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Art et décoration MARS 1921
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Art et décoration MARS 1921
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Art et Décoration EN SOUSCRIPTION : LA CÉRAMIQUE DANS L'ART D'EXTRÊME-ORIENT par HENRI RIVIÈRE RECUEIL DE CENT PLANCHES EN COULEURS Reproduisant les plus belles pièces originales choisies dans les Musées et les Collections privées françaises et étrangères Préface de Charles VIGNIER La Céramique dans l'Art d'Extrême-Orient formera 2 volumes in-folio, comprenant 100 planches en couleurs remontées en passe-partout sur papier teinté; texte, préface et notices imprimés sur Hollande en noir et rouge : chaque volume renfermé dans un élégant carton. L'ouvrage tiré à 300 exemplaires paraîtra en 4 livraisons et sera terminé en 1921. Prix, en Souscription : 2.000 francs payables par 500 francs à la remise de chaque livraison ON NE SOUSCRIT QU'A L'OUVRAGE COMPLET En cours de publication, le prix pourra être augmenté N.-B. — Le premier ouvrage de cette série, LA CÉRAMIQUE DANS L'ART MUSULMAN, paru en 1913 et épuisé, a une valeur actuelle d'environ 4 fois le prix de souscription. LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, Rue de l'Échelle, PARIS (1er Arr')
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art et décoration REVUE MENSUELLE D'ART MODERNE Vingt-Cinquième Année — Numéro : 231 --- MARS 1 9 2 1 --- EDGAR BRANDT ET LA MAISON D'UN FERRONNIER . . . Jean Locquin LA POTERIE CHINOISE. . . . . . . . . . . . . . . Raymond Kœchlin K.-X. ROUSSEL . . . . . . . . . . . . . . . . . Tristan Leclère PLANCHES HORS TEXTE VASE EN TERRE ÉMAILLÉE : Chine. Dynastie Soung. BOL EN TERRE ÉMAILLÉE : Japon, XVIe-XVIIe siècle. Chronique : NOTES ET INFORMATIONS. — CITÉS-JARDINS. — MONUMENTS AUX MORTS DE LA GUERRE. — AU MUSÉE DU LOUVRE. — AU CONSEIL DES MUSÉES NATIONAUX. — EXPOSITIONS. — JEAN GALTIER-BOISSIÈRE — VALDO-BARBAY. — UN GROUPE D'ARTISTES ALSACIENS, ETC. — LES VENTES, par Tristan Leclère. — LIVRES ET REVUES. --- PRIX DE LA LIVRAISON France : 6 fr. — Étranger : 7 fr. PRIX DE L'ABONNEMENT France : 60 fr. — Étranger : 70 fr. De 1897 à 1914 : la livraison. 3 francs. En 1919 : 5 livraisons à 5 francs. L'Année : Brochée. 36 fr.; Reliée. 56 fr. LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, RUE DE L'ÉCHELLE — PARIS Ier COMPTES DE CHÈQUES POSTAUX, n° 6690. TÉLÉPHONE : LOUVRE 33-87
Art et Décoration --- LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS ALBERT LÉVY, ÉDITEUR, 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS (1er) VIENT DE PARAÎTRE : MUSÉE DU LOUVRE LA COLLECTION CAMONDO Meubles et Objets d’Art Magnifique album petit in-folio, contenant 70 planches en héliogravure, avec des notices par G. MIGEON Conservateur des Objets d’Art au Musée du Louvre et C. DREYFUS Attaché au Département des Objets d’Art au Musée du Louvre Cet ouvrage, qui continue dignement la série de ceux que nous avons consacrés à “La Collection Dutuit”, “La Collection Wallace”, “Le Mobilier français au Musée du Louvre”, etc., s’adresse non seulement aux amateurs et aux collectionneurs désireux de posséder dans leur bibliothèque d’impeccables reproductions des chefs-d’œuvre de nos musées, mais également aux artistes, aux décorateurs, aux industriels à qui de bons documents, surtout sur le meuble du XVIIIe siècle, sont nécessaires. Prix, en carton : 250 francs Un prospectus, avec planche spécimen, est envoyé sur demande --- LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS ALBERT LEVY, ÉDITEUR, 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS (1er) VIENT DE PARAÎTRE : MUSÉE DU LOUVRE LES TAPISSERIES DES CHASSES DE MAXIMILIEN PAR G. MIGEON Conservateur des Objets d’Art au Musée du Louvre Les douze tapisseries de Van Orley, consacrées aux “Chasses de Maximilien”, constituent une série incomparable qui suffirait, à elle seule, à faire la gloire d’un musée. Notre Louvre ne peut les exposer faute de place.... Il nous a paru du plus haut intérêt de profiter d’une exposition temporaire pour en faire des reproductions somptueuses, en grand format in-folio. Chacune des douze tapisseries fait l’objet d’une planche double en héliogravure; deux planches en couleurs reproduisent des détails intéressants. Un texte historique et descriptif complète ce magnifique ouvrage que voudront posséder tous ceux qui s’intéressent à l’art de la tapisserie. Un volume in-folio, en carton : 120 francs Un prospectus sera envoyé sur demande
Dessus de porte. EDGAR BRANDT ET LA MAISON D'UN FERRONNIER Un serrurier est devenu parmi nous un artiste. L’art a travaillé le fer pour l’unir à l’architecture, et le fer est devenu aussi souple que le bois; on le tourne à volonté; on lui imprime la forme de feuil-lages légers et mobiles; on lui ôte sa rudesse pour lui donner une sorte de vie. » Ces lignes, écrites à la fin du xvm siècle par Sébastien Mercier, dans son Tableau de Paris, n’ont jamais été plus vraies, plus justes que de nos jours, où l’art du ferronnier, après une longue période de production industrielle, de pastiches ennuyeux et faciles, de lourds tâtonnements et d’exubérances maladroites, apparaît enfin en pleine renaissance et s’affirme avec des qualités de vigueur et de franchise, de noblesse et de mesure, d’originalité et de verve, qui forcent l’admiration. Les principaux artisans de cette renaissance moderne, les Emile Robert, les Edgar Brandt, les Szabo, les Raymond Subes, — pour ne citer que les plus marquants, — sont connus de tous ceux qui suivent les expositions d’art décoratif depuis quinze ou vingt ans. Mais ils ont réalisé de beaux ensembles, qu’il faut aller goûter dans le cadre même où se déploie leur activité d’artistes et où a pris corps leur pensée intime. C’est chez l’un d’entre eux que nous voulons conduire, aujourd’hui, les lecteurs d’Art et Décoration. Cache-pot.
Art et Décoration Près de la porte d'Auteuil, à l'angle du boulevard Murat et de la rue Erlanger, s'élève un immeuble en brique de couleur gris Trianon, rappelant dans ses traits généraux un palais florentin. La façade attire l'attention par sa dissymétrie calculée autant que par la finesse et la sobriété de son ornementation. La distribution intérieure y est, pour ainsi dire, inscrite en toutes lettres. On se trouve, à n'en pas douter, en présence d'une construction mixte, qui réunit sous le même toit des ateliers, des bureaux et des appartements. L'entrée des ateliers est marquée par la robuste porte cochère aux vanteaux de fer, qui s'ouvre juste au milieu de la façade principale et, tout de suite, on devine derrière les trois larges baies en plein cintre protégées par un élégant balcon, une grande salle où sont exposées les œuvres de choix. Sur la gauche, dans une partie du bâtiment un peu isolée du reste et formant hôtel particulier, une petite porte cintrée, munie d'une superbe grille en fer forgé, donne accès, par un escalier qu'éclaire une baie allongée, à la Salle d'Exposition et aux pièces de réception. Quant aux bureaux, ils sont relégués sur la façade, modeste et discrète, de la rue Erlanger. On se rend compte immédiatement que toute la vie se concentre au premier étage. La partie supérieure est sacrifiée, encore qu'allégée et égayée par une double bande d'imbrications très simples, simulant un galon guilloché, l'une entre les lucarnes, et l'autre, entrecoupée de consoles évoquant de loin les triglyphes classiques, sous le toit même. Cette demeure est celle du ferronnier Edgar Brandt, qui, aidé de son collaborateur et ami Henri Favier, un jeune architecte de talent, en a dirigé la construction et la décoration dans leurs moindres détails. Elle est rehaussée, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, d'un certain nombre d'ouvrages en fer forgé ou martelé, qui lui communiquent une distinction et un charme rares. La supériorité de Brandt ne vient pas seulement de sa parfaite connaissance de la matière qu'il travaille suivant les meilleures traditions; elle tient aussi à la discipline rigoureuse qu'en artiste conscient de son rôle, il a su s'imposer. Brandt, en un mot, a « le sens architectural ». Qu'il s'agisse d'une grille, d'un balcon, d'une rampe d'escalier, d'un cache-radiateur ou d'un lustre, il ne perd jamais de vue le programme à réaliser, le problème à résoudre, et il sait
Edgar Brandt et la Maison d'un Ferronnier Porte principale. que le résultat ne sera pleinement obtenu, selon la très juste formule de M. Lucien Magne, que « par une adaptation parfaite de l'œuvre à sa destination ». Vérité banale, trop souvent méconnue dans la pratique! Principe éternel, qui est comme la force spirituelle de l'œuvre d'art et qui la domine! Il sait que la nécessité d'adapter l'œuvre à sa destination régit et fixe la composition, c'est-à-dire la structure générale, l'équilibre des masses, l'échelle des proportions. Il sait enfin que le décor, tout en étant intimement lié à la com-
Art et Décoration position, doit se garder d'étouffer celle-ci et qu'en ferronnerie, plus peut-être qu'ailleurs, il tire ses effets les plus heureux et sa personnalité, de la technique elle-même, des procédés d'assemblage, et, bien souvent, du travail naturel du métal sur l'enclume. Ainsi conçue, une pièce de ferronnerie, qui comporte presque toujours une armature résistante et un «remplissage» décoratif, forme un tout dont les parties s'enchaînent, si l'on peut dire, avec une logique de fer, laquelle n'est pas son moindre élément de beauté. Les remplissages eux-mêmes, ordinairement formés de volutes capricieuses, loin d'être abandonnés au hasard, obéissent à la volonté du maître, qui en calcule minutieusement l'épaisseur et les groupe, suivant un certain rythme, autour d'un motif central. Tout cela, nous le vérifierons au cours de notre visite à la maison d'Edgar Brandt. Nous y rencontrerons sans doute des œuvres qui ne sont pas tout entières de sa main; mais toutes procèdent de son inspiration. Vivant en étroite communion d'esprit avec ses collaborateurs, il coordonne leurs efforts avec une précision qui lui permet de réaliser rapidement les projets qu'il a conçus. La grande porte cochère, qui constitue une défense, est divisée en huit panneaux offrant chacun quatre têtes de clou, qui semblent maintenir les extrémités de deux barres intérieures croisées en diagonale et destinées à renforcer les panneaux. Le centre de chaque panneau est occupé par un motif ovale, encadré de perles, que traverse un bâtonnet horizontal, d'où s'échappent des volutes et qui paraît retenu par un anneau. Ce motif, qui rappelle les poignées de tirage, évoque une double idée de puissance et de raffinement, parfaitement adaptée à la destination de cette porte. La petite porte de droite, également en fer, et qui sert d'entrée au personnel, n'est pas moins simple que la précédente. Elle est ajourée, dans sa partie supérieure, d'une ouverture carrée munie de vrilles montantes.
Edgar Brandt et la Maison d'un Ferronnier Escalier. Au centre, est fixée une poignée de tirage verticale en fer forgé rappelant les heurtoirs d'autrefois. Mais où Brandt a mis toute sa science et tout son art, c'est dans la porte d'entrée de ce que nous avons appelé son hôtel particulier et qui est aussi celle de la Direction et de la Salle d'Exposition. La partie ouvrante est formée d'un cadre rectangulaire, garni d'un double réseau de barres ondulées rappelant de loin les sinuosités du gothique

Ce numéro de la revue "Art et Décoration" présente un article sur Edgar Brandt et la maison d'un ferronnier, ainsi que des articles sur la poterie chinoise et japonaise. Il inclut également des planches hors texte de vases et de bols en terre émaillée, et une chronique couvrant diverses informations artistiques et expositions.