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COLLECTION E. M. HODGKINS
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
COLLECTION E. M. HODGKINS
Dessins, Aquarelles et Gouaches de l'École Française du XVIIIe Siècle
CONDITIONS DE LA VENTE Elle sera faite au comptant. Les adjudicataires paieront dix pour cent en sus des enchères. --- Paris. — Imp. Georges Petit, 12, rue Godot-de-Mauroi. — 23653-14.
CATALOGUE DES DESSINS, AQUARELLES ET GOUACHES DE l'École Française du XVIIIe siècle ŒUVRES DE - E. Aubry, L. Van Blarenberghe, L. Boilly, A. Borel - F. Boucher, C.-A. Chasselat, C.-N. Cochin, J.-H. Fragonard, H.-F. Gravelet - A. Grimou, C. Hoin, J.-B. Huet, J.-B. Isabey, E. Jeaurat, N. Lancret - N. Lawrence, L.-N. de Lespinasse, J.-B. Mallet, J.-B. Maréchal - Maucert, G. Opiz, J.-B. Oudry, J.-A. Portail, A. Pujos - J.-E. Schenau, H.-N. van Gorp, A. Watteau, etc. Composant la Collection particulière de M. E. M. Hodgkins DONT LA VENTE AURA LIEU À PARIS GALERIE GEORGES PETIT 8, Rue de Sèze, 8 Le Jeudi 30 Avril 1914, à 2 heures 1/2 --- COMMISSAIRES-PRISEURS - Me F. Lair-Dubreuil 6, rue Favart, 6 - Me Henri Baudoin 10, rue de la Grange-Batelière, 10 EXPERTS - M. Jules Féral 7, rue Saint-Georges, 7 - MM. Paulme & B. Lasquin Fils 10, rue Chauchat, 10 11, rue Grange-Batelière, 11 --- EXPOSITIONS - Particulière : Le Mardi 28 Avril 1914, de 1 heure 1/2 à 6 heures. - Publique : Le Mercredi 29 Avril 1914, de 1 heure 1/2 à 6 heures.
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--- DÉSIGNATION --- AUBRY (ETIENNE) Versailles, 1745 † Versailles, 1781. --- 1 Le Mariage rompu. Nous ne saurions mieux faire que de reproduire la description du n° 124 du livret du Salon de 1777 : > « Un jeune homme et une jeune fille sont prêts à recevoir la bénédiction nuptiale. A l’instant où le curé écrit l’acte, arrive une femme précédée d’un huissier, présentant au curé une opposition et une promesse de mariage. Cette femme se jette aux pieds du jeune homme et cherche à l’attendrir en lui montrant deux enfants, fruits de leur amour secret. Le futur époux voyant sa prétendue tomber en faiblesse dans les bras de sa mère, vole à son secours et lui demande pardon de sa perfidie. Le père du jeune homme, ému à l’aspect de ces rejetons infortunés, fait retourner les yeux de son fils sur ses enfants. Le fils, sentant à ce spectacle son cœur se déchirer, se rend, et l’amour paternel triomphe ». Important dessin au lavis de sépia, certainement la première pensée du tableau exposé au Salon de 1777 et cité au livret sous le n° 124. Haut., 448 millim.; larg., 585 millim. Collection Pierre-François Basan (vente à Paris, le 11 frimaire an VII [1er décembre 1798], n° 62). Collection Eugène Kraemer (vente à Paris, les 2-5 juin 1913, n° 126). Gravé par ROBERT DE LAUNAY, sous le titre : le Mariage rompu.
COLLECTION E. M. HODGKINS --- BLARENBERGHE (LOUIS VAN) Lille, 1734 † 1812. Une Noce de village. Dans une cour de ferme, on a dressé sur le gazon la longue table de repas de noce, et des villageois, assis sur des bancs, semblent, après avoir festoyé, se livrer au plaisir des entretiens galants. Au premier plan, au bord d’une mare, la jeune épousée, debout, accompagnée d’un jeune officier qui l’embrasse, est entourée d’élégants personnages. Un jeune abbé s’incline profondément devant elle. Un gentilhomme en habit vert, coiffé d’un feutre noir, frappe sur l’épaule d’un vieillard qui tient son chapeau à la main. Un prêtre est vu de dos entre deux commères. A droite, des musiciens sont groupés près d’un bouquet d’arbres et des couples s’apprêtent pour la danse. Les bâtiments de la ferme occupent la gauche de la composition, s’élevant sur une hauteur, devant un bois de haute futaie. Une vieille tour couverte de tuiles sert de colombier. La campagne s’étend vers le fond, à droite, dans une large vallée, où l’on remarque la masse imposante d’un château et un clocher de village. Signé en bas, à droite : Van Blarenberghe, 1789. Gouache. Haut., 360 millim.; larg., 533 millim. Cadre en bois sculpté. Vente du 21 août 1865, à Lille. Collection Jules Beer (vente du 29 mai 1913, n° 34 du catalogue).
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DESSINS, AQUARELLES, GOUACHES 7 --- BOILLY (LOUIS-LÉOPOLD) La Bassée, 1761 ÷ Paris, 1845. Le Baiser. En longue robe blanche à grands plis, froncée au col et ceinte à la taille par une écharpe de soie, une jeune femme, les cheveux épars sur les épaules et coiffée d’un chapeau garni de nœuds de rubans, tend ses lèvres au baiser d’un jeune homme, debout près d’elle, et qui l’enlace tendrement. Derrière eux, sur la droite, une ligne de sveltes peupliers s’enfonce vers l’horizon. Dessin au crayon noir, à l’estompe, avec rehauts de blanc. Haut., 540 millim.; larg., 408 millim.
COLLECTION E. M. HODGKINS --- BOILLY (LOUIS-LÉOPOLD) La Lecture du onzième bulletin de la Grande Armée. Une nombreuse famille est réunie dans un intérieur, autour d’une table, sur laquelle une carte de l’Europe est étalée. Un vieillard, assis dans un fauteuil, ses bésicles sur le nez, tient le bulletin qui apporte le détail des opérations et, de la main gauche, montre un point sur cette carte; un jeune homme, debout près de lui, les manches relevées, en désigne un autre de son index, pour marquer les progrès de la marche de la Grande Armée. Des hommes les entourent et suivent avidement les indications. Debout, à droite, un fichu blanc sur les épaules, une jeune femme, délaissant le tricotage commencé, s’est également approchée, ainsi qu’un soldat en armes. A gauche, près d’une cheminée surmontée d’un buste de l’empereur, une femme allaite son enfant; une petite fille, devant elle, s’est arrêtée de jouer pour regarder un chien en hostilité avec un chat noir, le dos arqué, aux pieds d’un garçonnet qui fait l’exercice avec un bâton. Signé : L. Boilly, 1806. Dessin au lavis d’encre de chine, rehaussé d’aquarelle. Haut., 427 millim.; larg. 580 millim. Cadre en bois sculpté. Ce dessin est sans doute celui qui a figuré à la vente Arnault, le 15 avril 1835, n° 21, et qui est cité par H. Harrisse, L.-L. Boilly, p. 176, n° 1074. Le tableau, de même grandeur, figura au Salon de 1808 (n° 54), à la vente Boilly de 1829 (n° 6), à la vente Daupias (1892, n° 2), et se trouvait en dernier lieu dans la collection Bartholdi.

Ce catalogue détaille la vente aux enchères d'une collection d'œuvres d'art. Il comprend des dessins, aquarelles et gouaches de l'École Française du XVIIIe siècle, provenant de la collection particulière de M. E. M. Hodgkins. La vente a eu lieu à Paris, Galerie Georges Petit, le 30 avril 1914.