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FIGARO ILLUSTRÉ FEMMES D'AUJOURD'HUI PRIX : 8 FR. BELGIQUE 10FR. BELGES REVUE MENSUELLE FÉVRIER 1933
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
FIGARO ILLUSTRÉ FEMMES D'AUJOURD'HUI PRIX : 8 FR. BELGIQUE 10FR. BELGES REVUE MENSUELLE FÉVRIER 1933
--- Santé - Joie - Confiance... trois mots que vous devez lire à livre ouvert dans les yeux de vos enfants, sur leurs joues bien remplies, dans toutes les fossettes de leur petit corps dodu. Le secret ? Ce n'en est pas un. Donnez-leur les aliments que réclame leur petit organisme en formation : la bonne crème, les vitamines toutes les forces concentrées que contiennent les biberons de LAIT SUCRÉ – FARINE LACTÉE NESTLÉ les aliments parfaits des tout-petits
Vous regardez le plan de Paris... et vous cherchez la Rue La Fayette : Vous la trouvez, exactement. Vous regardez la carte d'étalonnage du 630. Vous cherchez Londres National ; il se trouve à C.31. L'échelle micrométrique du 630 vous donne, en effet, exactement à la division indiquée, le poste recherché avec un maximum de pureté et de volume sonore. Sa haute musicalité et la faculté qui lui est propre d'éliminer les sifflements et la plus grande partie des parasites-secteur, font du 630 le poste de l'élite. PHILIPS 630 A "SUPER-INDUCTANCE" MICROMÉTRIQUE Se "met à l'onde" comme la montre "se met à l'heure" 283,6 --- onde commune --- B 42 --- 281,2 --- København --- B 39 --- 279,3 --- Bratislava --- B 35 --- 276,5 --- Heilsberg --- B 30 --- 273,7 --- Torino --- C 51 --- 271,5 --- Rennes --- 269,8 --- Bremen --- 266,9 --- Valencia --- 265,8 --- Lille --- C 41 --- 263,8 --- Moravská-Ostr. --- C 39 --- 261,5 --- London Nat. --- C 31 --- 259,3 --- Leipzig --- C 26 --- 257,1 --- Hörby --- C 21 --- 255,1 --- 251,1 --- Le cadran micrométrique du 630 qui constitue une de ses nouvelles particularités. Une partie de la carte d'étalonnage du 630 qui vous permet un repérage immédiat et précis.
IRMONÉ COUTURIER 33, rue de Berri - PARIS - Élysées 53-71 89, Boulevard Carnot - LILLE — Eden Roc - CAP D'ANTIBES --- Par la femme Élégante... LE BAS RUI EN VENTE PARTOUT EXIGEZ LA MARQUE SUR LA POINTE DE CHAQUE BAS PUBL. CASTELNAU
DENTOL - LES MEUBLES DE MADAME ADELINE - 180, Boul. HAUSSMANN, PARIS TOUTES SES REPRODUCTIONS, SES TABLES SONT FAITES DANS DES BOIS ANCIENS DÉCORATION — ABAT-JOUR CARNOT 94-23 --- Métamorphoses... Il faut bien l'avouer, toutes les femmes ne sont pas jolies... Toutefois, Elizabeth Arden ne voit là aucun obstacle au véritable charme. Une grande bouche, un menton imparfait, une peau ingrate, des yeux sans beaucoup d'éclat, un nez irrégulier, ne sont pas pour elle synonymes de manque de charme, mais, au contraire, l'occasion de découvrir et de mettre en valeur une personnalité, en un mot, d'accen-tuer l'expression, plus éloquente que les traits seuls. À la manière des grands artistes, Elizabeth Arden voit l'élément vivant et personnel de chaque femme et la traite selon son type et non suivant une mode banale. Elle vous révèle véritablement à vous-même. Sa méthode est appliquée dans ses différents Salons où vous pourrez également obtenir tous renseignements concernant les soins complémentaires à se donner chez soi. ELIZABETH ARDEN 2, RUE DE LA PAIX — PARIS CENTRAL 04-28 — LOUVRE 31-49 CANNES 3, Galeries Fleuries Tél.: 7-30 NICE Hôtel Continental Tél.: 879-21 Tél.: 879-22 MONTE-CARLO Grosvenor Salon 9, Galerie Charles III Tél.: 3-84 NEW-YORK LONDRES BERLIN ROME Les préparations Elizabeth Arden, vendues en France, sont faites dans ses propres laboratoires de Neuilly-sur-Seine.
LE ROUGE BREVETÉ CARON 10 RUE DE L'APART PARIS
FIGARO ILLUSTRÉ REVUE MENSUELLE DIXIÈME ANNÉE FÉVRIER 1933 --- LES FEMMES ET LE “DEVOIR DU BONHEUR”, par H. DE MONTHERRANT FEMMES D’ACTION Au faite des responsabilités: Une femme à la Société des Nations, par Wladimir D’ORMESSON. LA NOUVELLE ÉCOLE DES FEMMES Collaboratrices.- Indépendantes.- Professionnelles. Les femmes ont-elles également réussi dans tous les métiers qu’elles ont cru pouvoir choisir ? (Quelques portraits et croquis), par Simone RATEL NOS CAMARADES LES SPORTIVES Quelle place le sport tient-il dans leur vie et quelle influence a-t-il sur elles?, par Ramon FERNANDEZ Portraits de femmes sportives Les femmes pensent-elles du bien des femmes? par Germaine BEAUMONT UNE ENQUÊTE SUR LA MODE Par quoi la mode est-elle influencée et comment est-elle lancée : n’est-ce pas par le cinéma ? Réponses des principales créatrices, par Jane FERNANDEZ CONSEILS PRATIQUES Propos sur la beauté, par J. F. La vie imparfaite des malades et des médecins : De l’art et la manière de se livrer à son médecin, par le Dr. DELORT. LA VIE DU MOIS REYOR : Le raid hippique Paris-Markstein ANDRÉ REICHEL : Tourisme en avion et grandes chasses --- COMMENT VOYEZ-VOUS LA FEMME D’AUJOURD’HUI ? Dessins inédits de Marie Laurencin (Portrait de Nicole Groult), Christian Bérard, Cappiello, Jean Cocteau (Portrait de Mlle Chanel), Chas Laborde, André Derain, P. Devaux, Dignimont, Drian, Raoul Duffy, Medgyès, Jean Oberlé. PRÉSENTATION ET MISE EN PAGE DE TOLMER --- ABONNEMENTS D’UN AN FRANCE. COLONIES ET BELGIQUE .. 75 francs. EUROPE. Pays à tarif postal élevé. .. 100 » Pays à tarif postal réduit .. 90 » ÉTATS-UNIS .. 4 $ COMPTE CHEQUES POSTAUX 595-97 --- Tout abonné d’un an à cette revue a droit, sur présentation de sa bande d’abonnement au siège de Figaro Illustré, à une magnifique photographie d’une valeur de 150 francs exécutée par le StudioPIAZ, 35, rue François-Ier. CHANGEMENT D’ADRESSE.—Pour tout changement d’adresse, nous prions nos abonnés d’écrire directement à FIGARO ILLUSTRÉ en joignant à leur bande d’abonnement 1 fr. 50 en timbres-poste pour les frais. --- MESD, AUJOURD’HUI MEERSON L’ART DU MAQUILLAGE ATTEINT AUJOURD’HUI AU RAFFINEMENT DE L’ANTIQUITÉ ET LE DÉPASSÉ. ON ÉTUDE ET COMPOSE SON VISAGE SUR SON MASQUE... Masque de Madame Elouï Bey, exécuté pour Elizabeth Arden par Plastikos --- La Musique et les Spectacles RAYMOND CHARPENTIER : Chez les Musiciens .. 90 MAURICE BEX : Phonographie. - Disques de Damia .. 91 LOUIS GAUTRÉAU : À l’Avant-Scène .. 92 JACQUES MARET : “Spectacle-Comprimé” .. 92 L. G. : Du Studio à l’Écran. .. 92 Les Écrivains et les Livres MAURICE NOEL : Quelques livres .. 94 RAYMOND ROUSSEL : Admirations et haines .. 95 LUCIENNE BLONDEL : Le livre dont personne n’a parlé .. 95 La Vie artistique FERNAND OCHSÉ : Notes sur l’atelier de Boldini .. 96 JACQUES REYLIANE : Revue des Expositions. .. 99 MAURICE MONDA : Revue des Ventes. .. 99 Les Énigmes de Figaro Illustré Il a été perdu un portefeuille. .. 106 ---
— S'il n'y avait pas eu ce "starter"-là sur ma voiture, je renonçais à conduire cet hiver !... Regarde !... Je n'ai qu'à tirer là-dessus avant d'appuyer sur le démarreur, même quand il gèle, le moteur part immédiatement... et on roule tout de suite! c'est le rêve !... Une voiture n'est vraiment moderne que si elle est équipée avec un carburateur SOLEX à starter qui assure le départ immédiat du moteur a froid et la mise en action instantanée de la voiture sans jamais "caler" GOUDARD & MENNESSON, Constructeurs, 190, Avenue de Neuilly — NEUILLY-SUR-SEINE
La Femme et le Deroir du Bonheur HENRY DE MONTHERLANT --- FIGARO ILLUSTRÉ VOUS OFFRE DES CROQUIS INÉDITS DE "FEMMES D'AUJOURD'HUI" --- L'AUTRE jour, je recevais d'une inconnue, d'une femme de province, qui signait Claude Chardon, un manuscrit de poésies. J'ouvre, et je lis : Cette gerbe que tu cueilles, Une heure la fanera. Celui qui dort dans tes bras, Demain une autre l'accueille. La chanson de ta jeunesse, De plus jeunes la diront. Cette angoisse qui te blesse S'éveille sous d'autres fronts. La parfaite poésie Eclora demain, ailleurs. Et tu resteras, le cœur Dévoré de jalousie. Voilà ce qu'on écrit à Saint-Marcellin (Isère). Et, à coup sûr, c'est une petite pièce parfaite, et qu'un maître voudrait avoir signée. La lisant, cette idée, qui m'est chère, me revenait dans la tête : qu'il n'y a plus aujourd'hui de poésie — et je ne parle pas ici de la poésie émanée d'elles, mais de celle qu'elles expriment — que chez les femmes. La poésie, chez les hommes d'aujourd'hui, est une œuvre de l'esprit. Du talent ! toujours du talent! Bientôt nous ne saurons plus qu'en faire. Mais les femmes transportent toujours une urne mystérieuse, pleine de rêves et de larmes, et qu'un soupir fait déborder. C'est que les femmes ont un sens du bonheur que le mâle stupide n'a pas. Je ne sais ce que Maurois, si bon connaisseur du féminin, nous dira de l'instinct du bonheur. Mais il me semble qu'il n'y a que les femmes à seulement concevoir le bonheur. Pour les hommes, le bonheur, cela s'obtient en n'y pensant pas. Un jour, on fait réflexion sur soi-même, on se rend compte que, sa vie durant, on n'a pas eu trop d'ennuis : on se dit qu'on a été heureux. Et on dresse en règle de conduite que le bonheur ne Figaro Illustré a demandé à quelques peintres, parmi les plus réputés de notre temps, de fixer dans un croquis rapide les caractères essentiels de la silhouette actuelle, telle qu'elle s'impose à eux.
s'obtient qu'à condition de ne le rechercher pas. Pourvu qu'il ait donné des coups de téléphone toute la journée, le mâle stupide est content. Sa passion essentielle, c'est l'imperialisme. Il veut dominer. Depuis les formes les plus abstraites de la domination, telles que comprendre, ou les plus réalistes, telles qu'avoir la puissance, jusqu'au faux-semblant de la domination, qui est simplement occuper de la place, de quoi se contente le plus grand nombre. Être important ou faire l'important, voilà le souverain bien de l'homme, sitôt qu'il a le loisir de faire autre chose que gagner son pain. Dans un roman récemment paru, l'Amour de Vivre, Frédéric Lefèvre fait dire à son héros : « La vie, c'est encore autre chose que l'amour : autre chose de bien plus beau. » Ils disent tous ainsi. Quand on leur demande s'ils sont heureux, ils répondent : « Le bonheur, c'est le devoir, c'est de se créer une tâche, un travail, une discipline, etc., etc... » Ils ont toutes sortes de mots nobles pour camoufler leur désir, je veux dire leur passion, leur passion quasi unique : la passion d'être importants. Un homme jeune, lisant devant moi Mors et Vita, et arrivant à cette phrase : « Quoi ! Une heure morne ! une heure perdue ! A l'approche de la mort, quel remords de ne l'avoir pas donnée au bonheur ! » s'arrêta et me demanda : « De quel bonheur voulez-vous parler ? De celui des autres ? De celui du pays ? — Non ! lui criai-je. Du mien ! » Je le sentis scandalisé. Il ne comprenait pas que je pusse songer à mon bonheur ; il n'avait jamais songé au sien. Un autre homme jeune, presque un jeune homme, ayant « tout pour lui », comme on dit, me demandait : « Mais qu'est-ce que vous entendez par vivre ? » Pour lui, vivre, c'était travailler, c'était gratter. Une autre signification de ce mot, il ne la concevait pas. Eh bien, la question de celui-ci, l'étonnement de celui-là, je ne les imagine pas chez une femme. Les femmes n'ont pas besoin d'explications : qu'est-ce que vivre ? Qu'entendez-vous par le bonheur ? Elles ont compris. --- Il m'est arrivé bien des fois de revenir de longs séjours en Afrique du Nord, en Espagne, en Italie, pour tomber dans la lèpre parisienne : 10 degrés au-dessous, l'obscurité, la saleté, la laideur, les difficultés pour tout, l'apreté en tout, la vie maladive et surmenée. Eh bien, ce qui m'enrageait, c'était moins l'ensemble de cette horreur, que de voir que la plupart des hommes s'en accommodaient : la vie continuait, grâce à eux. Et je me sentais en grande fraternité avec les femmes, parce qu'il me paraissait qu'il n'y avait qu'elles qui, du fond de cet enfer, rêvaient d'autre chose, se languissent d'autre chose. Les hommes bougonnaient vaguement. Mais plus d'une femme, je l'ai vu, contenait du désespoir. Dans les tristes villes, fleurant fort la tuberculose et la revendication, que font les femmes ? Hier, femmes d'intérieur et rien de plus ; aujourd'hui, jetées par la nécessité dans toutes sortes de métiers, où la plupart du temps elles réussissent mal, et qu'on leur voit peu à peu abandonner. Assez d'influences les ont poussées vers ce travail, assez de nécessité les en Dessin de Jean OBERLÉ Nous nous félicitons, avec les lecteurs de Figaro Illustré, qu'ils aient bien voulu apporter ici, sur ce chapitre de notre “ petite histoire ” un témoignage d'autant plus important, qu'il porte l'empreinte de leur personnalité.
écartera : ma voix, parlant là-dessus, serait bien vaine. Mais je voudrais rappeler aux femmes que, ce qui leur est propre, autant que leur rôle de mère et leur rôle d'épouse, c'est la tâche de maintenir le bonheur en tant qu'idéal. Et chacun de nous, à sa place, ne doit abandonner ce qui lui est propre qu'à la dernière extrémité. Cette attente, si caractéristique de la femme, du moment où enfin elle pourra respirer la vie ; cet appel, cette nostalgie, cette croyance qu'a toujours une femme, qu'elle n'a pas tout ce qu'elle devrait avoir (« Une femme est toujours un peu une ratée », écrivons-nous dans Mors et Vita) ; cette idée positive et précise qu'elles se font du bonheur, non pas du bonheur négatif qui est celui de l'homme, et qui consiste à « ne pas avoir d'em- bêtements », mais d'un bonheur vivant, puissant, sensible, pourvu d'une personnalité et d'une particularité ; cette foi au bonheur à laquelle elles sacrifient avec héroïsme, quelquefois, des biens assurés, et jusqu'à leur avenir même, il entre dans le rôle des femmes, et je dirais volontiers dans leur mission, ce mot parût-il prétentieux, de nous les rappeler. A elles de nous rappeler, puisque sans cesse nous l'oublions, ce que Goethe nommait le devoir du bonheur. HENRY DE MONTHERLANT B

Le Figaro Illustré, revue mensuelle de février 1933, aborde le thème des femmes d'aujourd'hui sous divers angles : leur rôle dans la société, leur indépendance professionnelle, leur rapport au sport et à la mode. La revue présente également des articles sur la musique, les spectacles, la littérature et la vie artistique, ainsi que des conseils pratiques sur la beauté et la santé.