Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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LES ARTS N° 7 PARIS — LONDRES — BERLIN — NEW-YORK Août 1902 Globe Aliani (Florence). --- SANSOVINO. — LA MADONE, L'ENFANT JÉUS ET SAINT JEAN Groupe en terre cuite, placé dans la salle du re7-de-chaussée du Campanile, et enseveli sous les décombres

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LE CAMPANILE DE SAINT-MARC Il faut vivre en Italie pour sentir l'impression causée, dans toutes les classes sociales, par le crollo du Campanile, arrivé le 14 juillet. Che peccato, quel dommage! Cette exclamation a retenti partout, dans les cités et les campagnes. Les Italiens ont un culte pour leurs monuments, ils en sont fiers; ils les tiennent comme un patrimoine national et local; lorsqu'un accident se produit, c'est un deuil pour le pays. Le Campanile de Saint-Marc a été fondé, selon les uns, en 888; selon les autres, en 911. Il a été assis, non sur pilotis comme d'autres constructions de Venise, mais sur un petit îlot formé par les alluvions de l'Adriatique. Le travail a duré longtemps. Pendant plusieurs siècles, le campanile a présenté l'aspect d'une tour carrée, sans ornements sculptés, sans parties ajourées autres que les petites ouvertures destinées à éclairer l'escalier. Les premiers architectes paraissent avoir eu surtout le souci de la solidité, de l'harmonie des proportions et de l'effet pittoresque; mais la somptueuse Venise du XVIe siècle ne pouvait plus se contenter d'un campanile si simple: en 1510, elle commanda à Bartolomeo Buono da Bergamo l'étage supérieur, en petites arcades surmontées d'une toiture en pointe, et en 1540, la Loggetta, à Sansovino. Le Campanile a éprouvé de nombreuses disgrazie (accidents). En 1398, la foudre est tombée une première fois sur le clocher; jusqu'en 1776, époque de la pose d'un paratonnerre, les coups de foudre se sont succédés sept fois; tantôt ils ont brûlé la campanaria, l'édicule des cloches, tantôt ils ont causé des crevasses dans les murs. L'édicule fut en outre incendié à trois reprises, par le fait d'illuminations à l'occasion de fêtes publiques données pour l'avènement d'un doge ou l'annexion d'un territoire au domaine de la République. En 1436, un incendie détruisit les boutiques qui, selon l'usage, s'étaient établies contre le monument. Enfin, le Campanile ressentit des tremblements de terre en 1511 et en 1591; ce dernier fit, dit-on, osciller la tour. Tous ces accidents ne firent pas dévier le monument de la ligne droite d'une façon appréciable, mais ils le fatiguèrent, malgré les réparations dont il fut l'objet. Dans l'état où il se trouvait au moment de la chute, il mesurait 99 mètres de haut et 13 mètres de largeur à la base; sa décoration essentielle était la Loggetta. Le Florentin Jacopo Tatti (1486-1570) était élève du célèbre sculpteur Andrea Contucci da Monte San Savino (1460-1529), dit Sansovino. Tatti prit le nom de son maître et s'illustra comme lui; il exécuta à Florence, à Rome et à Bologne des statues remarquables pour l'époque, par leur

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Cliché Alainri (Florence.) LE CAMPANILE DE SAINT-MARC

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LES ARTS simplicité et l'accent de vitalité qui les anime. A Rome, il travailla avec l'illustre architecte Bramante. Venise l'appela, en 1527, pour restaurer et consolider la coupole majeure de la basilique de Saint-Marc; il en fortifia l'intérieur et entoura la circonférence extérieure d'un cercle de fer. La République le nomma protomaestro, et dès lors il fut surchargé de travaux. Il construisit le palais Cornaro, sur le Grand Canal, la bibliothèque de Saint-Marc, la Zecca, l'église San Giorgio dei Greci, et d'autres édifices. Comme sculpteur, il fit, à Venise, plusieurs statues dans les églises; au palais ducal, les statues colossales de Mars et de Neptune, qui donnèrent à l'escalier le nom d'Escalier des Géants, et, dans la salle inférieure du Campanile, un groupe en terre cuite dorée de la Madone avec l'Enfant Jésus et saint Jean, charmante composition, peut-être anéantie. Cette salle servait aux commandants de la garde du Grand-Conseil, réuni en séance; elle contenait des peintures secondaires, mais peut-être aussi de Gr. Schiavone et de Tintoret; ce point n'a pas encore été nettement éclairci. Il n'est pas possible, dans une simple note, d'entrer dans les détails de la Loggetta; la reproduction que nous donnons permet d'en juger l'ensemble dans son élégance et sa clarté et quelques-unes des sculptures. Comme il est d'usage de tout critiquer, on a fait l'observation que les ouvertures des arcs étaient trop grandes, que l'attique était trop haut et que la Loggetta était plus une décoration qu'une construction. Il est vrai que l'attique paraît trop élevé, mais on oublie que Sansovino voulait poser des statues entre les bas-reliefs et que c'est bien une décoration qu'il a eu l'intention d'exécuter, et pas autre chose. Du reste, le peuple se soucie fort peu des principes d'esthétique et de la philosophie de l'art; la Loggetta a été dans son goût dès son apparition, il n'a cessé de l'aimer, il en déplore la ruine; c'est le plus bel éloge qu'on en puisse faire du moment où le peuple est un peuple artiste. Sansovino a conçu toute la Loggetta, sauf les portes, mais GRILLES DE LA LOGGETTA, MODELÉES PAR ANTONIO GAIO EN 1730

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VUE GÉNÉRALE DE LA LOGGETTA DE SANSOVINO Clique Alvaro (France)

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LES ARTS il n'a pas exécuté lui-même, ou fait exécuter sous ses yeux, toutes les sculptures. Il a fait choix des marbres de Carrare et de Vérone. Les statues en bronze posées dans les niches sont de lui; elles représentent Minerve, Mercure, Apollon et la Paix; elles sont d'une grande élégance et d'un modèle excellent, surtout dans les visages. Les bas-reliefs de l'attique : la Justice, Neptune, la Cha- MINERVE STATUES EN BRONZE DE LA LOGGETTA, PAR SANSOVINO LA PAIX Tous ces ouvrages ont été ensevelis sous les décombres, et on ne connaîtra l'étendue des pertes que lorsque la place sera déblayée. Ce travail a été commencé aussitôt par le génie militaire; il sera long, à cause de la masse énorme des matériaux à enlever. Hâtons-nous de le dire, on a déjà des indices qui permettent l'espoirance, au moins dans une certaine mesure. rité, sont d'une composition et d'une facture distinguées; ils ont été exécutés, croit-on, par Tiziano Minio et Girolamo de Ferrara, élèves de Sansovino, et d'après ses dessins. Les putti, enfants qui encadrent les bas-reliefs de l'attique, sont postérieurs ; ils sont d'Antonio Gaio, qui, en 1750, a modelé aussi les portes de bronze qui ferment la Loggetta. D'autres sculptures montraient, en légers reliefs, Venise, Vénus symbole de l'île de Chypre; Jupiter symbole de Candie.

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LE CAMPANILE DE SAINT-MARC On a retrouvé deux des quatre statues de Sansovino : le Mercure et la Paix; la première est mutilée dans les mains seulement, la seconde est décapitée et le bras droit est cassé. Il y a chance pour qu'on retrouve les morceaux, ainsi que les statues de Minerve et d'Apollon; ces statues sont creuses et non fondues en plein. Les bas-reliefs de l'attique pourront être reconstitués, quoiqu'ils soient brisés; il en en est de même d'une partie de l'archivolte des arcades. Les portes de bronze sont sauvées. L'un des putti de Gaio a également été retrouvé. L'ange en bois recouvert de cuivre doré, qui surmontait le campanile, a été projeté sur le sol, il est en plusieurs morceaux, mais facilement réparable. Ce n'est pas, du reste, la statue de 1517, mais une figure posée en 1823. APOLLON STATUES EN BRONZE DE LA LOGGETTA, PAR SANSOVINO MERCURE Ni l'ancienne statue, ni la nouvelle n'ont jamais été tenues comme miraculeuses. Tout cela est de bon augure et fait espérer que la Loggetta pourra être rétablie en grande partie au moins avec les anciens matériaux. On a aussitôt fait des recherches dans les collections d'anciens dessins si nombreuses en Italie, dans le portefeuille

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LES ARTS de la Galerie des Offices de Florence, qui possède quatre-vingt dessins de Sansovino, rien n'a été trouvé se rapportant à la Loggetta; les autres recherches n'ont pas donné de meilleurs résultats. Jusqu'à présent il ne reste que les photographies et des études modernes d'artistes et d'élèves; on saura en tirer parti. Les peintures de la salle des gardes sont vraisemblablement perdues, et, chose plus grave, le groupe de Sansovino, en terre cuite, est très probablement broyé. Mais ici encore on peut espérer, si on parvient à recueillir les débris. En 1895, lors du tremblement de terre de Florence, dont on a peu parlé il est vrai, mais qui a ému ceux qui l'ont ressenti, une statue en terre cuite de Giovanni della Robbia, Cliché Naya (Venise). BRÈCHE FAITE PAR LA CHUTE DU CAMPANILE A LA LIBRERIA VECCHIA, QUI DÉPEND DU PALAIS-ROYAL scellée dans le mur du Musée national, au palais du Podestat, a été arrachée et brisée en miettes sur le parquet. Sa reconstitution a été faite à l'Office royal des pierres dures, sous la direction du très habile cavalier Marchionni; j'ai suivi ce travail minutieux et délicat, il a été exécuté à la perfection. Peut-être il pourra en être de même pour la statue du campanile. La République avait demandé, en 1536, à Sansovino, un palais pour la bibliothèque de Saint-Marc; il fut élevé sur la Piazetta et reçut le nom de Libreria Vecchia. Plus tard, les nouvelles Procuraties le joignirent, et il fit corps, de l'autre côté, avec le Palazzo Reale. Au jugement des architectes qualifiés, la Libreria est le plus bel édifice civil de l'Italie de l'époque. La chute du Campanile a fait une brèche dans la construction et a atteint une salle décorée de tableaux. Au premier moment, on a cru que toutes les peintures étaient anéanties; il y avait là le Philosophe et diverses allégories: la Musique, le Chant et d'autres, par Véronèse, et aussi des tableaux secondaires, notamment le Triomphe de Saul, par Molinari, médiocre ouvrage. L'honorable ministre de l'Instruction publique et des

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LE CAMPANILE DE SAINT-MARC Beaux-Arts, M. Nazi, qui, à la première nouvelle, était accouru de Rome, a calmé les craintes en assurant que les tableaux de Véronèse étaient intacts. En somme, en fait de peintures, tant à la Loggetta qu'à la Libreria, les pertes sont limitées, sauf peut-être à un Tintoret et à un Schiavone du Campanile, à des œuvres secondaires de Fr. Salviati (1510-1563), le Capuccino (1581-1644), Padovanino (1590-1650), et à quelques autres du même genre. On discute, non seulement en Italie, mais dans toute l'Europe, sur les causes de l'écroulement et sur les responsabilités encourues; selon les uns, il y aurait à la base des infiltrations d'eau; selon les autres, des négligences dans certaines réparations et un défaut de prévoyance. Ce ne sont là que des hypothèses imaginées pour le besoin de la discussion. Il semble que la prudence commande d'attendre le résultat de l'enquête ordonnée par le ministre. Un seul fait est certain: une forte lézarde s'était produite quelques jours avant l'événement. Elle fut signalée au préfet qui aussitôt interdit de sonner les cloches et de passer à côté du Campanile; grâce à cette mesure, il n'y eut pas d'accidents de personnes. Mais avant qu'il fût matériellement possible de conjurer les effets probables de la lézarde le crollo eut lieu. Selon les conjectures les plus vraisemblables, le Campanile est mort de ses blessures et de vieillesse. A part l'émotion spéciale produite par cette chute, des craintes se sont élevées sur la solidité de divers édifices de Venise; le ministre s'est empressé d'ordonner à l'Office des monuments nationaux de la région, de se livrer à un sévère examen des constructions paraissant avoir faibli; la même mesure atteint d'autres cités. Le service des monuments nationaux n'est pas, en Italie, centralisé dans la capitale, comme en France. Le pays est divisé en un certain nombre de régions ayant chacune un Office dirigé par un directeur secondé par des architectes, des inspecteurs et des commis. La mission de ces offices est de la plus grande importance: de veiller aux monuments anciens et modernes et à la conservation de l'immense quantité d'œuvres d'art appartenant aux communes, églises et autres entités morales. Le commandeur Boni, l'éminent directeur des travaux du Forum romain, a été chargé, à titre temporaire, de l'Office de Venise et par suite de tout ce qui se rapporte au Campanile. Le ministre ne pouvait faire un meilleur choix, d'autant plus que M. Boni avait déjà été appelé, il y a quelques années, à sonder les fondations du monument; il les avait trouvées en bon état. Quelques heures après l'écroulement, le Conseil communal de Venise s'est réuni; séance tenante il a voté une somme de 500,000 lires pour la reconstruction du Campanile; aussitôt après la direction du Mont-de-Piéte a voté 100,000 lires dans le même but. Puis, sans qu'il fût ouvert de souscription publique, les dons ont attiré par milliers de lires de la part des municipes et des particuliers, si bien qu'en une semaine les offres se sont élevées à près de un million et demi et le mouvement de générosité est à peine commencé. C'est là un bel exemple à citer, il fait grand honneur à l'Italie. Quelques voix, presque isolées en Italie, plus nombreuses à l'étranger, se sont élevées contre la reconstitution du Campanile; on a mis en avant le désaccord de son style avec les monuments voisins et son emplacement, qui, des Procuraties, gênait la vue de la basilique de Sainte-Marie et du Palais ducal. A ce compte on devrait laisser périr un certain nombre de monuments au profit d'autres constructions: pour eux plus de consolidations, plus de restaurations! C'est la théorie, assez à la mode chez certains esthètes modernes, mais l'Italie ne l'admet pas et c'est fort heureux. Le Campanile aura sa resurrezione, car il est partie intégrante de Venise. Je me suis borné dans cette brève et hâtive notice, à résumer l'événementet à le mettre au point aussi exactement que possible dans l'état actuel des choses, c'est-à-dire quelques jours après l'écroulement. Il est probable que j'aurai à compléter ces renseignements. GERSPACH. Italie, 26 juillet. L'ANGE DORÉ QUI SURMONTAIT LE CAMPANILE. Sculpture de 1823

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LES TAPISSERIES DE BEAUVAIS SUR LES CARTONS DE F. BOUCHER (*) Nous sommes en face d'une œuvre immense et personnelle. De qui tient Boucher? Un critique qui est un grand poète a dit vrai en écrivant que tout révélateur a rarement un précurseur, que toute floraison est spontanée, individuelle... « Signorelli était-il vraiment le générateur de Michel-Ange? Est-ce que Pérugin contenait Raphaël ?... » L'artiste ne relève que de lui-même, il ne promet aux siècles à venir que ses propres œuvres. Oui, il ne cautionne que lui-même, il meurt sans enfants... Les grandes fresques des palais et des églises, les gigantesques plafonds des Lemoine et des Tiepolo, Boucher eût pu les exécuter. Ses admirables cartons de tapisseries en témoignent assez. Félicitons-nous donc, pour sa gloire, que l'amitié d'Oudry l'ait appelé à Beauvais. En effet, le 23 mars 1734, le peintre animalier Oudry était placé à la tête de la Manufacture de Beauvais. Cet établissement périclitait depuis longtemps, il devait reprendre souffle. Le modeste Oudry qui ne sentait pas les amples compositions, les inventions romanesques à multiples personnages, appela Boucher, récemment agréé par l'Académie (30 janvier 1734). Et, comme par enchantement, le produit et la réputation de cette manufacture s'accrurent aussitôt. C'est Gougenot qui le dit. I. LES PASTORALES La première série date de 1736. Elle comprend: la Foire de Village (1) (très différente de la gravure de Cochin fils), la Halte de Chasse, le Concert dans le Parc (2), la Diseuse de bonne aventure, le Brin de paille et la Fontaine d'amour. Nous avons eu la bonne fortune de voir à l'étranger, chez un collectionneur, l'admirable Concert dans le parc. Boucher s'y surpassa. Cette réplique est toutefois différente de celle qui a été présentée récemment à nos lecteurs. Le treillage du côté gauche n'existe point. Là-bas, c'est un groupe de trois personnages — dont l'un joue du violoncelle — qui s'équilibre avec le groupe de droite. Ces solitudes de gaieté, ces perspectives bleuissantes dont parle M. Paul Mantz, le si délicat historiographe de Boucher, ne s'y montrent pas moins féeriques que ces huit personnages groupés pour des propos d'amour et qui écoutent, ravis, la chanteuse de droite. Cette flûte, cette viole, cette basse, cette jeune femme déchiffrant un cahier de musique, quelle illustration de rêve pour les Fêtes galantes de notre Verlaine! II. LA SUITE DE PSYCHÉ En 1739, Boucher exposait un tableau de 14 pieds de largeur sur 10 de haut : Psyché conduite par Zephir dans le palais de l'Amour. C'était un modèle pour la Manufacture de Beauvais et le premier de cette admirable suite de Psyché qui comprend en outre : Psyché montrant ses richesses à ses sœurs, la Toilette de Psyché, Psyché chez le vannier, Psyché abandonnée par l'Amour. Nous donnons la reproduction de la Toilette de Psyché, une des plus belles décorations de Boucher (Quirinal); de Psyché abandonnée par l'Amour et de Psyché chez le vannier (Palais --- (*) Les documents d'illustration qui accompagnent cet article nous ont été obligément fournis par M. Maurice Fenaille. (1) Reproduite dans le numéro 3 des Arts (Avril 1902), page 35, sous le titre: le Marchand d'orvician, la Marchande de plaisir et le Montreur d'optique. (2) Reproduit dans le numéro 4 des Arts (Mai 1902), page 35, sous le titre: le Concert champêtre. L'ENLEVEMENT D'EUROPE Tapisserie de la Manufacture de Beauvais, d'après un carton de F. Boucher Château royal de Coblenz

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LA TOILETTE DE PSYCHÉ. — TAPISSERIE DE LA MANUFACTURE DE BEAUVAIS, D'APRÈS LES CARTONS DE F. BOUCHER Collection de la Couronne d'Italie (Palais du Quirinal)