Excerpt

First pages of the volume, freely accessible.

Page 1

L'AMOUR DE L'ART 13e ANNÉE - MARS 1932 FRANCE : 10 FRANCS LES THÉORIES DE STRZYGOWSKI LES ORIGINES DE L'ART GOTHIQUE GERICAULT - LAPRADE - LA PATELLIÈRE DIRECTEUR : RENÉ HUYGHE ---

Page 2

Toulouse Barcelone Marseille Alicante Tanger Rabat Casablanca 1845 kilomètres en 10 heures par l'Aéropostale (service quotidien) Pour vous rendre au Maroc où le tourisme offre chaque jour plus de facilités et d'agrément, utilisez les avions de l'Aéropostale

Page 3

FORAIN, DE L'INSTITUT BOUSSINGAULT DEVAUX DIGNIMONT DUNOYER DE SEGONZAC FALKÉ GUS BOFA MARCHAND OBERLÉ VILLEBŒUF ILLUSTRENT LES ŒUVRES COMPLÈTES de Georges Courteline Édition des “Amis de Courteline” 1.575 fr. Brochés 10 Volumes in-4° Couronne 2.175 fr. Reliés. --- LIBRAIRIE DE FRANCE 110. Be SAINT GERMAIN - PARIS

Page 4

--- Experts : Quels que soient les résultats de votre diagnostic, vous avez intérêt à compléter votre expertise visuelle des objets d'art par un EXAMEN SCIENTIFIQUE. La Société de Contrôle et d'Expertise met à votre disposition, dans ce but, ses laboratoires munis des derniers perfectionnements. --- SOCIETE DE CONTROLE ET D'EXPERTISE 5, Rue d'Athènes, PARIS (9e) Téléphone : Trinité 91-40, 91-41, 91-42. Laboratoires : 57-59, rue du Dessous-des-Berges, PARIS (13e) Tél. : Gobelins 88-25. --- Vous devez lire le Numéro de Mars du “CRAPOUILLOT” ……………………………… Les Maîtres du Monde 12 francs --- galerie spéranza 10, RUE DES BEAUX-ARTS, 10 PEINTURES AQUARELLES DESSINS DE DELANGLADE ---

Page 5

L'AMOUR DE L'ART REVUE MENSUELLE FRANCE : 95 fr. BELGIQUE : 107 fr. ETRANGER : 150 et 175 fr. Treizième Année DIRECTEUR-RÉDACTEUR EN CHEF : RENÉ HUYGHE Rédacteur en Chef-adjoint : GERMAIN BAZIN Secrétaire de Rédaction : GEORGES NÉEL --- SOMMAIRE DU N° 3. Mars 1932 Les grandes doctrines d'art. Quelques aspects de l'œuvre de Strzygowski --- Miron Malkiel Jirmounsky. --- Archéologie. Les origines de l'art gothique --- Josef Strzygowski. --- Art moderne. La course des chevaux barbes de Géricault --- Germain Bazin. --- Les Expositions. Le Salon des Indépendants. Les Galeries --- G.-B. --- Art contemporain. Laprade (1875-1932) --- Raymond Cogniat. --- La Patellière (1891-1932) --- Claude Roger-Marn. --- Les Arts Publicitaires. Le dramatique et le burlesque dans l'affiche --- Francis Séjourné. --- Les Livres --- R. H. --- RÉDACTION - ADMINISTRATION - PUBLICITÉ : ÉDITIONS AUGUSTE PICARD, 82, rue Bonaparte — PARIS (VIe) Téléphone Danton : 96-75

Page 6

ÉDITIONS AUGUSTE PICARD 82, RUE BONAPARTE — PARIS (VI) R. DE LASTEYRIE, MEMBRE DE L'INSTITUT L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE EN FRANCE A L'ÉPOQUE GOTHIQUE Ouvrage posthume publié par les soins de M. MARCEL AUBERT Professeur d'Archéologie à l'Ecole des Chartes Deux volumes in-8° colombier, 1.300 pages, 1.200 illustrations Brochés .................................................. 200 fr. Reliés demi-parchemin à coins, titres rubriqués genre ancien ............ 260 fr. Reliés demi-chagrin, tête dorée ......................... 300 fr. Ces deux volumes ne se vendent jamais séparément R. DE LASTEYRIE, MEMBRE DE L'INSTITUT L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE EN FRANCE A L'ÉPOQUE ROMANE Seconde édition revue et augmentée d'une bibliographie critique par M. MARCEL AUBERT Professeur d'Archéologie à l'Ecole des Chartes Un volume in-8 colombier de 800 pages, 731 illustrations, index alphabétique et bibliographique 175 francs

Page 7

N° 3 MARS 1932 L'AMOUR DE L'ART LES GRANDES DOCTRINES D'ART Quelques aspects de l'œuvre de Strzygowski par Miron Malkiel Jirmounsky Il n'est pas aisé de présenter objectivement les apports d'un savant contemporain dans le domaine de la science historique et surtout de porter un jugement sur l'œuvre d'un historien d'art tel que M. Joseph Strzygowski, penseur aux idées synthétiques, parfois téméraires, polémiste combatif, qui ne s'est pas affranchi de certaines tendances politiques, insolublement liées à ses idées esthétiques. Je crois même que c'est une tâche des plus ardues de rendre compte, en toute impartialité, des contributions importantes, des idées vigoureuses et qui marquent leur époque, d'un homme de la valeur de l'illustre professeur viennois. C'est que ce savant, d'une sagacité d'esprit remarquable, joint parfois à un sens peu commun de synthèse, des conclusions — oserai-je dire — tendancieuses, même arbitraires et injustes qui témoignent, néanmoins, d'une information rare dans les domaines les plus différents de l'histoire de l'art et de l'archéologie, qui témoigne aussi d'un esprit généralisateur qui se présente, hélas, souvent sous une forme des plus obscures et difficiles non seulement pour les profanes, mais aussi pour les gens du métier. Notons, en premier chef, que parmi les historiens d'art contemporains à grandes tendances synthétiques, il n'y a que Wölfflin qu'on pourrait citer à côté de Strzygowski comme créateur des grands systèmes philosophiques, esthétiques, universalistes, relevant du domaine de l'histoire de la culture générale. Ma's Wölfflin, dans sa sérénité, tout en étant un psychologue subtil, est un esprit clair et transparent, un artiste et un penseur qui s'élève et se tient au-dessus des problèmes trop terre à terre de notre actualité, des événements et phénomènes politiques. C'est un olympien, un aristocrate de la pensée qui recherche la source de toutes les luttes, les tragédies, les controverses, les différentes façons de voir et de concevoir et la source de toutes les contradictions dans le domaine de l'art, parmi les éléments de la vie intérieure, dans la psychologie même des créateurs. Ainsi le savant suisse voit dans diverses formes esthétiques surtout les expressions de différentes attitudes psychiques. Par contre, Strzygowski est un tempérament fougueux, tourmenté, pour qui l'actualité est le point de départ de tout son système. L'éрудit viennois se présente toujours sous la forme d'un Titan révolté qui manque assurément de sérénité et d'esprit de conciliation, un savant dont les observations et les tendances philosophiques d'une grande et universelle portée ne sont pas toujours accompagnées de sens critique et de prudence adéquates. Je n'ai pas la prétention de donner ici une mise au point de la valeur de l'œuvre de Joseph Strzygowski, ni même de suivre chronologiquement sa carrière scientifique. Ce serait peut-être, aujourd'hui encore, une tâche irréalisable. Je voudrais simplement attirer l'attention des lecteurs sur quelques aspects de son œuvre, sur les aspects qui me paraissent particulièrement originaux dans leurs tendances essentielles et qui marquent son activité d'une façon particulière. Ce sont incontestablement ces idées qui resteront, en partie au moins, intactes, quoi qu'on pense de l'ensemble de son système historique. Les études de Strzygowski sur les rapports de l'art romain et de l'art oriental furent à la base de sa polémique contre les idées préconisées, il y a cinquante ans, par Wickhoff et Riegel, en particulier contre la notion de l'art impérial (Reichskunst) que ces savants ont introduite pour expliquer les vestiges d'une plastique originale à Rome. Quelques spécimens de cet art remontent peut-être au IIIe siècle avant J.-C. (art étrusque, portraits étrusques ?) Mais c'est par les objets des I-II et des IV-Ve siècles de notre ère que cet art nous est surtout connu. Pour Strzygowski, quelle que soit l'époque en question, c'est toujours l'Orient qui apporte ses formes et Rome qui ne fait que les recevoir (voir « Orient oder Rom ? » « Hellas in des Orients Umarmung », « Altai-Iran und Wölker wanderung », « Studien zur Kunst des Ostens », etc.). Cette thèse, M. Strzygowski l'a défendue avec acharnement dans ses écrits. Ce point de départ amena le savant autrichien aux études de l'art

Page 8

I. ROME OU L'ORIENT? EXISTENCE D'UN ART CHRÉTIEN ORIENTAL: L'ART SYRIEN Fig. 1. — COUVENT DE SAINT-SYMÉON-STYLITE, FIN V° SIÈCLE. VUE SUR LA COUR OCTOGONALE. Fig. 2. — CHRIST DE PSAMATIA. MUSÉE DE BERLIN, IV° SIÈCLE. D'APRÈS STRZYGOWSKI, «Orient oder Rom». Fig. 3. — EGLISE DE SAINT-SYMÉON, FIN V° SIÈCLE. PORTIQUE MÉRIDIONAL.

Page 9

I. ROME OU L'ORIENT? EXISTENCE D'UN ART CHRÉTIEN ORIENTAL : L'ART COPTE Les théories en cours avant Strzygowski admettaient que Rome avait été le centre où l'art chrétien primitif était né et d'où il avait rayonné sur l'Europe et la Méditerranée. L'histoire de l'art du Moyen Âge occidental s'expliquait toute entière par cette origine latine. Strzygowski s'est attaqué à cette thèse de la prééminence de Rome et commença par chercher en Orient s'il n'y avait pas eu d'autres foyers de culture d'une importance égale. (ORIENT ODER ROM, 1900). Il lui est apparu dès l'abord que la civilisation chrétienne avait connu son premier développement sur les rives orientales de la Méditerranée. Les foyers les plus importants de la pensée et de l'art chrétien, dans les premiers siècles, furent en effet non pas Rome mais les grandes cités hellénistiques, en Asie Mineure, Ephèse; en Syrie, Antioche; en Égypte, Alexandrie. C'est là qu'eurent lieu les premiers conciles où se fixa le dogme chrétien, et que vécurent les premiers pères de l'Eglise. Fig. 4. — DANIEL DANS LA FOSSE AU LION. TISSU. MUSÉE D'ART INDUSTRIEL DE BERLIN. D'APRÈS STRZYGOWSKI, «Orient oder Rom». Fig. 5. — PEINTURE D'UNE TOILE D'ANTINOË. MUSÉE ÉGYPTIEN DU VATICAN. Fig. 6. — LA CITADELLE DE LA FOI. SCULPTURE SUR BOIS. MUSÉE DE BERLIN. D'APRÈS STRZYGOWSKI, «Orient oder Rom». La Syrie a conservé un grand nombre de monuments religieux qui s'échelonnent du IVe à la fin du VIe siècle et qui présentent des rapports très étroits avec les églises très postérieures de notre art roman (fig. 1 et 3). Quoique moins nombreux, les monuments de la sculpture (principalement de sarcophages) ne témoignent pas moins d'un art indépendant (fig. 2). En Égypte, «en face de l'hellénisme alexandrin, le vieux fond indigène reparut. Dès le IIIe siècle, il se manifesta par la naissance d'un art national, l'art copte, qui se développa et grandit en face de la grecque Alexandrie dans l'arrière pays égyptien» (Diehl: MANUEL D'ART BYZANTIN, t. I, p. 61). A côté de quelques basiliques et couvents, on trouve de très nombreux vestiges d'un art figuré: étoffes (fig. 4), peintures (fig. 5), sculptures (fig. 6). Cet art se distingue par un sens naturaliste qui l'oriente vers le portrait et la représentation historique.

Page 10

I. ROME OU L'ORIENT ORIGINE ORIENTALE DE C'est en Orient qu'ont été élaborées les deux traditions iconographiques qui devaient se perpétuer pendant des siècles dans l'art chrétien, la tradition symbolique et officielle et la tradition historique et dramatique. Quant à l'art des catacombes, longtemps considéré comme original, c'est en grande partie dans l'art funéraire des sectes orientales, phrygiennes, isiaques, mithriaques, juives qu'il faut en chercher l'origine. L'ICONOGRAPHIE CHRÉTIENNE Strzygowski a montré, entre autres exemples, que certains motifs qu'on croyait d'inspiration romaine comme les anges ailés portant dans un médaillon le buste du Christ ou l'agneau pascal (fig. 8) sont issus de modèles hellénistiques. On trouve déjà ces figures sous forme de victoires soutenant les portraits des défunts, dans un hypogée juif du milieu du IIIe siècle, à Palmyre (fig. 7). Fig. 7. — VICTOIRE AILÉE PORTANT LE PORTRAIT D'UN DÉFUNT. HYPOGÉE JUIF DE PALMYRE. IIIe SIÈCLE. Fig. 8. — ANGE PORTANT LE BUSTE DU CHRIST. MOSAIQUE DE SAINT-PRAXÈDE À ROME. CHAPELLE SAINT-ZÉNON. IXe SIÈCLE.

Page 11

L'AMOUR DE L'ART de l'Asie antérieure et surtout de l'art de l'Arménie, pays où se créèrent, d'après lui, et d'où se propagerent le grand nombre des formes principales qui dominent notre art européen aussi bien que celui de l'Asie avancée. Se fondant sur ces études Strzygowski essaya de démontrer que l'histoire de l'art médiéval restait inexpliquée tant qu'on la rattachait seulement à l'art grec et à l'art romain, à l'art chrétien primitif et à l'art italien. Il existait un art nordique européen que nous ne connaissons presque pas, car ses monuments étaient en bois et, en conséquence, n'ont pas survécu jusqu'à notre époque. Néanmoins, nous en trouvons des vestiges qui doivent servir de points de repère pour les nouvelles recherches. Strzygowski étudie les régions où l'architecture médiévale en bois laisse des traces : la région des Slaves méridionaux (la Croatie) aussi bien que le hinterland nordique, à l'est de l'Europe. Pour le savant viennois, en dehors du foyer méditerranéen, un autre foyer de la culture et de la culture artistique doit être recherché au nord de l'Europe (voir surtout « Early Church art in Northern Europe 1928). Enfin les dernières études de Strzygowski vont plus loin et sont d'une portée plus générale encore. En traçant un tableau qui englobe les régions les plus contraires de l'Univers, il construit son système des deux foyers de toute la culture universelle : celui du Nord, dont le point de départ est le pôle et celui du Sud qu'il place sur l'Equateur. Notre culture méditerranéenne ne serait que celle d'une zone intermédiaire parmi deux extrémités. En somme, on n'a étudié systématiquement que cette zone, mais actuellement on commence à rechercher les vestiges des autres. C'est la zone septentrionale qui tout particulièrement avait besoin de défense contre le froid, défense soit sous forme de constructions en bois, soit sous forme d'habits. Cette zone avait été particulièrement favorable à la production artistique. Au nord de l'Europe (Norvège) et de l'Asie (Sibérie) on trouve ainsi une richesse d'expression artistique tout à fait exceptionnelle et originale, surtout sous la forme de l'ornementation en or, argent, bronze, pierres et dans le travail décoratif sur cuivre. L'art septentrional se transmettrait en Iran et puis par l'intermédiaire de la Russie méridionale en Europe Centrale. C'est dans cet art qu'on trouve, pense Strzygowski, la source de l'art gothique médiéval. L'Arménie fut une des étapes — l'étape importante — où l'art iranien prit contact avec les formes méditerranéennes. L'analyse des formes, de l'ornement, des ensembles, et des détails confirmerait, d'après le savant autrichien, la vraisemblance du tableau d'ensemble qu'il donne et la probabilité des voies parcourues par les influences artistiques qui se précisent à travers les âges. Telles sont les lignes schématiques et générales, approximatives sûrement, de la conception historique de Strzygowski, autant qu'on peut les dégager de ses écrits les plus répandus. Les détails de son système se déduisent des données générales de toute sa construction théorique. Nous laisserons de côté ses généralisations et théories esthétiques, d'après lesquelles ce courant septentrional serait limité et personnifié par la race irano-germanique, opposé au courant méridional personnifié par les races sémitique et aryenne du Sud (les sémites, les Grecs et les Romains (?)). Ici, malheureusement, les idées politiques préconçues, une idéologie nationaliste qui ne peut être justifiée scientifiquement d'aucune façon, se mêle aux études de l'auteur, embrouille définitivement son système, même sans cela contestable et sujet à caution, ce système d'un intérêt, cependant, considérable qui dépasse dans son germe les idées d'un nationalisme un peu trop limité, étroit et facile. Débarrassé de cet appendice ethnographique le système de Strzygowski, pour intéressant qu'il soit, n'a pas encore donné preuve d'une réalité concrète. La migration des formes sur la route Altaï-Iran, quand même on ne la contesterait pas (ce qui n'est pas impossible) pourrait être expliquée de façons bien différentes de celle que propose le savant autrichien, étant donné que la chronologie, la source des emprunts et leur réalité même ne sont nullement assurées (comp. entre autres les théories de Rostovtsev, de Pelliot, etc.). D'ailleurs un grand nombre d'études de détails s'imposent avant qu'on arrive à quelques conclusions plus ou moins précises et vraiment indiscutables. Même dans le domaine des rapports de l'art arménien et de l'art byzantin, nous savons que les conclusions de Strzygowski ont été contestées plusieurs fois par des études minutieuses et générales de ces derniers temps (voir Diehl, Baltrusaitis). Malgré toutes ces remarques qu'on est obligé de faire, le grand mérite de l'éрудit autrichien fut celui de poser une série de questions concrètes qui ne préoccupaient pas ou préoccupaient fort peu le monde savant avant lui, à savoir les grands rapports, les grandes lignes des courants divers de la civilisation, l'étude des arts nordique et sibérien dans leurs rapports avec l'histoire de l'art occidental et oriental, les recherches des formes qui n'ont laissé que peu de traces, de l'art des nomades selon un ordre purement géographique..., et parmi les études de détails — le rôle de l'Arménie sur les confins de deux mondes et de deux cultures profondément opposées; — ses idées favorites qui visent à dégager l'essence de l'art roman, plus proprement humain, à côté de l'art septentrional, plus rapproché de la nature, etc., etc. Quelles que soient les critiques et les réserves qu'on peut et doit formuler sur la valeur absolue des conclusions de Strzygowski, il restera toujours, comme animateur des idées, initiateur, chercheur d'autres voies, en dehors des voies battues dans l'histoire de l'art, précurseur d'un traitement plus philosophique des problèmes historico-artistiques. Certes nous avons devant nous un vir sagassimus, sinon toujours un vir prudentissimus dans le domaine réservé de la recherche historique. Hélas ces deux qualités ne sont que rarement réunies dans une seule personne sur ce terrain incertain et délicat.