Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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LES ARTS N° 52 PARIS — LONDRES — BERLIN — NEW-YORK Avril 1906 Photo Dornac. EUGÈNE CARRIÈRE DANS SON ATELIER

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Souvenirs d'Eugène Carrière A mort d'Eugène Carrière a fait une profonde impression, qui ne s'effacera pas, non seulement sur les amis de l'homme, mais sur ceux qui admiraient et aimaient son art. Eugène Carrière! Ce nom a pris, de la disparition de celui qui le portait, quelque chose de définitif, une signification mystérieuse et éternelle. Par le départ de cet être qui fut si plein de force et d'amour, notre vie manque désormais d'un élément qui nous paraît subitement avoir été indispensable. Mais cette pensée fait aussi que Carrière reste toujours présent parmi nous. J'en appelle à tous ceux qui l'ont connu. Il y eut vraiment, à la maison mortuaire et autour de ce cercueil, au cimetière, une émotion de solidarité, et plus d'un, je le devine, a pris là des résolutions d'énergie intérieure, de courage et de résignation, des résolutions qui seront tenues, car il y a, malgré tout, chez l'homme conscient, une fierté et une vertu qui ont raison de tous les mouvements d'égoïsme qui grouillent au fond de l'individu naturel et social. C'est l'homme qui crée en lui, par l'apprentissage de la douleur, cette seconde personnalité. Comment ne pas se dire, en conduisant Carrière à son repos de toujours, que celui-là avait su, dans l'horreur même de son destin, trouver des motifs de se montrer supérieur à toutes les cruautés qui l'assaillaient? Le spectacle qu'il a donné pendant le dernier temps de sa vie a fait, une fois de plus, la preuve de l'admirable réflexion de Pascal: « L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature; mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser. Une vapeur, une goutte d'eau suffit pour le tuer. Mais quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il sait qu'il meurt; et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien. Ainsi, toute notre dignité consiste dans la pensée. C'est de là qu'il faut nous relever, non de l'espace et de la durée. Travaillons donc à bien penser: voilà le principe de la morale. » Carrière a travaillé à bien penser. C'était difficile. Se voir arrêté en pleine force d'intelligence, en pleine production, quand on aperçoit enfin, dans toute son étendue, le travail possible, — se voir partir quand tous ceux qui sont là veulent vous retenir, femme, enfants, amis, — sentir que l'on est nécessaire, — aimer, adorer la vie, tous ses spectacles, toutes ses rencontres, la beauté de la lumière, la joie des conversations, — etapercevoir brusquement dans l'ombre la déesse funèbre qui vous fait signe qu'il est temps de quitter tout cela, — et lui répondre avec douceur: « Je suis prêt. » Ce fut là le sort de Carrière. Il l'accepta autant qu'il le subit. Il fut héroïque et réconfortant. La dernière parole qu'il ait dite, dans la nuit du lundi au mardi, qui a été sa dernière nuit, à deux de ses enfants qui étaient près de lui, a été celle-ci: « Aimez-vous tous avec frénésie ! » Sa vie et ses œuvres se con- EUGÈNE CARRIERE. — JEUNE PILLE SE COIFFANT

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SOUVENIRS D'EUGÈNE CARRIÈRE EUGÈNE CARRIÈRE. — PORTRAIT DE L'ARTISTE PAR LUI-MÊME

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LES ARTS fondent, comme chez tous les vrais et grands artistes, ceux pour lesquels l'art répond au besoin impérieux de s'exprimer. Mais il faut fixer ici les quelques dates et les quelques événements de cette existence si subitement close. Carrière était né non loin de Paris, en Seine-et-Marne, au village de Gournay, le 17 janvier 1849. Ses origines toutefois ne sont pas là. Par son père, il était de la Flandre française, et par sa mère, de l'Alsace. Bien qu'il eût l'air d'être chez lui au cours des équipées qu'il aimait à faire en Belgique, à Bruxelles, à Anvers, chez son maître Rubens, et à Bruges-la-Morte, que je verrai toujours à travers sa magnifique gaieté de ce temps-là, bien qu'il eût du Flamand, il était aussi Alsacien par l'accent, par le souvenir qu'il avait gardé de ses années de jeunesse. Il avait été élevé à Strasbourg, et il célébrait la vie facile et ingénue qu'il avait menée dans les campagnes pittoresques où passait majestueusement le vieux fleuve Rhin. C'était le temps où, comme il le dit un jour à Edmond de Goncourt, il s'amusaît tout un dimanche avec dix sous que lui donnaient ses parents. Ce n'est pas, toutefois, à Strasbourg qu'il eut la révélation de l'art, malgré la cathédrale, les églises, les musées, les peintures de Martin Schengauer. C'est plus tard, à Saint-Quentin, où il vint habiter à dix-neuf ans. Là, il entre dans la salle où sont les pastels de La Tour, il se sent regardé par tous ces yeux du XVIIIe siècle, il éprouve la sensation de la vie fixée par l'art, et « peut-être, — dit Goncourt, — ces préparations d'un des plus grands dessinateurs de la figure humaine lui inspirent l'amour de la construction, que plus tard il apportera dans ses portraits ». Carrière, en effet, commence à dessiner, veut être peintre. Je crois qu'il eut une bourse de laville de Saint- Quentin, avec laquelle il vint à Paris suivre les cours de l'École des Beaux-Arts. Il y eut une interruption. Cela se passait en 1870. Le jeune Alsacien entendit les battements de tambour et les coups de canon de la guerre, et il s'engagea pour défendre son pays d'enfance et de jeunesse. Enfermé à Neuf-Brisach, combien de fois n'a-t-il pas raconté les jours du siège qu'il subit et de la captivité qui en fut la suite ! De Neuf-Brisach, il se souvenait avec son ironie coutumière, que les bons sujets allaient, sous la pluie des obus, porter la soupe aux mauvais sujets punis, bien à l'abri dans les casemates. La captivité se fit à Dresde, et je trouve cette note (du 19 février 1891) dans le Journal des Goncourt, à la suite d'une soirée chez Daudet : « Puis il (Carrière) nous entretient de ses longs mois de captivité à Dresde, et est amusant dans la peinture de ses camarades, qu'il nous représente en leur blouse bleue et leurs sabots, tout semblables à des facteurs ruraux EUGÈNE CARRIÈRE. — PORTRAIT DE M. GABRIEL SÉALLES

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EUGÈNE CARRIÈRE. — LA FAMILLE DE L'ARTISTE Légende Carnot 1934

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LES ARTS l'été, — et cela pendant qu'il gelait à pierre fendre. Il nous renseigne aussi sur la médiocre nourriture qu'on leur donnait dans les premiers temps, qui était de la soupe au millet. Il a, dans le récit, un comique froid, particulier et assez désarçonnant pour les interrogations ingénues, et comme il déclarait qu'au fond les prisonniers n'avaient pas eu à se plaindre des Allemands, et qu'une dame, qui se trouvait là, lui disait : « Alors on a été très aimable avec vous? — Oh! Madame, on n'est pas aimable avec 25,000 hommes! » Et son retour en France! Carrière racontait comment, à peine les prisonniers délivrés et arrivés dans une caserne française, un lieutenant, peu conscient du rôle accueillant qu'il aurait dû avoir, passa devant eux en criant : « Et maintenant, tas de ……., nous allons vous faire marcher! » Carrière, qui s'était engagé pour la durée de la guerre, s'en alla sans plus d'explications, et il y avait, on l'avouera, un motif plausible à ce départ silencieux. Ces détails me paraissent utiles pour indiquer la formation et la nature d'esprit de l'artiste, et ils pourraient être multipliés. A Dresde, Carrière avait fait la connaissance de Rubens, comme il avait connu La Tour à Saint Quentin. Ce fut, pour lui, le révélateur de la peinture. Mais Rubens n'a-t-il pas été, pour le XVIIIe siècle français, pour l'Angleterre, pour tous les artistes, un grand initiateur? Carrière garda, naturellement, jusqu'à la fin, sa grande admiration au maître des Flandres. Il admirait comment ce grand coloriste faisait chanter ses tableaux avec quelques tons, reliés par les gris savants des nuances; il admirait la forme et le mouvement de cette peinture en fête. Si l'on regarde bien la peinture de Carrière, si l'on ne s'arrête pas à l'opinion convenue sur

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SOUVENIRS D'EUGENE CARRIÈRE EUGÈNE CARRIÈRE. — CHRIST EN CROIX

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LES ARTS son « brouillard » et sa « fumée », on se convaincra vite qu'il y a chez lui la même force de modelé, la même riche coulée de peinture que chez Rubens. De Rubens, Carrière tomba à Cabanel, car, rentré à Paris, il retourna à l'École des Beaux-Arts. Il y passa cinq années, de 1872 à 1876, fut admis à monter en loge pour le concours du prix de Rome, qu'il n'obtint pas. Il fut alors directement aux prises avec la vie, et c'est ainsi, dans la lutte de tous les jours qu'il eut à soutenir, qu'il devait trouver sa force et sa gloire. Il eut bientôt femme et enfants, et ce furent ses premiers modèles. Sans doute, à ce moment, il ne se doutait pas que la nécessité allait faire de lui un créateur incomparable. On ne se doute jamais de cela, et ceux qui partent à la conquête de l'art avec un programme, ont bien des chances de passer leur existence à vouloir justifier ce programme sans pouvoir y réussir. Ce n'est pas aux jours de la jeunesse, c'est en cours de route et d'œuvre que Balzac conçoit la Comédie humaine, lorsqu'il a déjà commencé à EUGÈNE CARRIÈRE. — PORTRAIT DE Mme G... l'édifier. De même Carrière avait produit une partie de son œuvre lorsqu'il put s'apercevoir qu'il était le peintre de la Maternité et de l'Enfance. Ce sentiment de la Maternité et de l'Enfance qui est chez Carrière, vous aurez beau chercher dans l'histoire de l'art, vous ne le trouverez pas exprimé comme par lui. Dans les tableaux italiens et flamands qui représentent la Madone et l'Enfant Jésus, il y a toujours une distance entre la mère et l'enfant. La mère a conscience de son rôle de Vierge Marie, mère d'un Dieu nouveau. L'Enfant sait qu'il est un enfant divin, il est grave, solennel, pensif ou malicieux, il est toujours marqué d'une intention. Les exceptions seraient à rechercher, et elles seraient rares. Chez les autres peintres de la maternité, la scène est toujours arrangée d'une certaine manière, les personnages de la mère et de l'enfant sont en scène, se préoccupent du spectateur. La mère a l'air de dire : « Voyez comme je tiens bien mon enfant dans mes bras..., voyez comme je l'embrace gentiment!... » Et l'enfant : « Voyez comme j'aime bien maman ! » Ou bien encore la réunion est d'une froideur extra-

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EUGÈNE CARRIÈRE. — RAISER DU SOIR

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LES ARTS --- ordinaire, les modèles savent qu'ils seront des « portraits de famille », ils sont vêtus de leurs plus beaux atours, ils disent leur rang social, leur importance. Bien entendu, il n'est pas question ici de talent, mais de sentiment. Si cette analyse faisait le sujet d'une étude complète, ce serait à l'aide d'œuvres de grands artistes qu'elle pourrait être menée à ses conclusions. Ici, la conclusion a trait à Carrière. Chez Carrière, le senti- ment est nouveau, et ce sentiment a créé un art personnel. Jamais, avec ce sujet, une telle pénétration du réel n'était apparue. Les mères et les enfants ne se savent plus regardés. Ils sont chez eux, et l'œil pénétrant du père et de l'artiste les aperçoit en pleine manifestation de l'instinct. « Ce qui m'a sauvé, — disait Carrière, parlant de toutes les difficultés, de toutes les misères de la vie, — c'est qu'il y avait chez moi, dans ma jeunesse, beaucoup d'animalité, de force animale. » EUGÈNE CARRIÈRE. — TENDRESSE Cette force, il la découvrait chez les autres êtres, il savait toucher le fond humain sous les dehors sociaux, et ce qui lui fit faire cette découverte, c'est la variété et l'unité d'aspects que prenaient sous ses yeux les scènes de la vie maternelle. Il y voyait l'instinct de vivre chez les enfants, l'instinct de faire vivre chez les mères, il y voyait une mêlée des chairs, un prolongement d'existence qui ont existé de tout temps, mais que l'on n'avait pas formulés de cette manière avant lui. Dans les études et les tableaux de Carrière, lorsque la mère tient ses enfants sur ses genoux, c'est à pleins bras, à pleines mains, qu'elle garde contre elle les chairs impatientes. Lorsqu'elle les embrasse, c'est à pleines lèvres, la bouche de la mère et la joue de l'enfant sont comme soudées, réunies par l'emportement de la tendresse. Une mère qui prend la tête de son enfant entre ses mains, par les joues, par le menton, par le

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SOUVENIRS D'EUGENE CARRIERE crâne, et qui embrasse cet enfant, le tient si fort qu'elle lui fait faire une grimace. Carrière, en grand réaliste qui trouve le style dans la vérité, ose cette grimace. Quand l'enfant malade se blottit dans le giron maternel, c'est un oiseau qui cherche la chaleur de l'aile et du nid. Quand la grande sœur, à genoux, embrasse le petit frère, que tient la mère, il y a chez l'ainée de l'amour attentif, et chez le nouveau-né une défense obscure, une contraction du visage, une contorsion des petites mains. Carrière ose cette contraction et cette contorsion. Jamais, non, jamais, il n'y eut représen- tation de ces scènes avec ce contact et cette tiédeur. Et je crois fermement que ces œuvres, qui sont le poème vivant de l'enfance, deviendront de plus en plus célèbres, seront recherchées comme des merveilles, toutes, les peintures achevées, les études peintes, les dessins, les croquis. Car- rière, ici, a été un initiateur, et la nouveauté de son art, ce n'était pas l'atmosphère visible de ses toiles, comme l'a décidé une critique superficielle, c'était l'observation originale et la représentation exacte des êtres humains. Carrière portraitiste obéit à une autre préoccupation. Ses portraits d'enfants, de garçonnets, de fillettes, de jeunes filles, où se continue, depuis le premier âge, l'étude des transformations de l'être, mêlent d'une façon charmante l'état d'instinct au commencement de l'état de réflexion. Puis, combien de portraits d'écrivains, d'artistes, d'hommes poli- tiques, d'hommes et de femmes de différentes classes sociales il lui a été donné de peindre! Ce sera une réunion d'images de notre vie tout à fait extraordinaire que celle où s'assembleront tous ces visages qu'il a scrutés : Jean Dolent, Roger Marx, Devil- lez, son ami Artopeus, de Saint-Quentin, Alphonse Daudet, Edmond de Goncourt, Paul Verlaine, Camille Lefèvre, Maurice Hamel, Charles Morice, Auguste Rodin, Gabriel Séailles, Clemenceau, Paul Gallimard, H. Lerolle, Grunebaum, Anatole France, Georges Picquart, Élisée Reclus, Fontaine, Puvis de Chavannes, Rochefort, — et combien d'autres! J'ai dit que Carrière, por- traitiste, obéissait à une pré- occupation particulière. Mais au fond, c'est toujours la même : il obéit à la préoccu- pation de la vérité. Car la vérité a des aspects infiniment divers. Carrière est mainte- nant devant des hommes qui savent la vie, qui ont porté le fardeau du jour, qui voient venir le soir, et qui ont sur le front, sur tous les traits de leur visage, dans leurs yeux, l'ex- pression réfléchie de ceux qui ont vécu. Travaillant au por- trait d'Edmond de Goncourt, il lui dit: « Quand je fais un être, j'ai la pensée, tout le temps, que j'ai à rendre des formes habitées. » Un autre jour, il parle de « ses efforts, de son ambition pour attraper les fugilités de l'expression d'une figure, de son travail enfin, acharné et sans cesse recommençant, pour tâcher de fixer un peu du moral d'un être sur une toile ». Il y a réussi, et il est devenu ainsi un historien d'humanité incomparable. Et c'était cette humanité tout entière dont il aurait voulu écrire l'histoire par la peinture. Il sut dire la mort du Christ avec un accent nouveau, montrer le héros avec la volonté de son sacrifice, à l'heure où, sur la croix, il eut la fière pensée de son rôle incompris, de son isolement. Avec quelle force, Carrière, se rencontrant avec Renan, a exprimé cet isolement par la présence de la mère douloureuse, pour laquelle son fils n'a pas un regard, et qui pleure aux pieds du supplicié. Auprès de ce chef-d'œuvre, un autre chef- d'œuvre, le Théâtre de Belleville, où, parmi les jeux de l'ombre et les ondés de lumière, la foule apparaît, prise par la même émotion. On a la sensation de l'immobilité et du silence. Combien de projets Carrière avait faits dans ce sens! quel peintre de la collectivité il serait devenu ! Comme Paris le tentait, avec ses grandes réunions, ses marches de foules, les descentes et les remontées de ses faubourgs. Mais il vivait longtemps ses œuvres avant de les exécuter. C'était un grand travailleur de pensée et d'étude, et il parlait ses sujets au long des pro- menades, ou à la terrasse de quelque café, lorsqu'il était plongé dans cette foule qu'il voulait exprimer, ou qu'il la regardait passer devant lui comme un fleuve. Il a fait des études de ces aspects, des paysages de Paris, des hautes maisons, des rues creuses comme des ravins. Il a fait aussi des paysages, en Bre- tagne, aux Pyrénées, au Parc-Saint-Maur, où il avait une petite maison, dans l'Orne, en Belgique, partout où la vieille menait. On reverra tout cela, et c'est seulement par cela maintenant qu'on reverra l'homme. Adieu donc au compa- gnon de faubourg et de bou- levard, de grandes routes et de sentiers de campagnes, de salles de musées et de grèves de Bretagne. Il est parti le premier. Il nous a laissés continuer sans lui notre chemin. Que son ombre bienfaisante nous accom- pagne! GUSTAVE GEFFROY. EUGENE CARRIERE. — ENFANT AU HOCHET