Extrait
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
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Succession de Madame la Baronne du Mesnil, née Allard
Veuve en premières noces de M. Prosper CRABBE
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Tableaux Anciens et Modernes
PAR
MIEREVELT, JULES DUPRÉ, E. MEISSONIER, TH. ROUSSEAU, ALF. STEVENS, F. WILLEMS
Œuvre importante de P.-P. RUBENS
OBJETS D'ART ET D'AMEUBLEMENT
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Succession de Madame la Baronne du Mesnil, née Allard
Veuve en premières noces de M. Prosper CRABBE
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CATALOGUE
DES
TABLEAUX ANCIENS ET MODERNES
Par :
MIEREVELT, JULES DUPRÉ, MEISSONIER, TH. ROUSSEAU, ALF. STEVENS, F. WILLEMS, ETC.
Œuvre Importante de P.-P. RUBENS
AQUARELLES
MEUBLES ET OBJETS D’ART
ANCIENS ET MODERNES
FAIENCES ET PORCELAINES
Importante Garniture en ancienne Porcelaine du Japon
BRONZES D’ART ET D’AMEUBLEMENT
BRONZES ANCIENS DE BARYE
SCULPTURE — LAQUES — ÉMAUX CLOISONNÉS
TAPISSERIES ANCIENNES
Ameublement de Salon en Ancienne Tapisserie d’Aubusson
DONT LA VENTE AURA LIEU, À PARIS
HOTEL DROUOT, Salles N°s 9, 10 & 11 réunies
Le Vendredi 15 Avril 1910, à deux heures
Et le Samedi 16 Avril 1910, à trois heures et demie
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COMMISSAIRE-PRISEUR
Me PAUL SCOTÉ, à Paris, 85, rue Saint-Lazare
EXPERTS
Pour les Tableaux :
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Pour les Meubles et Objets d’art :
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M. JULES FÉRAL
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MM. PAULME & B. LASQUIN FILS
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7, rue Saint-Georges
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10, rue Chauchat | 11, rue Grange-Batelière
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À PARIS
Chez lesquels se distribue le présent Catalogue
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EXPOSITIONS
PARTICULIÈRE : Le Mercredi 13 Avril 1910 . . . . . . } DE DEUX HEURES
PUBLIQUE : Le Jeudi 14 Avril 1910 . . . . . . . . . } A SIX HEURES.
Entrée par la rue Grange-Batelière
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CONDITIONS DE LA VENTE
Elle sera faite au comptant.
Les adjudicataires paieront dix pour cent en sus des enchères.
Les expositions mettant le public à même de se rendre compte de l'état et de la nature des objets, aucune réclamation ne sera admise une fois l'adjudication prononcée.
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ORDRE DES VACATIONS
Le Vendredi 15 Avril 1910
Ameublement de Salon, Tapisseries, Faïences, Porcelaines, Bronzes
Émaux cloisonnés.
Le Samedi 16 Avril 1910
Tableaux anciens et modernes. — Aquarelles.
N. B. — L’ordre numérique ne sera pas suivi.
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Paris. — Imp. de l’Art, Ch. BERGER, 41, rue de la Victoire.
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Prototype Berthaud, Paris
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Désignation
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TABLEAUX ANCIENS
MIEREVELT
(MICHEL-JEAN)
Delft, 1567-1641
1 — Jeune Femme en noir.
Vue de trois quarts à gauche, les yeux bleus fixés sur le spectateur, les cheveux blonds tombant sur les oreilles, elle est vêtue d'une robe noire décolletée sur une guimpe blanche et porte sur la tête un voile de tulle couvrant le front et pendant sur les épaules ; autour du cou, une large fraise de lingerie rigide.
Signé à droite en toutes lettres et daté : 1625.
Bois. Haut., 67 cent.; larg., 58 cent.
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RUBENS
(PIERRE-PAUL)
Siegen, 1577–1640
2 — La Sainte Famille.
Dans la campagne, sur un tertre, au pied de gros troncs d’arbres, est assise la Sainte Famille.
Au milieu, la Vierge vêtue d’une longue robe rouge, un grand manteau bleu verdâtre jeté sur ses épaules, la poitrine découverte, le sein nu qu’elle presse entre ses doigts pour en faire couler le lait dans la bouche de l’Enfant qu’elle tient sur ses genoux, et dont la tête et les épaules sont posées sur un oreiller que soutient en élévant les bras un petit ange ailé, vu de dos.
A gauche, sainte Anne, appuyée sur un berceau sculpté, soutient, avec sa main, saint Jean enfant. Celui-ci caresse Jésus qui lève le bras gauche et sa main jusqu’au visage de saint Jean.
A droite, saint Joseph, enveloppé d’un manteau gris bleuâtre et un bâton à la main, se penche et regarde la scène.
Une draperie jaune attachée entre deux branches d’arbre est suspendue au-dessus de la Vierge.
Une des plus charmantes compositions du maître, d’un merveilleux éclat de couleur. On rencontre rarement dans une collection particulière une œuvre de Rubens de cette importance et de cette beauté.
Plusieurs grands artistes et d’éminents experts ont eu l’occasion de voir cette œuvre et d’exprimer leur opinion sur son authenticité incontestable et sur sa qualité.
L’expert, M. Roux du Cantal, certifie, à la date du 24 juillet 1830 :
> Après avoir examiné avec une scrupuleuse attention cette importante production dans ses détails et principalement dans ses accessoires, j’ai reconnu qu’elle était entièrement de la main de Rubens. Bien que ce maître se faisait aider ordinairement par ses élèves dans ses nombreux ouvrages, je n’ai pas trouvé dans celui-ci aucune touche étrangère.
Les « experts des Musées royaux de France », M. Charles Paillet et M. Nicolas Pérignon, dans un certificat notarié sous la date du 28 mars 1836, affirment :
> « Que ledit tableau est réellement du célèbre Rubens ; qu’il est de son meilleur faire et des ouvrages les plus séduisants qui soient sortis du pinceau de ce maître, et que ce précieux tableau, par son heureuse composition, est d’un prix très élevé et bien digne de figurer dans les meilleures galeries. »
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Rubens
Phototype Berthaud, Paris.
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Eugène Delacroix dit :
« Voilà ce que j'ai vu de plus beau de ce grand maître, après le tombeau de saint Jacques, dont d'abord il rappelle la mémoire. »
M. Muller, artiste peintre, s'écrie :
« Oh ! le beau Rubens ! C'est un vrai bouquet, une grappe de chairs vivantes. Cela a été fait à son retour d'Italie... C'est une perle.... ! »
Paul Delaroche, membre de l'Institut, écrit sous la date du 21 septembre 1843 :
« Après avoir examiné avec le plus grand soin ce tableau représentant une Sainte Famille, qui appartient à M. Roëhn, je certifie, autant que mes connaissances me le permettent, que cet ouvrage est de Pierre-Paul Rubens. »
Baron Wappers :
« Je le proclame bien haut, depuis le tombeau de saint Jacques, dont c'est le style de l'époque, je n'ai jamais rien vu de si beau que cette Sainte Famille.. Comme c'est serré et complet ! Ce tableau est tout entier de la main du Maître et probablement de quinze ans avant sa mort, quand il revint d'Italie après avoir copié des Titien.... Ce tableau est un morceau rare et admirable, cela vaut beaucoup plus que Cent mille francs.... »
M. Etienne Leroy :
« C'est aussi beau que le tombeau de saint Jacques... Il est supérieur à celui de la famille de Knyff, d'Anvers; c'est un tableau d'une grande valeur, qui n'appartient qu'à un roi ou à un musée. »
Ce tableau vient de la succession de M. de Villeroud, avocat au conseil du roi Louis XV. Il a appartenu successivement à plusieurs membres de cette famille, à M. Roëhn, artiste peintre (1836), à M. le marquis de Gouvello et est en possession de M. Prosper Crabbe depuis 1869.
Toile. Haut., 1 m. 41 cent.; larg., 1 m. 36 cent.
(Collection Crabbe. Vente du 12 juin 1890, n° 44.)