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CIMAISE ART ET ARCHITECTURE ACTUELS BIMESTRIEL N° 130 PRESENT DAY ART AND ARCHITECTURE 35 F John F. Kossin '92
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CIMAISE ART ET ARCHITECTURE ACTUELS BIMESTRIEL N° 130 PRESENT DAY ART AND ARCHITECTURE 35 F John F. Kossin '92
BROGLIA DEWASNE DI TEANA FINOTTI JUANA FRANCES LINDSTROM PHILIPPE MORISSON MARTA PAN MAX PAPART JEAN-MARC PHILIPPE MICHEL SEUPHOR VISEUX PETER VOGEL galerie attali 159 bd St.-Germain - 75006 Paris tel. 548 58 93 / 548 37 80 Peintures sculptures contemporaines Editions - gravures - sérigraphies - tapisseries - art vidéo - bijoux FIAC 77-Grand Palais, 22 oct/30 oct, stand A11
GALERIE JEANNE BUCHER 53 rue de Seine, Paris-VI, 326.22.32 VIEIRA DA SILVA BISSIERE DUBUFFET JORN TOBEY SZENES REICHEL AGUAYO BARTHELEMY DADO NALLARD MOSER KOSTA ALEX FROMANGER AMADO SINGER FIORINI --- depuis 1557, sont fabriqués à Vidalon-les-Annonay, tous papiers pour le dessin artistique et industriel vendus sous la marque : Les Papiers Canson BOITE POSTALE 139 - 07104 ANNONAY
ÉDITIONS smi 3 rue Maurice Loewy, 75014 Paris, tél. 580.50.42.
--- John Russell LES LALANNE Format 24 × 24 cm, 116 pages, 100 illustrations noir et blanc, 12 quadrichromies, relié 60,00 --- 3 rue Maurice Loewy, 75014 Paris, tél. 580.50.42.
Collection « l’art se raconte » Michel Ragon JAMES GUITET Les forces du silence Format 21 × 26 cm, 120 pages, 106 illustrations noir et blanc, 12 quadrichromies, relié toile sous jaquette couleur 59,00 André Laude CORNEILLE Le roi-image Format 21 × 26 cm, 120 illustrations noir et blanc, 12 quadrichromies, relié toile sous jaquette couleur 59,00 Michel Ragon MARTA PAN Format 21 × 26 cm, 120 pages, 89 illustrations noir et blanc, 12 quadrichromies, relié 59,00 --- André S. Labarthe SONDERBORG Tuer un rat Format 21 × 26 cm, 82 illustrations noir et blanc, 12 quadrichromies, relié toile sous jaquette 59,00 Claude Lefort BITRAN ou La question de l’œil Format 21 × 26 cm, 112 pages, 114 illustrations noir et blanc, 12 quadrichromies, relié 59,00 Gérard Xurigera SUBIRA-PUIG Format 21 × 26 cm, 114 pages, 122 illustrations noir et blanc, relié 60,00 --- JEAN-MARC TISSERANT GERARD TITUS-CARMEL OU LE PROCES DU MODELE Jean-Marc Tisserant GÉRARD TITUS-CARMEL ou Le procès du modèle Format 24 × 24 cm, 200 illustrations noir et blanc, broché 49,00 --- An Cahier 1 Christian Jaccard --- An Cahier 1 Jochen Gerz Les Pièces --- An Cahier 2 Charles Simonds --- An Cahier 4 Bernard Pagès En préparation : Collection « l’art se raconte » MIOTTE Art / Cahier AUBERTIN STÄMPFLI --- Art / Cahiers Art / Cahier 1 JOCHEN GERZ LES PIÈCES Format 21 × 21 cm, 72 pages, 55 illustrations, broché 30,00 Art / Cahier 2 Daniel Abadie CHARLES SIMONDS Format 21 × 21 cm, 72 pages, 62 illustrations, broché 30,00 Art / Cahier 3 Germain Viatte CHRISTIAN JACCARD Format 21 × 21 cm, 48 pages, 37 illustrations, 4 quadrichromies, broché 30,00 Art / Cahier 4 Pierre Gaudibert BERNARD PAGÈS Format 21 × 21 cm, 48 pages, 35 illustrations, 4 quadrichromies, broché 30,00 --- LIKA MUTAL au foyer de l’instant André S. Labarthe ---
GALERIE ARIEL 140, Bd Haussmann PARIS-8 --- APPEL juin - juillet les peintres de la galerie appel gillet bitran lindstrom bootz marfaing debré mihailovich destarac tabuchi weideman et nallard rocher doucet messagier sales alechinsky --- LORENZELLI BERGAMO ARTISTI DELLA GALLERIA PITTORI ASSE BAERTLING BILL BLOMSTEDT BONFANTI CHARCHOUNE COSTA COTTAVOZ DEWASNE DORAZIO EJELSON FEITO FRUHTRUNK GILLET GORIN GRIGNANI HOSIASSON KOENIG LATASTER LASKE MANSOUROFF MARFAING MUSIC NANGERONI NEMOURS PASMORE LUC PEIRE PULGA RADICE RODRIGUEZ SCHNEIDER SEUPHOR T. STEFANONI WICKAERT SCULTORI ANDOLFATTO BERROCAL CARDENAS KEMENY PIERLUCA TAVERNARI
CIMAISE ART ET ARCHITECTURE ACTUELS PRESENT DAY ART AND ARCHITECTURE 24e ANNÉE - N° 130 Avril - Juin 1977 Directeur-Rédacteur en Chef : Jean-Robert Arnaud Conseiller artistique : John Franklin Koenig Secrétaire général : René Barzilay Administration-Rédaction : 212, boulevard Saint-Germain, Paris-7e. Tél. : 548-46-31 Impression : Société Mondiale d’Impression, 3, rue Maurice-Lœwy, Paris-14e. Tél. : 580.50.42 Prix --- ce numéro : --- France --- 35 F --- Etranger --- 45 F --- Abonnement --- 6 numéros : --- France --- 150 F --- Etranger --- 200 F --- C.C.P. Cimaire Paris 5542.39 --- Abonnements pour le Canada : --- PERIODICA, 5090, av. Papineau, Montréal 134, Canada --- Couverture originale de John F. Koenig --- Editoriaux --- Jean-Robert Arnaud --- A propos de Paris/New York --- A propos de la Biennale --- Visite d’atelier --- Gérard Xuriguera --- Manolo Millares --- Documents --- John F. Koenig --- Réflexions sur l’Inde --- Visites d’atelier --- Paule Gauthier --- Tirouflet --- Alain Bosquet --- Aldine --- Cimaise au jour le jour --- Jean-Robert Arnaud --- Visite d’atelier --- Paule Gauthier --- Raza ---
ÉDITORIAL (1) A PROPOS DE PARIS / NEW-YORK Prévue de longue date, nous attendions avec impatience cette exposition qui traite des rapports culturels France - Amérique depuis 1905, c'est-à-dire de Paris - New York. Rapports culturels et rapports affectifs, car c'est bien de rapports amoureux qu'il s'agit avec toute leur subjectivité profonde, leur passion, leurs liens imbriqués, tout se mêle. Cette ambiance chaleureuse nous est rendue, et bien rendue, du moins en ce qui concerne l'entre-deux-guerres. Non seulement par la qualité exceptionnelle de certaines œuvres, mais aussi par le soin mis à recréer certains lieux (l'atelier de Gertrud Stein, rue de Fleurus, l'atelier de Stieglitz, celui de Mondrian). Exposition impressionnante, documentée à loisirs, vivante et concrète. Avec la guerre de 1940, il n'y a pas rupture dans les liens franco-américains, mais au contraire resserrement, avec la transplantation de nombreux artistes européens qui se réfugient en Amérique, tels Léger, Masson, Mondrian. C'est de leur présence qu'en grande partie naquit une spécifique peinture américaine, l'expressionnisme américain. A la même heure, les G.I.'s découvraient l'Europe et la France. De l'immediat après-guerre témoigne un froid accrochage d'œuvres confrontant alors l'expressionnisme américain (Pollock, Kline, Rothko) à certains abstraits de Paris (Hartung, Soulages, Poliakoff), confrontation sans âme, sèche. C'est à cette époque que s'installèrent à Paris, grâce au G.I. Bill, bien des Américains ; où sont-ils passés, dans cette exposition, ceux qui, dans le fil des années cinquante, formèrent le lien, en cet après-guerre, entre les deux rives de l'Atlantique et qui, à leur manière, renouvelèrent l'aventure de la génération perdue ? Personnellement, j'ai bien connu ce milieu (avant même d'ouvrir ma galerie avec une exposition en 1951 de Youngerman — absent ici — suivie de la première exposition Kelly) où je fus introduit par J. F. Koenig. Dans l'ensemble, leur œuvre (à l'exception de certains géométriques comme Youngerman et Kelly) relevaient d'une certaine tendance de la peinture informelle ou de l'abstraction lyrique, mais en faisant, souvent, une synthèse originale entre l'espace américain et le savoir-faire européen ; cette peinture informelle dont Malraux, en 1959 (voir son allocution lors de la Ire Biennale de Paris), faisait le plus grand cas. Cette présence, à l'époque, de tant de jeunes artistes américains prit une telle ampleur qu'on les appela les « Américains de Paris », leur spécificité marquant aussi bien leur psychologie que leur œuvre. Qu'a-t-on fait d'eux dans l'exposition en dehors de Sam Francis et de Mitchell ? Escamotés aujourd'hui, eux qui furent les liens naturels entre les deux pays, oubliés qu'ils sont des officiels des deux rives. Cette absence dans l'exposition est soulignée d'une phrase pudique dans le texte de présen- WITH RESPECT TO PARIS / NEW-YORK Planned for a long time, we were waiting impatiently for this exhibition which deals with Franco-American cultural relations since 1905, or Paris - New York relations. Cultural relations and affective relations, because it is really a question of a love affair with the deep subjectivity involved — passion, overlapping lines — everything mixed up together. Our warm feeling were reciprocated, and well reciprocated, at least as far as the period between the two World Wars is concerned. Not only by the exceptional quality of certain works, but also by the pains taken to recreate certain settings (Gertrude Stein's studio in the Rue de Fleurus, the studio of Stieglitz and that of Mondrian). An impressive exhibition, well-documented, lively and concrete. With the 1940 war, there was no rupture in Franco-American links, but, on the contrary, they were drawn tighter, with the transplantation of numerous European artists in America, such as Léger, Masson and Mondrian. It is from their presence that, to a great extent, specifically American painting was born. At the same time, the G.I.' were discovering, Europe and France. The immediate post-war period saw a chill hanging of works contrasting American expressionism (Pollock, Kline, Rothko) with certain Paris abstracts (Hartung, Soulages, Poliakoff), a dry, soulless confrontation. It was at this time that, thanks to the G.I. Bill of Rights, many Americans took up residence in Paris. What has become of them, in this showing? What has become of those who, during the course of the 1950's, formed the link between the two shores of the Atlantic and who, in their own way, renewed the adventure of the “Lost Generation?” Personally, I was well acquainted with this milieu (even before I opened my gallery in 1951 with an exhibition of Youngerman — absent here — followed by the first showing of the works of Kelly). On the whole, their work (with the exception of certain geometrics such as Youngerman and Kelly) showed a definite trend toward informalism or lyrical abstraction, but making, often, an original synthesis between American space and European know-how. Malraux, in 1959, during his address delivered before the First Paris Biennial, paid serious attention to this informal painting. And the presence, at the time, of so many young American artists in Paris, reached such proportions that they were known as the “Paris Americans,” their particularity showing in their psychology as well as in their works. What has been done with them, in this exhibition, with the exception of Sam Francis and Mitchell? Hidden today are those who were the natural links between the two countries, forgotten by the officials on both sides of the ocean. This absence in the ex-
tation : « ... A Paris on comptait à la fin des années quarante plus de 200 G.I.'s américains inscrits dans les écoles d'art et dans les universités. » En mars 1956, à la galerie Arnaud, Herta Wescher présentait une exposition intitulée « Artistes abstraits américains de Paris » (24 exposants) (2). Pour ma part, je pourrais citer de mémoire, au fil de la plume, facilement une vingtaine d'autres noms (3) et il y en a d'autres, bien sûr. Et si aucun de ces oubliés n'a atteint le vedettariat, du moins certains, tels Jenkins, ou encore J. F. Koenig ou Downing, ont-ils atteint une notoriété internationale certaine. D'ailleurs, la question n'est pas là, il ne s'agissait pas de porter un jugement de valeur ni de dresser un palmarès de « réussite », ni même de se préoccuper de savoir ce qu'ils sont devenus, mais bien de rendre compte d'un phénomène, partie intégrante du sujet même de l'exposition, et qui fut qu'en ce lendemain de guerre, où rien dans la vie quotidienne et matérielle n'était facile (il y avait encore des tickets d'alimentation), un nombre important d'artistes étrangers (les Américains du Nord n'étaient pas les seuls) s'obstinaient à vivre dans l'inconfort, conservant à Paris cette spécifique mentalité internationale qui n'a jamais existé ailleurs. Alors pourquoi cette absence ? Quel que soit le goût que l'on ait, il me paraît difficile, quand on a à faire acte d'historien, de délibérément fausser l'histoire par des lacunes aussi criantes qui ressemblent à des mouvements d'humeur. Puis, après avoir sauté le cinétisme avec allégresse, on arrive enfin avec délice au pop art et au nouveau réalisme, enfants chéris maison, et l'exposition redevient sérieuse et bien faite, comme il se doit, jusqu'aujourd'hui. J. R. Arnaud (1) Commissaires de l'exposition : Daniel Abadie, Alfred Pacquemont, Mlle Seckel. (2) Exposition organisée par Herta Wescher pour le Musée d'Iserlohn (Allemagne Fédérale) : Alcopley, Appleby, Anita de Caro, Chelinsky, Childs, Cousins, Beaufort-Delaney, Downing, Don Fink, Ruth Franken, Lois Frederic, Shirley Goldfarb, Shirley Jaffé, Jenkins, Buffie Johnson, J. F. Koenig, Kimber Smith, Levée, Pfriem, Helen Philipps, Tajiri. (3) Hultberg, Petlin, Hennessy, Norman Bluhm, Ossorio, Coppely, Masurowsky, Legros, Caroline Lee, Terry Haas, Luboski, Costa Alex, Bishop, Yektai, Rubington, Claire Falkenstein, Nancy Spero, Todd, Metcalf, etc. BIBLIOGRAPHIE : CIMAISE ET LES U.S.A. 1954, série I, no 7. K. B. Sawyer : L'expressionnisme abstrait, la phase du Pacifique. Alvard, Falkenstein : L'Ecole du Pacifique. S. Francis, F. Simmons, Tapie (débat). 1955, série II, no 5. Paul Wescher : A propos de l'Ecole du Pacifique. No 6. J. Alvard : Tobey . No 8. K. B. Sawyer : A propos de l'Ecole du Pacifique. 1956, série IV, no 2. NUMÉRO SPÉCIAL CONSACRÉ A L'ART AMÉRICAIN. 1957, série IV, no 4. D. Ashton : Lettre de New York. No 5. D. Ashton : New York, avril 1957. No 6. D. Ashton : Le printemps à New York. Série V, no 2. D. Ashton : Lettre de New York. 1958, série V, no 3. D. Ashton : Lettre de New York. No 4. D. Ashton : Lettre de New York. No 5. D. Ashton : Le printemps à New York. hibition is underlined by a modest sentence in the text of the presentation : "In Paris, at the end of the 1940's, there were more than 200 American ex-G.I.'s enrolled in art schools and universities." In March, 1956, at the Arnaud Gallery, Herta Wescher presented an exhibition entitled "American Abstract Artists of Paris" which counted twenty-four exhibitors (2). For my part, I could easily cite from memory, hand-running, twenty other names (3), and there were still others, of course. And if none of these forgotten painters has reached "star" status, at least some of them, such as Jenkins, J. F. Koenig or Downing, have achieved an undisputed international reputation. Anyway, that is not the question, it's not a matter of making a value judgment or of compiling a "success" list, nor even or raising questions about what they have become, but of taking account of a phenomenon, which is an integrating part of the exhibition itself, and which prompted — in the immediate post-war period, when nothing about daily or material life was easy, for there were still food-tickets at the time — an important number of foreigners (North Americans were not the only ones) to accept living in discomfort, conserving for Paris that specific international mentality which has never existed elsewhere. Then why this absence ? Whatever one's taste, it seems difficult to me, when one undertakes to act as a historian, to deliberately falsify history by lacunae so outrageous they appear to be the result of whim. And then, after lightly skipping kinetic art, we come at last, with pleasure, to Pop Art and New Realism, the organizers' pets, and with them the exhibition becomes again serious and complete, as it should be, bringing us up to the present. J. R. Arnaud (1) Commissioners of the exhibition : Daniel Abadie, Alfred Pacquemont. (2) Exhibition organized by Herta Wescher for the Iserlohn Museum in West Germany : Alcopley, Appleby, Anita de Caro, Chelinsky, Childs, Cousins, Beaufort-Delaney, Downing, Don Fink, Ruth Franken, Lois Frederic, Shirley Goldfarb, Shirley Jaffé, Jenkins, Buffie Johnson, J. F. Koenig, Kimber Smith, Levée, Pfriem, Helen Philipps, Tajiri. (3) Hultberg, Petlin, Hennessy, Norman Bluhm, Ossorio, Coppely, Masurowsky, Legros, Caroline Lee, Terry Haas, Luboski, Cosa Alex, Bishop, Yektai, Rubington, Claire Falkenstein, Nancy Spero, Todd, Metcalf, etc. Série VI, no 2. D. Ashton : L'automne à New York. 1959, série VI, no 3. NUMÉRO SPÉCIAL U.S.A. 1961, 8e année, no 52. D. Ashton : Plus ça change. 1963, 10e année, no 64. D. Ashton : Du bouclier d'Achille au Junke art. 1964, 11e année, no 69/70. NUMÉRO SPÉCIAL U.S.A. : Beauxarts, littérature, danse, théâtre, musique classique et jazz, cinéma, architecture, les Américains de Paris. 1966, 13e année, no 74. D. Ashton : La sculpture américaine. 1967, 14e année, no 79. D. Milhaud : Nous avons découvert l'Amérique. 1972, 19e année, no 108/109. J. R. Arnaud : U.S.A., Objet-refuge. MONOGRAPHIES ET ÉTUDES DE 1953 A 1976 Masurovsky, Yunkers, Schnabel, Downing, J. F. Koenig, Pollock, Fink, Hoffman, G. Kohn, Nevelson, Kline, Cousins, J. Johns, Tobey, Petlin, Levee, Jenkins, Erma, S. Francis, Remington, C. Lee, Malina, Youngerman, Marshall, Hultberg.
ÉDITORIAL (2) A PROPOS DE LA BIENNALE une anthologie : 1959-1967 Cette exposition (1), pour quoi faire ? Une anthologie de la Biennale de Paris 1959-1967, c’est-à-dire des cinq premières biennales. Dans quel but ? « En fait, pourquoi le cacher, deux conceptions s’opposaient : on pouvait, comme je le faisais, rêver d’une rétrospective historique objective, aussi complète que possible, et qui recréerait matériellement l’atmosphère des premières biennales que nous avons vécues... L’autre conception, à la fois plus modeste dans ses dimensions et plus ambitieuse dans ses objectifs, a prévalu parce qu’elle correspond à ce que permet le budget d’une association comme la nôtre. Se situant dans une perspective historique, cette exposition saute l’étape qu’aurait été la grande rétrospective historique dont je rêvais pour en tirer la quintessence et en déduire l’exposition qui aurait pu lui succéder... Les dimensions des salles nous ont inspiré le nombre des œuvres : une dizaine par biennale, une petite cinquantaine en tout. Mais une anthologie aussi limitée risquait de donner une idée incomplète, donc erronée, de l’apport de chaque biennale. Aussi vint tout naturellement l’idée de juxtaposer aux œuvres sélectionnées un panorama élargi grâce à un audiovisuel... L’exposition étant ce qu’elle est, effroyablement étiquetée, si on songe qu’entre 1959 et 1967 à peu près trois mille artistes y ont participé, j’avais rêvé d’un catalogue qui serait devenu un véritable livre et qui aurait fait revivre cette aventure... » (2) Suit un exposé de ce qu’aurait dû être le catalogue idéal, pour en venir ensuite à l’historique. Comme on voit, Georges Boudaille, actuel délégué général, a beaucoup rêvé, et pour savoir s’il y a loih de la coupe aux lèvres, comparons le rêve et la réalité. Pour ce faire, prenons la première Biennale, celle de 1959. « La première Biennale, bien que limitée, fut d’une qualité assez exceptionnelle. Elle réunit en effet nombre d’artistes proches de la limite d’âge de 35 ans et qui avaient déjà acquis une solide réputation. En ce qui concerne la France, par exemple, elle consacrait l’essor d’un certain « paysagisme abstrait »... Au cours de son discours d’inauguration, André Malraux, alors ministre de la Culture, soulignait la suprématie de l’art informel... » Alors, reportons-nous aux faits et que voit-on d’exposé concernant cette première Biennale ? Pas une seule œuvre représentant ce « paysagisme abstrait » ou encore l’art informel. Les œuvres exposées s’étaient largement sur les cimaises en un accrochage super-aéré, ménageant par des murs vierges de toute œuvre des pans de silence, du grand art, mais d’art informel, de paysagisme abstrait, point. Quant à l’astuce de l’audiovisuel, des projections de petit format, par suite du manque de recul, sont faites dans un couloir avec simultanément deux projections --- REGARDING THE PARIS BIENNIAL an anthology 1959-1967 What hold this exhibition? An anthology of the Paris Biennial from 1959-1967, in other words, the first five Biennials. What is the aim? “In fact, why hide it? Two conceptions were in opposition: one could, as I did, dream of an objective historical retrospective, as complete as possible, which would materially recreate the atmosphere of the first Biennials we experienced... The other conception, both more modest in its dimensions and more ambitious in its objectives, won out because it corresponds to the budgetary realities of an association like ours. Situated in an historical perspective, this exhibition skips over the great historical retrospective I dreamed of, to extract the quintessence and deduce from it the exhibition which could have followed it... The dimensions of the rooms account for the number of the works: ten per Biennial, or the very limited total of fifty. But so limited an anthology risks giving an incomplete, therefore erroneous, idea of the contribution of each Biennial. Thus, we arrived quite naturally at the idea of juxtaposing to the selected works a panorama of larger scope by using audio-visual means... The exhibition being what it is, frighteningly narrow, when we remember that, between 1959 and 1967, nearly three thousand artists took part in it, I dreamed of a catalogue which would have become a true book, bringing this venture back to life...” (1) There follows an outline of what the ideal catalogue would have been, culminating in an historical account. As we can judge, Georges Boudaille, the present Representative, did a great deal of dreaming, and to judge whether or not there is “many a slip twixt cup and lip,” let us compare the dream to the reality. To do this, let us examine the first Biennial, held in 1959. “The first Biennial, although limited, was of a rather exceptional quality. It brought together, in fact, a number of artists near the age limit of thirty-five, who had already acquired a solid reputation. As far as France was concerned, for example, it consecrated the drive of a certain “abstract landscape” school... During his inaugural speech, André Malraux, then Minister of Culture, underscored the supremacy of informal art.” (2). So let us refer to the facts, and what we see exhibited concerning this first Biennial. Not a single work representing the “abstract landscape” trend nor anything concerning informal art. The works exhibited are spaced well-apart on the walls in a super-aerated hanging, and leaving place for walls empty of all works sections of silence, of great art, but not a trace of informal or abstract landscape art. As for the audio-visual contribution, the projections, small-scale through lack of distance, take place in a corridor, with, simultaneously, two projections in front of you

La revue Cimaise, Art et Architecture Actuels, publie son numéro 130 pour la période avril-juin 1977. Ce numéro présente des articles sur l'exposition "Paris/New York" traitant des rapports culturels entre la France et l'Amérique depuis 1905, ainsi que des visites d'ateliers d'artistes tels que Manolo Millares, Raza et Tirouflet. Il inclut également des réflexions sur l'Inde et des documents sur l'art contemporain.