Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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LES ECHOS DES INDUSTRIES D'ART REVUE DE L'HABITATION ET DES ARTS DÉCORATIFS MODERNES RÉDACTION & ADMINISTRATION: 2 & 4, RUE MARTEL, PARIS. 10eA. EMSEMBLE, TRÈS SOBRE, EN FER FORGÉ COMPOSÉ ET EXÉCUTÉ PAR ÉMILE TESTARD 2, Boulevard, Jules Ferry (SUR LA CONSOLE : "JUJET LUMINEUX" DIANE & BICHE" D'APRÈS MAQUETTE DE BORSI) N° 31 FÉVRIER 1928 8 frs.

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REVUE DES ARTS DÉCORATIFS ET APPLIQUÉS MODERNES, PARAISANT TOUS LES MOIS, PUBLIÉE PAR "LES ECHOS" LA GRANDE REVUE COMMERCIALE FRANÇAISE LES ECHOS DES INDUSTRIES D'ART TROISIÈME ANNÉE ABONNEMENT : FRANCE ET COLONIES FRANÇAISES 80 FRANCS PAR AN, ÉTRANGER, SELON LE PAYS DESTINATAIRE, 120 OU 160 FR. PAR AN --- SOMMAIRE N° 31 (Février 1928) L’ENTRÉE, LE VESTIBULE, LE HALL, par RENÉ CHAVANCE …………………… 7 LE FER FORGÉ, par FABIEN SOLLAR ………………………………………… 19 UNE EXPOSITION DE BUREAUX DE DAMES AU PAVILLON DE MARSAN. 28 REVÊTEMENTS DÉCORATIFS ………………………………………………… 32 LA SERRURERIE DÉCORATIVE ……………………………………………… 34 ÉCHOS ET NOUVELLES ……………………………………………………… 35 N° 32 (Mars 1928) Ce prochain numéro sera consacré en majeure partie, à la Maison de Campagne et aux Jardins. — Entrepreneurs et industriels intéressés par ce numéro doivent dès maintenant nous demander, sans engagement de leur part, notre tarif de publicité. --- LES ÉCHOS LA GRANDE REVUE COMMERCIALE FRANÇAISE INDISPENSABLE à tous les commerçants et industriels Les Echos éditent les “Echos des Industries d’Art” 2 et 4, Rue Martel — PARIS (10e) Téléphone 10 lignes : PROVENCE 04-05 et la suite ABONNEMENT 150 fr. par an pour la France donnant droit à : L’Edition Hebdomadaire et à l’Edition Quotidienne ainsi qu’à l’inscription gratuite de 50 mots aux petites annonces de l’une ou l’autre édition. Les abonnés, résidant à l’étranger, peuvent seuls souscrire à chaque édition séparément au prix de 150 ou 200 fr. par an, selon le tarif postal pour l’une ou l’autre édition hebdomadaire ou quotidienne. LES ÉCHOS ne sont pas seulement un journal, mais une organisation puissante, mise sans aucun frais à la disposition de leurs abonnés. --- LAPPARPA FABRICANT ORFÈVRE 157, rue du temple PARIS IIIe Téléphone Archives 15.18, 69.13

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LES ECHOS DES INDUSTRIES D'ART L'ENTRÉE LE VESTIBULE LE HALL PAR RENÉ O'HAVANCE Illustrations de Denise Louvet --- ON pourrait comparer les différentes pièces de notre maison aux pages d'un livre où nous exprimerions un peu de nous-mêmes. L'entrée serait logiquement la préface de ce livre. Elle doit annoncer ce qui suit, le préparer, le faire pressentir et l'harmoniser avec lui. Toutefois c'est un lieu de passage et d'attente, un endroit presque anonyme où tout le monde pénètre, les amis comme les étrangers, les familiers comme les importuns, au risque pour ceux-ci de ne pas pousser plus loin. Il serait donc malséant de lui donner un caractère d'intimité. D'ailleurs elle fait en quelque sorte transition entre l'extérieur et l'intérieur et tend ainsi à s'accorder avec l'un et avec l'autre. Aux grandes lignes architecturales du dehors elle mêle un peu de l'élégance décorative du dedans. Consciemment ou non ces conditions ont presque toujours été respectées. Elles précisent assez bien l'aspect contemporain de cet élément de nos habitations. Nous vivons et nous sommes appelés à vivre de plus en plus dans des architectures rationnelles, derrière des façades dépourvues de tout inutile ornement. La sobriété de l'entrée s'en ressent : des murs nus, quelques meubles indispensables, un confort discret. Mais un homme de goût incline d'autre part à mettre un peu de sa personnalité dans tout ce qui l'entoure et jusqu'au seuil de son logis. Il entend, dès sa porte franchie, se trouver dans un milieu sympathique. De là, ces arrangements originaux, imprévus, auxquels se plaît un bon architecte dans la réalisation d'un vestibule moderne ; de là aussi ces

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RENÉ PROU : UN HALL ET UN COIN DE HALL AVEC PANNEAUX REVÊTUS DE LAQUE BRUNE RAYMOND FISCHER : VESTIBULE DANS IMMEUBLE À PARIS. SOL DALLÉ DE MARBRE BLANC ET VERT. AUX MURS, DE CHAQUE CÔTÉ, DES PANNEAUX DE GLACES SE FONT FACE

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details de coloris, d'éclairage et de formes qui nous donnent un avant-goût de l'aménagement des autres pièces. A vrai dire, la solution du problème est parfois malaisée. Comment s'accommoder de la banalité en série, des maisons de rapport ? Comment tirer parti de l'inévitable "galerie" des appartements bourgeois ? On y parvient cependant. René Prou a tourné la difficulté. Des panneaux de laque faisant lambris, une frise lumineuse sous corniche de verre moulé et voilà qui suffit à métamorphoser la traditionnelle cage rectangulaire. Tout est prévu d'ailleurs, même les déménagements. Les panneaux de laque sont compris de telle manière qu'ils se muent au besoin en feuilles de paravent. Au surplus, il n'est pas interdit de concevoir des transformations plus radicales. Les immeubles récents s'y prêtent volontiers et quelques coups de pioches sont vite donnés qui rajeunissent l'aspect d'une vieille demeure. M. Leleu a imaginé une entrée en rotonde, coiffée d'une coupole. En plus de la porte du palier, quatre ouvertures symétriques flanquées de colonnes rondes donnent accès au vestiaire, au salon, à la salle à manger et à un coin de repos. Tout est revêtu de stuc couleur pierre. Seuls le cuir fauve des sièges, le palissandre LE COIN DE REPOS, AVEC VITRAIL DE J. GRUBER brun d'un guéridon, la polychromie des tapis et d'un vitrail de Gruber mettent leur note chaude dans cette universelle blancheur. Voyez les agréables partis adoptés par M. Djo-Bourgeois et comme avec peu de chose il sait donner du ton à son ouvrage : un parquet en marqueterie d'acajou noyé dans du ciment, de grandes portes de sycomore. Ailleurs M. Ruhlmann dresse des lambris de chêne fumé qu'il coupe de grandes portes en glaces. Une niche formant vitrine creusée dans un panneau, une console de bois sculpté adossée à un autre complètent l'impression de luxe "un peu de tout". Il va de soi que dans un hôtel ou une maison particulière la liberté d'invention ne trouve plus de frein que dans une saine logique. Alors la rigoureuse simplicité de l'entrée emprunte à d'ingénieux dispositifs son caractère personnel. C'est une différence de niveau, ce sont des recoins habilement ménagés, d'adroits décrochements obtenus rien qu'avec la cage de l'escalier, qui, même dans un espace restreint, par la seule vertu des lignes, créent l'atmosphère désirable. Vous en aurez plus d'un exemple dans les nouvelles constructions de M. Mallet-Stevens. Et voici une idée pittoresque d'éclairage. Elle est due à M. Charles Siclis. Une pièce minuscule de deux mètres de côté précède un luxueux appartement de garçon. Vous poussez la porte et soudain vous voilà pris dans un cône lumineux, automatiquement issu d'un petit projecteur, prélude à la féerie électrique dont J. LELEU : VESTIBULE, CHEZ M. WINBURN, AVEC PLAFOND EN COUPOLE

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J. RUHLMANN DÉPART D'ESCALIER EN BOIS SCULPTÉ

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RENÉ PROU : DÉPART D'ESCALIER CHEZ M. BRISAC RENÉ PROU : DÉPART D'ESCALIER DANS HOTEL PARTICULIER DE Mme L., RUE OCTAVE FEUILLET Photos Rep le salon voisin vous réserve le spectacle. Si le cadre est plus important, l’entrée devenant vestibule, prend une allure d’apparat. Une solennité un peu hautaine ne lui messied pas. Les actuels principes d’architectures qui veulent des surfaces nettes et réprouvent le décor superflu, en accentuent encore la froideur. Les murs de pierre ou de stuc s’allongent tout blancs avec le minimum de moulures. A peine si un dallage de mosaïque ou un tapis sur le sol rompent cette austérité. Mais il n’est besoin que d’une heureuse trouvaille de construction pour y ajouter de l’accent. Ainsi dans ce vestibule de la rue Mallet-Stevens, uniquement meublé d’une banquette en sycomore de M. Francis Jourdain, la très vaste baie qui protège une grille de M. Prouvé dont les barreaux font un jeu de rectangles d’un rythme harmonieux, ou, dans cet autre, conçu par M. René Prou, la courbe élégante du départ d’escalier, soulignée par une rampe en fer forgé au dessin spirituel. Souvent, d’ailleurs, le vestibule sert de trait d’union entre les divers appartements de réception. Il joue un peu le rôle de l’atrium antique et, les jours de fete, perdant de son habituelle sévérité, il s’offre au va-et-vient des hôtes de la maison Le patio de M. Siclis, avec sa colonnade et ses majestueuses proportions, nous en fournit un exemple. L’imposante galerie qui partage en deux l’hôtel construit par Dominique à la Havane précisera mieux encore cette destination. Long de dix-neuf mètres et large de six, il se divise en deux parties, limitées par des co-