes, à grande vaporisation, permet d'économiser une place importante, qui peut être beaucoup mieux utilisée pour d'autres usages.
L'éloignement des foyers élimine les poussières et les fumées qui sont si préjudiciables à la conservation des œuvres d'art ou des marchandises. Cet avantage est beaucoup plus important qu'on ne le croit ordinairement. En effet, une commission instituée à Chicago pour étudier la question de réduction des fumées a évalué à quarante millions de dollars par an la perte subie par les négociants par suite de la dépréciation de leurs marchandises à cause de l'impureté de l'air.
Joignez à cela la réduction de la main-d'œuvre, la possibilité d'employer des foyers plus économiques et d'utiliser sur des grilles perfectionnées des charbons beaucoup moins coûteux que l'an-thracite, celle de pouvoir enlever plus commodément les cendres, et vous conviendrez que la concentration dans une seule usine de chauffage de la production de vapeur nécessaire à un même quartier d'une grande ville est un problème qui mérite l'attention des architectes et des urbanistes.
Les problèmes techniques à résoudre sont les mêmes, qu'il s'agisse du chauffage d'un îlot ou d'un quartier de ville : la grandeur des organes diffère seulement dans l'un ou l'autre cas.
La station de chauffage d'un îlot doit, autant que possible, être placée au centre du groupe des immeubles à desservir afin de réduire l'importance des canalisations, et surtout afin d'éviter l'obligation de solliciter des autorisations administratives pour traverser les voies publiques.
L'usine qui doit desservir un quartier doit, au contraire, être placée dans le voisinage d'une rivière et lorsque cela est possible près d'une voie ferrée, afin de faciliter les approvisionnements de combustibles et l'enlèvement des cendres. Un emplacement excentré permet également de restreindre les inconvénients qui résultent des fumées. Toutefois il convient de remarquer qu'on ne peut pas éloigner des villes les stations de chauffage comme on le fait avec les stations électriques et qu'il importe de rester à un ou deux kilomètres au plus des quartiers à desservir, si l'on veut éviter les trop grandes condensations dans les conduites et diminuer les frais de premier établissement, qui croissent très rapidement avec la longueur des canalisations. Lorsque la surface à desservir est très grande, il est très bon, chaque fois qu'on le peut, de diviser la production de chaleur en un certain nombre d'usines élémentaires qui se prêtent un mutuel secours, et qui peuvent être arrêtées les unes après les autres au fur et à mesure que la température extérieure s'élève et que les besoins de chauffage diminuent. Une interconnexion de ce genre a été réalisée à Chicago.
Des stations centrales de chauffage partent les conduites qui amènent la vapeur ou l'eau chaude en face des immeubles à desservir — et c'est sur ces conduites principales que sont branchées les dérivations qui pénètrent dans les maisons.
La disposition des rues de la majorité des villes de l'Amérique du Nord facilite l'organisation des réseaux de distribution de chaleur. Les canalisations souterraines sont ordinairement disposées sous forme de grilles et munies de vannes convenablement placées sur des tuyaux de raccordement des conduites principales. Un tel dispositif a le très grand avantage de permettre de distribuer la vapeur en égalisant la pression et de parer aux accidents qui peuvent survenir sur une partie du réseau tout en assurant la continuité du service sur les sections non endommagées.
Lorsqu'on distribue de la vapeur vive, il y a intérêt à augmenter la pression de distribution qui peut atteindre 7 à 8 k., ce qui permet d'assurer à la fois un service de chauffage et de force motrice. Dans ce cas les tuyaux sont d'un diamètre relativement faible et les pertes peu élevées.
Mais lorsqu'on utilise la vapeur d'échappement de machines génératrices pour produire au préalable de l'énergie électrique destinée à l'éclairage, il faut augmenter les dimensions des conduites. Il est vrai que dans ce cas on évite l'emploi des détendeurs qu'il faut placer à l'entrée des immeubles, et qui sont indispensables lorsqu'on fait usage de vapeur vive.
J.-B. Corbiot.
(A suivre.)
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L'ARCHITECTE
EXPLICATION DES PLANCHES
PLANCHES 7 à 11. — École d'enseignement théorique et pratique des arts, à Lyon. — TONY GARNIER, architecte.
L'école est située sur un terrain très accidenté, dont la pente, dans la direction nord-sud, produit une différence de niveau de 30 mètres. L'emplacement, élevé, jouit d'une belle vue sur Lyon et les environs; l'emploi en avait été laissé au choix de l'architecte, qui, entièrement maître ainsi de son programme, a pu agir en toute liberté.
De part et d'autre du grand escalier, au niveau de l'entrée, se trouvent: en avant, le logement du concierge, les locaux réservés à l'administration; en arrière, des remises à bicyclettes, des dépôts divers et la machinerie. Vers la gauche s'ouvre un amphithéâtre à entrée indépendante sur le boulevard.
L'escalier conduit d'abord à une longue terrasse formant portique, dont chaque extrémité aboutit à un petit cloître: l'un, celui de gauche, contenant une collection d'art oriental, l'autre, à droite, réservé au moyen-âge. Derrière ce portique, au même étage, s'élève la bibliothèque; en arrière et au-dessus se trouvent des salles d'exposition et de moulages et deux salles de cours.
Autour de ce bâtiment central contenant les services généraux et les locaux dont l'usage est commun à toutes les catégories d'élèves, sont disposées: à gauche, l'école des arts appliqués, à droite l'école théorique des Beaux-Arts. La première comprend des bâtiments pour usines et ateliers divers et deux étages de loges à concours avec leurs services. La seconde ne contient que des ateliers de peintres, sculpteurs et architectes; à son extrémité s'ouvre un jardin destiné principalement aux études de plein air des peintres.
Ce qui est remarquable dans cet ensemble, c'est avant tout la liberté et la souplesse de la composition; les grandes différences de niveau que présente le terrain, bien loin de gêner l'architecte, l'ont servi, ou plutôt il a eu le talent de s'en servir. Le programme s'est adapté à la disposition des lieux, mais sa clarté n'en a nullement souffert; il semble au contraire que les difficultés à vaincre aient agi comme un excitant sur l'imagination de l'artiste, qui a su en jouer comme le cavalier fait d'un cheval de sang, dont les défenses mêmes sont utiles. Il y a lutte constante, au cours du travail de composition, entre deux forces contraires: les exigences du programme, les nécessités du terrain ou des matériaux; à l'architecte d'en combiner de telle sorte les efforts, qu'arrivé au point où elles se font équilibre rien ne soit perdu ou sacrifié des unes ni des autres. A cet égard l'Ecole des Arts de Lyon nous parait un modèle parfait. Quant à la forme extérieure de l'édifice, elle est commandée uniquement, et de la façon la plus absolue, par sa fonction et ses dispositions intérieures.
PLANCHE 12. — Halle au poisson de la ville de Dieppe. — FERNAND HAMELET, architecte (A.M.)
Avant la guerre la ville de Dieppe ne possédait, pour la vente du poisson, qu'une organisation rudimentaire et ne disposait d'aucun marché couvert. Le port ne comptait alors que vingt-quatre chalutiers et une centaine de petites barques. Il en est tout autrement maintenant; le nombre des chalutiers est passé de vingt-quatre à soixante et un et celui des voiliers de cent trois à cent quinze, ce qui représente un mouvement d'affaires de plus de trente millions par an. En
Fig. 10. — ÉCOLE D'ENSEIGNEMENT THÉORIQUE ET PRATIQUE DES ARTS, À LYON. — Plan au niveau de l'entrée.
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L'ARCHITECTE
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FIG. 11. — ÉCOLE D'ENSEIGNEMENT THÉORIQUE ET PRATIQUE DES ARTS, À LYON. — Façade.
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raison de ce développement considérable, la construction d'une halle en gros au poisson s'imposait.
Quelques détails sur cette vaste industrie sont ici nécessaires. Le poisson, sitôt son débarquement des chalutiers et voiliers, est transporté, sur de longues voitures appelées "baladeuses" poussées à la main, jusqu'à la Halle, pour y être vendu aux enchères; exception est faite pour le hareng, qui, débarqué en quantités énormes, n'entre pas dans la Halle et est simplement vendu sur des échantillons présentés aux acquéreurs, qui devront prendre livraison de leur marchandise directement au bateau; c'est que le hareng, qui ne se pêche pas toute l'année, donne lieu, à son époque, à un trafic considérable; une manipulation et un transport supplémentaires augmenteraient d'une façon sensible le prix de revient d'une marchandise bon marché.
Le poisson, marchandise essentiellement périssable, nécessite des transactions rapides: les plans ont donc été établis en vue de faciliter les ventes; on a dû étudier spécialement la circulation des "baladeuses" dans les salles. La Ville de Dieppe avait d'ailleurs attiré l'attention des concurrents sur ce point lors de l'établissement du concours.
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Le terrain est situé dans le centre de Dieppe, sur le quai du Carénage, face à la gare maritime où plusieurs fois par jour partent et arrivent les paquebots d'Angleterre.
Les bâtiments devaient comprendre:
1° Les services d'administration: bureau du Directeur, Service de comptabilité, bureau des écoreurs, (agents chargés de suivre les ventes pour en régulariser les comptes et effectuer les encaissements), bureau d'octroi, un petit bureau de poste de quartier et un logement de gardien.
2° La partie réservée à la vente du poisson : un grand hall couvert pour abriter les acheteurs et dans lequel devaient circuler les "baladeuses" chargées de poisson, une grande salle pour la vente spéciale du hareng suivant le mode indiqué plus haut.
3° Des locaux à usage de magasins, à louer aux mareyeurs, et dont la ville put tirer des ressources lui permettant de rembourser les annuités de l'emprunt contracté pour l'opération. Il y avait également à réserver un chalet de nécessité et quelques petits services accessoires.
Ces trois parties distinctes ont fourni à l'architecte le cadre de son programme.
Le bâtiment contenant les services de l'Administration était à sa place en avant, c'est-à-dire sur le quai, de même que l'entrée des acheteurs; le public entre
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FIG. 12. — ÉCOLE D'ENSEIGNEMENT THÉORIQUE ET PRATIQUE DES ARTS, À LYON. — Plan au niveau des loges et des salles d'exposition et de moulages.
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L'ARCHITECTE
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Figure 13.
École d'enseignement théorique et pratique des arts, à Lyon. — Coupe sur les ateliers d'artistes et la cour du moyen-âge.
donc par un large porche à trois grandes baies, d'où, par un dégagement spacieux, il accède au hall de vente du poisson. D'un côté sont groupés les bureaux du Service des pêches dont le bureau du Directeur, placé sur le hall, ce qui permet une surveillance générale. A côté, le bureau des écoreurs, dont la disposition permet également aux employés de voir l'arrivée dans le hall des voitures chargées de poisson et de s'y rendre fond. Les échantillons de hareng sont présentés au public dans des corbeilles posées sur une longue table constituée par des dalles de pierre de Comblanchien. A côté et en contact direct avec le hall sont installés les services téléphoniques qui permettent aux armateurs et aux mareyeurs de communiquer les cours, au fur et à mesure des ventes, à leur clientèle de l'extérieur. En arrière et sur une des rues latérales est une petite
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Figure 14.
École d'enseignement théorique et pratique des arts, à Lyon. — Coupe sur la salle de conférences et la circulation des locaux de concours.
facilement pour y suivre les opérations. Tous ces services ont par ailleurs leur entrée indépendante.
En avant se trouve le petit bureau de poste, d'un accès facile pour le public. De l'autre côté du porche a été placé le bureau municipal d'octroi ainsi que la vaste salle de vente du hareng, où les acheteurs se groupent pour assister à la vente aux enchères, tandis que les employés et crieurs prennent place sur la tribune du pièce pour le fontainier, fonctionnaire municipal chargé du service des eaux dans la Ville et dans la Halle.
A la suite et en arrière de ce premier bâtiment est établi le grand hall, vaste construction de béton armé.
Lors de l'établissement du projet on avait signalé à l'architecte que des courants d'air particulièrement violents sévissaient dans cette partie de la ville ; il a donc cherché une solution qui en atténuaît les effets:
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Figure 15.
École d'enseignement théorique et pratique des arts, à Lyon. — Coupe sur la grande circulation.