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L'ARCHITECTE REVUE MENSUELLE DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉE AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT COMITÉ DE DIRECTION : - MM. A. ARFVIDSON, - L. H. BOILEAU, - L. BONNIER, - BOUWENS DE BOIJEN, - A. DEFRASSÉ, - AD. DERVAUX, - ROGER EXPERT, - TONY GARNIER, - J. GODEFROY, - CH. LETROSNE, - P. PATOUT, - CH. PLUMET, - H. SAUVAGE, - L. SOREL, - A. VENTRE RÉDACTEUR EN CHEF : MICHEL ROUX-SPITZ NOUVELLE SÉRIE 4e ANNÉE N° 3 MARS 1927 --- PARIS ÉDITIONS ALBERT LÉVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, Rue de l'Echelle

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SOMMAIRE du numéro de "L'Architecte" de Mars 1927 TEXTE LE CHAUFFAGE COLLECTIF URBAIN (fin) ... J.-B. Corbiot. PLANCHES Pl. 13 à 16. — Eglise Sainte-Thérèse, à Montmagny (S.-et-O.) ... A. et G. Perret. Pl. 17 et 18. — Palais de l'Automobile, rue Mesnil et rue Saint-Didier, à Paris ... Ch. Legrand. Correspondants: Allemagne: M. Goetz, Eppendorferstieg, 39, Hambourg. — Autriche: D'Ermers, Schegargasse, 17, Vienne. Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays. Les articles parus dans "L'Architecte" deviennent la propriété de la revue. FRANCE ... Le numéro 12 fcs. — L'abonnement (12 numéros) ... 120 fcs ETRANGER ... 4° Pays ayant adhéré à la convention de Stockholm (tarif postal abaissé) le numéro 14 fcs. ... 140 fcs ... Autres pays: Angleterre et ses Colonies et Dominions (Canada excepté), Danemark, Dantzig, État-Unis, Colonies hollandaises, Italie et Érythrée, Norvège, Palestine, Suède, Suisse: le numéro 15 fcs. L'abonnement (12 numéros) ... France 150 fcs. — Étranger: 165 fcs Portefeuille destiné à contenir une année ... 10 fcs. ... 13 fcs ÉDITIONS ALBERT LÉVY, 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS (1er). LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS Chèques postaux: Paris 6690 — R.C. Seine 64.696 — Adresse télégraphique: Edalvyde-Paris — Téléphone: Louvre 33-87. --- L'EAU PURE Claire, adoucie, stérilisée par les procédés les plus modernes BURON Spécialiste du Traitement des eaux 8, Rue de l'Hôpital-Saint-Louis, PARIS Tel.: Nord 31-69 Adr. Tel.: Burfiltres-Paris R.C. Seine 40537 --- PIERRES RECONSTITUÉES MARBRES ARTIFICIELS Appartement d'Ambassade Hall de Collection MICHEL ROUX-SPITZ, Architecte VIALATOUX & Cie 1, rue du Bois — CLICHY (Seine) (Proche la Porte de Clichy) Téléphone: LEVALLOIS 10-49.

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L'ARCHITECTE LE CHAUFFAGE COLLECTIF URBAIN (Suite.) Les petites rues passant par le centre des îlots d'immeubles fournissent souvent de bons passages pour l'établissement des conduites souterraines du chauffage urbain, car elles évitent une bonne partie de l'encadrement du sous-sol des rues principales. En Amérique, les rues importantes des quartiers qui ne sont pas réservés aux affaires présentent une disposition très heureuse, qu'on rencontre assez rarement en Europe. Il existe en effet un espace de gazon réservé entre le trottoir et la rue. On peut utiliser le sous-sol de ces bordures pour y loger les canalisations de chauffage sans avoir à toucher au pavage et sans troubler la circulation. Pour éviter les pertes de chaleur en cours de route, les canalisations doivent être établies avec le plus grand soin. Les premières installations ont été faites avec des tuyaux métalliques entourés d'enveloppes de bois goudronnées. Beaucoup de ces conduites ont résisté sans détériorations appréciables à un service de trente années. Les conduites actuelles sont ordinairement constituées pas des tuyaux métalliques entourés d'une gaine de bois disposée de manière à ménager autour du tuyau une gaine d'air qui forme un excellent calorifuge. On remplace parfois la gaine de bois par une enveloppe faite d'un assemblage de deux demi-tuyaux de grès. L'ensemble est placé dans une tranchée, sur un lit de cailloux, ce qui facilite le rassemblement des eaux d'infiltration, qu'on écoute au moyen d'un drain placé au fond de la tranchée. Ce dispositif est surtout employé pour les distributions à basse pression. Lorsqu'on transporte de la vapeur vive, il est préférable de placer les tuyaux dans des caniveaux en béton, ou, mieux encore, en briques creuses, l'intervalle laissé libre entre les tuyaux et les parois du caniveau étant rempli avec de la laine minérale ou toute autre substance mauvaise conductrice de la chaleur. Enfin, pour les conduites principales à haute pression, spécialement lorsque deux ou un plus grand nombre de tuyaux sont disposés parallèlement, il convient d'employer des tunnels qui facilitent les visites et les réparations. Malheureusement ces ouvrages coûtent très cher et il n'est pas toujours facile de les établir sous des voies publiques déjà encombrées, principalement aux carrefours. C'est pour éviter ces croisements difficiles qu'à Pittsburg et à Détroit, les tunnels ont été creusés à des profondeurs variant de 7 m. à 12 m. Par ce moyen radical on a pu éviter tous les obstacles, particulièrement aux croisements des rues. D'une façon générale on évite d'établir des canalisations de retour d'eau de condensation aux chaudières, car l'expérience a montré qu'il était beaucoup plus économique d'envoyer à l'égout l'eau qui sort des radiateurs que d'en faire retour à l'usine de chauffe. Pour le chauffage à basse pression, la consommation de vapeur est déduite du volume d'eau condensée et celle-ci est mesurée par des compteurs à disque ou par des compteurs à godets basculants, dont les oscillations sont enregistrées par un cadran. La vapeur à haute pression est mesurée par des compteurs spéciaux, dont la description nous entraînerait trop loin. Quand on utilise l'eau chaude, l'emploi de compteurs devient impossible : il faut alors adopter un abonnement forfaitaire en prenant pour base le volume des pièces à chauffer ou la surface des radiateurs alimentés. Ces combinaisons ont le grave inconvénient de ne pas intéresser le consommateur à des dépenses et souvent elles conduisent au gaspillage. --- L'exploitation d'un service de chauffage collectif urbain est surtout économique lorsqu'on peut le combiner avec d'autres services du même genre. La production simultanée de vapeur pour le chauffage et d'énergie électrique pour l'éclairage devait nécessairement tenter les ingénieurs américains, et les premières stations de chauffage ont été des stations mixtes. Avec le grand développement des réseaux électriques et la concentration dans de puissantes centrales thermiques de la production du courant, le problème a pris un autre aspect. On a reconnu en effet que, dans bien des cas, il était plus économique de produire de la vapeur vive à haute pression (7 à 8 k.) que d'utiliser l'échappement de machines à vapeur de puissance MARS 1927.

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L'ARCHITECTE restreinte, qui travaillent d'une façon peu économique. L'économie de charbon qu'on peut ainsi réaliser est souvent beaucoup moins importante que celle qu'on peut obtenir en diminuant les frais d'installation de machines électriques et en achetant le courant à l'extérieur. L'importance de cette économie de combustible est en effet fortement influencée par la discordance qui existe entre les besoins de vapeur et ceux d'énergie électrique. On peut, il est vrai, corriger cette situation fâcheuse au moyen d'accumulateurs de vapeurs. Ce sont des appareils constitués par de grands réservoirs métalliques à peu près totalement remplis d'eau et soigneusement calorifugés. Lorsque les besoins de vapeur diminuent, l'excès vient se condenser dans l'accumulateur dont la masse d'eau s'échappe. Cette dernière restitue la vapeur dès que la pression baisse dans le réseau de distribution. A notre connaissance, les américains n'ont pas utilisé les accumulateurs de vapeur sur leurs réseaux de chauffage. Cette abstention provient probablement de l'encombrement de ces appareils et de leur prix de revient relativement élevé. Il est évident que, lorsque les besoins de chaleur et de lumière sont sensiblement concordants, la production simultanée de ces deux formes de l'énergie s'impose absolument. Nous aurons l'occasion de citer des exemples d'installations de ce genre. Au lieu de produire de l'électricité, on peut distribuer de la vapeur à haute pression pour la force motrice. La « New York Steam Corporation » dessert dans la ville basse un grand nombre d'usines isolées qui produisent l'énergie électrique employée pour l'éclairage et le fonctionnement des ascenseurs des grands immeubles de ce quartier des affaires. La vapeur vive, après avoir été détendue dans des turbines, est utilisée pour le chauffage. Grâce à ce système, ces immenses agglomérations d'employés, qui représentent parfois une population supérieure à une de nos sous-préfectures, peuvent obtenir à très bon compte le courant qui serait payé beaucoup plus cher à une compagnie de distribution. Souvent même la vapeur est utilisée en été, non plus pour le chauffage, mais pour la réfrigération des locaux, et aussi pour la fabrication de la glace dont les américains du nord font une consommation considérable. La réfrigération des locaux se fait par circulation de saumure froide dans les mêmes radiateurs qui servent pendant l'hiver au chauffage des bureaux ou des appartements. Un des grands avantages du chauffage collectif résulte de la possibilité de régler la température des pièces chauffées suivant la température extérieure. Ce réglage s'effectue à la station de chauffage, soit en modifiant la température du fluide émis (eau ou vapeur), soit en rendant cette émission intermittente. Ainsi à Toledo la température de l'eau à l'émission suit la température extérieure. Lorsque cette dernière est de 10° C. l'émission se fait à 60° seulement, mais elle monte à 100° lorsque la température extérieure s'abaisse à — 20°. A New-York la « Steam Corporation » utilise le principe de l'accumulation de chaleur dans le matériel de chauffage pour effectuer le réglage de la température des pièces chauffées. A cet effet, elle produit automatiquement l'alimentation et l'arrêt de certains chauffages, par un dispositif d'horlogerie approprié. Par temps très froid l'alimentation est continue, mais si la température devient plus douce cette alimentation devient intermittente pendant une partie de la journée, le service matinal étant toujours continu. Ainsi, suivant la température extérieure, on a des périodes d'alimentation de : 3/4 d'heure avec arrêt de 1/4 d'heure 1/2 — — — 1/2 — 1/4 — — — 3/4 — Un régulateur spécial est appliqué à l'entrée des bâtiments desservis par la station centrale, mais on conçoit aisément qu'il soit possible de régler de la même manière une pièce quelconque et même d'obtenir le réglage automatique de la température par l'action d'un thermomètre sur une valve équilibrée. Il ne faudrait pas croire que le chauffage collectif soit toujours avantageux et qu'il puisse être employé dans la majorité des cas. Rien ne serait plus inexact. Il faut en effet considérer très attentivement les dépenses de premier établissement qui sont assez élevées et tenir compte de ce fait que ces installations ne sont utilisées à leur plein rendement que pendant une partie de

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L'ARCHITECTE l'année. Par contre les nombreux avantages du chauffage collectif permettent de demander aux usagers un prix sensiblement égal à la dépense qui serait faite pour l'entretien des foyers ordinaires ou d'un chauffage central. Il faut que le quartier à desservir soit suffisamment important pour justifier des installations coûteuses et que la clientèle soit assez riche pour se laisser tenter par une augmentation de bien-être, ou de commodité. En Amérique on limite aux villes d'environ 10.000 habitants l'organisation de réseaux de chauffage collectif. C'est principalement dans les quartiers d'affaires, dans les grandes villes comme New-York, Détroit ou Chicago, qu'on trouve le plus aisément la clientèle des stations centrales de chauffage. Nous allons montrer quelques exemples d'installations américaines de chauffage urbain. --- La «New-York Steam Corporation» exploite, dans la partie principale de la Ville de New-York, un des plus importants réseaux de chauffage collectif qui existent aux Etats-Unis. Son organisation dessert une agglomération d'édifices dans la basse ville de la capitale des Etats-Unis, là où se trouvent concentrés les bureaux des grandes compagnies américaines. Dans cette partie de la ville les locations sont si élevées, même pour les locaux situés au-dessous du sol de la chaussée, qu'il n'est pas possible de trouver un emplacement pour loger les chaudières et les appareils de chauffage. Il était donc tout indiqué de réaliser un chauffage collectif avec une ou plusieurs usines placées dans les meilleures conditions économiques possibles. Pour desservir sa clientèle d'affaires dans la ville basse en même temps que sa clientèle privée dans la ville haute, la «New-York Steam Corporation» a installé quatre usines de chauffage. Dans chacune de ces usines la vapeur est produite à la fois pour le chauffage et la force motrice. La vapeur sort à la pression de 9 k. environ, et elle est détendue chez les abonnés. Les grands «Buildings» fabriquent l'énergie électrique dont ils ont besoin pour leur éclairage et leur force motrice en détendant la vapeur reçue dans des turbines puis utilisent la vapeur d'échappement pour le chauffage. Les usines du réseau collectif sont reliées par les conduites maîtresses de sorte qu'on peut les arrêter successivement lorsque les besoins de vapeur diminuent par suite de la réduction du chauffage à la fin de l'hiver. Voici maintenant un autre exemple relatif à une ville beaucoup plus modeste qui a su tirer parti de circonstances locales très favorables. Minnesota est une ville de 15.000 habitants de la Virginie. Elle est éclairée par une station municipale qui fournit à la fois l'énergie et la vapeur qu'elle reçoit elle-même, en majeure partie d'une très grande scierie placée dans son voisinage. Elle ne consomme donc de charbon qu'en hiver et cette heureuse circonstance lui permet de pratiquer des tarifs très bas aussi bien pour l'éclairage que le chauffage, puisque la vapeur à la pression de 1 k. est vendue à raison de 0 fr. 70 (f.or) le m³ alors que l'anthracite coûte dans le pays 90 fr. (f.or) la tonne. Cette installation a été édifiée grâce à une combinaison financière qui paraît devoir être très féconde. A Minnesota, la pose des conduites a été mise à la charge des propriétaires des maisons situées le long de la rue desservie et en proportion de la largeur des façades. Les canalisations sont étendues aux îlots voisins dès que cette extension est demandée par la majorité des propriétaires intéressés, dans ce cas les conduites sont posées et tous les propriétaires sont taxés, même ceux qui n'en font pas usage. A Toledo, ville de 300.00 habitants, la C° Edison a organisé un réseau de chauffage collectif pour desservir le quartier habité par la clientèle aisée. Elle chauffe ainsi 1.400 maisons, la plupart en bois. La surface totale des radiateurs employés est de 400.000 m² et la longueur totale des canalisations et des branchements atteint 182 kilomètres. Trois chaufferies d'une puissance totale de 8.000 CV. alimentent le réseau, soit en eau chaude, soit en vapeur, mais les radiateurs ne sont jamais remplis de vapeur, laquelle sert uniquement à réchauffer les réservoirs d'eau chaude. L'emploi des compteurs étant impossible, la Compagnie a adopté un tarif de vente basé sur la surface des radiateurs installés. Ce tarif est dégressif suivant l'importance des consommateurs et varie de 26 fr. 50 (f.or) par mètre carré de radiateurs et par saison pour une installation de 45 m² au plus à 18 fr. 50 (f.or) par m² et par saison pour une installation dix fois plus importante. Ces prix s'entendent pour une ville où la température descend parfois à — 20° et où l'anthracite coûte environ 85 fr. (f.or) la tonne.

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L'ARCHITECTE FIG. 22. — EGLISE SAINTE-THÉRÈSE, A MONTMAGNY (S.-ET-O.). — Plan. L'Université de Toronto au Canada nous fournit un exemple de l'économie qu'on peut réaliser dans un chauffage par îlots en combinant la production de chaleur et d'électricité. L'ensemble des bâtiments de l'Université de Toronto comprend 27 édifices avec un volume d'air à chauffer de 800.000 m³. La vapeur destinée à cet ensemble est fournie par une station de 1.000 CV comprenant une turbine de 500 CV et d'autres machines génératrices de moindre importance. En 1910 la dépense de chauffage, avec de l'anthracite à 36 frs (f.or) la tonne, a été de 23 frs par radiateur. En 1923, après l'installation de la centrale de chauffe, avec le même combustible payé 83 frs (f.or) la tonne, c'est-à-dire plus de deux fois plus cher, la dépense par mètre carré de radiateur n'a atteint que 25 frs et on n'a plus acheté de courant pour l'éclairage. L'installation du chauffage collectif a donc procuré une économie très notable, capable d'amortir en peu de temps les frais du premier établissement. L'étude que nous venons de faire nous amène à nous poser la question suivante : dans les circonstances économiques actuelles, peut-on organiser en France le chauffage collectif? FIG. 23. — EGLISE SAINTE-THÉRÈSE, A MONTMAGNY (S.-ET-O.). — Coupe.

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L'ARCHITECTE --- Janvier et Février. Les besoins calorifiques sont donc beaucoup plus grands dans l'Amérique du Nord qu'en France et les installations de chauffage collectif sont beaucoup plus importantes de l'autre côté de l'Atlantique qu'il ne serait nécessaire ici. Par contre, le tracé rectiligne des villes américaines se prête parfaitement à l'établissement des canalisations souterraines d'un chauffage collectif. A Paris, au contraire, particulièrement dans certains vieux quartiers, les rues se croisent nombreuses à un même carrefour, Là s'accumulent, dans le sous-sol, les canalisations de tous les services publics qui n'ont pu trouver place dans les égouts et il semble bien difficile de venir y placer les tuyaux d'un chauffage collectif. Pour réaliser un chauffage urbain dans la capitale il faudrait entrer résolument dans ce que nous appelons «la politique des canalisations». Créer de grandes galeries enfoncées à 10 ou 12 m. sous la chaussée et même sous les maisons, puis les compartimenter pour recevoir les canalisations d'eau, de gaz, d'électricité, de vapeur, d'air comprimé, les tubes pneumatiques, les fils télégraphiques et téléphoniques. Tous ces câbles et ces tuyaux encombrent actuellement le sous-sol parisien, les égouts, et on ne sait plus où les loger. Notre situation financière nous interdit d'envisager à --- Examinons d'abord le problème pour Paris. Nous n'avons pas, même à Paris, une concentration aussi grande qu'à New-York, surtout dans le quartier des affaires, mais par contre, dans les quartiers habités, les locaux sont beaucoup moins dispersés que dans la capitale américaine. Le problème est donc plus facile à résoudre, pour ce cas particulier, ici que là bas. En Amérique les écarts de température entre l'hiver et l'été sont beaucoup plus grands qu'en Europe occidentale, puisqu'aux États-Unis la température moyenne qui est de $20^\circ$ en Mai et Juin descend à $-5^\circ$ pendant les 3 mois de Décembre, ---