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IMAGES de FRANCE LA REVUE DES MÉTIERS D'ART OCTOBRE 1943 LE NUMÉRO : 15 F 13, RUE S'GEORGES PARIS
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
IMAGES de FRANCE LA REVUE DES MÉTIERS D'ART OCTOBRE 1943 LE NUMÉRO : 15 F 13, RUE S'GEORGES PARIS
LE CINÉMA SUR L'ÉCRAN COMÉDIE ROMANTIQUE (B) : LE BARON FANTOME, film français. - CADRE : Vieux château mystérieux. - SUJET : Histoire d'un héritage très romanesque et d'une petite intrigante très pratique, l'une mettant en fin de compte la main sur l'autre. - MISE EN SCÈNE : De Poligny, assez bonne ; désarticulée par instants par des coupures visibles. - INTERPRÉTATION : Brillant ensemble : Jany Holt : excellente ; Odette Joyeux, Cuny, Lefaur, Dorziat, Clariond, Alerme, Pierry, Jean Cocteau, etc. : très bien. - NOTE : Film non dépourvu de qualités, mais assez disparate. Beaucoup de libertés avec la vraisemblance. Le personnage du faux dauphin mériterait d'être le pivot d'un film, mais ici n'est pas dans le ton général de l'ouvrage. Très belles photographies. COMÉDIE (B) : AU BONHEUR DES DAMES, film français. - CADRE : Le Paris de la fin du siècle dernier. - SUJET : La naissance du « grand magasin » et sa lutte assassine avec le petit commerce. - MISE EN SCÈNE : André Cayatte : bien. - INTERPRÉTATION : Personnages bien typés par Michel Simon, Préjean, Blanchette Brunoy, Suzy Prim, Tissier, etc. - NOTE : Film agréable, conté avec assez de verve et d'entrain. Déroulement un peu factice. DRAME (B) : LE SECRET DE Mme CLAPAIN, film français. - CADRE : Ville de province. - SUJET : La recherche du passé d'une femme, menée parallèlement par une jeune fille et par la police. - MISE EN SCÈNE : Berthomieu : des longueurs, quelques effets vieillots. - INTERPRÉTATION : Rouleau : commissaire de haute fantaisie : Michèle Alfa, Larquey, Rignault, Seigner, Cécile Didier, Charpin, Line Noro : bien. - NOTE : Un récit assez filandreux, larmoyant et sentimental. Heureusement, il y a les gambades amoureuses du commissaire de police pour l'égaier... FARCE (B) : NE LE CRIEZ PAS SUR LES TOITS, film français. - CADRE : Divers locaux dans Paris. - SUJET : Déboires d'un garçon de laboratoire soupçonné par des gangsters de détenir une formule de haute valeur. - MISE EN SCÈNE : Daniel Norman : dans le goût du genre. - INTERPRÉTATION : Fernandel, Meg Lemonnier, Varennes, Dorny, Belières, Azais, Le Vigan, etc. : font héroïquement et non sans mérite ce qu'on exige d'eux. - NOTE : Une excellente réussite... dans le genre sans queue ni tête, bien entendu. Au train dont l'action rebondit, il n'y a vraiment pas de raison pour que le film finisse jamais. On est tout surpris du mot « Fin »... DRAME (A) : L'IMPLACABLE DESTIN, film allemand doublé. - CADRE : Milieux de théâtre berlinois. - SUJET : Cascade de catastrophes causées par l'inconduite d'un séducteur sans scrupules, provoquant notamment la déchéance — heureusement temporaire — d'un grand acteur. - MISE EN SCÈNE : Verhoeven. - INTERPRÉTATION : Réunit deux excellents artistes : Heinrich George et Heidemarie Hatheyer, encadrés par Will Quadfleg, Marina v. Ditmar, Schroder, Ponto, etc. - NOTE : Intrigue dramatique se déroulant dans des décors soignés, avec une interprétation homogène. FANTAISIE CHORÉGRAPHIQUE (B) : LE DÉMON DE LA DANSE, film allemand doublé. - CADRE : Milieux de musico-hall. - SUJET : Une petite danseuse perd sa place et la retrouve ; elle perd aussi un amoureux mais en trouve un autre, beaucoup mieux. - MISE EN SCÈNE : Harald Braun. - INTERPRÉTATION : Marika Rökk, Mady Rahi, Viktor Staal, Brausewetter, Arlibert, Wascher, etc. - NOTE : Marika Rökk a toujours de jolies jambes ; beaux paysages de neige ; finale de revue à grand orchestre. --- MARCEL LASSEAUX. A. Adultes seulement. — B. Toutes personnes. --- PROJETS ET ADAPTATIONS Le cinéma est un ogre à qui sa boulimie perpétuelle fait un devoir et un besoin d'effectuer des raffles constantes dans le domaine littéraire international. C'est un bien ou c'est un mal, selon que la transposition est probe ou ne l'est pas ; un bien, quand elle permet de mettre à la portée du plus grand nombre une œuvre réservée jusque-là par sa nature même à une clientèle restreinte ; un mal, quand elle défigure, généralement par un manque de culture ou de goût ; un travail qui a été soigneusement pensé, pesé, équilibré par son auteur. Hélas ! trop souvent cet accommodement visuel est une opération pénible que l'on désigne sous un nom bizarre, qui s'écrit « adaptation » et se prononce « tripatouillage ». Le plus bel exemple récent de ce genre de travail est la mise à l'écran du Capitaine Fracasse. Jamais, je le crois honnêtement, auteur ne fut plus totalement trahi, plus délibérément assassiné que Théophile Gautier. C'est un tissu de contresens, à commencer par le personnage central, ce baron de Sigognac que l'auteur avait pourtant si vigoureusement typé et dont il avait écrit les moindres réactions avec une minutie parfois même excessive. Au lieu d'un homme qui met un point d'honneur à supporter sans se plaindre la famine, que voyons-nous ? Un rageur qui hurle à la barbe d'un serviteur qui n'en peut mais : « J'ai faim, moi ! J'ai faim ! » Comme contre-pied, on ne fait pas mieux ! Plus loin, l'hérésie se corse. Pour reconnaître les bons offices des comédiens qui l'hébergent, Sigognac se décide à remplacer le matamore défunt. Sous le masque, il se résigne à recevoir horions, nasardes et bastonnades. Il s'y résigne, précisément, parce qu'il est sous le masque ; ainsi sa personnalité est-elle sauve, mais c'est une défrôque dont il a horreur, et il a hâte de la rejeter, pour redevenir le gentilhomme qu'il est, Or, dans la scène capitale du duel avec Vallombreuse, que voyons-nous à l'écran ? Sigognac allant sur le pré dans ses oripeaux d'histron après s'être fait la tête de Cyrano... Et comme si la pantalonnade n'était pas suffisante, c'est à un duel en vers burlesques que nous assistons. Bouffohnerie sinistre. Que voulez-vous ? Tout le monde, pas même M. Abel Gance, ne peut avoir l'esprit et la verve de Rostand. On s'étonnera après cela que tant d'œuvres célèbres se tiennent obstinément et prudemment à l'écart de notre patrimoine « artistique » cinématographique ! Tant que les choses resteront en cet état, tant qu'une censure préalable et qualifiée ne veillera pas à prévenir les crimes de lèse-esprit, je dis que c'est tant mieux. Certes, cela nous prive d'œuvres qui pourraient être essentiellement cinématographiques, comme Cyrano et le Grand Meaulne, pour lequel la pléété fraternelle de la sœur et héritière d'Alain Fournier s'obstine à demander des garanties que l'on se refuse avec tenacité à lui donner. Triste ! Cependant, il n'est pas impossible de tirer un bon film d'une œuvre d'origine littéraire. Les Roquevillard, par exemple, peut-être pas absolument à l'abri de tout reproche, sont cependant un film solide, massif, donnant de façon suffisamment visuelle une interprétation honnête de l'essentiel des intentions de l'auteur. Aujourd'hui, deux nouvelles œuvres maîtresses du domaine de la pensée internationale vont être portées à l'écran par la U. F. A. de Berlin. La première de ces œuvres est le célèbre et toufi roman de John Knittel : Via Mala ; la seconde, la Nora, d'Ibsen, que Cocca monta encore il n'y a pas deux ans aux Ambassadeurs. C'est avec une extrême curiosité, non exclusive peut-être d'un pinçon au cœur, que lecteurs et spectateurs du romancier suisse et du dramaturge, norvégien vont attendre le moment de confronter leur vision personnelle et celle des cinéastes... Ce sont deux « sorties » qui feront certainement du bruit. D'ores et déjà, nous sommes prévenus que le scénario tiré de Via Mala a épuré nettement le roman, en lui enlevant le côté immoral qui lui avait fait interdir l'accès de plusieurs pays. Sans se faire l'apologiste de l'idioles film à l'eau de rose, genre Patricia, je crois que personne ne peut réellement trouver à redire à une opération chirurgicale de ce genre à la condition qu'elle soit faite avec tact. C'est une œuvre de salubrité morale. M. L.
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Le décor de Sodome et Gomorrhe, au deuxième acte. Jean GIRAUDOUX et Christian BÉRARD Magiciens des mots et des couleurs PARLER d’un spectacle avant de l’avoir vu, c’est un peu signer un chèque en blanc. Mais quand il s’agit d’une pièce de Jean Giraudoux montée dans des décors et avec des costumes de Christian Bérard, ce n’est pas tirer un chèque sans provision. Car s’il est souvent question au cinéma de couple idéal, on peut parler au théâtre d’équipes idéales, notamment celle formée par un auteur dramatique et par un peintre qui donnèrent, l’un et l’autre, d’inoubliables joies à notre esprit et à nos yeux et dont Paris attendit impatiemment le retour. C’est à Jacques Hébertot que revient l’honneur de présenter pour la première fois depuis la guerre une nouvelle pièce de Jean Giraudoux. Sans vouloir déflorer Sodome et Gomorrhe, soulevons un instant pour nos lecteurs le rideau sur la scène où se prépare cet événement théâtral. AVANT LA PREMIÈRE DE “SODOME ET GOMORRHE” AU THÉÂTRE HÉBERTOT IMAGES DE FRANCE
ESQUISSES DE CHRISTIAN BÉRARD POUR LES COSTUMES DE SODOME ET GOMORRHE. 1-2. Lia; 3. Dalila; 4. Lia et l'Ange; 5. L'Archange; 6. Ruth.
Une conférence stratégique? Non une amicale discussion technique sur la scène mais simplement pendant une répétition. De gauche à droite : M. Douking, Mme Edwige Feuillère, M. Jacques Hébertot, M. Lucien Nat, Mme Gaby Sylvia. Il y a la fièvre des marais. Il y a aussi la fièvre des « plateaux » : celle qui s’empare, depuis le jour de la mise en répétition, des acteurs et du directeur, du décorateur et du metteur en scène, en passant par l’auteur ; fièvre bienfaisante puisqu’elle porte en elle le germe d’une naissance et puisque son paroxysme coïncide avec sa fin, le soir de la première. Le décor des deux actes conçu par Christian Bérard est volontairement dépouillé, comme pour accompagner un grand oratorio ; rien que des marches, des pierres et du ciel : un seul décor passant par toutes les lumières de la création, par toute la gamme de l’anxiété, pour aboutir à la destruction. Les costumes sont plutôt, dit le peintre, des enroulements d’étoffes, des drapés orientaux qu’on croirait parfois empruntés à des toiles de Delacroix ou de Chassériau. Ils ont été exécutés avec la collaboration de Mme Marcelle Dormoy, pour les femmes, et de Mme Karinska, pour les hommes. Mme Edwige Feuil-lère, dont c’est la première création au théâtre depuis l’armistice, jouera le rôle de Lia ; Mme Lise Delamare sera Ruth ; Mme Gaby Sylvia, Dalila. M. Lucien Nat sera Jean ; M. Jean Lanier, Jacques ; M. Antoine Taffin, l’Archange ; M. Gérard Philipe, l’Ange ; M. François Chaumette, le Jardinier ; M. François Richard, Samson. La mise en scène est réalisée par M. Douking et les éclairages sont réglés par M. Boris Kochno, qui fut le collaborateur de Diaghilew. Et maintenant laissons retomber le voile jusqu’au jour de la générale, qui est prévue pour la première quinzaine d’octobre : espoir d’une grande soirée pour l’art français. — J. H. M. Christian Bérard contemple une dernière fois la maquette du décor de Sodome et Gomorrhe avant de l’envoyer à l’atelier d’exécution. Photographies « Images de France ». IMAGES DE FRANCE
UN VOYAGE DE BERLIOZ Portrait de Berlioz publié dans une gazette d'outre-Rhin à l'occasion de son voyage. (Bibliothèque Nationale.) Le cinéma, en faisant revivre l'un après l'autre sous nos yeux tous les grands musiciens, nous a rapprochés d'eux. Et sans doute nous est-il plus facile de les comprendre après avoir assisté pendant quelques heures à leurs émois, à leurs recherches, à leur vie quotidienne. Mozart, Chopin, Tchaïkovsky, Beethoven, Schubert, Bizet ont été évoqués sur l'écran. Et Berlioz fut notamment incarné par Jean-Louis Barrault. Berlioz, qui eut à lutter sans cesse pour s'imposer dans sa famille, dans son pays et jusqu'à l'étranger, où il fit comprendre son génie bien français. Il est donc intéressant de signaler qu'il y a cent ans il entreprenait de conquérir le public allemand, dont il n'était pas inconnu. Dès 1829, à la suite de la première audition parisienne de la Symphonie fantastique, une gazette d'outre-Rhin lui avait consacré un article qui reflète bien les préventions de l'époque à l'égard de la musique "révolutionnaire" du jeune compositeur : "Un certain Hector Berlioz a donné le 1er novembre un concert dans lequel il a fait exécuter des choses de sa composition qui dépassent tout ce qu'on a entendu jusqu'à présent de fou, de bizarre, d'extravagant." L'auteur de l'article vantait la fantaisie qui règne dans le morceau et accordait à son auteur le don inné de la musique, tout en regrettant qu'il n'eût aucune éducation. Schumann avait lui aussi écrit des lignes célèbres sur cet immortel chef-d'œuvre, et le grand artiste, en terminant, invitait son confrère français à venir bientôt jouer ses œuvres. Lobe se joignait à Schumann pour entonner le los de cette "création profondément originale, vraie comme la nature, remuant l'âme tout entière". À la fin de l'année 1842, Berlioz se décidait à répondre aux invitations qui lui étaient faites et dès son retour il publiait sous forme de lettres un récit de son excursion dans le Journal des Débats, entre un feuilleton de Jules Janin et le dernier épisode des Mystères de Paris qui alors valaient à cette grave feuille d'innombrables et fidèles lecteurs. Si nous en croyons un texte découvert par le meilleur historien de l'auteur des Francs-Juges, Berlioz aurait été chargé d'une mission officielle par le ministère français, qui lui aurait demandé de visiter les écoles allemandes et de "faire un rapport sur les meilleures choses qu'il pourrait remarquer dans la doctrine professée par les meilleurs docteurs qu'il y ait au monde"; tel est du moins l'écho consigné dans un numéro de la France musicale de 1843. Certaines lettres de Berlioz semblent bien prouver que notre voyageur s'intéressa vivement aux instruments en usage outre-Rhin. Dans une lettre à Mme Bertin il écrit notamment : « Nos bandes de musique militaire n'ont point encore de trompettes à cylindres, ni de bass-tubas (le plus puissant des instruments graves). Une fabrication de ces instruments va devenir inévitable pour mettre les orchestres militaires français au niveau de ceux que possèdent la Prusse et l'Autriche ; une commande de trois cents trompettes et de cent bass-tubas adressée à A. Sax par le ministère le sauverait. » Berlioz prenait une fois de plus la défense du fameux inventeur, qui vivait misérablement à Paris. --- IMAGES DE FRANCE
IL Y A CENT ANS Le voyage de Berlioz est émaillé de notes tantôt techniques, tantôt pittoresques, voire humoristiques. Il nous traça des portraits amusants de ses confrères de Francfort. À Mannheim il donna un grand concert en présence de la grande-ducesse Stéphanie, qui “remarqua le coloris de la Marche des pèlerins et surtout celui de la Sérénade dans les Abruzzes, où elle crut retrouver le calme heureux des belles nuits italiennes. Le solo d’alto avait été joué avec talent par un des musiciens de l’orchestre qui n’avait cependant pas de prétention à la virtuosité”. Mais Berlioz s’ennuya dans ce pays où il pleuvait sans arrêt et où une cloche près de son hôtel avait pour “résonance harmonique une tierce majeure”. Le voilà à Weimar, dont il parle avec enthousiasme et où il évoque Schiller ; il note avec satisfaction qu’il y fut compris par les musiciens. Puis il partit à Leipzig, et nous noterons en passant une curieuse appréciation de la revue allemande citée plus haut sur le concert donné par Berlioz, concert qui comportait l’audition de la Fantastique. Le critique y surnommait l’auteur du Carnaval romain le “Breughel musical des enfers”. Le voyage de Berlioz se poursuivit par un séjour à Dresde, où à la suite d’une audition techniquement parfaite le public allemand goûta fort le Requiem. La réception à Brunswick fut inoubliable; les musiciens, prévoyant un grand succès, avaient garni de feuillage le pupitre du chef d’orchestre ; un grand souper de cent cinquante couverts fut offert au maître, souper accompagné de discours et de hourras frénétiques. Puis Berlioz gagna Berlin, dont il nous dépeint dans ses lettres l’Opéra. Là aussi le Requiem fit une sensation profonde: “Quant à moi, écrit notre musicien très impressionnable, j’avais le battant d’une cloche dans la poitrine, une roue de moulin dans la tête, mes genoux s’entre-choquaient, j’enfonçais les ongles dans le bois de mon pupitre, et si, à la dernière mesure, je ne m’étais efforcé de rire et de parler très haut et très vite avec Ries, qui me soutenait, je suis bien sûr que, pour la première fois de ma vie, j’aurais, comme disent les soldats, tourné de l’œil d’une façon fort ridicule.” Le roi était revenu exprès de Potsdam à Berlin pour entendre le grand compositeur français, le recevoir à la cour et lui dire qu’il avait mis le diable au corps de tous les musiciens de sa chapelle. Berlioz garda par la suite de bonnes relations dans la capitale prussienne. À Hanovre, la recette fut médiocre — 84 chaliers ! — mais le succès considérable; le Kronprinz de Hanovre — qui était aveugle — assista à la manifestation et s’entretint quelque temps avec le chef d’orchestre. Darmstadt fut la dernière étape du voyage de Berlioz ; le Cinq mai chanté par Reichel fut un triomphe. Dès la fin de mai, Berlioz était de retour à Paris, où son ami Antoni Deschamps saluait sa mission comme un “symbole de paix”; il en rédigeait le récit pour le Journal des Débats, qui en commençait bientôt la publication qui nous permet aujourd’hui d’évoquer ce voyage musical à travers les pays allemands d’il y a cent ans, voyage qui fut le plus souvent une suite d’hommages rendus aux géniales créations de l’immortel auteur de la Damnation de Faust ROGER VAULTIER. Caricature de Berlioz. (Bibliothèque Nationale.) HECTOR BERLIOZ IMAGES DE FRANCE

Cette publication de "Plaisir de France" est le numéro d'octobre 1943. Elle présente des critiques de films tels que "Le Baron Fantôme" et "Au Bonheur des Dames", ainsi que des articles sur le théâtre, notamment la pièce "Sodome et Gomorrhe" de Jean Giraudoux. Des publicités pour des parfums, des vêtements et des articles de luxe complètent le contenu.