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BEAUX-ARTS Revue d'Information artistique paraissant deux fois par mois. TROISIÈME ANNÉE 1925 --- Paris, 106, Bd St-Germain
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BEAUX-ARTS Revue d'Information artistique paraissant deux fois par mois. TROISIÈME ANNÉE 1925 --- Paris, 106, Bd St-Germain
3e Année. — Numéro 1 BEAUX-ARTS REVUE D'INFORMATION • ARTISTIQUE • 1er Janvier 1925 --- LA CÉLÉBRATION DU CENTENAIRE DE PUVIS DE CHAVANNES Avec quelques jours à peine de retard, puisque Puvis de Chavannes est né le 14 décembre 1824, le monument du centenaire du grand peintre vient de se dresser en face de cette nouvelle Sorbonne qu'il a illustrée d'une de ses pages les plus magistrales. Déjà, au jour anniversaire, la ville de Lyon, où il naquit, avait apposé une plaque commémorative sur la façade de la maison de la rue d'Alsace-Lorraine actuelle où il vit le jour et, devant les magnifiques fresques de son Musée, à côté d'une exposition rétrospective de peintures et de dessins organisée par les soins de M. L. Rosenthal, celui-ci avait évoqué la carrière si laborieuse et si pleine du maître lyonnais. Paris, où il vécut si longtemps et qui se fait gloire aussi de posséder, en dehors de la Sorbonne, dans son palais municipal, des décorations illustres et magnifiques, lui devait son hommage. Le Président de la République et le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts y ont associé la France entière. Cet hommage fut complet surtout grâce à l’activité, persévérante et victorieuse de mainte difficulté, du comité qui s’était donné pour tâche de réaliser à la gloire de Puvis un monument durable et digne de lui. M. Bartholomé, qui le présidait comme il préside, après Puvis, la Société nationale des Beaux-Arts qu’il avait associée à cette œuvre, y a mis le zèle pieux que lui inspire un culte affectueux pour le maître qui fut son ami et c’est avec une émotion mal dissimulée, qu’il a pu remettre, en ce matin gris du 20 décembre, le monument où son confrère Jules Desbois a mis aussi le meilleur de son talent et de son cœur. Le morceau de sculpture dont l’image ci-jointe donne une idée sommaire, est une des créations les plus souples et les plus fermes du maître, merveille de modelé attentif et de sentiment plastique. Le buste hautain et noble de Puvis domine la stèle où s’appuie une Peinture douloureuse. L’ensemble s’enlève, dans le petit square de la rue des Ecoles, sur le fond pittoresque des murailles grises de Cluny. Après la cérémonie très brève de la remise du monument aux autorités municipales, une réunion se tint au Panthéon où M. Paul Léon, directeur des Beaux-Arts, prêta sa voix à l’évocation qu’avait écrite M. Bartholomé de souvenirs touchants et JULES DESBOIS. Monument Puvis de Chavannes. d’affirmations éloquentes concernant le génie de Puvis. Il regretta solennellement qu’une fois de plus, après la même aventure arrivée à Rude pour l’Arc de Triomphe, un « néfaste éclectisme » n’ait pas permis de lui confier l’ensemble de la décoration de l’édifice, où, « prisonnier de son œuvre »,
BEAUX-ARTS il eût multiplié les chefs-d'œuvre dans une majestueuse unité. « La présence ici même du chef de l'Etat est un témoignage éclatant de l'admi ration universelle... Lorsque disparaît un homme comme Chavannes, que ce soit dans le monde des arts, des lettres ou des sciences, l'humanité entière éprouve le sentiment d'une perte irréparable, et si c'est un Français, tout Français doit sentir qu'une part de son patrimoine vient de lui être enlevée. « Quant à ceux qui ont pu approcher et connaître le disparu, n'ont-ils pas le devoir de retenir, de grouper tous les souvenirs, ne fût-ce qu'une parole ou un geste. Peut-être une parole de Chavannes le dépeindra mieux que je ne saurais le faire ? « Nous avions diné ensemble, et Chavannes, qui tout le jour, absorbé par ses pensées, paraissait un peu distant, après son diner qu'il terminait toujours par un morceau de pain trempé dans son vin, devenait communicatif très simplement. « L'automne approchait; on rentrait à Paris, on parlait de la saison passée. « Oh! moi, dit Chavannes, je ne quitte jamais «Paris l'été; il y fait bon, le ciel est clair, les journées sont longues, je ne m'éloigne pas de ma ruche, je fais comme les abeilles: je fais mon miel.» « Ce mot n'est-il pas tout Chavannes, et n'a-t-il pas ce parfum d'antiquité virgilienne qui se retrouve dans les beaux paysages peints par lui? » Après d'autres discours du président du Conseil Municipal et du préfet de la Seine. M. François Albert, au nom du gouvernement, célèbra en des pages d'une finesse critique parfaite les exceptionnelles qualités de Puvis et marqua son rôle et sa place dans l'histoire de l'art moderne. « ...Puvis de Chavannes, dit-il, fut très grand d'abord parce qu'il osa être lui-même simplement, puissamment, et qu'il réalisa son œuvre merveilleuse, sourd aux sarcasmes qui découragent comme aux louanges qui démoralisent. Il suivit son chemin d'un pas tranquille avec une obstination sereine et il finit par désarmer les moqueries du public, les ironies de la critique, le mauvais vouloir des jurys. A force de patience et de génie, il eut raison, enfin. Mais alors il montra dans la gloire plus de courage encore que dans l'adversité, car il sut résister au danger des admirations littéraires et, dans l'atmosphère d'encens qui le transformait en un grand prêtre du symbolisme, il s'obstina à rester tout simplement un très grand et un très beau peintre. « Il est très grand parce qu'il a réalisé une forme de beauté, découvert une source de poésie que tout le siècle avait cherchée avec lui. Il a rappelé à la peinture son vrai rôle et comment elle pouvait remplir sa vocation qui est d'apporter à l'architecture sa parure suprême. « Puvis de Chavannes commença de montrer à son temps ses figures tranquilles en des paysages harmonieux. Et ces figures ne descendaient pas de l'Olympe; elles ne s'étaient pas détachées non plus des murailles toscanes ou ombriennes; enfin elles n'étaient pas davantage des modèles d'atelier copiés par un naturaliste intransigeant. Leurs attitudes, leurs gestes lents, leurs draperies aux plis simples, dessinent un équilibre qui répond aux lignes de l'architecture; le désordre de la vie s'efface dans le rythme de la composition. La douceur calme de la lumière, l'égalité des couleurs blondes conservent à la muraille sa solidité plane, et nul éclat, nulle tache d'ombre n'a dans la peinture plus d'accent que les reliefs réels des corniches et des colonnes... » --- NOUVELLES - Nomination. — Par arrêté du Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, en date du 15 décembre 1921, M. Escoffier, député, a été nommé membre du Conseil supérieur des Beaux-Arts, en remplacement de M. de Monzie, sénateur, démissionnaire. - Bourses de voyage du Salon d'Automne. — Dernièrement, sous la présidence de M. François Carnot, le Conseil supérieur des Beaux-Arts a statué sur les deux bourses de voyage du Salon d'Automne réservées à l'art décoratif. Elles ont été attribuées à MM. Bablet, orfèvre, et Serré, céramiste. - La reconstruction de l'Ecole nationale des Arts Décoratifs. — Tous les rapports du budget depuis 20 ans et plus ont enregistré les mêmes doléances justifiées sur le fâcheux état des bâtiments des deux Ecoles des Arts Décoratifs, celle de la rue de l'Ecole de Médecine (section des garçons) et celle de la rue de Seine (section des filles). M. Rameil, cette année, a poussé plus fort l'attaque et obtenu, de la Chambre tout au moins, un crédit de 500.000 francs pour commencer l'exécution du plan de reconstruction de l'Ecole dont les projets ont déjà été arrêtés par M. l'architecte Thoumy. Malheureusement les terrains que l'on avait successivement envisagés sur l'emplacement de l'Hôtel-Dieu annexe, puis sur les jardins de l'Institution des Sourds-Muets ont dû être abandonnés et l'on parle aujourd'hui de terrains voisins de l'Observatoire. Il est plus que temps d'aboutir enfin! - A propos des cartons de tapisserie de Beauvais. — Les discussions ont continué dans les derniers mois de l'année autour des cartons de tapisserie de Beauvais. Un volume de 236 pages sous la signature de M. Jean Ajalbert a groupé et commenté les produits de cette polémique virulente que résumait, d'autre part, le duc de Trévise dans son article du Figaro artistique du 27 novembre, au moment de l'exposition organisée à l'Orangerie des Tuileries. La discussion du Budget des Beaux-Arts a
BEAUX-ARTS transporté la question à la tribune de la Chambre où l'on s'est entretenu longuement de Dugoure, de Diéterle et de Saint-Ange et du degré d'originalité des fameux cartons. Les réponses du Ministre des Beaux-Arts ne semblent pas impliquer le désaveu des mesures sollicitées par l'administration de Beauvais pour désencombrer ses greniers et la vente des cartons inutiles reste décidée en principe. Toutefois il est question de prélever sur l'ensemble quelques pièces documentaires à destination du Musée des Arts décoratifs ou de la Bibliothèque municipale Forney. On avait parlé des écoles municipales d'art décoratif. Mais il semble que la direction actuelle des études dans ces établissements ne comporte guère l'usage quotidien de ces documents, à tout le moins un peu désuets. Le Centenaire de Ronsard à la Bibliothèque nationale. — Le 9 janvier prochain s'ouvrira à la Bibliothèque nationale une exposition organisée à propos du 4e Centenaire de Ronsard. Elle comprendra une réunion de toutes les éditions du xviie siècle que la Bibliothèque possède de Ronsard, de ses émules et de ses disciples. Le Département des Estampes exposera un certain nombre de portraits, soit gravés, soit dessinés, de personnages contemporains de Ronsard. Quelques meubles prêtés par le musée de Cluny, des tapisseries et des bustes constitueront le cadre approprié à cette manifestation. Dans les Bibliothèques. — L'Association des Bibliothécaires français et les Amis de la Bibliothèque nationale ont organisé une série de conférences et de visites aux principales bibliothèques de Paris et de Versailles. Nos lecteurs trouveront, en temps voulu, les indications nécessaires sous notre rubrique des « Conférences et Expositions ». L'Exposition de 1925. — Les organisateurs de l'exposition ont réservé un large espace à l'édition d'un « village français » où s'exerceront l'ingéniosité et le goût de nos architectes et décorateurs modernes. C'est à la Société de Saint Jean qu'a été confiée la tâche de construire l'église du « village ». Elle s'est adressée, pour la réalisation de ce projet, à l'architecte Droz, à qui l'on doit l'église de Vincennes achevée récemment. — Les « Galeries Lafayette » avaient ouvert un concours en vue de l'édition du pavillon de la Maîtrise qui doit s'élever sur l'Espanade des Invalides. C'est le projet présenté par MM. Jean Hiriât, Georges Tribout et Georges Beau qui a remporté le 1er prix. — La Russie sera représentée à l'exposition de l'an prochain. Le professeur Cohan, président de l'Académie des Beaux-Arts de Moscou, vient d'être nommé, par le gouvernement des Soviets, commissaire général de la section russe. Le timbre de l'Exposition de 1925. — Continuant la série des timbres commémoratifs, l'administration des Postes vient d'émettre, à l'occasion de l'Exposition des Arts décoratifs, un timbre dû au graveur Becker. Le Salon des Indépendants. — Le prochain Salon des Indépendants ne se tiendra pas au Grand-Palais comme ces dernières années, ni à la date accoutumée. C'est au Palais de Bois, en mars ou avril, qu'exposeront les Indépendants. Au Jardin des Tuileries. — On a annoncé ces temps-ci que les Salons de printemps de cette année, exclus du Grand-Palais par l'Exposition des Arts Décoratifs, seraient installés dans des baraques construites tout au long de la Terrasse des Tuileries, depuis l'Orange-rie jusqu'au Pavillon de Flore, et des protestations se sont élevées en même temps dans la presse contre cette nouvelle atteinte au malheureux jardin que l'on espérait protégé désormais contre tout envahissement par des promesses solennelles et même par un décret du 17 avril 1923. S'il est démontré que les artistes et le public ne peuvent se passer du Salon annuel, que ne se décide-t-on à loger celui-ci, comme il en avait été question, au Champ-de-Mars, et à laisser un peu d'air libre au centre de Paris que l'Exposition a déjà si fort entamé ? Inaugurations. — Le 15 décembre a été inauguré dans la cour d'honneur de la Banque de France, le monument élevé à la mémoire des fonctionnaires de cet établissement morts pour la patrie. Ce monument est dû au sculpteur Abel Lafleur. — En novembre dernier, on a inauguré, à Vilna, un monument en ciment armé en l'honneur du grand poète polonais Mickiewicz. L'auteur, le statuaire Pronaszko, qui a placé son œuvre au ras du sol, semble s'être souvenu des Bourgeois de Calais, de Rodin. Rappelons, à cette occasion, qu'il existe un très beau monument de Mickiewicz, par Antoine Bourdelle, qui attend toujours sa destination. L'Epée du Professeur Desgrez. — Les amis du professeur Desgrez viennent de lui offrir une épée à l'occasion de sa récente élection à l'Académie des Sciences. L'orfèvre Falize, qui en est l'auteur, s'est plu à symboliser en son œuvre, les travaux et les étapes de la vie du nouvel académicien. NÉCROLOGIE Le sculpteur Félix Charpentier est mort à Paris, le 10 décembre, dans sa soixante-huitième année. Son groupe de Lutteurs, exposé il y a une vingtaine d'années, fut une de ses œuvres les plus marquantes. Il était l'auteur de nombreux monuments parmi lesquels nous mentionnerons celui de la Réunion du comtat venaissin à la France, et celui de l'entomologiste Fabre pour l'Ecole normale d'Avignon. Le peintre Jean Geoffroy, qui signait Geo, vient de mourir. La vie enfantine fournissait les thèmes habituels de ses tableaux. Le musée du Luxembourg possède de lui La Visite à l'Hôpital. La Ville de Paris avait acheté un grand triptyque : La Goutte de Lait, qui se trouve au dispensaire de Belleville. --- ACADEMIES SOCIETES SAVANTES Académie des Inscriptions et Belles-Lettres Séance du 5 décembre M. Thureau-Dangin communique, au nom du R. P. Nasse, de la mission dominicaine de Mossoul, des photographies des bas-reliefs de Maltaï. Ces bas-reliefs, sculp-
tés sur un pan de rocher, à l'entrée des montagnes du Kurdistan, par un roi d'Assyrie inconnu, ont été découverts en 1845 par Rouet, alors gérant du Consulat de France à Mossoul, et publiés en 1867 par Victor Place. Séance du 12 décembre M. Huart donne lecture de son rapport sur une notice envoyée par M. de Lorey au sujet des nouvelles acquisitions du Musée arabe de Damas. M. René Dussaud communique à l'Académie une lettre de M. Virolleaud, chef du service des antiquités de la Syrie, qui signale, de la part du capitaine Garbillet, la découverte à Souweida (Hauran), d'un grand linteau de pierre, long de 3 mètres 20, portant une composition qui s'inspire de la légende du jugement de Paris. M. Maurice Roy annonce qu'il a retrouvé des documents inédits sur le château d'Anet, concernant la construction et la décoration par Philibert de Lorme de cette demeure de Diane de Poitiers. Il montre que le gros œuvre du château était complètement terminé dès 1547 et analyse quelques-uns des marchés tirés de l'oubli, notamment ceux concernant les magnifiques lambris préparés par un menuisier italien, Sibecco de Carpi, pour les appartements du roi, les galeries, le cabinet et la chapelle. Des fragments de ces boiseries subsistent encore à l'Ecole des Beaux-Arts et à Anet. Le célèbre portrait de l'entrée de la cour d'honneur, si majestueusement couronné d'un grand cerf et de quatre chiens, possède maintenant son histoire complète. Académie des Beaux-Arts Séance publique du 13 décembre M. Ch.-M. Widor lit une notice sur la vie et les œuvres de M. Théodore Dubois, membre de l'Académie, décédé pendant l'année. Au cours de la séance, on entend la scène lyrique qui a valu cette année, à M. Robert Dussaut, le premier grand prix de Rome de composition musicale, ainsi qu'un poème symphonique, œuvre de M. Jacques Ibert, pensionnaire de la Villa Médicis. Société nationale des Antiquaires de France Séance du 26 novembre M. J. Toutain présente une photographie d'une statuettes de pierre gallo-romaine, découverte en septembre 1924 à Agey, canton de Sombernon (Côte-d'Or). Cette statuette, à laquelle manquent les deux bras, figure une déesse assise presque complètement nue, accompagnée d'un Amour et aux pieds de laquelle se trouve un bouclier. C'est une image de Venus Victrix ou Felix, dont le culte, établi à Rome vers la fin de la République, se répandit à l'époque impériale. M. Lauer communique le texte du marché de construction du Château de Dreux, passé en 1224, entre le comte Robert de Dreux et l'architecte Nicolas de Beaumont-le-Roger, dont l'original est conservé à la Bibliothèque nationale. Le donjon devait être copié sur celui de Nogent-le-Rotrou. Séance du 3 décembre M. Ph. Lauer fait une communication sur le sens de divers termes d'architecture renfermés dans le marché ci-dessus, principalement les mots scutum et quernelum. Société de l'Histoire de l'Art français Séance du 5 décembre Dans deux tableaux du Musée de Versailles, dont le premier est attribué à Claude Lefèvre et qui représentent des membres de la famille Couperin, M. Tessier reconnaît Charles Couperin et François Couperin jeune. Une Réunion de Musiciens de la National Gallery offre le portrait du musicien Mathieu Marais, également représenté dans un tableau du Musée de Blois, probablement exécuté par Jean de Saint-Jean. Une prétendue princesse Palatine au même Musée serait tout simplement la femme de ce Mathieu Marais. Quant aux musiciens figurés sur le grand portrait collectif par François Puget, daté de 1688, leur identification jusqu'à présent n'a pas été possible. M. Tessier entretient enfin la société du beau portrait du musicien Mouton, par F. De Troy, récemment acquis par le Louvre et publié dans Beaux Arts. Dans un tableau mécanique, légué par Jules Audéoud au Musée des Arts décoratifs, M. Gélis retrouve une pièce de la collection éclectique de Bonnier de Lamossom pour qui cet objet avait été exécuté en 1739 par l'horloger Desmarès, et le paysage et les figures peints par Spaimant, attaché à l'entretien de Versailles. LE SCULPTEUR BELGE P.-F. LEROY collaborateur de Bridan à la Cathédrale de Chartres On sait le travail important et déplorable dont le sculpteur Bridan fut chargé à la fin du règne de Louis XV pour la modernisation du chœur de la cathédrale de Chartres. Un groupe énorme de l'Assomption de la Vierge placé au-dessus du maître autel en est la pièce principale, avec six bas-reliefs racontant, tout autour du sanctuaire, les épisodes de la vie de la Vierge dans des encadrements de marbre massif qui masquent au revers la délicate clôture de Jean de Beauce. Mais Bridan ne travailla pas seul à cet ensemble considérable commencé en 1767 par le groupe de l'Assomption. On en avait déjà le sentiment et les historiens de l'art belge avaient déjà enregistré le nom de son collaborateur P.-F. Le Roy. M. Maurice Jusselin, archiviste d'Eure-et-Loir, veut bien nous communiquer ce texte décisif retrouvé par lui dans un registre des délibérations capitulaires, à la date du samedi 13 août 1768 (Bibl. de Chartres, ms. 1009. II. 29): «M. Mottet, l'un de M. M. commis à l'Œuvre, dit que le sieur Le Roy, sculpteur sous M. Bridan, qui a travaillé au modèle en plâtre du groupe de l'Assomption prie la Compagnie de lui donner un certificat de travail et d'assiduité dont il a besoin pour présenter au prince Charles (1). Le Chapitre ordonne qu'il sera délivré audit sieur Le Roy un certificat comme il a eu la conduite du modèle en plâtre à la main, a satisfait, non seulement par sa sagesse, son assiduité et son intelligence, mais encore par son modèle en plâtre, à tout ce que le sieur (1) Charles de Lorraine, gouverneur des Pays-Bas.
BEAUX-ARTS Bridan, la Compagnie et les connaisseurs pouvaient attendre des plus rares talents. Il en résulte que le modèle en plâtre de l'Assomption était achevé en août 1768 et que l'élevé de Bridan y avait eu une grande part. Or, nous savons par une communication de Mlle Marguerite Devigne au congrès des Sciences historiques de Bruxelles de 1923 (non encore publiée) que ce Le Roy, originaire de Namur, n'avait alors que 29 ans. Il avait commencé son éducation à Bruxelles chez Laurent Delvaux et était entré à Paris dans l'atelier de Bridan en 1765. Il travailla également à Metz, vers 1768, pour la cathédrale et pour la décoration de la place qui l'avoisinait. Une statuette de saint Charles que possède le musée de Bruxelles est signée : Fait à Paris le 16 mai 1768, ce qui prouve qu'il ne résidait pas en permanence à Chartres. Il passa ensuite en Italie, peut-être avec Bridan, qui s'en fut, après 1768, chercher à Carrare les marbres nécessaires à l'exécution du groupe de Chartres. Il s'y enthousiasma pour les œuvres de son compatriote Duquesnoy qui semblent l'avoir particulièrement influencé dans le reste de sa carrière, laquelle fut encore assez longue puisqu'il ne mourut qu'en 1812. P. V. MONUMENTS HISTORIQUES Pas-de-Calais. — La ville d'Arras s'enorgueillisait à juste titre, avant la guerre, de ses places aux arcades ininterrompues que surmontaient les pittoresques pignons des demeures qu'y élevèrent, du xvie au xvime siècle, les riches négociants de l'Artois. On s'étonnait de trouver en France un ensemble d'architecture qui rappelait ceux des Flan- dres et qu'on ne pouvait comparer à aucune des places aux ordonnances régulières de la même époque, la place des Vosges à Paris, la place de Gonzague à Charleville, la place Duroc à Pont-a-Mousson, par exemple. Possession d'Empire de 1492 à 1640, Arras connut durant cette période une prospérité industrielle et commerciale à laquelle contribuaient ses débouchés faciles avec les riches provinces des Flandres et qui permit à ses échevins de prescrire pour leur ville des embellissements urbains peu communs à l'époque. Avant le xvie siècle, il existait assurément déjà des places dont les caves du xime siècle, voûtées d'ogives, retrouvées sous la plupart des immeubles attestent les limites; mais ce n'est qu'un édit de Philippe II, du 23 mars 1583, qui, peu après l'érection du célèbre beffroi terminé en 1554, réglementa la construction des maisons de la Grande et de la Petite Place et de la rue de la Taillerie qui les réunit. Tout propriétaire était tenu d'élever un rez-de-chaussée sous un portique servant de passage couvert, deux étages et un pignon; l'emploi de la pierre blanche et de la brique rouge était seul autorisé; par ailleurs, toute liberté était laissée aux const-u-teurs quant à l'importance des immeubles, l'ordonnance des fenêtres, la forme des pignons, le style même. C'est à cette prescription, véritable servitude esthétique, comme nous dirions aujourd'hui, que nous devons le bel ensemble auquel les bombardements causèrent de si terribles ravages. Dès le 1er octobre 1914 et surtout à partir du 21, date à laquelle les obus al'emands firent tomber le vieux beffroi, pendant quatre années les immeubles des places d'Arras furent petit à petit écrasés et émiettés. A la fin de la guerre, sur les 155 maisons environ qu'elles comptent, un tiers
BEAUX-ARTS était complètement détruit, les deux autres avaient subi de graves dommages; seules quelques façades de la rue de la Taillerie, mieux protégées, subsistaient intactes (1). Sans soulever l'émotion que provoqua le bombardement de la cathédrale de Reims, ou decelle ARRAS. Maisons rue de la Taillerie en 1948. de Soissons, la destruction presque complète des places d'Arras était une perte qu'on pouvait croire irréparable. Comment obliger les propriétaires à reconstruire leurs immeubles, alors qu'ils n'étaient pas classés, dans leur style d'avant-guerre? Dès la signature de l'armistice, l'administration des Beaux-Arts et la municipalité se préoccupaient de la question. On devait rendre à la vieille cité son décor architectural. Sur la proposition de M. Paquet, architecte en chef, et de M. Genuys, inspecteur général, la commission des monuments historiques demandait le classement de l'ensemble des deux places et de la rue de la Taillerie. Au prix de multiples difficultés, on réussit petit à petit à recueillir toutes les adhésions qu'on n'avait pu obtenir avant guerre et on décidait de reconstruire intégralement les diverses façades telles qu'elles étaient en 1914, chaque propriétaire étant d'ailleurs (1) Les chiffres exacts et les détails qui suivent sont donnés par M. Pierre Schommer : la Reconstruction des places d'Arras, l'Architecture, 25 oct. 1924, p. 276-282, d'après les archives de la Commission des Monuments historiques. laissé complètement libre d'aménager, derrière la façade, son immeuble tel qu'il l'entendait! M. Paquet, aidé de ses collaborateurs, MM. Hui gnard, Decaux et Morin, faisait d'abord procéder au déblaiement minutieux des décombres; on recueil lait avec soin tous les fragments sculptés, toutes les parties moulurées susceptibles de permettre une reconstitution exacte des façades. En même temps on étayait les immeubles encore en partie debout pour prévenir les écroulements que pou vaient causer les infiltrations; puis, petit à petit, les ruines disparaissaient et les places renaissaient. En 1920, vingt maisons étaient réparées, en 1921, ce nombre était porté à soixante-cinq et aujourd'hui il ne reste plus que trois ou quatre façades à rétablir. Avec leurs arcades irrégulières, mais continues, leurs pignons inégaux mais tous issus d'une même inspiration, les places d'Arras offrent désormais aux habitants le décor familier à leurs ARRAS. Maisons rue de la Taillerie en 1924. ancêtres. Quand, après encore quelques années d'effort, M. Paquet aura reconstruit, sur la Petite Place, l'hôtel de ville et le beffroi dont déjà les fondations sortent de terre, quand sur la Grande Place, à la déplorable architecture de l'ancien château d'eau, succédera une école qu'on s'efforcera de construire dans le style des autres immeu bles, on pourra dire qu'une fois de plus Arras aura su résister victorieusement aux envahisseurs, puis que son passé architectural aura survécu à la tourmente. Jean, VERRIER.
[1] 1er JANVIER 1925 7 BULLETIN DES MUSÉES NÉMÉSIS OU LÉDA Statuette grecque de terre cuite récemment acquise par le Musée du Louvre M. Edmond Pottier veut bien me permettre de présenter ici au lecteur une récente acquisition de son département. Il s'agit d'une statuette de terre cuite que d'intéressantes particularités signalent à l'attention (1). Simplement parée d'une couronne de fête, une jeune femme s'avance, au rythme d'une marche tranquille. Son vêtement a glissé, la laissant à peu près nue. Elle lève au-dessus de sa tête un pan de sa draperie, comme pour se protéger. Un cygne vient de s'abattre éperdu contre son flanc droit. La main de la jeune femme l'y retient, tandis que son regard semble fixer en l'air un ennemi invisible. Le cygne évoque d'abord le souvenir de la mère des Dioscures. Est-ce bien cependant une Léda que nous avons devant nous ? On connaît l'aventure de Léda, et le fallacieux aspect du beau cygne divin qui la séduisit par surprise. Ce motif, qui unissait dans un même thème plastique la douceur des lignes du corps féminin à l'onduleuse souplesse du grand oiseau, eut une heureuse fortune. Et l'on sait assez tout ce que le sensualisme de l'époque hellénistique y sut introduire d'audacieuse nouveauté. Mais on oublie que cet art des derniers siècles ne nous présente qu'un aspect tardif et incomplet de la légende (2). La tradition poétique la plus ancienne mentionne bien une déesse que Zeus séduisit sous la forme d'un cygne. Mais il s'agit alors de Némésis et non de Léda. La version primitive (3), d'une saveur toute hé- (1) Inv. C. A. 2570. Haut. 0,26. Diam. de la base 0,08. Argile rougeâtre. Main gauche et couronne brisées. Traces d'un ton rouge sur la chevelure. Le trou d'évent, longitudinal, divise la statuette en deux, y compris le socle, depuis la moitié du dos. Acquis de M. Féraldi, en février 1924. Provenance indiquée : Attique. M. Pottier croit plutôt la statuette fabriquée en Locride, en raison de la forme particulière du trou d'évent. (2) C'est à Furtwängler que revient le mérite d'avoir montré l'importance de la légende primitive et d'y avoir rattaché un certain nombre de statuettes de terre cuite. Collect. Sa’aroff, I, note complémentaire à la pl. LXXI, p. 8, sq. — Voir également à ce sujet : Louis Séchan, Revue Archéologique, 1912, t. XX, p. 106. (3) Cette version apparaît pour la première fois au complet dans Euripide, Hélène, 18 sqq. Le poète l'attribue à Léda, mais semble-t-il, avec quelque hésitation (Si cette tradition est exacte, v. 21). roïque encore, fait de Némésis une sorte de Thétis, que d'incessantes transformations dépendent contre le désir de Zeus. Mais celui-ci l'emporte par la ruse : transformé en cygne, il imagine de se faire poursuivre par un aigle. Feignant l'effroi, il se réfugie auprès de Némésis qui l'accueille, Cl. Serv. Phot. B.-A. Némésis. Statuette grecque. Terre cuite. (Musée du Louvre) et veut le protéger. Et c'est ainsi que Némésis deviendra la mère d'Hélène. La poursuite de l'aigle est donc un élément essentiel de l'antique légende. Le souvenir en subsista dans un certain nombre de représentations qui sont précisément les plus anciennes. Elles forment un groupe distinct que caractérisent la présence du cygne, le geste de protection de la déesse et la direction de son regard, parfois même son angoisse. Telle est la belle et pathétique Léda du Capitole reproduite ci-après.
Mais une confusion va s'établir, dès le ve siècle entre la légende de Némésis et la légende parallèle de l'héroïne spartiate Léda, et l'interprétation du sujet s'en ressentira. Plaçons notre statuette à côté d'un vase plastique que possède le Louvre (1) et que nous reproduisons également. Ce rapprochement, que l'on pourra bientôt faire devant les vitrines elles-mêmes, est fort instructif. Léda est tombée sur un genou, en cherchant à fuir l'aigle, cependant qu'un Eros regarde tranquillement la scène (2). On voit de quelle manière le sujet s'amoidrit aux mains des coroplastes. La mièvrerie, une sorte de coquetterie qui se traduit par la recherche des détails gracieux apparaissent ici. Le mythe a fait place à l'anecdote. Et c'est ainsi qu'au terme de son évolution le motif ne sera plus que l'aventure amoureuse d'une femme et d'un cygne. Notre statuette semble appartenir au premier groupe, plus proche des traditions anciennes et tout imprégné du rude souffle de la théogonie primitive. L'invisible présence de l'aigle peut seule expliquer le geste de la déesse. Par les caractéristiques de l'attitude, la terre cuite que nous étudions, entre donc dans le groupe des Némésis. Mais il y a plus. La Némésis de Rhamnunte surgit de la nuit mythologique, avec les allures d'une puissante divinité. Elle ne sera bientôt qu'une abstraction. Mais, jusqu'au milieu du ve siècle, elle est encore tout animée d'un passé dont les souvenirs se conserveront vivaces en Asie Mineure (1), Chaste, sévère, elle est éminemment redoutable et punit le mal. Elle est aussi déesse des morts. Notre figurine, humble offrande qu'a gardée la terre du tombeau, est d'un aspect noble et grave qui convient à une représentation de Némésis. Il y a encore en elle quelque chose de la majesté d'une grande déesse. Les détails en sont moins satisfaisants. Tout d'abord, que vient faire cette couronne de feuillage, mêlée de corymbes, qui encadrerait bien mieux le minois d'une Tanagréenne allant aux grandes Dionysies que le fier visage de notre déesse ? (2). Comment expliquer, d'autre part, que l'ample himation s'arrête ainsi, à mi-jambe, en dépit de toute vraisemblance ? Négligence d'exécution et surtout fantaisie du coroplaste, en voilà assez pour assigner à la statuette une date plus basse que ne l'eût fait prévoir une certaine sévérité du (1) Catalogue of the Greek coins in the British Museum, p. 249, tab. 26, 8, 17; 27, 9, 14 et passim. Posnansky. Nemesis und Adrasteia, 1890, voir la planche. (2) Il manque un corymbe et une partie du feuillage. Léda. Statue. Marbre. (Musée du Capitole) Vase plastique. Terre cuite. (Musée du Louvre) D'après la Revue archéologique BEAUX-ARTS
BULLETIN DES MUSÉES style. C'est une Némésis arrangée au goût du ive siècle. Cependant, malgré ses imperfections, le souvenir d'une belle statue subsiste en elle. Le coroplaste a su traduire un peu de la pureté de la déesse qu'Hésiode fait remonter aux cieux outragée par les méfaits des hommes (1). Et c'est l'impression qui, malgré tout, demeure. Marcelle Flot. MUSÉE DU LOUVRE Remaniement de la Salle des Etats On se rappelle que, lors de l'entrée du Sardanapale de Delacroix dans la salle des Etats, qui venait précisément d'être réinstallée, l'Apothéose d'Homère d'Ingres lui avait cédé sa place traditionnelle au milieu d'un des grands panneaux de la salle et avait été placée provisoirement sur une épine vers l'une des extrémités. Cette disposition, qui avait l'inconvénient majeur d'encombrer le vaisseau de la salle des Etats, ne pouvait demeurer et l'on conçut le projet de placer l'Apothéose dans une des anciennes salles de dessins, vers la rue de Rivoli, entourée d'œuvres d'Ingres peintes ou dessinées, qui auraient constitué un espèce de sanctuaire pour le maître de Montauban. Mais, bien qu'elle eût été destinée, à l'origine, au plafond d'une salle de proportion sensiblement égale à celle-ci, la toile illustre parut hors d'échelle avec ce nouveau local, trop éloigné du reste, des salles d'honneur de la peinture française. Le Sardanapale, que l'on y essaya, y étouffait également et un remaniement total de la salle des Etats s'imposa. C'est chose faite aujourd'hui. L'Apothéose fait face aux Croisés, comme par le passé, flanquée à distance respectueuse des Massacres de Seio et de la Barricade, tandis qu'en face, les deux grands tableaux de Courbet, l'Enterrement et l'Atelier, intervertis, de façon du reste plus heureuse, « calent » le panneau des Croisés dont les séparent le Combat de Cerfs et le Sardanapale, ces deux derniers ayant dû, malheureusement être relevés légèrement pour laisser la ci-maise à quelques tableaux de moindre dimension. Si le détail de l'exécution du Sardanapale, qui est si savoureux, est moins visible, la disposition est très harmonieuse, équilibrée et équitable à la fois. Un Album d'Adrien Dauzats récemment acquis Ce petit album (H. 0,08 × L. 0,120) se compose de vingt et un feuillets comprenant un même nombre de dessins, presque tous signés et datés de 1832. Dauzats était au début de sa carrière; il avait vingt-huit ans, né en 1804 à Bordeaux où (1) Hésiode. Travaux et jours, v. 198. il avait fréquenté l'école de dessin, dirigée par Lacour, petit maître appréciable, dont le musée de cette ville possède une très fine Vue du Quai des Chartrons. On sait quel voyageur intrépide fut Dauzats. Au cours de sa carrière, il évoqua, et l'un des premiers, l'Orient et l'Espagne, d'une manière point très profonde, mais aimable, reflétant un caractère dont ses contemporains, Burty, Théophile Gautier, vantent l'agrément. En 1832, Dauzats avait déjà accompli un premier voyage au Levant, et d'Egypte il avait rapporté les deux tableaux : la Mosquée d'El Azar au Caire et le Café ture à Alexandrie, qui, l'année précédente, avaient constitué son premier envoi au Salon de Paris, où ils avaient fait sensation. Ensuite, Dauzats fut embrigadé par Nodier et le baron Taylor pour l'illustration de leurs Voyages romantiques et pittoresques dans l'ancienne France. On lui doit, en effet, plusieurs des lithographies qui accompagnent les volumes du Languedoc et de l'Auvergne. Ces Voyages restèrent incomplets; notamment la partie concernant la Guyenne et la Gascogne ne vit pas le jour. Il semble, au reste, que Dauzats se soit désintéressé de sa petite patrie. Ses tableaux nous conduisent de Séville à Damas et de Cologne à Jérusalem, mais ne nous montrent jamais Bordeaux. Il aimait pourtant sa ville natale où il contribua à fonder la Société des Amis des Arts. Il y revint en cette année 1832, au témoignage de l'album que possède le Louvre. Sauf, sur la première page, une puérile scène orientale offrant d'extraordinaires chameaux à cou de girafe au milieu du désert, les aquarelles gouachées et les dessins, qui composent ce carnet, nous rendent l'aspect bonhomme et plaisant de Bordeaux à cette Cl. Serv. Phot. B.-A. DAUZATS. La Cathédrale de Bordeaux (Dessin). /Musée du Louvre/

Cette édition de "Beaux-Arts" couvre la célébration du centenaire du peintre Puvis de Chavannes, avec des discours et des hommages rendus à Paris et à Lyon. Elle aborde également des sujets variés tels que des acquisitions au Musée arabe de Damas, des documents inédits sur le château d'Anet, des discussions sur les cartons de Dugoure, Diéterle et Saint-Ange, et des informations sur l'Exposition de 1925, incluant la construction du "village français" et la représentation de la Russie. Des comptes rendus de ventes d'objets d'art et d'estampes, ainsi que des discussions sur l'art décoratif moderne et l'art rustique, complètent le contenu.