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SUCCESSION P.-A. CHERAMY
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
SUCCESSION P.-A. CHERAMY
SUCCESSION P.-A. CHERAMY
CONDITIONS DE LA VENTE Elle sera faite au comptant. Les adjudicataires paieront dix pour cent en sus des enchères. --- ORDRE DES VACATIONS Le Lundi 14 Avril 1913 - Aquarelles, dessins, pastels ...
CATALOGUE DES TABLEAUX ANCIENS & MODERNES Aquarelles — Dessins — Pastels ŒUVRES DE BOLTRAFFIO, CONSTABLE, COROT, DAUMIER, DAVID (J.-L.) DEGAS, FORTUNY, FRAGONARD (H.), GÉRICAULT GOYA, INGRES, L’EPINE, MEISSONIER (E.), MILLET (J.-F.), MOREAU LE JEUNE PRUD’HON, PUVIS DE CHAVANNES, REMBRANDT, RENOIR, RIBOT (TH.) RUBENS, SAINT-AUBIN (A. DE), SOLARIO (ANDREA DA), TURNER VINCI (ATELIER DE LEONARDO DA), VOLLON (A.) Importante Collection D’OEUVRES D’EUGÈNE DELACROIX --- SCULPTURES Bronzes — Plâtres — Cires — Biscuits PAR BARTHOLOMÉ, BARYE, CLÉSINGER, DAVID D’ANGERS FALGUIÈRE, RODIN (A.) ESTAMPES ANCIENNES & MODERNES Dépendant de la succession de M. P.-A. CHERAMY ET DONT LA VENTE AUX ENCHÈRES PUBLIQUES, APRÈS DÉCÈS, AURA LIEU À PARIS --- HOTEL DROUOT, Salles N°s 5 & 6 Le Lundi 14 Avril 1913, à 2 heures ET SALLE N° 6 Les Mardi 15 et Mercredi 16 Avril 1913, à 2 heures --- COMMISSAIRES-PRISEURS Me F. LAIR-DUBREUIL6, rue Favart, 6PARIS --- Me HENRI BAUDOINSuccesseur de Me PAUL CHEVALLIER10, rue Grange-Batelière, 10 --- EXPERT M. GEORGES PETIT 8, rue de Sèze, 8 ASSISTÉ DE M. PAUL MATHEY, pour les Tableaux anciens 159, rue de Rome, 159 --- EXPOSITIONS, SALLES N°S 5 ET 6 PARTICULIÈRE : Le Samedi 12 Avril 1913, de 1 heure 1/2 à 6 heures. PUBLIQUE : Le Dimanche 13 Avril 1913, de 1 heure 1/2 à 6 heures.
--- Tableaux Modernes --- ABBÉMA (LOUISE) 1 — Portrait de Jeanne Samary. Signé à gauche, en haut: Louise Abbéma, janvier 1879. Toile. Haut., 46 cent.; larg., 32 cent. --- ABBÉMA (LOUISE) 2 — Portrait de Jeune Femme blonde. Signé à gauche, en haut: Louise Abbéma. Toile. Haut., 35 cent.; larg., 27 cent. --- ABBÉMA (LOUISE) 3 — Sous la véranda. Signé à droite, en bas, avec une dédicace en italien. Haut., 15 cent. 1/2; larg., 24 cent. --- ABBÉMA (LOUISE) 4 — Portrait de Louise Abbéma par elle-même (1879). Haut., 24 cent.; larg., 16 cent.
SUCCESSION CHERAMY --- BUSSIÈRE (GASTON) 5 — Brunhild. Seuls, ceux qui meurent voient ma face, A qui m’entend, j’annonce son jour dernier, Sur le champ des combats, je vais aux braves, Qui m’aperçoit, le sort l’a désigné! … Toile. Haut., 1 m.; larg., 72 cent. --- CARRAND (L.) 6 — Rivière sous bois. Peinture sur carton. Signé à droite, en bas: L. Carrand. Haut., 24 cent. 1/2; larg., 31 cent. --- CARRAND (L.) 7 — Vieux Arbres dans la forêt. Peinture sur carton. Haut., 24 cent. 1/2; larg., 31 cent. --- CARRAND (L.) 8 — Effet de nuit dans la campagne. Carton. Haut., 35 cent.; larg., 52 cent. --- CARRAND (L.) 9 — Le Matin sur la rivière. Signé à gauche, en bas: L. Carrand. Panneau. Haut., 36 cent.; larg., 49 cent.
TABLEAUX MODERNES CARRAND (L.) 10 — Le Chemin. Paysages dans la manière de Constable. Signé à gauche, en bas. Carton. Haut., 25 cent.; larg., 33 cent. CHARLES (R.-G.) 11 — Portrait d'un Prince nègre. Signé à droite, en bas. Toile. Haut., 46 cent; larg., 38 cent. CHARLES (R.-G.) 12 — Étude de Femme, le torse nu. Signé à gauche, en bas: R.-G. Charles. Toile. Haut., 64 cent.; larg., 52 cent. COROT (C.) 13 — Italiennes dans une charrette attelée de bœufs. Campagne romaine. Peinture sur carton. Signé à gauche, en bas. Haut., 23 cent.; larg., 30 cent. COROT (C.) 14 — Le Lac Albano, à Castel-Gandolfo. Peint de 1826 à 1827. Signé à gauche, en bas, du timbre de la vente. Panneau. Haut., 23 cent.; larg., 40 cent. Collection Dutilleux. — Catalogue Moreau-Nélaton, n° 160.
COROT (C.) 15 — Un Lavoir à Marino. Peinture sur carton. Signé à droite, en bas, du timbre de la vente Corot. Derrière, le cachet de la vente posthume. Haut., 28 cent.; larg., 43 cent. DELACROIX (EUGÈNE) 1793-1863. 16 — Hercule et Alceste. On sait que Delacroix fut, pendant plusieurs années, fort préoccupé de glorifier la Force triomphante, par l'évocation de la figure mythologique d'Hercule. Pour la décoration de l'Hôtel-de-Ville de Paris, il avait pris pour sujet les travaux d'Hercule. De toutes les compositions qu'il chercha dans cette source d'inspiration, l'une des plus touchantes, des plus humaines, des plus admirables, est certainement celle où il montre Hercule venant d'arracher Alceste aux Enfers. Cette fable nous a été contée surtout par Hésiode et Ovide. Alceste, pour sauver son époux Admète, roi de Thessalie, accusé à tort d'avoir tué son père Pélias, s'était offerte comme victime à Acaste, son frère. Celui-ci entraîna donc Alceste, et lui avait fait franchir l'Achéron, lorsque Hercule, à la prière d'Admète, intervint, enleva Alceste aux gardiens des Enfers et la rendit à son époux. Dans le tableau de Delacroix, Hercule, vu de profil à gauche, apparaît portant le corps d'Alceste, à demi drapé dans un linceul bleu clair. A droite, l'autre infernal s'ouvre, et les figures de haine se montrent, brandissant des serpents qui seront impuissants à empêcher le demi-dieu d'accomplir son rapt. Le roi Admète, agenouillé, presse contre ses lèvres le bras d'Alceste, dont le visage s'éveille. Au fond, à gauche, autour de l'autel où brûle le feu du sacrifice, les prêtres se tiennent debout et contemplent la scène, tandis qu'auprès de l'autel git la bête immolée. Au premier plan, à gauche, les cornes et les instruments qui ont servi au sacrifice. Signé en bas, vers le milieu : Eug. Delacroix. Toile marouflée sur panneau. Haut., 31 cent.; larg., 4 m. 25. Vente Ernest Cronier.
--- Delacroix (Sugene) --- Madeleine en prière --- Jean Christ et Saint Thomas ---
TABLEAUX MODERNES DELACROIX (EUGÈNE) 17 — La Grèce expirant sur les ruines de Mis-solonghi. Au premier plan, debout sur des pierres amoncelées, la Grèce, la poitrine découverte, semble s'offrir à la vengeance du vainqueur. Elle est vêtue d'un costume blanc et d'un manteau bleu, serré à la taille par une ceinture jaune. A droite, sous l'amoncellement des pierres, on aperçoit le bras d'un cadavre; la main pose sur un tambour crevé. Au loin, du même côté, un soldat turc, en costume rouge, plante sur la hauteur l'étendard du prophète. C'est l'esquisse peinte et définitive (1827) du grand tableau qui fut acquis, en 1893, par le musée de Bordeaux. Toile. Haut., 41 cent.; larg., 28 cent. Collection Constant Dutilleux. — Catalogue Robaut, n° 206. DELACROIX (EUGÈNE) 18 — Madeleine en prière. Elle est agenouillée, le corps à demi nu, la tête levée vers le ciel, les paupières rougies par les veilles; ses mains se crispent, sa tête se renverse; sa bouche crie sa douleur morale et son besoin d'extase mystique, ses cheveux blonds dénoués se répandent en tresses folles sur son épaule gauche. Tout près d'elle, dans l'ombre, un ange, les mains jointes, lui inspire le verbe apaisant d'une prière. A gauche, sur le sol, un missel est ouvert; au fond, par l'ouverture des roches, on aperçoit un pan de ciel. Peint en 1845. Il y a, sur cette œuvre, quelques lignes de Baudelaire qu'il convient de citer: « M. Delacroix, écrit-il, est décidément le peintre le plus original des temps anciens et des temps modernes... La Madeleine est peinte presque par hachures, comme beaucoup de peintures de M. Delacroix; les tons, loin d'être éclatants ou intenses, sont très doux et très modérés; l'aspect est presque gris, mais d'une harmonie parfaite. Ce tableau démontre une vérité soupçonnée depuis longtemps.... C'est que M. Delacroix est plus fort que jamais, et dans une voie sans cesse renaissante, c'est-à-dire qu'il est plus harmonieux que jamais. » Toile. Haut., 31 cent.; larg., 23 cent. 1/2. Catalogue Robaut, n° 920. — Collection Alexandre Dumas fils.
SUCCESSION CHERAMY --- DELACROIX (EUGÈNE) 19 — Hamlet et le cadavre de Polonius. Tandis que sa mère s'enfuit à gauche, en un geste de terreur, Hamlet, qui croit avoir tué le roi à travers la draperie rouge, soulève cette dernière, et aperçoit le corps du vieux Polonius, qu'il accable d'un dernier sarcasme en guise d'oraison funèbre. Il est debout, l'épée à la main, la pointe vers le sol, le bras gauche encore porté en avant et soulevant la lourde draperie. Cette composition est une preuve nouvelle de la « nécessité qu'il y a à suivre une idée et à la retourner de plusieurs manières », ainsi que le disait Delacroix lui-même. Il a étudié le personnage, la psychologie et la psychopathie d'Hamlet de vingt façons différentes. L'expression de l'œuvre ici décrite est une des plus saisissantes. Signé à droite, en bas : Eug. Delacroix. Panneau. Haut., 58 cent.; larg., 48 cent. Collection Edwards (1870). — Collection Carlin. Collection Febvre. — Collection Fanien. Exposition des Alsaciens-Lorrains (1874). Catalogue Moreau, p. 152. — Catalogue Robaut, n° 943. --- DELACROIX (EUGÈNE) 20 — Le Combat du giaour et du pacha. Dans un élan furieux de leurs chevaux, les deux hommes se heurtent et cherchent à s'atteindre des coups de leurs armes héroïques. La scène tragique se déroule dans un paysage plein d'éclat, à l'horizon limité par des montagnes. On lit, dans un article de Théophile Gautier, publié par les Beaux-Arts en Europe : « Il existe un autre Combat du giaour et du pacha, que nous aurions bien voulu retrouver à l'Exposition universelle de 1855. Nous regrettons que M. Delacroix n'ait pas pu se procurer le chef-d'œuvre d'après lequel Poterlet avait esquissé une magnifique pochade aussi chaude de ton que l'original. » L'œuvre dont parle Théophile Gautier est celle qui est ici cataloguée, et appartient à Alice Ozy. Haut., 19 cent.; larg., 24 cent Collection Victor Hugo. — Collection Théophile Gautier. Collection Alice Ozy. — Collection Alexandre Dumas fils. Catalogue Robaut, note du n° 202.

Ce document est le catalogue d'une vente aux enchères publiques d'œuvres d'art dépendant de la succession de P.-A. Cheramy. Il détaille les conditions de la vente, l'ordre des vacations, et liste les tableaux anciens et modernes, sculptures, et estampes proposées. La vente a eu lieu à l'Hôtel Drouot à Paris en avril 1913.