Extrait
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
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SIXIÈME ANNÉE
N° 131
6er.
1er JUIN
1930
L'ART VIVANT
Revue bi-mensuelle des Amateurs et des Artistes éditée par
LES NOUVELLES LITTERAIRES
INGRÉS. — PORTRAIT DU DUC D’ORLEANS.
L’INAUGURATION DU MUSÉE D’ALGER
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146, Rue Montmartre, PARIS (2e)
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LES DERNIÈRES LITHOGRAPHIES DE DAUMIER
On a souvent écrit que Daumier, écœuré de tirer chaque jour, comme il disait lui-même, sa charrette, bridé par la Censure, fatigué, d'autre part de puiser un aliment dans l'actualité familiale et le grotesque quotidien, s'était négligé, que son œuvre lithographique, tombant dans les rédites, n'avait fait que pâlir sous le second empire. La vérité, c'est qu'avant la publication des derniers tomes du catalogue illustré de Delteil, cet œuvre était très mal connu. Depuis l'admirable série des Souvenirs d'Artistes, le Charivari renonçait à publier « sur blanc » ses suites comme il l'avait fait pour les Mœurs conjugales, les Gens de Justice, l'Histoire Ancienne, Tout ce qu'on voudra, les Baigneurs, etc... Rares les fanatiques de Daumier qui s'étaient donné la peine de compulser les tomes volumineux de ce Charivari dont l'impression laissait de plus en plus à désirer. Les tirages lithographiques de Destouches, de Walter, assez médiocres, allaient être remplacés souvent par des procédés (gillotage, galvanos d'Yves et Barret) ; la mauvaise qualité des encres et des papiers allait sans cesse déformer le dessin, fausser les valeurs, détruire ces admirables orchestrations de blanc et noir qu'on ne retrouve plus que dans les rarissimes « avant-lettre ».
Trahi par son public et par ses éditeurs, Daumier pourtant ne se trahit pas lui-même. Suivez sa production de 1862 à 1874, date de sa dernière pierre : jamais peut-être son inspiration ne fut plus large, ni son trait. Sans doute, il a par moments des faiblesses, notamment vers 1865, quand il revient, dans le Journal Amusant ou dans le Journal pour Rire, au système des grosses têtes flanquées sur de petits corps, système qui crée un comique souvent sec et formulaire. Mais, ces réserves faites, son dessin, loin de s'amollir, prend une ampleur grandissante. C'est l'époque où Daumier, à la faveur de l'oubli où on le tient, a plus de loisirs pour peindre : nombre de lithographies annoncent ou précèdent ses grandes compositions : ainsi, par exemple, cette planche des Croquis Dramatiques dont la mise en page est celle même de l'admirable toile du Drame (de l'ancienne collection Viau). Admirez, d'autre part, la fougue avec laquelle est traité le paysage dans telle planche de la série des Croquis de Chasse.
A partir de 1866, le génie épique du dessinateur se réveille, et son crayon, comme enfièvré de pressentiments, nous conduit aux années terribles. Des ombres s'accumulent sur le monde. Partout la guerre plane. Dans l'impossibilité où il est de parler de la politique intérieure, Daumier consacre un nombre considérable de planches aux conflits européens.
Maintenant, de plus en plus nombreuses, vont et viennent, se substituant aux individus, ces grandes figures symboliques que l'imagination du peintre avait fait marcher déjà devant nous, aux temps du Parricide (1850) ou du Dernier Conseil des Ex-Ministres (1848). Personne ne pratiqua l'allégorie avec plus d'aisance que Daumier. Tout en s'abattant brutalement sur l'antiquité, sur la fausse antiquité, « nul, a dit Baudelaire, n'avait mieux senti les grandeurs anciennes ». La tunique qui drapait les acteurs burlesques des Physionomies tragi-classiques enveloppera désormais les pathétiques et tendres effigies de la France et de la Paix. Nous verrons se débattre, à demi nues sous leurs voiles, ces statues admi-rables, modelées d'un seul jet, au milieu d'autres personnages, frères des Baigneurs ou des Robert Macaire, chargées de personnifier l'Hercule Prussien, la Maigre Italie, Venise, l'Irlande, l'Autriche, l'Equilibre Européen, la Diplomatie — vieille coquette squelettique du répertoire — la Question d'Orient ou le Suffrage Universel. L'antiquité n'a pas fourni seulement les costumes, elle a prêté ses dieux : Le Temps, la faux en main, accompagne La Mort, et Mars s'agite. Chaque année a son visage (1867 est un enfant qui reçoit pour étrennes un fusil) ; l'Europe se maintient à grand'peine en équilibre sur un boulet fumant. Surpris du nouvel aspect de la terre, Galilée marche sur un globe hérisssé de baïonnettes. La Prusse, c'est tantôt un enfant qui a reçu le premier prix de croissance, tantôt un loup déguisé en banger, tantôt un boa qui digère les duchés qu'il vient d'étouffer, tantôt une Germania casquée (Trop Grasse). Le Temps en faction dit à l'Automne le mot d'ordre : Fraternité et Artillerie ; ailleurs, c'est un lutteur en caleçon (L'Avenir) : les yeux sont couverts d'un bandeau ; à terre la faux, le sablier. Entre l'abîme creusé entre la Question Italienne et la Question d'Orient passe, tremblant sur sa béquille, Dame Diplomatie. Quant à la Question Romaine, c'est un nœud impossible à dénouer. Mars, gelé, attend le printemps ; ici il aiguise un sabre ; là, il dort sur des matelas qui coûtent un peu cher (budgets de la guerre) ; là, c'est un chien muselé. L'Europe, attablée, n'a plus d'appétit ; pour son Noël (1868) elle trouve une cheminée remplie de matériel de guerre. Caisse d'Epar-gne : chaque nation prépare un tas de boulets. Les Statues de l'Avenir : Polycarpe Bombardard, Eustache Fusillard, Barnabé Mitraillard. Renouvelé de Turenne : la Paix s'est endormie sur l'affût d'un canon ; là, elle reçoit comme prix une couronne hérissee de pointes et un flingot ; là, elle découvre avec stupeur au fond d'un miroir Mars grimaçant ; là, elle joue une partie de volant avec la guerre. Le Progrès, cheval aux yeux bandés, tourne en rond. « Pas trop écour-tée », dit la Liberté à la Constitution qui lui essaie une robe. 1869, comme Sisyphe, roule son budget. Le Temps passe à 1870 le mot d'ordre : Réaction. La Presse plie sous les impôts. Au-dessus de la Chambre passe le noir nuage de la Dissolution. « Gare la Lumière », crient des têtes grimaçantes, à la Goya. Le ciel est plein de Basiles aux trognes ailées.
Voici la guerre. La Mort, appuyée sur Bismarck, désigne une plaine jonchée de cadavres. C'est le Chant du Départ : France, ceux qui vont mourir te saluent. Histoire d'un Régne : la France ligotée entre deux bouches de canon (Paris 1851, Sedan 1870). Et toutes les planches tragiques réunies plus tard dans l'Album du Siège : l'Empire c'est la Paix (rien que des ruines fumantes). Square Napoléon (rien que dalles funèbres). Paysage en 1870 (un canon dans les ruines). Les Châtiments ont écrasé l'aigle ; un magnifique éclair vengeur zèbre le ciel.
L'Empire tombé, pour la troisième fois, Daumier saisit le fouet de la satire politique. La suspension du Charivari l'empêche de prendre parti dans la lutte entre Versaillais et communistes. 1871, en robe de deuil, épouvantée de l'héri-tage, se voile les yeux. Nouveaux Candidats : les corbeaux. Un mot d'espoir pourtant : la France est pareille à l'arbre au tronc foudroyé, mais les racines tiennent bon. Pourtant, au Théâtre de Bordeaux, on joue la tragédie et la France
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L'ART VIVANT
git comme un cadavre sur la table de dissection. La Paix (Idylle), c'est la Mort en petit chapeau de pastorale qui, juchée sur un rocher, joue de la trompette. Le casque de la Prusse, s'interposant entre le Soleil Liberté et la Terre projette une ombre pointue. Bismarck, après la pompe à sang, fait marcher la pompe à or.
Enfin relevée: la France, appuyée sur l'emprunt, se redresse à la stupéfaction du monde entier. Plus républicain que jamais, Daumier défend la France contre le plébiscite (piège à rats où l'on s'est fait prendre deux fois), contre le cléricalisme (un Martyr), et contre toutes les réactions. C'est en vain qu'un lutteur essaie de relever le bloc de la restauration; en vain que la Droite tend la chaise Monarchie (Je vous assure que vous serez bien assise); Où il n'y a plus de sève, est-il dit ailleurs, le printemps perd ses droits (la Monarchie est représentée sous les traits d'un arbre mort).
Disparais, maudite 1871, la Mort, une faux sur l'épaule conduit ton corbillard. 1872 fait le ménage, balaie l'aigle, regarde avec effroi, armée d'un battoir, tout le linge sale de l'Empire qu'il lui faut laver. Et ne mérite-t-elle pas d'être mise en parallèle avec le Dernier Conseil des Ex-Ministres cette planche — l'une des dernières — intitulée les Témoins, où l'on voit un peuple de squelettes, celui-ci décapité, celui-là tirant un enfant, cet autre désignant le conseil de guerre, tous réclamant vengeance et marchant vers la salle du procès Bazaine.
Que Daumier soit ou non l'inventeur de toutes ces légendes, il n'en reste pas moins qu'il les illustre avec une fantaisie épique plus puissante encore qu'au temps des grandes planches de La Mensuelle (Le Ventre Législatif,
Enfoncé La Fayette, Très hauts et très puissants moutards, Rue Transnonain, Ne vous y frottez pas, 1835). Personne avant lui, ni après lui, n'a commenté avec tant de pathétique, au jour le jour, l'histoire de France; personne n'anima de la sorte les grandes figures allégoriques. Personne n'a donné ces proportions aux moindres incidents de la vie d'une nation. « Vous seul avez des reins, lui avait écrit Michelet. C'est par vous que le peuple pourra parler au peuple. »
Nous avons vécu des années plus tragiques encore. Qui saura parler à nos enfants du malaise qui précéda la grande guerre, et de la guerre même? Forain, Abel Faivre, Steinlen ? 1914 n'aura pas eu son Daumier, comme 1870. Et cette production de la fin de Daumier ne vaut pas seulement par la qualité du témoignage. Ferions-nous abstraction des légendes et des sujets mêmes, ces lithographies, malgré la trahison des tirages, sont d'un tragi-comique incomparable. La générosité des moyens plastiques va de pair avec la générosité du cœur. La vision philosophique de l'artiste s'est encore élargie ; son observation se hausse sur un plan supérieur où se jouent les destinées du Monde. Pour nous toucher, aucun appel aux petits moyens sentimentaux. C'est toujours le même bon sens, la même familiarité, la même franchise trempée à toutes les épreuves, le même sourire fait de force, d'expérience et de résignation. Ainsi ces actualités ne cessent d'être actuelles et telles allusions à des faits historiques que nous avions oubliées parfois sont chargées d'une telle vérité si éternelle qu'elles semblent s'adapter à des événements contemporains.
Claude ROGER MARX.
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LITHOGRAPHIES DE DAUMIER
LE VÉRITABLE HOMME MASQUÉ
ÉQUILIBRE EUROPÉEN.
LES TÉMOINS.
LA PRESSE.
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MUSEE D'ALGER
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Photos Eschaker.
Photos Eschaker.
Photos Eschaker.
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L'ART VIVANT
L'ART MODERNE A ALGER
De notre envoyé spécial. Alger, le 4 mai 1930.
Notre République, hélas ! si peu athénienne, a, pour une fois, bien fait les choses : les architectures neuves ou en construction, qui, à Alger, s’élèvent de toutes parts, ont été commandées à des hommes de goût, et les frères Perret entre autres ont élaboré plusieurs de ces nouvelles et imposantes constructions. Nous consacrerons un jour une étude à la salle de concert, aux bâtiments de l'Agriculture algérienne, à ceux du Gouvernement général. Contentons-nous aujourd'hui de nous féliciter que les cent millions votés par le Parlement pour fêter le Centenaire de l'Algérie n'aient pas tous été dispersés en pots-de-vin, feux d'artifices, banquets et autres matières périssables.
Il est certain que, des innombrables cérémonies qui ont accompagné le séjour vertigineux du Président de la République en Algérie, celle dont on se souviendra le plus longtemps, bien qu'elle ait duré à peine 30 secondes, c'est l'inauguration du Musée des Beaux-Arts à laquelle nous venons d'assister. Ce n'est pas seulement, en effet, une imposante construction dans un cadre splendide qu'a aperçu entre une fantasia et une revue navale M. Gaston Doumergue, c'est encore une réunion de peintures et de sculptures d'artistes contemporains comme la France en possède peu.
La Villa Abd-el-Tif.
Il faut dire qu'Alger était, plus que toute autre ville, désignée pour honorer officiellement l'art contemporain, puisque la grande cité algérienne appelle chaque année deux jeunes artistes de mérite à qui elle donne pendant deux années le moyen de subsister et le logement dans le cadre admirable de la Villa Abd-el-Tif. Une Villa Médicis en somme, mais qui, bien loin d'être une citadelle de l'art officiel, a abrité des peintres et des sculpteurs comme Charles Dufresne, Jean Bouchaud, Jean Lunois, Eugène Corneau, Louis Rion, Albert Brabo, Jouve, Poisson, etc... Les pensionnaires actuels se nomment Pierre-Eugène Clairin, René Levrel, Rousseau et Halbout.
Le Musée des Beaux-Arts.
Les velléités dont témoigne l'institution de la Villa Abd-el-Tif, il fallait un homme pour les cristalliser. Jusqu'à la venue de M. Jean Alazard, Alger ne possédait en guise de musée que de misérables locaux groupant quelques envois de l'État, vastes tartines dues à des Prix de Rome oubliés, et des œuvres d'orientalistes sans génie.
En 1926, ce jeune professeur d'histoire de l'art à la Faculté des Lettres, critique d'art estimé et l'auteur d'une remarquable étude sur Le Portrait Florentin, se mit en campagne afin de doter Alger d'un musée digne de lui. Une Société des Amis du musée fut fondée, le secrétaire général du Gouvernement Général, M. Brunel donna son appui sans réserve, et bientôt on vit sortir de terre, non loin de la villa Abd-el-Tif, dans le cadre somptueux du Jardin d'Essai, devant la mer qu'il domine, les murs de ce qui allait être le Musée des Beaux-Arts.
Tandis que M. Guion réalisait l'architecture sobre et l'heureux aménagement intérieur qui convenait, M. Alazard se mettait en campagne et parvenait à réunir pour son musée le plus bel ensemble de peintres et de sculpteurs contemporains que groupe sans doute actuellement un musée national français.
Situé à flanc de colline il comprend trois galeries superposées : la plus basse qui réunit les moulages, et la plus haute où se trouve la peinture, donnent accès au musée, et la galerie intermédiaire où sont groupées les sculptures est réunie aux deux autres par de larges escaliers.
Si nous visitons le musée en commençant par sa partie inférieure nous trouvons donc un ensemble très important de moulages où le développement de la sculpture française du XIIe au XXe siècle, des tailleurs de pierre de Chartres à Aristide Maillol, se trouve heureusement résumé. L'ancien musée a fourni quelques pièces, le Trocadéro une bonne part du reste et les sculpteurs contemporains n'ont pas été oubliés.
Mais à ceux-ci tout le second étage est réservé. Et il semble bien qu'aucun nom intéressant n'ait été oublié.
Parmi les pièces essentielles, nous citerons : l'Age d'Airain de Rodin, l'Eraikles de Bourdelle, deux groupes de Barye, un nu de Maillol, d'agréables petites figures de Joseph Bernard et un ensemble très complet d'œuvres de Despiau.
Des figures de Gimond, Poisson, Drivier, Wlérick, Loutchansky, Poupelet, Contesse, Dejean, Halou, Niclausse, Pomier font de cette réunion une anthologie à peu près indiscutable de la sculpture contemporaine.
Pour la peinture la tâche était infiniment moins aisée et il faut louer hautement M. Alazard de n'avoir point trop donné dans cette tendance « orientaliste » qui a inspiré si fâcheusement, parfois, même les meilleurs artistes.
Même chez les peintres qui ont travaillé ici il n'a point toujours choisi des paysages ou des types locaux. Ce sont les anciens pensionnaires de la Villa Abd-el-Tif qui ouvrent le jeu : Charles Dufresne avec ses Deux Juives, une œuvre importante mais qui date d'une vingtaine d'années et qui nous montre que Dufresne revient de loin. C'est tout de même un beau morceau et bien à sa place ici. Etienne Bouchaud est bien représenté et sa vue de Fez est de qualité. De Brabo, Clairin, Launois, Migonney, on voit des peintures qui les montrent sous leurs plus heureux aspects. Parmi les autres peintres qui ont travaillé ici sans passer par Abd-el-Tif nous citerons Frédéric Deshayes qui a admirablement compris l'atmosphère des oasis du sud et qui nous rend avec une rare finesse la couleur de ces architectures de terre battue. Ensuite Mondzain qui n'a jamais été plus personnel que dans son œuvre algérienne, et un nouveau venu qui nous rend avec beaucoup de goût le grouillement de la place de l'Isly : Fernez. Citons encore Ceria abondamment représenté et dont le paysage de neige est d'une acuité à laquelle il ne nous a point toujours habitué, Marcel Roche, le Kabyle Mammeri et les spécialistes de l'Orient : Cauvy, Sureda, Marius de Buzon, etc...
Les salles suivantes contiennent des noms plus prestigieux encore : Albert Marquet qui a peint si souvent le Port d'Alger, Henri Matisse qu'on aimerait voir mieux représenté que par cette esquisse du Jardin de Renoir, un paysage un peu terne mais assez ferme de Jean Marchand, et enfin tout un groupe de peintres que nous n'avons point toujours l'occasion de louer mais qui ont ici quelques-unes de leurs meilleures œuvres : je pense surtout aux nus de Lucien Simon et Charles Guérin, et aussi aux toiles d'Asselin, Roussel, d'Espagnat, Corneau, Brianchon, Jean Puy.
N'oublions pas quelques dessins de classe disséminés au hasard des salles, la sanguine de Derain surtout est pleine de puissance et de style, et aussi les notations d'André Fanay, Despiau, Jane Poupelet, le dessin et la litho de Matisse, l'aquarelle de Signac et le crayon d'un jeune de grand talent, Emile Claro.
En continuant notre promenade nous allons trouver un sobre et émouvant paysage de Suzanne Valadon, deux Waroquiers et des Mainssieux dont la valeur documentaire est supérieure à la qualité picturale. D'Utrillo deux paysages qui ne sont pas des meilleurs. Les fleurs de Vlaminck par