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ART et Industrie VII LE NUMÉRO : 175 FRANCS --- PÉRIODIQUE DES ARTS ET DE LA DÉCORATION
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ART et Industrie VII LE NUMÉRO : 175 FRANCS --- PÉRIODIQUE DES ARTS ET DE LA DÉCORATION
JANSEN Antiquités - Décoration 9, Rue Royale, PARIS --- New-York - Buenos-Ayres - La Havane
--- SURTOUT DE TABLE EN BRONZE DORÉ SCUPITURE DE H. YENCESSÉ FOURNISSEUR DU ROI LOUIS-PHILIPPE FOURNISSEUR DE L'EMPÊREUR NAPOLEON III --- ORFÈVRERIE Christofle 19, RUE ROYALE 33, Bde DES ITALIENS ET CHEZ TOUS LES BIJOUTIERS, JOAILLIERS, ORFÈVRES --- PRIMAVERA atelier d'art des grands magasins AU PRINTEMPS • MEUBLES CÉRAMIQUES LUMINAIRE ET ART DE LA TABLE création de Colette Gueden ---
ARCHITECTES ENSEMBLIERS DÉCORATEURS LES ATELIERS DES FERRONNIERS RÉUNIS 143, Boulevard Gabriel-Péri MALAKOFF (Seine) Alésia 06-29 exécutent Tous Travaux d’Art en Fer forgé et Glaces décorées par LODEHO AQUARIUMS de GHISLAIN DUPUIS 48, Rue du Four, PARIS (6°) Littré 29-09 FOIRE DE PARIS Hall 53 — Stand 26 --- "Le Coup de l’Etrier!" COGNAC CHATEAU PAULET J.Maurice LACROUX. Propriétaire.-JARNAC-COGNAC. --- LHUMEAU & Cie 7, Rue de Mulhouse, PARIS - 2°
--- DÉCORATEUR : R. LANDAULT STUDIUM LOUVRE GRANDS MAGASINS DU LOUVRE PARIS --- TAPIS LEVIEIL 102, Faubourg Saint-Honoré Élysées 72-82
MERCIER FRÈRES Marion fondée en 1828 AMEUBLEMENT DÉCORATION ANCIEN MODERNE 100, FAUBOURG-SAINT-ANTOINE, PARIS (XIIe)
RAMSAY DÉCORATION ANCIENNE & MODERNE ANTIQUITÉS --- 54, FAUBOURG SAINT-HONORÉ PARIS ANJOU 22-36 --- COMPAGNIE DES ARTS FRANÇAIS 116, FAUBOURG-SAINT-HONORÉ DIRECTEUR JACQUES ADNET --- AMEUBLEMENT - DÉCORATION MODERNES
Baguès 57, Avenue Raymond Poincaré Paris. LUMINAIRE ET FERRONNERIE D'ART
ART ET INDUSTRIE REVUE D'ART DÉCORATIF PARAISANT TOUS LES DEUX MOIS MAX FOURNY, DIRECTEUR WALDEMAR GEORGE, RÉDACTEUR EN CHEF --- VII sommaire - 2 - RECONSTRUCTION MOBILIÈRE, PAR WALDEMAR GEORGE - 3 - UNE MAISON DES CHAMPS DANS L'ILE-DE-FRANCE - 10 - UNE VILLA MÉDITERRANÉENNE - 15 - LE CADRE DE VIE D'UNE GRANDE ANIMATRICE DU GOUT - 18 - LE BUREAU DU PRÉSIDENT D'UNE SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE - 20 - L'ORFÈVRERIE DANOISE ET LES FORMES PURES - 23 - UNE GRANDE DEMEURE LONDONIENNE DU XVIIIe SIÈCLE, PAR CHRISTOPHER HUSSEY - 28 - L'ART DU TYROL, PAR MADELEINE JARRY - 37 - HOMMAGE A PIERRE BONNARD - 38 - TÉMOIGNAGE AU PROCÈS DU ROCOCO, PAR YVES METMAN - 43 - LA RELIURE, PAR ANDRÉ RODOCANACHI - 51 - POUR UNE RENAISSANCE DU BRONZE D'AMEUBLEMENT, PAR GUILLAUME JANNEAU - 61 - LE JARDIN A LA FRANÇAISE, PAR LOUIS HAUTECŒUR - 66 - L'ART DÉCORATIF SCANDINAVE, PAR AKE H. HULDT - 70 - VISAGES ET DEMEURES DE NOS CONTEMPORAINS - 73 - JOSEPH FLOCH, PAR WALDEMAR GEORGE - 74 - A TRAVERS LES VENTES, PAR JEAN GRANEY La Rubrique des Grandes Demeures Françaises et Étrangères est dirigée par M. HENRY DE SEGOGNE --- Prix de l'abonnement d'un an (6 numéros) : Pour la France et les Colonies Françaises : 975 francs. — Pour l'Etranger : Affranchissement demi-tarif : 1.075 francs. — Affranchissement plein tarif : 1.135 francs. — Chèques Postaux : Paris 5170-61 73, BOULEVARD MONTMORENCY, PARIS-16e — JASMIN 86-08 Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays. Copyright avril 1947 pour Art et Industrie. ---
Reconstruction Un de nos abonnés de Rouen, M. André Laisney, en se référant au remarquable article d'André Arbus : « Préface à une doctrine du meuble » (Art et Industrie, novembre 1945), nous écrit : « J'ai eu dernièrement en mains le catalogue de X. (suit le nom d'une grande maison de meubles). C'est une chose profondément attristante. Devrons-nous assister impuissants à pareil envahissement d'horreurs, surtout dans nos malheureuses régions où tant de foyers sont à reconstituer ? Si vous ne pouvez rien sur le plan professionnel, n'existe-t-il aucun organisme officiel (comme il en existe pour les immeubles depuis la création des « permis de construire ») pouvant guider, conseiller et, au besoin, interdire. Il y a quelque temps, des délégués de je ne sais quel ministère étaient venus enquêter en diverses provinces et même ne négligeaient point les petits centres pour réunir des renseignements concernant les mobiliers régionaux. Cet organisme existe-t-il toujours ? Que sont devenus les renseignements réunis ? Voilà qui serait précieux pour la rédaction de ces futurs « cahiers de dessins », dont la publication rapide est si souhaitable. Pour ma part, je serais très désireux de savoir si quelque chose est à l'étude dans ce sens. Je suis persuadé qu'en Normandie de tels recueils de modèles obtiendraient le plus grand succès, surtout, si certains projets s'inspiraient de motifs régionaux. » Cette lettre, que nous avons tenu à faire paraître, traduit l'inquiétude légitime des représentants des élites provinciales. Que répondre à notre correspondant ? Il connaît certainement le scandale des meubles prioritaires. Nous avons signalé qu'on mettait à la disposition des sinistrés français des mobiliers d'une qualité médiocre. La reconstruction mobilière de la France ne semble intéresser ni la Presse, ni l'opinion publique, ni le Gouvernement. Le haut fonctionnaire de la Reconstruction qui suscita de concert avec G.-H. Rivière une enquête sur les meubles régionaux a été congédié. Son œuvre a été désavouée. Les milliers de relevés et de photographies de meubles ruraux les plus typiques dorment dans les dossiers du musée des Arts et des Traditions populaires. Comme M. André Laisnay, nous pensons que ces dessins devraient être mis en circulation, servir de références et constituer un répertoire de formes. Or, ils sont la proie des archivistes. Les menuisiers en meubles ignorent leur existence. S'ils la connaissaient y auraient-ils accès ? Nous voulons le croire. Aucun effort n'a été entrepris jusqu'ici pour doter les Français de mobiliers pratiques, susceptibles de créer un cadre de vie plaisant et harmonieux. Nous ne possédons aucune doctrine du meuble. Les fabricants échappent à tout contrôle du Ministère de la Reconstruction et des représentants des milieux artistiques. Ils proposent aux grandes masses des usagers français des villes et des campagnes des ensembles mobiliers qui déshonoreront les foyers de France. Sans doute le meilleur moyen de réagir contre cet état de choses serait d'éduquer l'acheteur et de lui inculquer des notions d'esthétique. « Le code civil, écrit M. Urbain Cassan, dans son livre Hommes, Maisons, Paysages, qui est une charte de l'urbanisme moderne, s'étend longuement sur le mal et le bien : il ignore le laid et le beau. » On pourrait ajouter que l'école, comme le code, ignore cette distinction. L'éducation visuelle des Français est encore dans les limbes. Un jeune paysan qui s'installe choisit en connaissance de cause les instruments aratoires et les bêtes. Il est incapable de choisir avec discernement un lit, une table et une armoire. Le vendeur lui impose les meubles les plus voyants. Mais l'éducation de la clientèle française ne peut être qu'une œuvre de longue haleine. Or l'équipement d'un pays dévasté par la guerre appelle des solutions rapides. Michel Faré a dit dans un brillant article : « La Beauté de l'Utile », ce qu'est en Angleterre le « Council of Industrial Design », vaste organisme ou entrent les sociologues, les architectes, les hygiénistes, les artistes créateurs de modèles, les producteurs et les consommateurs. Ce comité d'études et de recherches exerce un droit de regard sur toute la production dans le domaine des arts appliqués ou, plus exactement, des arts de la maison. Il présente des avantages multiples. A un dirigisme parfois arbitraire, risquant d'engendrer la standardisation et l'uniformité, à un libéralisme économique désuet qui, en dernier ressort, est une prime à la cupidité des marchands dépourvus de scrupules, il substitue un système qu'on pourrait qualifier de coopération. Le « Council » provoque et facilite les échanges entre les industriels et les artistes susceptibles de devenir leurs collaborateurs. Il guide et il conseille. Il exerce, au besoin, un droit de veto. Il consulte le public. Il organise des enquêtes et des expositions. Son exemple mérite d'être suivi en France. Il reste à savoir quelle association dispose dans notre pays d'un crédit suffisant pour grouper les concours nécessaires et pour imposer sa manière de voir. L'Union centrale des Arts Décoratifs paraît seule désignée pour assumer cette tâche. Son passé, les services qu'elle a rendus depuis sa fondation (en 1863), le rôle essentiel qu'elle a joué dans la renaissance des arts et des métiers, dont nous sommes les témoins, lui dictent ce devoir. Mobilière par Waldemar George
FAÇADE SUR LES JARDINS UNE MAISON DES CHAMPS L'ALLÉE DES TILLEULS DANS L'ÎLE DE FRANCE Cette demeure fut construite en 1766 par M. C. du Goupy. On l'attribue à C.-N. Ledoux. Elle rappelle, point par point, le « Grand Château » (l'actuelle Mairie) située dans le même bourg, aussi bien par ses proportions générales que par le détail : même appareil à refends ; mêmes corniches.

Ce numéro de la revue "ART et Industrie" présente des publicités pour des antiquaires, des décorateurs, des fabricants de meubles, de luminaires, de tapis et d'orfèvrerie. Il mentionne également des ventes aux enchères d'objets d'art et de tableaux.